Milkshakes, Jukebox et James Dean

Pour ce #VendrediLecture, prenez place dans ma Cadillac Eldorado, je vous emmène dans le Québec des années 1950 !

Chez gigiChez Gigi, le petit restaurant du coin, T.1, de Rosette LABERGE
Éditions : Druide (2017)

« Dans ce Québec des années cinquante, c’est au petit restaurant du coin, Chez Gigi, que plusieurs vont boire un milkshake lorsqu’ils ont envie de se payer un petit plaisir. Si madame Gigi est la mère de Rita, elle est aussi un peu celle des nombreux jeunes qui trainent à son restaurant, notamment Béa et Laurence, les meilleures amies du monde. Différentes à bien des égards, les deux jeunes femmes ont la même passion pour le rock’n roll qu’elles dansent avec brio dans les concours. Si leurs familles les acceptent comme elles sont, c’est-à-dire modernes et indépendantes, c’est loin d’être le cas du curé de la paroisse… »

Le charme des Trente Glorieuses :

J’ai donné sa chance à ce livre pour deux raisons. Primo les milkshakes sur la couverture. Deuxio, mon souvenir de Berlin 56, la série féministe d’Arte. Là encore, il est question de femmes qui cherchent à réaliser leur rêve, de concours de danse et du patriarcat.

La première chose qui vous marquera, c’est la lourdeur du machisme et autres obsessions de cette époque couplé à la lourdeur du style.

« Alors que la plupart des femmes sont nées pour se marier et fonder une famille, Béa et Laurence, elles, sont nées pour s’amuser et danser jusqu’aux petites heures du matin, ou jusqu’à ce que leurs jambes n’en puissent plus de les supporter. C’est lorsqu’elles exécutent des pas de danse qu’elles ont pratiqués sans relâche qu’elles se sentent vivantes. »
Chez Gigi, le petit restaurant du coin, T.1, de Rosette LABERGE

Des personnages colorés

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser entrevoir. Le livre n’est pas centré sur Gigi, mais sur la famille Desbiens. La Famille Desbiens est présentée comme ouverte d’esprit parce qu’ils laissent leurs filles accomplir leurs rêves. Ils me font légèrement pensé à la famille Benett dans Orgueil et Préjugé, Jane Austen. Ils ont une fille ainée non mariée, Béa, une seconde qui s’est marié avec le premier venu, France, une cadette qui est embrigadée dans la religion, Juliette, et un petit dernier qui aime les bonbons, Bernie. Ils sont amis avec Laurence, 25 ans, passionnée de bonbons et de danse et son frère William.
Ensuite, il y a Gigi, une veuve, femme forte, qui tient un restaurant pro rock’n’roll avec sa fille Rita. C’est le camp des vrais gentils, des confidents.

Dans le camp adverse, des religieux tout puissants s’en prennent à tous ceux qui aiment danser le rock’and’roll, la danse du diable.

Une littérature youngadult ?

La mise en situation, les couleurs des années 1950 sont plutôt bien retracées, avec un certain réalisme. Seulement la lourdeur du style et des personnages un peu trop têtes à claques peuvent nuire à votre lecture.

Je pense qu’au vu des thèmes abordés (liberté, rock’n’roll, religion), il peut plaire aux amateurs de littérature youngadult et aux amateurs d’histoire québecoise.

Pour conclure, je dirais que ce n’est pas une lecture transcendante, mais l’histoire peut plaire. Pour ma part, je passe mon chemin et je ne poursuivrais pas jusqu’au Tome 2 !

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5 réflexions sur “Milkshakes, Jukebox et James Dean

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