The Pursuit of Happiness de Douglas Kennedy


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Éditions : Broché, 2002

Un spleen ancré dans le coeur, un long trajet en train,une envie de nouveautés, voilà les motifs qui ont un jour guidés ma main à prendre sur l’étagère d’un Relay ce livre. À première vue, le titre même du livre annonce un pâle roman d’amour, rien de bien folichon en somme qu’une lecture un peu honteuse digne d’un téléfilm de M6. Et pourtant, une fois les préjugés sur le genre et l’épaisseur de l’ouvrage mis de côté, quelle heureuse surprise ! Ce titre malhabile cache une vraie pépite.

De quoi ça cause ?

À l’enterrement de sa mère, Kate Malone, jeune divorcée, fait la rencontre d’une vieille femme, Sara Smythe. Sara a choisi ce moment pour confier à Kate au travers d’un manuscrit l’histoire d’amour qu’elle a entretenu avec son père Jack Malone. C’est alors que l’on plonge dans le New York de la fin de la seconde guerre mondiale avec Sara, journaliste pour Life, son frère Éric, dramaturge communiste gay et Jack, journaliste de guerre.

Why am I reading this?

A première vue, c’est un gros pavé pas super bien écrit. Il faut dépasser le style plan plan de l’auteur et ça je vous avoue que c’est difficile. Et pourtant, j’ai dévoré ces quelques 500 pages en 3 jours. Je ne pouvais pas m’arrêter de lire. Bien-sûr, sur ces 500 pages, il y a des longueurs, des passages attendus et des instants « facepalm ». Il reste malgré tout une bonne expérience de lecture ! C’est plutôt étrange, non ?

C’est typiquement le genre de bouquin totalement anodin, un peu gênant, qui arrive on se sait trop comment à s’imprimer en vous l’air de rien. S’il ne brille pas par son style, Douglas Kennedy est un bon conteur d’histoire.

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Dans un premier temps, on pourrait décrire ce livre comme une grande histoire d’amour tragique entre Jack et Sara. Cependant, la relation la plus captivante de ce livre se situe ailleurs, entre Sara et Éric, victime du maccarthysme. C’est dans cette critique de la société américaine des Trente Glorieuses, que l’auteur donne un point de vue enfin original et unique.

La profondeur donnée aux personnages féminins, dans un second temps, est d’une justesse incroyable. Il est rare et notable qu’un homme réalise des portraits féminins réalistes (sans stéréotypes comme chez certains auteurs comme Musso par exemple), considérant les femmes comme ce qu’elles sont,  c’est à dire des êtres humains.

Ainsi, ces histoires de femmes en quête de libertés plus qu’en quête de bonheur (la liberté rend-elle heureux ? Vous avez 4h ! 😰), sont peu importe les époques soumises aux mêmes stupides pressions sociales. L’auteur a finement capturé la complexité et le tumulte de la vie, de ses choix qui nous libèrent et nous entravent.

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J’espère vous avoir incité à lire ou à relire La poursuite du bonheur de Douglas Kennedy. Avec ça, je vous conseille une infusion pomme cannelle !

Bonne lecture !

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