Back to the 90’s : Witchcraft (2)

Nous continuons notre cycle Back to the 90’s consacré à la sorcellerie avec un film devenu culte dès sa sortie :

Le_Projet_Blair_WitchLe Projet Blair Witch (1999),
de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez

Synopsis:
En automne 1994, 3 étudiants en cinéma partent en randonnée dans le Maryland, pour réaliser un film documentaire. L’objet de leur étude est la sorcière de Blair, une légende locale qui aurait le pouvoir de posséder les esprits.
Un an plus tard, il sont toujours portés disparu lorsque l’on découvre leur film.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le film a marqué les esprits. A l’époque du VHS et des débuts de la démocratisation de l’internet, il est carrément devenu une légende urbaine. Si, si ! Certains pensaient avoir affaire à un vrai documentaire, d’autres ont même développé une phobie de la randonnée dans les bois ! Le reste en est sorti à peu près sans séquelles.

Il faut dire que, côté communication, l’équipe du film n’a pas fait dans la dentelle en postant par exemple sur la toile des avis de recherche des acteurs ! Cela ne vous rappelle pas, plus récemment, le mini film annonçant une nouvelle version de Carrie, que beaucoup avaient pris très au sérieux ?

Le film qui a popularisé le found footage

Mais qu’est-ce que le found footage ? Hein ? Toi, au fond, là, qui pianote discrètement sur ton portable en dessous de la table. Comment ça, tu n’es pas sur ton portable ? T’es donc vraiment en train de regarder tes couilles en te marrant ?

Le found footage, c’est le recyclage d’enregistrements trouvés. Dans le cas présent, il s’agit du point de vue de la caméra qu’on tient à bout de bras, comme quand on filme sa famille. Sauf que là, le rendu n’est pas mignon.
Ce qui donne l’impression qu’il s’agit véritablement d’une pellicule trouvée. L’histoire est relativement basique, n’est-ce pas ? Pourtant, cette caméra subjective nous projette dans le film. On se retrouve comme membre du groupe de randonneurs.
Le principal défaut de cette technique pourtant si immersive ? Il ne faut pas avoir le mal des transports. C’est même la principale critique négative qui en est sortie à l’époque. Même Titanic n’y a pas eu droit, à celle-là !

Alors évidemment, ce n’est pas le premier film à utiliser le moyen de la caméra subjective. Je pense notamment à Cannibal Holocaust (1979) dont l’auteur a été accusé d’avoir réellement éliminé ses acteurs. Impressionnant, le pouvoir de cette prise de vue, non ?
Ce n’est pas le premier, mais c’est lui qui a popularisé le genre. Oui, c’est lui qu’il faut blâmer pour les… oui LES Paranormal Activity ainsi que les Rec. Il y a également Cloverfield et, plus récent, français et avec Norman, Pas Très Normales Activités. On l’a vachement aimé, celui-là et sa fixette sur l’infusion à l’échalote.

L’autre gros point fort de ce film, c’est son casting. Il est composé d’inconnus qui jouent leurs propres rôles de façon assez convaincante. Ajoutez à cela le final, abrupt mais ouvert qui ne laisse que des questions sans réponse. Ce n’est pas pour rien, que beaucoup ont réellement cru à leur disparition !

En fin de compte, en l’an de grâce 2017, on est obligé d’avouer que le film n’a pas merveilleusement vieilli. Cependant, le fandom est encore assez vivant et des théories sur le dénouement pullulent encore sur la toile. Ma préférée, c’est celle qui dit que la caméra serait tenue par la sorcière elle-même, à la fin, dans la maison. Chouette, non ?

Tombez dans le terrier du lapin blanc

Aujourd’hui, je vous entraine avec moi à la poursuite du lapin blanc dans un immense rêve éveillé. En fait, ce que je vous propose, c’est de vous engouffrer dans le premier métro venu (celui avec le lapin blanc dessiné sur les portes), pour aller voir un film culte, Twin Peaks dans un lieu unique, Le Brady cinéma-théâtre.

Le Brady, un cinéma-théâtre qui sent bon le vieux Paris.

Je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir ce film culte (et je n’ai toujours pas vu la série). Alors quand j’ai entendu qu’il était de nouveau visible au cinéma en version remasterisé, j’ai sauté sur l’occasion. De tout Paris, un seul cinéma le diffuse encore cet été Le Brady, l’occasion rêvé de faire une excursion dans le 10ème !

Le Brady est situé sur le Boulevard Strasbourg, entouré de salon de coiffure afro et de perruquiers. De temps en temps, vous croiserez des bourgeois choqués, eux aussi en expédition, qui parleront de ce quartier comme d’un lieu de rencontre pour dealers et autres fantasmes issus du journal de 13h de JPP. En fait, la seule chose qui m’a surprise, c’est le nombre incroyable de rabatteurs/homme sandwich pour chaque boutique beauté, coiffure du coin.

Une fois traversé le brouillard des fantasmes, vous tomberez sur ce tout petit cinéma, ambiance rétro. Oui, je sais, si on ne fait que passer devant en le regardant du coin de l’oeil, ça fait plus penser à un sex shop qui se donne des styles de lupanar année 30 (description qui a permis à Cro de le trouver après avoir erré un peu dans le quartier). Le brouillard des fantasmes est épais dans ce quartier ! 😉

-J’ouvre ici une parenthèse pour les accrocs à l’Histoire de Paris. D’après Le guide du routard, ce cinéma construit en 1956, a été assidument fréquenté par Truffaut. Il s’est longtemps distingué par sa programmation destinée au fantastique et à l’horreur. Sa survie, il la doit surtout à quelques passionnés (comme Jean-Pierre Mocky qui l’a racheté en 1994). Aujourd’hui, les deux salles de ce petit cinéma projettent surtout des films en fin de course (c’est ce qu’on appelle un cinéma de continuation), des films pour enfants, des films indé, des films étrangers et des films LGBT (avec le ciné-club du 7ème genre).
Vous pourrez aussi y voir The Rocky Horror Picture Show (Film + Live Show). Cliquez ICI pour jeter un œil sur la programmation –

Twin Peaks : Fire Walks With Me, de David Lynch (1992)

Le synopsys de Telerama (parce que celui d’allociné est tout pourri) :

Twin-Peaks-Fire-Walk-With-Me-afficheDans une bourgade du Nord des Etats-Unis, le corps d’une jeune fille de 17 ans, Teresa Banks, est découvert flottant sur une rivière. Le FBI enquête. Dale Cooper, un agent, a des visions prémonitoires qui l’amènent à craindre qu’un meurtre identique ne se produise bientôt dans la même région. Un an plus tard, à Twin Peaks. La charmante Laura Palmer mène une double vie. Étudiante modèle le jour, cette toxicomane invétérée erre la nuit dans des lieux mal famés et se prostitue pour se procurer de la drogue. Elle devient la proie d’hallucinations et de cauchemars dans lesquels elle est agressée par un individu terrifiant…

Mon avis :

Est ce que l’on peut regarder ce film sans avoir vu la série ? Oui (contrairement à ce que certains fans vous diront) !
Bien sûr, ramener avec vous un décodeur humain qui a vu l’intégralité de la série vous permettra d’avoir la signification de certains symboles ou le background de certains personnages comme la femme à la buche ou l’homme venu d’ailleurs.
Attention : certaines scènes peuvent heurter le public (violence, drogue, sexe).

Un film à tiroirs

Ce qu’il faut garder à l’esprit et que l’on comprend assez vite, c’est que toute cette histoire, tous les personnages ont un double fond ou plutôt des doubles fonds. L’enquête de Teresa Bans sert de double fond à celle sur Laura Palmer, petite étudiante brillante, girl next door le jour, toxicomane prostituée la nuit.

Un son et lumière impressionnant

L’utilisation des couleurs est particulièrement parlante et vous permettra de décrypter certaines scènes. Le rouge est passion, le bleu est chagrin et honteux, le jaune est douleur, le blanc est réconfortant, le vert est une salissure, etc … Le tout est une claque visuelle.

Pour le son, on retrouve le compositeur Angelo Badalamenti, des textes écrits par Lynch lui même et la voix de la chanteuse Julee Cruise. Le son de la contrebasse ne vous quitte jamais longtemps. Bref c’est simple et entêtant.

 

A la fin de la projection, il y avait un silence de mort et une jeune fille avec des larmes pleins les yeux.

Pour conclure, je dirais simplement que  c’est une expérience cinématographique complétement dingue, qui devient extraordinaire dans un cinéma comme le Brady.

Back to the 90’s : Witchcraft (1)

Pas de Mercredi, on joue, cette semaine, mais un Back to the 90’s un peu particulier !
J’ai lu récemment dans Empire, que Guillermo del Toro envisage un remake de The Witches ! L’occasion pour moi de revenir dans une rubrique Back to the 90’s spéciale sorcellerie !

DSC02996The Witches, de Nicolas Roeg (1990)

C’est l’histoire d’une grand-mère, Helga, qui raconte des histoires de sorcières à son petit fils, Luke. Les sorcières détestent les enfants et cherchent à les éradiquer de façon originale pour ne pas se faire prendre (enfermer les enfants dans des tableaux, les transformer en souris). Un jour, Luke et Helga partent pour un séjour balnéaire dans un grand hôtel. Malheureusement pour eux, c’est dans ce grand hôtel qu’a lieu la grande réunion annuelle des vilaines méchantes sorcières. Les sorcières transforment alors Luke et un autre petit garçon en souris.

Le roman de Roald Dahl

Ce film est une adaptation du roman de Roald Dahl, The Witches (Sacrées sorcières en français).  Si ce livre, ne vous dit rien, vous connaissez certainement Roald Dahl pour Charlie et la Chocolaterie ou encore Matilda. Le film est plutôt fidèle au livre, sauf pour la fin. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense qu’avec un Guillermo del Toro aux manettes … on peut dire adieu au Happy Ending très 90’s de Nicolas Roeg !

Des effets spéciaux marquants

Les visages de ses sorcières et leurs yeux violets vous marqueront à vie. C’est surréaliste et drôle. Derrière ces effets spéciaux se cache The Jim Henson Compagny (le créateur des Muppets). Bref, rien que pour ça, ça vaut le coup d’oeil (surtout, si vous êtes fans de Face Off) !
On notera que les souris sont plus crédibles que Stuart Little !

Un casting fantastique

C’est la cerise sur le gâteau. Certes le jeune Luke joue mieux sous forme de souris que comme petit garçon, mais autour de lui, le casting est juste génial. Anjelica Huston, la grandissime cheffe des sorcières est juste magnifique. C’est Morticia Addams dans The Addams Family (1991) et Addams Family Values (1993) pour ce qui plissent les yeux devant leur écran en se demandant à qui cette tête leur fait bien penser. directeur de l’hotel Mr Bean, La cheffe des sorcières (Morticia Addams). Autre personnage qui vous donnera du baume au coeur : Rowan Atkinson (Mr Bean) en directeur d’hôtel coquin !

Si je n’ai pas réussi à vous donner envie de le voir ou le revoir,
j’espère au moins vous avoir envoyé un peu de magie !


Sources Images : Image à la Une

Le feuilleton de l’été et Instagram

En France, un été sans feuilleton, c’est comme du champagne sans bulle ou un flamant tout gris! Inconcevable et sans saveur !
On en a tous suivi un, que ce soit volontaire ou parce qu’on s’est retrouvé coincé entre la suspension du pot de fleurs en macramé et la cheminé de chez mamie dans le Larzac. Toujours les mêmes histoires, une héroïne forte avec un lourd héritage, une grande maison et un lourd secret.

Rassurez vous, je ne vais pas vous faire un topo sur Le Château des oliviers, Dolmen, Zodiaque ou La Vengeance aux yeux clairs !

étéIci, je voudrais juste vous présenter une saga de l’été d’Arte en BD, à suivre sur Instagamm. C’est écrit par Thomas Cadène et Joseph Saffiedine, d’après tif de Camille Duvelleroy, illustré par Erwan Surcouff et mis en musique par Santoré.
Vous pouvez y accéder en cliquant ICI.

C’est l’histoire d’Adel, 28 ans, et Olivia, 29 ans, en couple depuis un an. Il s’apprête à emménager ensemble. Avant de faire le grand saut, ils choisissent de se séparer 2 mois afin de ne rien regretter. En totale liberté, sans contact. Ils ont réalisé chacun de leur côté leur Bucket list, une liste des choses à faire (avant de mourir dans une relation de couple ?).

J’ai trouvé le concept marrant, frais et très actuel, bourré des névroses des jeunes couples et des futurs trentenaires. En plus, les dessins sont plutôt beaux ! N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil !

 

Ce feuilleton a commencé le 29 juin. Chaque jour, vous découvrirez un nouveau strip dans les stories et les timeline d’Instagram !

Si vous avez vous aussi réalisé une Bucket List des choses à faire avant vos 30/ 40/ 50/ 60/ ∞ ans ou avant de faire le grand plongeon en couple, n’hésitez pas à nous en parler en commentaire !
Si vous avez envie de donner votre avis sur le film The Bucket List, de Rob Reiner avec Jack Nicholson et Morgan Freeman, faites vous plaisir !
Si vous avez juste envie de donner votre avis, faites le aussi ! 😉

Agatha Raisin mène l’enquête …

Je profite de la diffusion ce soir sur France 3, du tout premier épisode de la série Agatha Raisin pour vous faire un court billet sur…

 

1bbdfac8133e73d828ed1ab4c819afa4Agatha Raisin mène l’enquête, La quiche fatale, de M.C. Beaton
Traduit de l’anglais par Esther Ménévis
Éditions : Albin Michel

Présentation de l’éditeur :

« Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin. Agatha Raisin, c’est une Miss Marple d’aujourd’hui. Une quinqua qui n’a pas froid aux yeux, fume comme un pompier et boit sec. Sans scrupule, pugnace, à la fois exaspérante et attendrissante, elle vous fera mourir de rire ! »

Mon avis :

J’avais quelques préjugés avant de lire ce livre. J’étais à la fois attirée par cette couverture sympa qui respire l’humour anglais et totalement rebuté par le titre avec ce clin d’oeil trop marqué pour Agatha Christie à moins que ce ne soit pour Agatha Crispies. Et puis, je suis tombée sur une critique des deux derniers livres de la série sur le blog A livre ouvert qui m’a donné envie de lui laisser une chance. Merci pour cette découverte !

Bien loin des romans policiers classiques, de leur dose de suspense et de meurtres sanglants, ce petit roman rentre plus dans la catégorie « cozy mystery« , drôle et relaxant (parfait pour vos moments hygges).

Agatha Raisin est, à l’origine, une carriériste, un requin des affaires asocial, qui ne sait pas cuisiner. Bref,  au début, elle est aussi attachante que ma belle-mère. Mais elle évolue et prends conscience de ses erreurs, elle ! Elle fait des efforts, s’ouvre aux autres et devient terriblement attachante !

Ce qui est chouette aussi avec cette série de roman, c’est sa modernité et sa simplicité. Le style est franc, sans faux semblants, léger et piquant.

Sous couvert de cet humour britannique, M.C. Beaton (qui aurait pu être rapeuse) réalise une brillante étude des mœurs des campagnes anglaises. Avec Agatha Raisin, on se retrouve confronté à la drôle de mentalité d’un village anglais, où vous n’êtes pas du coin si vous ne pouvez prouver que vos ancêtres vivaient ici depuis l’aube du quaternaire ! On participe avec elle aux activités culturelles étranges de la ladies’ society et passe d’inoubliables soirées au Pub du coin, le Red Lion.

Merci aux éditions Albin Michel de publier enfin la série de roman Agatha Raisin ! Attention, si vous ne voulez rien rater à cette charmante histoire, prenez les dans l’ordre.

C’est une lecture rafraîchissante, drôle, sans prétention, feel good. Bref, c’est idéal pour l’été. Vous en prendrez bien une petite part ?

 

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Si vous voulez, on pourra faire un petit debrief’, après la diffusion de série ce soir avec vous !

13 Reasons Why

Pour ce #VendrediLecture, nous allons parler du roman derrière la série à succès de Netflix, 13 Reasons Why.

Treize_raisons13 raisons, de Jay Asher
Editions : Albin Michel

C’est l’histoire d’une jeune fille, Hanna Backer, qui avant de se donner la mort, envoie une boîte à chaussure contenant 7 cassettes à un garçon, Justin. Celui-est chargé de renvoyer ce carton à la personne suivante dans la liste. Et ainsi de suite, comme toutes ces chaînes de mails internet des années 2000. Sauf que les personnes de cette liste sont les raisons du suicide d’Hanna.

Nous écoutons les cassettes audio (elle aurait pu faire un VHS à ce niveau là) expliquant les 13 raisons du suicide d’Hanna en compagnie de Clay Jensen, un jeune lycéen qui aimait Hanna.

L’effet d’une bombe

C’est un roman atypique que l’on peut classer dans la fameuse catégorie « tuniraspastecoucher » ! Le thème abordé est douloureux et difficile à aborder. Pourtant Jay Asher a su le traiter de façon originale, du point de vu adolescent, avec toute la théâtralité dont on est capable  à cet âge et sans tomber dans le pathos.

C’est l’histoire d’une fille avec une personnalité forte et un bon sens de l’humour qui subit le poids de la rumeur, du harcèlement, de la trahison. Une fille romantique, espiègle, pleine d’imagination qui croquait la vie à pleines dents jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse du mauvais garçon. Bref elle est totalement attachante, même dans ses vengeances qui sont la preuve qu’elle cherche à survivre.

En lisant ce livre, je me suis totalement replongée dans ma propre adolescence à revivre toutes ses petites humiliations, ces moments où tout ce que je voulais, c’est qu’on m’oublie. Je vous rassure, il y avait des moments sympas aussi. Mais je n’ai pas oublié que le lycée, ça craint !

Le récit est dynamique et vous n’irez pas vous coucher avant de connaitre les 13 raisons d’Hanna. Ce n’est pas une apologie du suicide adolescent, au contraire. Tout ce que vous espérez en lisant ce livre, c’est un retournement de situation. Que cette tentative ait finalement échouée.

Pour conclure, je dirais que j’ai eu un vrai coup de cœur pour 13 raisons, mais que j’ai besoin d’un bon roman tout joyeux derrière ça. Bref, à lire avant de regarder la série, sans préjugé et quand tout baigne dans votre vie !

Bonne lecture !

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

Un problème de voisinage ? Vous avez toujours rêvé d’un appartement pas cher dans un immeuble débarrassé de tous ses emmerdeurs ? Philip K. DICK l’a imaginé pour vous en écrivant Do androids dream of electric sheeps ? (En français Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?). Vous connaissez peut-être déjà le film dont il est l’adaptation : Blade Runner.

couverture blade runner 2008Titre original : Do androids dream of electric sheeps ?
Titre français : Blade runner
Auteur : Philip K. Dick
Edition : J’ai Lu 2008
Traducteur : Serge Quadrupanni

L’histoire de passe dans un futur très proche, en 1992 (1). L’holocauste nucléaire tant redouté a eu lieu et la vie a été quasiment rayée de la Terre. La majeure partie des espèces s’est éteinte et l’homme lui-même n’est pas au mieux de sa forme. Les continuelles retombées radioactives ne laissent pour ainsi dire plus que deux choix aux êtres humains : rester sur place et subir les affres de la radioactivité ou partir sur mars (2). Autant dire qu’avec le peu de monde qui reste, le prix de l’immobilier est au plus bas, ce qui fait que chaque foyer se retrouve seul occupant d’immeubles entiers. Pour combler la solitude et aussi pour se donner l’illusion de recoller les morceaux de cette terre dévastée, l’homme a pris l’habitude d’adopter des animaux. Ceux qui ont les moyens peuvent se permettre le luxe d’en avoir des vrais, tandis que les plus modestes choisissent d’en adopter des électriques.

A travers cette vision particulièrement sinistre de l’avenir, Philip K. Dick nous propose sa vision de l’être humain ainsi que sa relation envers les autres formes de vie, humaines ou non. Se pose alors une série de questions. Qu’est-ce que l’être l’humain ? Qu’est-ce qu’une machine ? Qu’est-ce qui les différencie ?

Si ces trois questions sont relativement vite et clairement traitées, le lecteur est amené à se poser de lui-même beaucoup d’autres questions qui, elles restent un peu sans réponse. Un peu car, en fin de compte, chaque question que vous pourrez vous poser sont purement philosophiques et, en ce sens, c’est à vous-même qu’il adviendra de trouver des réponses qui seront les vôtres ! C’est d’ailleurs, je trouve, ce qui fait un bon roman d’anticipation (3).

Très rythmé et assez facile à lire, c’est une œuvre poignante, puissante. Philip K. Dick nous tient en haleine tout au long du récit, sans trêve. La tension est telle qu’on finit par partager le sentiment d’égarement des protagonistes. On finit le livre sur les genoux, l’estomac retourné par un dénouement qui pourtant ne devrait être qu’une futilité, un acte manqué.

Si vous avez vu le film Blade Runner (4) et que vous lisez le livre, vous remarquerez d’énormes différences entre les deux. Cela vient simplement du fait que le réal’ n’a PAS lu le livre ! Eh ouais ! J’balance !
Mais avant de jeter la pierre, figurez-vous que Philip K. Dick a adoré le film ! Selon lui, les deux sont complémentaires ! Je pense donc pouvoir affirmer que les deux sont indissociables. Comme quoi, toutes les adaptations de roman au cinéma ne sont pas nulles, n’est-ce pas ?

Et petit bonus, en l’honneur de la nouvelle version cinématographique à paraître, en voici le trailer !

(1)Pardon ? C’était il y a 25 ans ? Oui bon ! À l’époque où l’histoire a été écrite c’était le futur.
(2)Ce qui sera possible 1992, j’en suis sûr !
(3)Il peut sur ce point être rapproché d’une autre œuvre, Demain les Chiens (City en anglais), de Clifford D. Simak, qui se définit, lui, comme un roman philosophique.
(4)Blader Runner, 1982, Ridley Scott. Merveilleuse interprétation de la part de Harrison Ford et Rutger Hauer

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (7)

Sauf erreur de ma part, voici notre dernier billet concernant les films d’animations oubliés des années 1990. Alors nous allons faire les choses en grands et vous présenter un film qui parle de personnes minuscules !

DonBluthThumbelinaPoucelina, de Don Pluth (1994)

C’est une adaptation du conte de Chritian Hans Andersen, La petite poucette. Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas : c’est l’histoire d’une femme qui ne pouvait pas avoir d’enfant et qui, pour réaliser son rêve, avait demandé l’aide d’une magicienne. C’est ainsi que naquit Poucelina, dans une fleur. Pas plus haute qu’un pouce, elle rêvait de conte de fée. Un jour, le prince des fées atterrit chez elle et c’est ainsi que ses ennuis commencèrent : kidnapping, tentative de mariage forcé, enfer des maisons closes avec des cafards, Winter is coming, etc …

Mon avis :

Sur le plan technique, le film est magnifique. Les images sont belles, l’animation magique; le doublage pas mal et les chansons rentent bien dans la tête, bien que l’une d’elle ait obtenu un Razzie. Mais le défaut de ce film d’animation, c’est son scénario décousu et ses personnages ridicules. En effet, le film est bourré de gros clichés. Poucelina est une cruche finie à qui l’on finit par souhaiter tous les malheurs, le prince fait n’importe quoi pour la délivrer quitte à être transformé en congère.

Personnellement, j’ai toujours pris ce film au 15ème degré. C’est parce qu’il est tout pourri, qu’il m’amuse !

Voici quelques chansons emblématiques de Poucelina :

Quand elle chante avec ses kidnappeurs, parce que c’est plus festif :

Quand elle travaille pour des cafards au sein d’un cabaret/maison close :

Celle que j’ai dans la tête quand tout est foutu d’avance :

Et celle que vous attendez tous, celle qui a gagné un Razzie et on sait pourquoi :

J’espère que nos excursions dans les films d’animations des années 1990 vous auront plu.
En tout cas, ne vous inquiétez pas, nous avons toujours notre machine temporelle et des tas d’avis cinéma à partager avec vous !

See You Soon !

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (6)

Pour ce mercredi  à la recherche des trésors oubliés, je vais vous parler d’une princesse et d’un ballet. Vous voyez déjà où je vais en venir ?

1211067148158d744de5d2b451fdc3f3Le cygne et la princesse, de Richard Rich (1994)

L’histoire

Il était une fois un couple royal qui se désespérait d’avoir un jour un enfant. Lorsqu’ils eurent enfin ce bébé, ils le nommèrent Juliette (Odette en V.O.) et l’emmenèrent visiter les royaumes voisins. Une de ses visites fit germer dans l’esprit étroit de son paternel et d’une reine voisine une idée : et si on mariait nos enfants lorsqu’ils seront majeurs ! Pour assouvir leur plan, ils décidèrent de faire se rencontrer leurs enfants tous les étés (ils ne veulent pas d’un mariage forcé après tout). Un jour, la belle Juliette et le prince Arthur (Dereck en V.O.) finissent par tomber amoureux. Seulement, le prince est un gros nigaud, il s’y prend mal et la princesse s’enfuit avec son père. Durant le voyage retour, ils se font attaquer par un méchant magicien qui abuse un peu trop du polynectar, si vous voulez mon avis. Zoom, le père meurt, Juliette est condamnée à rester un cygne en journée et pour la suite, je vous invite à regarder le film ! 😉

Mon avis :

Par le dessin et l’animation, on ne s’étonnera pas de savoir que Richard Rich est un ancien directeur de l’animation chez Disney. Il s’agit d’une énième interprétation du Lac des cygnes de Tchaïkovski où tout finit bien pour une fois.

Les chansons sont sympas et restent bien dans la tête. Les personnages secondaires sont tous magiques et rendent ce film d’animation inoubliable. Certes c’est une histoire de princesse en détresse, qui avait les moyens depuis le début de se sauver toute seule mais il y a tout de même des petits passages révolutionnaires si on compare à un Cendrillon, autre histoire de princesse et de balais.

Prince Derek: What? You’re all I ever wanted. You’re beautiful!
Odette: Thank you. But what else?
Prince Derek: What else?
Odette: Is beauty all that matters to you?
Queen Uberta: Derek, what else?
Prince Derek: [stammers; to Odette] What else is there?
Rogers: What else is there?! She says, « Is beauty all that matters? », and you say, « What else is there? »!
Prince Derek: It was dumb. I know!
Rogers: You should write a book: How To Offend Women In Five Syllables or Less.

C’est un film d’animation qui n’est pas si « cul-cul » que ça contrairement aux avis que j’ai pu lire. Ça reste un bon souvenir d’enfance et toujours une référence (contrairement aux nombreuses suites qui ont suivi qui comme pour les suites Disney de la même époque sont affreuses, effrayantes et sans rapport avec le premier).

Bref, je décernerais une mention spéciale à la chanson du méchant que je rechante volontiers quand j’ai été trop gentille/naïve à mes dépens et que je cherche à me motiver à être moins souple (ce qui arrive plus souvent que je ne le voudrais) :

A mercredi prochain !

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (5)

Grahame : « When I was young, we always had mornings like this. »

Aujourd’hui je vais évoquer avec vous un film d’animation basé sur un classique de la littérature anglaise, une fantaisie animalière. L’ouvrage de l’écossais Keneth Grahame, publié en 1908 n’a jamais cessé de faire travailler l’imagination des enfants et des plus grands à travers les âges. Il a été réinterprété de milles manières sur différents supports. Vous avez deviné de quel film d’animation je vais vous parler ?

Le_Vent_dans_les_saulesLe vent dans les saules,

de Dave Unwin (1995)

L’histoire :

Vous êtes posé sur les berges d’une rivière, vous sentez le vent dans les saules murmurer dans vos oreilles. Quand soudain, vous apercevez un richissime et vaniteux crapaud qui s’est entiché d’un drôle d’engin à moteur. Il berne une blanchisseuse, un juge, la police, et entraîne ses amis, Taupe, Raton, Blaireau dans une suite d’aventures incroyables… qui a mérité d’avoir une suite en 1996.

Les saules en hiver

Nos amis sont confrontés à la violence de l’hiver. L’un d’eux disparait durant une tempête de neige. Monsieur Crapaud, qui ne sait pas assagit, se propose pour le retrouver à bord de son nouveau jouet, un magnifique avion. Là encore, nos amis vont vivre des aventures pleines de péripéties, qui n’auraient pas été aussi drôle sans l’intervention de Monsieur Blaireau.

Mon avis :

J’aime le mélange de prises de vue en décor réel et d’animation, cette grand-mère qui raconte une histoire ancienne, loufoque et pleine de sagesse à ses petits enfants. C’est une fresque poétique magnifique. Ma moitié n’a pas tenu longtemps devant. Par conséquent, même si la durée du film est courte, je ne pense pas que beaucoup d’enfants tiendront devant. C’est un film qui invite à prendre son temps (du moins pour l’intro). S’ils tiennent bon, ils adoreront voir les mésaventures du crapaud et sa couardise !

La suite est magique. Je crois que je l’aime encore plus !

A mercredi prochain !