La Spooky Story de Florence

L’histoire suivante est terrifiante. Elle nous a été envoyé par une abonnée pleine de surprises : Florence ! Installez vous confortablement avec une bonne tasse de thé.
Voici son histoire :

« Je courais dans la ville déserte, les morts vivants sur les talons, La nuit était tombée, et cette nuit était celle du 31 Octobre, la nuit d’Halloween.

Comment, mais comment m’étais-je donc retrouvée dans cette situation ?

Je fis un crochet pour éviter un petit roquet mort, mais bien campé sur ses 4 pattes pourries, tout en maudissant le concours de circonstances qui m’avaient amenée à rentrer chez moi poursuivie par toutes les créatures de l’enfer.

D’abord, j’avais raté un train, puis attrapé un dernier bus, qui avait abrégé sa route pour se réfugier au dépôt avant la tombée de la nuit. Contrainte et forcée, j’avais décidé de rentrer chez moi à pied, rêvant déjà de la Tequila au citron amer, boisson ridiculement désuette, que je dégusterai avec ma famille. Un petit kilomètre seulement, mais chargé de dangers, et en solitaire.

Cette nuit, il n’y aurait pas de bus, pas de taxi, et un minimum de voitures en circulation. Aucune personne sensée ne ferait un pas hors de chez lui : c’était la nuit des morts-vivant !

En ces années 3000, l’homme avait enfin réussi à triompher de la mort : certes les gens mourraient toujours, mais désormais ils se relevaient quelques jours plus tard. Ils pouvaient ainsi survivre éternellement ou presque, dans un état de délabrement physique et psychique extrême, mais au moins l’on ne perdait pas totalement ses chers disparus.

Parqués dans d’immenses camps aux abords des villes, comme autrefois les zoos d’animaux, on pouvait leur rendre visite le week-end, partager à distance un bon cassoulet ou une tasse de thé avec ses proches défunts (enfin, eux ne mangeaient rien, hein, mais ils s’approchaient des barbelés, attirés par la chaleur des corps vivants),

Devant la catastrophe que représentait cette éternité de fin de vie, les gens faisaient beaucoup moins d’enfants qu’auparavant, et il y avait désormais de quoi nourrir amplement toutes les personnes vivantes, ainsi qu’assez d’espace pour loger ou parquer les mortes. La planète Terre avait retrouvé un semblant d’équilibre !

Un jour par an, comme lors du lâcher de taureaux de la Féria d’Arles (une fête païenne en l’honneur de la déesse Arles, datant des années 2000), on ouvrait les grilles des parcs, et les mort-vivants étaient autorisés à vagabonder en ville au gré de leurs envies. Ou de leurs besoins ! A force de se nourrir de poudre de perlimpinpin, forcément, un beau mammifère à sang chaud les attirait irrésistiblement.

D’accord, ils n’avançaient pas très vite, mais ils étaient nyctalopes, eux, et pas moi !

Haletante et suante, j’enfilais les pâtés de maisons, décorées de noix de coco évidées et éclairées de l’intérieur par de petites bougies LED, une survivance des anciennes fêtes des morts. Elles me grimaçaient toutes de me dépêcher : vite, plus vite, ou l’on ne va rien retrouver de toi, pas même un auriculaire…

Enfin ! La haute grille renforcée de ma maison était en vue. Je sprintais pour creuser l’écart qui me permettrais de rentrer le code de sécurité au boîtier. J’y étais !

Hippopotomonstroppedaliophobe !

Non ! Zut !

Himonstrosesquippedaphobe ,

Non, toujours pas !

Quand je pensais à mon crétin de frère en train de rentrer un code spécial Halloween avec son air chafouin, j’avais envie de le tuer…

Une petite main squelettique m’attrapa soudain le mollet ! Frissonnante de terreur, je baissais les yeux sur mes bottines rouges et …la fille des voisins, noyée dans son bain à 1 an. Comment avait-elle retrouvé le chemin de sa maison ? Tout en hurlant de peur, je tentais un dernier mot de passe, je pouvais presque sentir la petite foule décharnée et curieusement muette qui fondait sur moi.

Hippopotomonstrosesquippedaliophobe

Clic,

La porte s’ouvrit enfin, et je basculais dans l’entrée, l’enfant morte toujours accrochée à moi, avant de claquer le portant au nez pourri de mes poursuivants moisis. Une mâchoire heureusement dépourvue de dents commença à mâchouiller la peau de mes bottines : la petite avait trouvé son nouveau doudou…la nuit d’Halloween ne faisait que commencer ! »

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4 réflexions sur “La Spooky Story de Florence

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