L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat.

Pour ce #VendrediLecture, nous allons enfiler notre plus belle tenue de ninja et coller un gros mawashi geri dans la tête du premier type qui vient nous enquiquiner aujourd’hui !

l'art de la guerre 2L’art de la guerre 2,
de Sophie-Marie Larrouy
Éditions : Flammarion (2017)

4ème de couverture :

« Dans la vie, on ne fait que s’occuper. Alors s’il nous arrive des trucs, bah tant mieux, ça laissera l’occasion de se rendre compte plus tard si on a Alzheimer. Et d’ailleurs, c’est les trucs les plus tristes qui font les meilleures histoires, une fois qu’on les a laissés vieillir en fûts de souvenirs. Les trucs moyens, on s’en fout : soit on ne les raconte pas, soit ils se rappellent plus de nous. »

2 500 ans après Sun Tzu, Sophie-Marie Larrouy écrit la suite du premier best-seller de l’histoire.
Parce que nos guerres ont changé.
Parce qu’on a plutôt en mémoire des galères de couples que des souvenirs de batailles en rase campagne.
Parce que l’odeur des sapinettes accrochées au rétro nous est plus familière que celle des bivouacs militaires.
Parce qu’il est beaucoup plus dur d’aimer les gens que d’être fâché tout le temps.

Mercredi, je vous parlais d’un livre qui m’a fait passer par tout un tas d’émotion (Si vous ne vous en souvenez pas, cliquez ICI). Et bien, c’est celui là.

Je l’ai acheté et j’ai commencé à le lire sans trop savoir ce qu’il pouvait bien y avoir dedans. Tout ce que je savais, c’est que j’adore l’auteur et que c’était présenté comme une suite de L’art de la guerre de Sun Tzu (et non pas le scénario écrit du film canadien chelou L’art de la guerre 2 avec Wesley Snipes) … Or j’ai adoré feuilleter les pages de Sun Tzu et je me souviens que certains passages ne sont pas dépourvu d’humour (en avait-il conscience ? Mystère!). Tout ça pour dire, que je m’attendais à une espèce de manuel guerrier de la vie à la fois drôle et tordu. (Alerte Spoilers en approche)

C’est presque ça ! En fait, c’est un roman écrit sur le mode oral à la première personne qui présente l’évolution d’une raz-moquette des années 80/90 jusqu’à l’âge adulte. C’est le moment où les voyants s’allument dans votre tête et où vous vous dites : OMG ! C’est l’autobiographie de la génération Y ! 

Oui et Non …

girls

Bref. Vous retrouverez dans ce livre des tranches de vies gourmandes, la nostalgie de mamie, la poésie du quotidien, la chaleur et la douceur d’un pain d’épices qui sort du four. Elle y parle de tout, de la maternelle, du collège, des rencontres, de Johnny, du premier concert,  des premiers déménagements, de l’amour, de la mort, de sexe, de bouffe, de planquer des cadavres, bref la vie. Sophie-Marie Larrouy retranscrit plutôt bien les états d’âme et les réflexions que l’on se fait aux différents moments de la vie. Vous vous retrouverez certainement dans les moments honteux comme dans les moments glorieux.

Ce qui me fait penser, qu’il existe un gros extrait du chapitre 6 « Ceinturer ses plans culs » en vidéo : Cliquez ICI.

Elle fait des analyses psycho-sociologiques originales et plutôt bien vues. Elle divise le monde en deux, d’un côte le monde sensible, de l’autre le monde matériel. Rien à voir avec Platon et sa métaphore de la grotte (qui peut faire fantasmer les fans de Freud), avec le monde sensible bercé d’illusions, celui des hommes et le monde intelligible, celui des idées. Non, là tout part des mains. D’un côté, il y a celles qui ont de grosses mains toujours prêtes à travailler, qui ont l’amour vrai, qui psychotent sans avoir le temps d’en parler dans le monde sensible. De l’autre côté, il y a les filles de l’Ile d’Yeu, qui sentent toujours bon, ont les cheveux soyeux, des mains de pianiste, un sens de l’organisation hors pair, des super fringues, une maison de vacances à l’Ile d’Yeu et qui appartiennent au monde matériel. Peu importe votre côté de la barrière vous êtes enviables et envieux. Jusqu’à ce que vous décidiez que ça ne sert à rien d’envier l’autre côté.

Il y a aussi un passage magnifique sur le 13 novembre, pas larmoyant, pas à vomir comme un certain bouquin mommy porn écrit par une contacte facebook sur l’amour impossible entre une victime d’attentat et un type du gign ou comme un gamin qui rape sur un ami imaginaire mort au Bataclan pour faire pleurer Hélène Ségara (et il n’y a rien de plus cruel au monde que de faire pleurer Hélène Ségara sur un mensonge!). Nan, mais ! C’est juste un moment beau, avec des petites touches d’humour bien placées et nécessaires.

 

Ce livre, c’est juste une grosse dose d’amour, qui vous entraîne parfois dans de grands débats internes, ceux que vous faites généralement devant votre miroir, après la bataille. C’est un peu comme suivre l’itinéraire d’une Bridget Jones moins cruche que l’originale et plus positive.

Notez, qu’il existe aussi en format audio :

 

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2 réflexions sur “L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat.

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