Comme dans une comédie new-yorkaise

« The great big city’s a wondrous toy
just made for a girl and boy.
We’ll turn Manhattan
into an isle of joy! »
Ella Fitzgerald, Manhattan

A l’occasion de ce #VendrediLecture, nous vous emmenons de l’autre côté de l’Atlantique, sur l’île de Manhattan avec Comédie new-yorkaise, le premier roman de David Schickler, que vous connaissez peut-être déjà comme scénariste de la série Banshee.

dsc01523Comédie new-yorkaise, de David Schickler
Éditions de l’olivier, 2002

L’histoire se déroule dans l’Upper West Side, dans un immeuble plus vieux et plus terrifiant que la tour de la terreur de Disneyland, le Preemption. Cette impression est rendue par ses hauteurs, hantées par des gargouilles et son cœur renfermant un vieil ascenseur Otis, dont la mécanique ancienne ferait pâlir d’envie les fans de steampunk.

Rapidement, nous découvrons les vies, les travers et les névroses des habitants de ce drôle d’immeuble : un humoriste rageur raté devenu souris agitée dans une pièce de théâtre à succès, un vieux couple juif cachant précieusement leur secret du bonheur conjugal, une jeune femme cherchant l’amour, une étudiante studieuse capable de sonder parfaitement l’âme des gens qu’elle rencontre, un psychopathe qui trompe sa solitude dans un délire à la cinquante nuances, une femme accroc à sa panthère noire qui a l’habitude d’avoir des hommes nus devant son pallier tard le soir et un comptable doux rêveur à tendance asociale à qui il arrive toujours des choses dignes des contes des milles et une nuit.

Tous ces gens qui n’ont a priori comme point commun que leur lieu d’habitation vont faire partie malgré eux d’un étrange scénario. Je ne vous en dis pas plus et vous invite à découvrir la suite par vous même !

Un premier roman dévorant

« David Schickler raconte des histoires à la Bret Easton Ellis sur le ton de Salinger »
Le Figaro littéraire

Pour un premier roman, David Schickler se débrouille pas mal. Son récit est digne d’un scénario de série d’HBO. On est très vite intrigué par ces tranches de vie, curieux comme l’on peut l’être parfois de connaître les secrets de nos voisins. Pourtant, une légère frustration découle de cette lecture : il est trop court. Je ne sais pas vous mais j’aurais aimé connaitre davantage d’habitants de cet immeuble, découvrir si le portier est un mystique, un chic type ou s’il a un sombre secret.

J’ai lu une critique qui trouvait que ce livre était affreux et anti-féministe parce qu’il ne parlait que de femmes qui chercheraient à tout prix à appartenir à des hommes. Je pense que cette lectrice s’est arrêté au premier chapitre. Le vrai sujet du livre est plutôt comment les gens font pour briser la solitude qui dévore leurs cœurs alors qu’ils sont si bien entourés.

Enfin, c’est un très bon livre si vous êtes curieux par nature, si vous aimez être surpris, si vous aimez les gens pour leurs bizarreries encore plus que pour leurs qualités, si vous aimez les grandes villes tumultueuses comme New-York ou si vous avez une passion cachée pour les immeubles anciens et les mystères qu’ils renferment.

Bonne lecture !
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s