Du bassin du Yunnan à votre salon : le thé dans tous ses états

Je ne sais pas pour vous, mais, quand j’étais plus jeune, je détestais le thé !

Malheureusement, les gens autour de moi avaient une fascination pour le Earl Grey et son amertume que je ne comprenais décidément pas. Et puis un jour, j’ai découvert le thé glacé et j’ai compris que j’aimais le thé vert plus que le thé noir. Par conséquent, j’ai voulu en savoir plus sur cette boisson clé de notre blog et voici ce que j’ai découvert :

Brève histoire du thé

Black, Blanc, Vert, tous les thés viennent du même arbre/arbuste, le Camellia Sinensis. Un végétal qui peut atteindre les 10 à 15m à l’état sauvage. Découvert dans la province du Yunnan en Chine, il est consommé pour ses vertues medicinale depuis plus de 5000 ans.

On distingue 3 modes de consommation que l’on peut dater ainsi :

Sous la dynastie Tang (IVe-Ve siècle), réputée pour ses poisons, on l’utilisait sous forme de briques de thé aussi appelé gâteau de thé. Les feuilles étaient trempées, réduites dans un hachoir, pressées en briques compactes puis mélangées et cuites avec des aliments comme du riz, du gingembre etc…

Sous la dynastie Song (960-1274), gagnant à plusieurs reprises du concourt the Voice, le thé a commencé à être consommé sous forme de poudre, idéale pour les ceremonies et un usage plus quotidien.

Sous la dynastie Ming  (1368-1644), spécialiste des vases onéreux, la mécanisation agricole et la mise au point de nouvelles techniques de type de séchage et d’interruption de la fermentation ont permis la diffusion de la consommation du thé par infusion.

C’est au XVIIe siècle que les marchands hollandais ont ramené le thé en Europe. Les 6 mois de transports ont endommagé la marchandise et transformé le thé vert en Earl Grey. Ce fut l’amour au premier regard, bien que le prix de la denrée était inabordable pour les classes populaires. Les salons de thé surgirent au XVIIIe siècle.

Il fallut attendre 1823 et la découverte par le Major écossais Robert Bruce d’une variété sauvage de théhier dans la région d’Assam et du Darjeeling pour casser le monopole de la Chine sur le thé.

Les couleurs du thé 

La couleur du thé dépend de son mode de préparation.

Le thé noir est le fruit de la fermentation. Les feuilles sont fanées, puis roulées, triées, fermentées par humidification et enfin intervient le processus de dessiccation. En Chine, certains thés noirs sont fumés pour pouvoir réutiliser les vielles feuilles.

Le thé bleue est semi fermenté. C’est ce qui le rend plus suave, moins corsé que le thé noir.

Le thé vert se distingue par son absence de fermentation. Il est exposé à la chaleur puis séché. Il est plus herbacée et est un bon antioxydant.

Le thé blanc est plus rare. Il provient généralement du Fujian en Chine. Il est juste séché. Le thé le plus rare est la cueillette impériale.

Attention le rooibios souvent appelé thé rouge n’est pas du thé. Il s’en approche en goût. C’est tout !

Alors à vos tasses !

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5 réflexions sur “Du bassin du Yunnan à votre salon : le thé dans tous ses états

  1. MarionRusty dit :

    Super intéressant, moi qui suis pourtant une grande consommatrice de thé (surtout noir j’avoue tout), je connaissais pas tout ça. Je viens juste d’acheter un thé blanc pêche rose du comptoir de Provins, alors c’est vrai qu’il a une belle gueule, il est parfumé tout ça tout ça mais au gout je m’ennuie, je préfère la force de caractère d’un vrai thé noir. Mon préféré est le eros de Mariage freres.

    Aimé par 2 people

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