Le Pirate – Sir Walter Scott

Au sommet du Mont-Valérien vit une colonie de perruches. Un jour, l’une d’elles vint se poser sur l’épaule d’un passant et ne l’a plus quitté jusqu’à son domicile. Cet homme aujourd’hui, est le propriétaire et l’ami de cette perruche.
Que vous le vouliez ou non, cette histoire est :

1 – vraie
2 – l’intro de mon article du jour.

Parce que pour ce #vendredilecture, je vais vous parler d’un classique du roman de piraterie :

20181101_184127.jpgLe Pirate
de Sir Walter Scott
Traduit de l’anglais par Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret
Editions Feedbooks
(1821)

Dans les îles Shetland, vit le jeune Mordaunt Mertoun avec son père, Basile Mertoun. Si Basile est une personne taciturne et misanthrope, Mordaunt, lui en est l’exact opposé. A tel point que l’île entière l’apprécie et, surtout, le seigneur local et ses deux merveilleuses filles. Un jour, Mordaunt, bon et généreux par nature, sauve de la noyade un homme, seul rescapé d’un naufrage. Mais qui est cet homme ? Quel est son passé ? Et surtout, pourquoi le seigneur local n’invite-t-il plus à sa table le jeune Mordaunt Mertoun ?

J’aime beaucoup la littérature du 19e siècle pour son rapport à la mer ainsi que son rapport assez curieux à la mort(1). J’avais donc demandé à Teatime de me trouver des romans de pirates pour essayer de goûter à l’engouement encore présent aujourd’hui pour ce qu’on appelle l’âge d’or de la piraterie. Et je n’ai pas été déçu.

L’histoire en elle-même est surprenante. En partant d’un fait divers – la capture d’un pirate -, Sir Walter Scott a composé une oeuvre sur les derniers jours dudit pirate(2). Pour agrémenter le récit, il a créé toute une série de personnages hauts en couleurs, gentils, mesquins, honnêtes, escrocs, naïfs, malins, curieux, butés auxquels on finit immanquablement par s’attacher. J’ai personnellement une attirance particulière pour Claude Halcro. Un poète assez médiocre ayant pour obsession « le glorieux John Dryden »(3), mais toujours de bonne humeur et toujours prêt à aider ses amis. J’accorde également une mention spéciale à Norna de Fitful Head, femme mystique un peu soupe au lait qui accompagne les héros tout au long du récit.

Ce qui me conduit à un autre point que j’ai particulièrement apprécié de ce roman. Il s’agit de toutes les réflexions que l’auteur nous offre sur l’être humain, teintées d’humour, assez acides, mais tout de même bienveillantes(4). Oui, on peut voir cela comme de la condescendance. Tout au long du récit, l’auteur s’accorde beaucoup de parenthèses pour décrire une situation, un personnage, une attitude. Norna est peut-être celle qui y a le plus droit. Dès le début, il installe une forme de doute sur ses pouvoirs magiques, en les confirmant, tout en les niant.

Pour conclure, je dirai que c’est un livre appréciable, léger, inattendu, surprenant. C’est par lui que j’ai découvert le roman de piraterie, et je compte bien en découvrir d’autres. D’ailleurs, au moment où j’écris ce billet, je suis en cours de lecture des Contes de l’Eau Bleue, de Sir Arthur Conan Doyle. Ce sont des courts récits sans liens entre eux, également très beaux. Poétiques, même. J’irai même jusqu’à dire qu’ils sont idéaux pour des gens qui, comme moi en ce moment, ne disposent que de plages très courtes pour lire.

(1)Je n’oserais pas dire que j’ai lu tous les genres de toutes les époques, loin de là. Cependant, de ce que j’ai pu lire, c’est dans la littérature du 19e siècle que j’ai lu les descriptions les plus détaillées de putréfaction ou, plus perturbant, de personnes venant tout juste de trépasser.
(2)C’est une autre chose que j’aime tout particulièrement, concernant la littérature de ce siècle. Cette manie qu’ont certains auteurs de créer une histoire en partant d’un fait divers trouvé dans des archives. J’aime encore plus particulièrement le fait qu’ils l’affichent pour introduire le roman. C’est notamment le cas pour Les Trois Mousquetaires, d’Alexandre Dumas. Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu.
(3)Personnage historique iconique de la littérature du 17e siècle en Grande Bretagne.
(4)Ceci dit, c’est avec une certaine tristesse qu’en lisant des critiques de cette oeuvre sur internet, je me suis rendu compte que je ne faisais pas du tout l’unanimité sur ce point. Je serais très heureux, si d’autres personnes lisent ce livre, d’avoir leur avis.

Un T-Rex à Paris

Le bon côté des choses quand on est en vacances et qu’on écope d’un rendez-vous douloureux de bon matin, c’est que la journée à commencé très tôt, qu’on dispose donc de plein de temps, et qu’on éprouve un besoin irrépressible de se changer les idées.

Voilà comment Teatime et moi-même avons pris la route de bonne heure pour Paris(1). Programme de la journée : resto, marché aux oiseaux, Shakespeare & friends, et

UN T-REX A PARIS -MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE

Joli programme, n’est-ce-pas ?

Je commence par un clin d’œil à Teatimedelicatessen qui avait rit lorsqu’on lui avait 20181010_113925.jpgparlé du restaurant « Au père tranquille », aux Halles de Paris.

« Ca existe encore ! » s’était-elle exclamée.

Eh oui, ça existe encore. Un restaurant millénaire(2) que nous vous conseillons à tous, si jamais vous passez par là. Un endroit calme, en dehors du temps, avec des serveurs très agréables, un chat indifférent aux touristes et une cuisine exceptionnelle. Même leur café était bon !(3)

Depuis ce point, lorsque nous passons la Seine, nous arrivons au marché aux oiseaux (également connu comme le marché Reine Elisabeth 2), sur l’Ile de la Cité. Comme son nom l’indique, il vend des…. fleurs !(4) Si vous désirez acheter des plantes qui ont été respectées par les vendeurs, voilà encore un lieu que je vous conseille.

Nous traversons à nouveau la Seine pour rejoindre la rive gauche et nous rendre dans la superbe librairie Shakespeare & Friends. Encore un endroit hors du temps, idyllique. Si vous connaissez bien l’anglais, vous devez absolument vous y rendre au moins une fois. Et à vrai dire, même si vous n’y connaissez rien, à l’occasion, montez à l’étage et arrêtez vous un instant. Si vous avez de la chance, vous aurez droit à un récital au piano et peut-être même que le chat de la boutique viendra sur vos genoux !

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Nous sommes donc ressortis de la librairie avec un sac à dos plus lourd et un porte-monnaie plus léger, et avons marché (si, si) jusqu’au jardin des plantes. Notre destination phare du jour puisqu’en ce moment est exposé Trix, le T-Rex à Paris ! (Attention, si vous désirez allez le voir, l’expo a été prolongée jusqu’au 4 novembre ! C’est cool, mais c’est quand même court !)

Pour commencer, je ne peux que vous dire de bien suivre les panneaux vous menant à l’expo. Elle se trouve dans le même bâtiment que la galerie de géologie et… on a fait quelques aller-retours avant de le trouver… Alors qu’un énorme panneau l’annonçait. La teuhon, quoi.

L’expo en elle-même est plutôt courte. Après tout, c’est Trix, qu’on est venu voir, non ?
En revanche, elle présente merveilleusement bien et très simplement le crétacé, la famille à laquelle appartient Trix, un squelette d’hadrosaure et, pour ceux qui aiment l’aventure, la Guerre des os.
Juste après Trix, il y aura des jeux. Si. Vous pourrez par exemple vous peser pour savoir pendant combien de temps Trix pourrait se nourrir de votre carcasse, vous trémousser pour séduire une femelle tyrannosaure ou encore… fuir un T-Rex en pédalant sur un vélo d’appartement !

Mais à présent vient le moment de vous parler de la star de l’expo : Trix le T-Rex !

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Trix. Elle est énorme ! J’avais jamais réalisé à quel point cette bête était simplement gigantesque. Cette mâchoire, cette queue et… ce ventre ! Tous les burgers que je pourrais m’envoyer en un repas si j’avais une telle bedaine !
La mise en scène est superbe. La gueule grande ouverte, en position basse, parfaite pour les photos. Il y a même le mot selfie au sol, en projection lumineuse. Pour les difficiles de la comprenette.
Et pour finir, pour bien vous aider à en observer chaque partie, des panneaux vous invitant à observer chaque petit détail de son ossature(5). Mesdames, messieurs, prenez bien soin de vous ! Sinon, dans 66 millions d’années, des touristes bedonnants en chemise à fleurs fushia observeront d’un œil critique chacune de vos petites imperfections !

20181011_152105.jpgNous sommes finalement ressortis de l’expo, puisqu’il le faut. Avec un mug thermosensible qui fait apparaître un squelette de tyrannosaure et une peluche moche dont nous sommes très fiers. Le Jardin des plantes étant un lieu magnifique, nous y sommes restés. Juste le temps d’une glace en cornet et d’un regard à travers la clôture des pandas roux. Puis nous sommes rentrés.

Pour conclure ce billet, je vous dirais simplement deux choses. Si vous-même, un ami, ou un fils, un fille, un neveu aime les dinosaures, foncez. Après tout, Trix n’est plus là pour longtemps. Deuxième chose, si vous êtes sur place tôt et que vous désirez faire un autre musée du Jardin des plantes (galerie de l’évolution, ménagerie, serre etc.) sachez que, sur présentation du premier ticket, vous aurez droit à une réduction sur vos entrées. Sympa, non ?(6)

P.S. : N »oubliez pas de nous envoyer votre Spooky Story avant le 30 octobre si vous participez à notre Concours des 1000 abonné-e-s !

(1)D’habitude c’est grasse mat’. Contre-productif, mais tellement confortable.
(2)Teatimedelicatessen n’est pas la première à avoir eu cette exacte réaction. Teatimedelicatessen, si nous avons à nouveau l’honneur de te voir sur Paris, nous serons heureux de t’y retrouver.
(3)Vous n’avez pas envie de savoir combien j’ai ingurgité de litres de jus de chaussette pour en arriver à vous dire ça.
(4)Je me moque, mais c’était son concept initial, les oiseaux.
(5)J’allais dire « de son anatomie » mais tout compte fait, on m’a suffisamment traité de pervers cette semaine.
(6)Et si, comme ça nous est évidemment arrivé par le passé, vous avez la maladresse d’y aller un mardi (musées nationaux fermés), le Jardin des plantes est à 10 minutes du RER A qui vous emmènera à Disney. Comme disait John F. Kennedy, faut pas se laisser abattre !

J’aime le sexe mais je préfère la Pizza !

Au début de cet été, nous vous avions parlé de deux livres de poches acheté alors que nous traînions dans une librairie la faim au ventre. Pour ceux qui ne s’en souviennent plus, vous trouverez ICI un rappel.  Teatime a lu le premier de ces livres de poche seule et le deuxième était si chouette et si bien découpé que nous l’avions gardé en lecture commune. Voici le moment que certain-e-s d’entre vous attendent depuis des mois, notre avis sur :

20181012_173659.jpgJ’aime le sexe mais je préfère la pizza
de Tomas Raphael
Editions : J’ai Lu

4ème de couverture :
« Bienvenue dans le monde de Thomas Raphaël, où les récits d’asiles psychiatriques remplacent les histoires du soir, où les mononucléoses se transmettent de père en fils et où les histoires d’amour naissent au crématorium. Quand il se perd au fond d’un sex-club ou à l’anniversaire de Mick Jagger, c’est toujours par l’humour qu’il retrouve son chemin. Rigoureusement honnête, jamais aussi cruel avec les autres qu’envers lui-même, Thomas Raphaël pose un regard candide sur un monde qu’il ne comprend pas mais dans lequel il garde espoir de trouver une place. »

J’aime le sexe mais je préfère la pizza est ce que j’appelle une autobiographie thématique. Il s’agit d’une autobiographie dont le récit n’est pas chronologique. Chaque chapitre est une tranche de vie, une aventure ou un regroupement d’aventures autour d’une idée, d’un thème. J’ai cru comprendre qu’il en sortait pas mal, en ce moment. Et j’aime assez cette idée. Ce que l’on est au moment de l’écriture de sa vie est bel et bien la compilation de toutes nos aventures passées, digérées de façon aléatoire, plus ou moins lentement, plus ou moins positivement. Et ça aide à se faire une idée de la personne qui écrit, la façon dont elle se voit, visualise son évolution et perçoit le monde l’environnant.

Et mine de rien, je trouve que cela permet au lecteur de profiter d’une expérience autre que la sienne, et ainsi, d’appréhender sous un angle différent le monde, sa propre vie, ses propres expériences.

Car Thomas Raphael écrit avec une sensibilité rarement égalée. La bienveillance qu’il témoigne envers toutes les personnes qui ont peuplé sa vie, le regard critique posé sur lui-même, et cette délicate pointe d’humour teintant chaque chapitre nous laisse à la fin de chaque histoire avec une larme à l’œil. J’avoue avoir eu la naïveté, au cours du dernier chapitre, de croire que je ne le terminerai pas avec la gorge nouée.  Raté.

Le couverture nous avait plu et nous l’avions acheté un peu au hasard. En même temps, les meilleures rencontres sont souvent le fruit du hasard, non ? En rentrant à la maison, j’avais commencé à lire les quelques premières lignes. Je me suis vite vu contraint de le lire à haute voix à Teatime et c’est devenu l’une de nos lectures communes, supplantant Harry Potter et l’Ordre du Phénix. C’était comme entendre quelqu’un nous raconter sa vie (chose que j’adore). Ensemble, nous avons évoqué la vie, son apprentissage, la découverte de l’amour, les ruptures, l’acceptation de la mort, les joies, les tristesses, les succès et les échecs qui constituent la vie.

Et à la fin du livre, c’est comme si nous avions quitté un ami.

Teatime et moi-même avons passé un excellent moment à lire ensemble ce livre et nous vous le conseillons chaleureusement. Par ailleurs, le découpage des chapitres en fait une lecture commune idéale. Avec tout ceci, vous reprendrez bien une part de pizza ?

Bikini Atoll

Ce soir c’est film d’horreur. The Meg vient de sortir au cinéma : une histoire maritime avec des milliers de dents et sans Meg Ryan !
Et pour ceux qui ne sont pas trop d’humeur film, ce sera :

Bikini Atoll

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Âme sensible fuyant les lieux du drame !

Scénario de Christophe Bec
Dessins de Bernard Khattou
Editions : Glénat Comics
Genres : Policier/Thrillers

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est l’Atoll de Bikini, sachez que vous trouverez toutes les réponses dedans la BD. Mais nous allons quand même vous en parler succinctement.

L’atoll de Bikini,ou plus globalement les îles Marshall ce sont les îles qui ont servi aux Etats-Unis pour leurs tests nucléaires. Vous en avez forcément entendu parler, au moins à la TV lorsque les autochtones des îles ont demandé réparation aux Etats-Unis ou dans un documentaire sur Arte, un reportage sur France 2 qui parlerait du Bikini, ce maillot de bain deux pièces atomique.

L’histoire a donc lieu sur place(1). Des touristes(2) s’en vont vivre la grande aventure sur l’atoll de Bikini : nager avec les requins, visiter des sites touristiques, des villages, des bases militaires fantômes. Comment résister à l’appel de la plage et des cocotiers ?

Les radiations ? Hmmm …  Peut-être bien !
En tout cas avant de partir, ils ont signé une décharge dans laquelle ils renonçaient à porter plainte s’il succombaient à un cancer après avoir visité l’île. Guidé par un ancien Barbouze(3) , vous partirez en compagnie d’un couple en pleine thérapie, d’une bimbo et de son Nicolas Hulot de compagnie(4), d’un blogueur pratiquant l’urbex (5), d’une mère aimante et de son fils fan de requin. Ce sont des gens, ma foi, sympathique et juste ce qu’on demande de clichés pour le genre mais pas trop.

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Les dessins, en noir et blanc, sont vraiment magnifiques et franchement réalistes. Âme sensible s’abstenir. Nous sommes face à un bon vieux gros slasher (6), intelligent, bien ficelé, bourré de suspense, pas dénué d’humour et bien gore ! Autant lorsque vous êtes au cinéma vous aurez tendance à regarder ailleurs, fermer les yeux, autant ici, vous ne pourrez pas !

Quelles menaces planent sur nos touristes ?

Nous ne vous diront rien et vous laissons l’opportunité de le découvrir ou non à travers les pages de ce comics made in France.

Le tome 2, première partie, est encore plus terrorisant que le 1, et remplis d’informations pertinentes sur les habitants de l’île. Nous sommes tenus en haleine et attendons la suite impatiemment ! Vous aurez rarement connu un comics aussi effrayant !

Nous vous rappelons de toujours bien lire un contrat avant de le signer ou de refuser de le signer et nous vous souhaitons :

une Bonne lecture ou un bon film ! 😉

(1)Quelle surprise. Moi qui pensais que ça aurait lieu à Berlin.
(2)Sans déconner. Il y a vraiment du tourisme.
(3) Selon Wikipédia, un Barbouze est : « un terme argotique péjoratif désignant les membres des diverses officines chargées de la lutte contre l’Organisation de l’armée secrète (largement connue sous le sigle « OAS ») par des méthodes que ne pouvaient employer officiellement ni la police ni l’armée. Ils agissaient donc de façon semi-clandestine : « en fausse barbe », d’où leur surnom. Par la suite, ce terme a été employé pour désigner les agents du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (le SDECE), puis tout agent secret sans distinction mais toujours avec une connotation péjorative ou burlesque. »
(4) Ce n’est pas Nicolas Hulot ! Mais qu’est ce qu’il lui ressemble physiquement !
(5) L’urbex : c’est quand des gens visitent des lieux construits par l’homme et plus ou moins abandonnés. Si vous voulez voir à quoi ça ressemble, je vous conseille de jeter un oeil à la chaïne Youtube du Grand JD, chasseur de fantômes et grand amateur d’urbex : Cliquez ICI pour y accéder.
(6) Genre de film thrillers/horreur qui aime jouer avec des couteaux comme Psychose d’Hitchcock, la série des films Halloween, Les griffes de la nuit de Wes Craven…

Zou ! C’est fini ! On y va !

Zéro Cool

Cela fait maintenant un petit moment que j’envisage de lire Jurassic Park, de Michael Crichton. Si, si. Le livre qui a nous donné les films  du même nom. Il paraît même que le premier film est assez proche du livre ! Mais je dois quand même avouer que je ne me suis pas foulé pour le trouver, fut-ce en VO. J’avais du mal à imaginer un livre vraiment trépidant sur ce thème.
Par un heureux coup du destin, avec la sortie de Jurassic World et Jurassic World II, Michael Crichton refait aujourd’hui parler de lui, et on peut trouver ses œuvres traduites un peu partout.

Et c’est ainsi que, faute de Jurassic Park, nous vous proposons, ce vendredi :

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Michael Crichton
alias John Lange
Edition Robert Laffont

(choisi en partie pour sa couverture #noshame#bikinibody#justgirlythings)

4e de couverture :
« Jeune radiologue américain, Peter Ross aspirait simplement à passer de bonnes vacances sur la Costa Brava quand il rencontre Angela Locke sur la plage. Et le voilà aussitôt devenu la cible de gangs rivaux à la recherche d’un précieux artefact.
De Barcelone aux rues de Paris, des tours de l’Alhambra aux catacombes, Peter Ross, cet homme ordinaire, surnage dans une situation des plus désespérées. S’il ne découvre pas au plus vite un secret enfoui depuis des siècles, il risque bien d’y passer. »

Teatime l’a dévoré en premier, me l’a collé de force dans les mains et je l’ai dévoré. Voilà. Fin de l’article. C’est tout. Rentrez chez vous, il n’y a plus rien à voir.

(Teatime… mon auditoire me crie « remboursez ». Je fais quoi ? Quoi ? Développer ? grumbl…)

Grompf. *sourire à paillettes*

Chaque personnage est extrêmement attachant. On tombe presque instantanément amoureux de Peter Ross (le protagoniste) et encore plus vite de Angela Locke. Et le couple qu’ils forment est délectable.

Ce qui m’a le plus séduit chez chacun d’eux, c’est leur insolence et leur répondant. Impossible de faire taire Peter Ross sans l’assommer. Même sous une avalanche de coups ou avec une arme pointée sur lui, ses interlocuteurs en prennent toujours pour leur grade. Après tout, s’il faut quitter la scène les pieds devant, autant que ce soit avec classe, non ?
Angela est quant à elle un peu plus craintive mais elle sait admirablement donner la  réplique à Peter. Chacun de leurs échanges sont magiques. J’ai relu plusieurs fois leur première rencontre et je pense même recommencer à la fin de cet article.

Quant au personnages secondaires, chacun d’entre eux a un caractère très propre et très édulcoré. Lorsque vous lirez à votre tour ce livre, vous ne pourrez pas vous imaginer autre chose qu’une foule d’accents. Il faut dire qu’ils ont été choisis avec soin : des espagnols, des italiens, un texan et même des français(1).

L’histoire, quant à elle, est relativement simple. Mais l’écriture, fluide, dynamique et pleine d’humour vous tiendra en haleine tout au long de la lecture. Il se peut même que la fin vous arrache une petite larme(2). En fait, l’histoire en elle-même et la façon de raconter nous a rappelé le plaisir que nous avions eu devant le jeu « Les Chevaliers de Baphomet« 

Au final, Teatime et moi-même avons tellement aimé ce livre que nous avons instantanément acheté La dernière tombe, du même auteur et dès que je trouve Jurassic Park, je foncerai.

A vendredi prochain pour une nouvelle aventure !

(1)Celui-là en revanche, je n’ai su reproduire son accent.
(2)C’est mon cas. Teatime, elle, l’a simplement refusée.

Mercredi, on joue ! (7)

C’est mercredi et c’est aussi l’occasion de reprendre du poil de la bête du côté d’une de nos rubriques préférées : Mercredi, on joue !
Alors, à quoi va-on jouer aujourd’hui ?

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Cette semaine, on lutte contre une invasion de bébés dans Bears vs Babies !
C’est un jeu de cartes créé par Elan Lee et Matthee Inman (ils sont aussi les inventeurs de Exploding Kittens mais ça, c’est une autre histoire) où des créatures monstrueuses terrestres, marines ou volantes doivent se battre contre d’autres créatures encore plus monstrueuses qui portent des couches et conduisent occasionnellement des tanks, des bombardiers et autres sous-marins  !

Vous trouverez deux types de cartes : les « ours » et les bébés. Les ours sont des montres de type Frankenstein que vous devez composer vous mêmes ! Vous trouverez donc dans la pile de cartes, des bras, des tentacules, une tête de pygargue, des jambes, des tutus, des troncs, des armes, etc … En face vous avez une armée de bébé (armée de terre, marine et armée de l’air).

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La guerre est commencée par la provocation des bébés lorsque vous l’avez décidé ou lorsque vous avez eu la malchance de tirer une carte provocation. Les bébés attaquent toutes les créatures des joueurs à la fois sans aucune distinctions. Le joueur gagne ou perd le round en fonction de la force de sa créature comparée à la force de la horde de bébés qu’il vient de combattre. La force est déterminée par la somme des points indiqués sur chaque carte.
L’idée principale est de provoquer l’armée de bébé avant que les créatures de vos adversaires soient assez fortes pour gagner. Il y a des cartes supplémentaires dans le jeu pour aider le joueur à renforcer son armée, ou attaquer les créatures des autres joueurs. Ces cartes se composent de chapeaux, d’outils et d’armes.
Celui qui a mangé le plus de bébé à gagner !

C’est un petit jeu très sympa et très convivial. Il déborde d’humour.
Les créatures sont très bien dessinées. Les bébés sont effrayants au possible.
C’est un jeu idéal pour une soirée entre potes ou à un apéro. Les parties durent d’ailleurs la durée d’un apéro.
Petit détail qui peut en décourager certain(e)s : les instructions sont en anglais. Mais franchement, c’est un jeu facile à comprendre et qui se maîtrise rapidement. La seule compétence, qui vous est réellement demandée, est de maîtriser l’art délicat de l’addition !
Il existe à la vente une add-on NSFW, un ajout pour adultes. Je ne l’ai pas pris car je l’ai trouvé franchement sans intérêt.

C’est un jeu qui a pu voir le jour grâce au financement participatif et qui a connu un grand succès aux États Unis.
Il est disponible sur Amazon : Cliquez ici pour y accéder.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur leur site off :
https://bearsvsbabies.com/

Si vous aussi vous avez envie d’aider les ours à sauver leur peau plutôt que de la vendre, n’hésitez pas à rejoindre notre partie ! 😉

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Oups ! J’ai épousé un espion russe !

Parlez ami et entrez découvrez un secret flippant sur votre mari.

Ça ne vous a jamais choqué, voire limite mis en colère, des gens qui osent dire « 10 ans marié(e) à la même personne, et on se rend compte qu’on a épousé un(e) inconnu(e) » ? Genre, t’as pas eu le temps en 10 ans de te renseigner un petit peu sur la personnalité de celui ou celle qui dort dans le même plumard que toi ?

Eh bien puisqu’on est d’accord, nous allons vous présenter la quintessence du « secret de couple qui un jour te pète au visage ». Le livre qui fera notre #VendrediLecture cette fois-ci parle de CIA, d’espions russes, d’agents dormants ! Rien que ça !(1)

Toute-la-verite.jpgToute la vérité,
de Karen CLEVELAND
traduit par Johan-Frédérik HEL-GUEDJ
Editions : Robert Laffont (2018)

4ème de couverture :

« Dix ans de mariage, quatre enfants. Elle pensait connaître son mari mieux que personne. Elle avait tort.
Malgré un travail passionnant qui l’empêche de passer du temps avec ses enfants et un prêt immobilier exorbitant, Vivian Miller est comblée par sa vie de famille : quelles que soient les difficultés, elle sait qu’elle peut toujours compter sur Matt, son mari, pour l’épauler.
En tant qu’analyste du contre-renseignement à la CIA, division Russie, Vivian a la lourde tâche de débusquer des agents dormants infiltrés sur le territoire américain. Un jour, elle tombe sur un dossier compromettant son époux. Toutes ses certitudes sont ébranlées, sa vie devient mensonge. Elle devra faire un choix impossible : défendre son pays… ou sa famille. »

Pour la curiosité, sachez que l’auteure de ce livre était elle-même une ancienne analyste de la CIA. Classe, n’est-ce pas ?

Alors pour commencer : tout le monde sait-il bien ce qu’est un agent dormant ? Sérieux ? J’étais donc le seul ? D’accord. Au risque de ne voir que des hochements de tête silencieux et des sourires polis, voici la définition sponsorisée par Wikipédia :

Dans le domaine du renseignement, un agent dormant, dit aussi « en sommeil », est un agent provisoirement et délibérément inactif. Cet état vise généralement à contrer les mesures de détection adverses (contre-espionnage).

Donc nous avons une analyste à la CIA qui a épousé à son insu un agent dormant russe. Seulement, en fouillant dans le contenu de l’ordinateur d’un agent russe présumé elle découvre dans un dossier nommé ami(2) en russe 5 photos dont une de son mari. Au lieu de balancer son mari avec qui elle a eu 4 enfants, elle décide de le confronter pour en avoir le cœur net. C’est ainsi qu’elle découvre son double jeu et qu’elle se met à analyser petit à petit tous les moments qui ont marqué sa vie à deux, toutes ces décisions qu’elle n’aurait jamais prises sans lui.

C’est un livre qui contient une bonne dose de suspense, qui vous rendra un poil parano. Cependant, sur ces 288 pages, il y en a une bonne centaine consacrée aux états d’âmes de Viviane, l’épouse, que je qualifierais de lourdes, guimauve, redondantes, lourdes, guimauves, redondantes …

C’est un peu dommage.

J’en garderai l’impression d’un soufflé au fromage raté, quelque chose dans lequel on a mis beaucoup d’espoir, qui devait être vraiment pas mal … mais en fait, nan. Mais bon, ça se mange quand même !

En tout cas si la thématique vous intéresse, je ne saurais que vous conseiller de jeter un œil sur deux séries :

The Americans : où l’on suit une famille d’agents dormants russes qui mènent une vie de famille plutôt plan-plan dans les États-Unis des années 1980. Ils sympathisent avec leur gentil voisin, agent du FBI et sa femme. C’est une série créé par un ancien agent de la CIA.
et
Homeland où on suit les aventures d’une analyste du FBI à la fois forte et dangereusement fragile, qui tombe amoureuse du mauvais garçon.

Et si vous cherchez à savoir désormais si votre voisin est un agent dormant, nous n’y sommes pour rien !
Allez, je vous laisse psychoter et
je vous dis à Vendredi prochain pour une nouvelle lecture !

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(1)J’ai longtemps réfléchi à une intro sur l’air de « sur l’espion d’Avignon », mais mes rimes sont plus pauvres que celles de Soprano. Et en plus, l’intrigue n’a pas lieu à Avignon.
(2)D’où la première phrase de ce billet ! J’vous ai tellement manipulés comme un agent dormant russe !

Source Image à la une

Mercredi Série animée ! (1)

Chaque lundi matin, Teatime et moi-même avons un nouveau rendez-vous (en replay) pour nous aider à supporter la fin d’un week end nécessairement trop court. Il nous est proposé par Disney Chanel, la même chaîne qui diffuse Camp Rock et son pendant maléfique sur les Hitler Jugend, Heil School Musical(1)

La loi de Milo Murphy,
série animée créée par
Dan Povenmire et Jeff « Swampy » Marsh

Connaissez-vous Edward A. Murphy ? C’est l’ingénieur qui a développé cette loi selon laquelle « tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera mal »(2). La loi de Murphy, tout simplement. Et bien, Milo, c’est son descendant. Et rien qu’au premier épisode, on comprend que ce n’est pas du chiqué.

Milo est un gosse adorable et insouciant. Pourtant, sa simple présence crée des catastrophes aussi terribles qu’improbables. Accidents, incendies, effondrements, chutes de météores et tant d’autres choses.

Certains diront qu’il a la scoumoune.

Cependant, cette poisse lui vaut la meilleure des copines, une sœur extraordinaire, et un nouvel ami qui, semble-t-il, a très vite pris goût aux cataclysmes.

Teatime s’est évidemment très vite reconnue en lui(3) et m’a donc très vite présenté cette série documentaire. J’ai adhéré tout de suite. Certes, l’humour est plus téléphoné que Bouygues, SFR et Orange réunis(4). Pourtant, quelque chose fait qu’on se sent bien, à la fin de chaque épisode. Il faut dire qu’à part un camarade de classe jaloux, tout le reste n’est que gentillesse. A vrai dire, la vitesse des épisodes et leur fin dont le dénouement est prédictible dès les premières secondes me font penser à de vieux dessins animés comme Albert le 5e Mousquetaire ou Les Entrechats.

En replay au moins, Disney Chanel les propose au rythme de un épisode par semaine (chaque épisode comptant en réalité deux épisodes). Teatime connait l’intégralité de la série pour l’avoir vue diffusée en un seul morceau (un peu comme les primes de Kaamelott) et apparemment, je n’ai encore rien vu. Si vous avez accès au replay de Disney Chanel, on serait vraiment heureux de pouvoir partager ce dessin animé avec vous et d’avoir vos retours. Sinon, à défaut, y a-t-il des gens qui regardent Les As de la Jungle ? #grandsenfants.

(1)Le point Godwin n’aura pas traîné, cette fois-ci.
(2)Anything that can go wrong, will go wrong
(3)Vous voyez la scène de la réaction en chaîne à base de couteau et d’incendie dans le premier Destination Finale ? Vous me croirez, si je vous disais que je l’ai vue me reproduire la scène, une fois ? Qu’on est passé à très peu de l’incendie, et qu’elle se souvient très bien du contact de la pointe du couteau ? Non ? et pourtant, ça nous est arrivé pour de vrai. Encore heureux que les principes physiques du cinéma ne s’appliquent pas dans la réalité…
(4)Mais pas Sosh, je les boude. Ils avaient qu’à pas changer leurs pubs.

Source Image à la Une : Cliquez ICI.

Les Dinosaures

Rawr par ci, rawr par là, rawr par ci, rawr par là, rawr par ci, rawr par là. Vous aussi, vous pensiez que c’était ça, le quotidien des dinosaures, du temps où ils vivaient encore ? Eh bien aujourd’hui, grâce à quelqu’un qui ne les a absolument pas connu en personne, vous découvrirez que la réalité est plus complexe mais aussi vachement intéressante ! Mesdames et messieurs, permettez moi de vous parler de

DSC03330Histoire des Dinosaures
de Ronan Allain
Editions : France Loisirs (2013)

Pour commencer, je tiens à m’excuser auprès de Teatimedelicatessen qui attendait mon billet sur le Comte de Monte Cristo. Mais l’inspiration ne m’a apporté que cette intro qui correspond quand même sacrément plus à un bouquin sur des lézards géants.

Ai-je dit lézards géants ? Honte sur moi! Car en fait, suivant nos connaissances actuelles, les dinosaures sont physiologiquement plus proches des oiseaux que des crocro ! L’auteur, qui n’est autre que le conservateur du Museum d’Histoire Naturelle de Paris, va même plus loin en affirmant que les oiseaux SONT des dinosaures ! Mais pour les détails techniques et le développement, mon code de déontologie m’interdit de vous spoiler (1).

Ce qui m’a fondamentalement plu, c’est cette volonté de la part de l’auteur de vulgariser le métier de paléontologue.

Il n’y a qu’un relativement court chapitre qui, en pur amateur, m’a légèrement dépassé. C’est celui sur les métabolismes(2). Dans le but de démystifier cette vieille légende affirmant que les dinosaures sont les animaux à sang froid. Mais bon, je pense qu’expliquer ce point de détail était impossible sans employer  quelques termes barbares. De plus, le but de l’auteur était clairement de dire que la science évolue et que les savoirs d’hier ne sont pas forcément les savoirs de demain.

En d’autres termes, nos appréhensions du monde et les classifications qui en découlent évoluent avec les découvertes scientifiques.

Mais plus encore que l’aspect purement scientifique, une chose est merveilleuse, dans ce bouquin. C’est la partie « carnet de voyage ». Sur une bonne partie du livre, Ronan Allain nous emmène avec lui sur les sites archéologiques. C’est une partie vraiment extraordinaire, bien racontée, avec même un petit brin d’humour. L’auteur donne beaucoup de détails. Pile ce qu’un amateur, un  non scientifique en bref, désire avoir ! Et lors de ses découvertes, il parvient carrément à nous transmettre son excitation.

Enfin, et pour finir, il répond à une question que je ne m’étais absolument pas posée ! Vous êtes tous forcément tombés, un jour ou l’autre sur un article émettant une  nouvelle hypothèse quant à la disparition des dinosaures. Était-ce l’activité volcanique qui a eu raison des dinosaures ? Était-ce le fameux météore ? Étaient-ce leurs prouts qui ont troué la couche d’ozone ? Eh bien sachez que le fond de la question n’est pas de savoir ce qui a sommairement éteint les dinosaures, mais de savoir ce qui pourrait nous éteindre et de quels recours nous pourrions disposer. Eh oui ! Toujours nous ! Anthropocentrisme(3) !

Pour résumer, c’est un type de bouquin que j’affectionne particulièrement. Il se présente comme un carnet de voyage avec une grande partie aventure et a pour vocation d’apprendre aux non initiés tels que moi les bases et les rudiments d’un métier. Un autre bouquin dans le genre ? Zombi de Philippe Charlier. Une petite pépite dans on genre, lui aussi. Tiens, je n’en ai pas encore fait la critique, de celui-là.

dino one

(1)Subconscient : Dis plutôt que t’as rien pigé au chapitre sur les métabolismes !
Cro : T’ai-je demandé quelque chose ?
Subconscient : Laisse la déontologie tranquille, elle t’a rien fait. Et sois honnête avec ton auditoire.
Cro : Moins fort, ils vont t’entendre…
(2)Subconscient : Ah je préfère ça.
Cro : c’était ça ou te laisser m’empêcher de dormir.
Subconscient : Tu me crois aussi mesquin ?
(3) Subconscient : et maintenant, c’est toi qui frimes avec des gros mots en « isme »
Cro : tu te souviens de ce qui t’est arrivé, la dernière fois que je me suis bourré la gueule ?
Subconscient : ok c’est bon. T’as gagné. Je me tais.


Image à la une : Illustration de David Bonadonna, Tyranausaurus and Thescelosaurus, 2010 (Cliquez Ici pour voir son travail) –
Pour la petite histoire, on l’a découvert à une expo sur les Dinosaures à Deuil-la-Barre, où ils avaient nommé cette illustration Hell’s Chickens. Reste une grande question : Qui joue Chicken Ramsey?
Les autres images sont Home Made !

La Famille Addams, The Musical !

Parmi la myriade d’espèces rares et insoupçonnées qu’abrite le Central Park de New York, se trouvent de drôles d’oiseaux que nous connaissons tous. La Famille Addams ! C’est d’ailleurs en évitant un carreau d’arbalète tiré par Mercredi Addams que Lucas Beineke les a rencontrés. Eh bien figurez-vous que, tout en ratant de peu Lucas, Mercredi a quand même fait mouche ! Touché en plein coeur, Lucas séduit à son tour Mercredi et les deux se promettent le mariage. Mais comment l’annoncer à leurs familles respectives ?

LA FAMILLE ADDAMS – La Comédie Musicale

De Marshall Brickman, Rick Elice, Andrew Lippa, Andrew Lippa
Adaptation : Ned Grujic
Chorégraphie : Julia Ledl
Mise en scène : Ned Grujic
Direction musicale : Raphaël Sanchez
Avec : Guillaume Bouchède , Laurent Conoir, Dalia Constantin, Julie Costanza, Stéphanie Gagneux, Simon Gallant, Vincent Gilliéron, Magali Guerrée, Charlotte Hervieux , Barbara Peroneille, Rosy Pollastro, Lucie Riedinger, Cyril Romoli

En français. Tout public à partir de 8 ans.

Synopsis :
Ah désolé, mais on me dit dans l’oreillette que j’ai déjà tout balancé dans l’intro. Teatime, je fais quoi ?
Bon heu… Une page de pub !

Je ne sais pas pour vous, mais on est immensément contents, teatime et moi-même, de voir arriver peu à peu en France toutes les comédies musicales cultes de Broadway(1). Certes, ça signifie forcément traduction française avec tout ce que ça implique : des paroles parfois simplifiées et des blagues qui ne traversent pas l’Atlantique(2). Mais le plaisir est quand même là sans pour autant devoir poser des congés pour en profiter !

Ce qui permettrait peut-être à nos producteurs bien français de prendre exemple ! Oui, j’ai très mal digéré Robin des Bois. Avec Les Trois Mousquetaires, je me suis carrément senti insulté.

Mais revenons à nos moutons ! Qu’est-ce qui nous a plu dans La Famille Addams : The musical ? Qu’est-ce qui nous a déplu ? Vous le saurez après la pub(3) !

Pour commencer et pour faire écho à notre billet back to the 90’s : Witchcraft (3), c’est toujours un plaisir de retrouver Pugsley, Mercredi, La Chose, l’Oncle Fétide, Lurch (le valet) et surtout Gomez et Morticia, mes idoles(4). L’humour est bien présent, les personnalités bien respectées et les décors…

La scène est malheureusement trop petite pour un tel spectacle. Pourtant, l’équipe s’est merveilleusement bien débrouillée pour nous assurer deux versants du manoir, la cave, le jardin, le cimetière et le Central Park. Eh oui, je n’ai moi-même appris qu’au cours de ce spectacle que la famille Addams résidait à Central Park ! Bref, les décors sont magnifiques. Une œuvre d’art à eux seuls.

Tous les personnages sont attachants. La grand-mère, particulièrement mais aussi Lurch qui a droit à une tirade complète, les Beineke et leurs problèmes de couple, Pugsley et Mercredi et leurs séances de tortures mais surtout Fétide et les fantômes. Fétide, c’est un peu le narrateur de l’histoire. Quant aux fantômes, le spectacle n’aurait pas été le même sans leurs danses.

Le seul bémol de l’histoire et nous ne sommes pas les seuls à en avoir été dérangés, c’est la sono. Pour une raison qui m’échappe, les voix des acteurs étaient transmises par micro. Alors qu’ils ont tous de belles voix, la qualité du chant s’en est forcément fait ressentir. Et, chose vraiment gênante, la sono était montée trop forte. Beaucoup trop forte. Ce qui, mine rien, gâchait un peu les moments où les acteurs donnaient le plus de la voix. Il serait bon que, pour les représentations à venir, ils baissent un petit peu le son.

Bref, nous avons passé une excellente soirée. Qui plus est sur les Grands Boulevards !
Mon petit conseil ? Renseignez-vous quant aux horaires des derniers trains. Nous nous sommes dépêchés de regagner la Gare du Nord, pensant que le dernier train n’était qu’à 23h30 environ, alors que, étonnamment, notre dernier train, pour la première fois depuis longtemps, était à 00h40. Teatime et moi-même adorons l’atmosphère de Paris, la nuit et si nous avions su, après ce bon moment, nous aurions beaucoup plus profité de l’ambiance joyeuse, presque festive du Grand Boulevard.

Alors, envie d’une soirée normale ?

(1)West Side Story à Boulogne Billancourt, Grease au théatre Mogador, Singin’ in the rain au théatre du Chatelet pour n’en citer que trois.
(2)Faut avouer qu’un billet d’avion, il faut se l’offrir. Quelqu’un sait combien ça gagne, un trait d’humour ?
(3)Décidément, Teatime in Bloomsbury, ce n’est plus ce que c’était.
(4)J’ai toujours tellement admiré Gomez pour sa façon d’aimer Morticia. C’est comme si toute la splendeur du personnage passait par son amour. Toute personne véritablement amoureuse devrait s’en inspirer.