13 Reasons Why

Pour ce #VendrediLecture, nous allons parler du roman derrière la série à succès de Netflix, 13 Reasons Why.

Treize_raisons13 raisons, de Jay Asher
Editions : Albin Michel

C’est l’histoire d’une jeune fille, Hanna Backer, qui avant de se donner la mort, envoie une boîte à chaussure contenant 7 cassettes à un garçon, Justin. Celui-est chargé de renvoyer ce carton à la personne suivante dans la liste. Et ainsi de suite, comme toutes ces chaînes de mails internet des années 2000. Sauf que les personnes de cette liste sont les raisons du suicide d’Hanna.

Nous écoutons les cassettes audio (elle aurait pu faire un VHS à ce niveau là) expliquant les 13 raisons du suicide d’Hanna en compagnie de Clay Jensen, un jeune lycéen qui aimait Hanna.

L’effet d’une bombe

C’est un roman atypique que l’on peut classer dans la fameuse catégorie « tuniraspastecoucher » ! Le thème abordé est douloureux et difficile à aborder. Pourtant Jay Asher a su le traiter de façon originale, du point de vu adolescent, avec toute la théâtralité dont on est capable  à cet âge et sans tomber dans le pathos.

C’est l’histoire d’une fille avec une personnalité forte et un bon sens de l’humour qui subit le poids de la rumeur, du harcèlement, de la trahison. Une fille romantique, espiègle, pleine d’imagination qui croquait la vie à pleines dents jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse du mauvais garçon. Bref elle est totalement attachante, même dans ses vengeances qui sont la preuve qu’elle cherche à survivre.

En lisant ce livre, je me suis totalement replongée dans ma propre adolescence à revivre toutes ses petites humiliations, ces moments où tout ce que je voulais, c’est qu’on m’oublie. Je vous rassure, il y avait des moments sympas aussi. Mais je n’ai pas oublié que le lycée, ça craint !

Le récit est dynamique et vous n’irez pas vous coucher avant de connaitre les 13 raisons d’Hanna. Ce n’est pas une apologie du suicide adolescent, au contraire. Tout ce que vous espérez en lisant ce livre, c’est un retournement de situation. Que cette tentative ait finalement échouée.

Pour conclure, je dirais que j’ai eu un vrai coup de cœur pour 13 raisons, mais que j’ai besoin d’un bon roman tout joyeux derrière ça. Bref, à lire avant de regarder la série, sans préjugé et quand tout baigne dans votre vie !

Bonne lecture !

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

Un problème de voisinage ? Vous avez toujours rêvé d’un appartement pas cher dans un immeuble débarrassé de tous ses emmerdeurs ? Philip K. DICK l’a imaginé pour vous en écrivant Do androids dream of electric sheeps ? (En français Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?). Vous connaissez peut-être déjà le film dont il est l’adaptation : Blade Runner.

couverture blade runner 2008Titre original : Do androids dream of electric sheeps ?
Titre français : Blade runner
Auteur : Philip K. Dick
Edition : J’ai Lu 2008
Traducteur : Serge Quadrupanni

L’histoire de passe dans un futur très proche, en 1992 (1). L’holocauste nucléaire tant redouté a eu lieu et la vie a été quasiment rayée de la Terre. La majeure partie des espèces s’est éteinte et l’homme lui-même n’est pas au mieux de sa forme. Les continuelles retombées radioactives ne laissent pour ainsi dire plus que deux choix aux êtres humains : rester sur place et subir les affres de la radioactivité ou partir sur mars (2). Autant dire qu’avec le peu de monde qui reste, le prix de l’immobilier est au plus bas, ce qui fait que chaque foyer se retrouve seul occupant d’immeubles entiers. Pour combler la solitude et aussi pour se donner l’illusion de recoller les morceaux de cette terre dévastée, l’homme a pris l’habitude d’adopter des animaux. Ceux qui ont les moyens peuvent se permettre le luxe d’en avoir des vrais, tandis que les plus modestes choisissent d’en adopter des électriques.

A travers cette vision particulièrement sinistre de l’avenir, Philip K. Dick nous propose sa vision de l’être humain ainsi que sa relation envers les autres formes de vie, humaines ou non. Se pose alors une série de questions. Qu’est-ce que l’être l’humain ? Qu’est-ce qu’une machine ? Qu’est-ce qui les différencie ?

Si ces trois questions sont relativement vite et clairement traitées, le lecteur est amené à se poser de lui-même beaucoup d’autres questions qui, elles restent un peu sans réponse. Un peu car, en fin de compte, chaque question que vous pourrez vous poser sont purement philosophiques et, en ce sens, c’est à vous-même qu’il adviendra de trouver des réponses qui seront les vôtres ! C’est d’ailleurs, je trouve, ce qui fait un bon roman d’anticipation (3).

Très rythmé et assez facile à lire, c’est une œuvre poignante, puissante. Philip K. Dick nous tient en haleine tout au long du récit, sans trêve. La tension est telle qu’on finit par partager le sentiment d’égarement des protagonistes. On finit le livre sur les genoux, l’estomac retourné par un dénouement qui pourtant ne devrait être qu’une futilité, un acte manqué.

Si vous avez vu le film Blade Runner (4) et que vous lisez le livre, vous remarquerez d’énormes différences entre les deux. Cela vient simplement du fait que le réal’ n’a PAS lu le livre ! Eh ouais ! J’balance !
Mais avant de jeter la pierre, figurez-vous que Philip K. Dick a adoré le film ! Selon lui, les deux sont complémentaires ! Je pense donc pouvoir affirmer que les deux sont indissociables. Comme quoi, toutes les adaptations de roman au cinéma ne sont pas nulles, n’est-ce pas ?

Et petit bonus, en l’honneur de la nouvelle version cinématographique à paraître, en voici le trailer !

(1)Pardon ? C’était il y a 25 ans ? Oui bon ! À l’époque où l’histoire a été écrite c’était le futur.
(2)Ce qui sera possible 1992, j’en suis sûr !
(3)Il peut sur ce point être rapproché d’une autre œuvre, Demain les Chiens (City en anglais), de Clifford D. Simak, qui se définit, lui, comme un roman philosophique.
(4)Blader Runner, 1982, Ridley Scott. Merveilleuse interprétation de la part de Harrison Ford et Rutger Hauer

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (7)

Sauf erreur de ma part, voici notre dernier billet concernant les films d’animations oubliés des années 1990. Alors nous allons faire les choses en grands et vous présenter un film qui parle de personnes minuscules !

DonBluthThumbelinaPoucelina, de Don Pluth (1994)

C’est une adaptation du conte de Chritian Hans Andersen, La petite poucette. Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas : c’est l’histoire d’une femme qui ne pouvait pas avoir d’enfant et qui, pour réaliser son rêve, avait demandé l’aide d’une magicienne. C’est ainsi que naquit Poucelina, dans une fleur. Pas plus haute qu’un pouce, elle rêvait de conte de fée. Un jour, le prince des fées atterrit chez elle et c’est ainsi que ses ennuis commencèrent : kidnapping, tentative de mariage forcé, enfer des maisons closes avec des cafards, Winter is coming, etc …

Mon avis :

Sur le plan technique, le film est magnifique. Les images sont belles, l’animation magique; le doublage pas mal et les chansons rentent bien dans la tête, bien que l’une d’elle ait obtenu un Razzie. Mais le défaut de ce film d’animation, c’est son scénario décousu et ses personnages ridicules. En effet, le film est bourré de gros clichés. Poucelina est une cruche finie à qui l’on finit par souhaiter tous les malheurs, le prince fait n’importe quoi pour la délivrer quitte à être transformé en congère.

Personnellement, j’ai toujours pris ce film au 15ème degré. C’est parce qu’il est tout pourri, qu’il m’amuse !

Voici quelques chansons emblématiques de Poucelina :

Quand elle chante avec ses kidnappeurs, parce que c’est plus festif :

Quand elle travaille pour des cafards au sein d’un cabaret/maison close :

Celle que j’ai dans la tête quand tout est foutu d’avance :

Et celle que vous attendez tous, celle qui a gagné un Razzie et on sait pourquoi :

J’espère que nos excursions dans les films d’animations des années 1990 vous auront plu.
En tout cas, ne vous inquiétez pas, nous avons toujours notre machine temporelle et des tas d’avis cinéma à partager avec vous !

See You Soon !

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (6)

Pour ce mercredi  à la recherche des trésors oubliés, je vais vous parler d’une princesse et d’un ballet. Vous voyez déjà où je vais en venir ?

1211067148158d744de5d2b451fdc3f3Le cygne et la princesse, de Richard Rich (1994)

L’histoire

Il était une fois un couple royal qui se désespérait d’avoir un jour un enfant. Lorsqu’ils eurent enfin ce bébé, ils le nommèrent Juliette (Odette en V.O.) et l’emmenèrent visiter les royaumes voisins. Une de ses visites fit germer dans l’esprit étroit de son paternel et d’une reine voisine une idée : et si on mariait nos enfants lorsqu’ils seront majeurs ! Pour assouvir leur plan, ils décidèrent de faire se rencontrer leurs enfants tous les étés (ils ne veulent pas d’un mariage forcé après tout). Un jour, la belle Juliette et le prince Arthur (Dereck en V.O.) finissent par tomber amoureux. Seulement, le prince est un gros nigaud, il s’y prend mal et la princesse s’enfuit avec son père. Durant le voyage retour, ils se font attaquer par un méchant magicien qui abuse un peu trop du polynectar, si vous voulez mon avis. Zoom, le père meurt, Juliette est condamnée à rester un cygne en journée et pour la suite, je vous invite à regarder le film ! 😉

Mon avis :

Par le dessin et l’animation, on ne s’étonnera pas de savoir que Richard Rich est un ancien directeur de l’animation chez Disney. Il s’agit d’une énième interprétation du Lac des cygnes de Tchaïkovski où tout finit bien pour une fois.

Les chansons sont sympas et restent bien dans la tête. Les personnages secondaires sont tous magiques et rendent ce film d’animation inoubliable. Certes c’est une histoire de princesse en détresse, qui avait les moyens depuis le début de se sauver toute seule mais il y a tout de même des petits passages révolutionnaires si on compare à un Cendrillon, autre histoire de princesse et de balais.

Prince Derek: What? You’re all I ever wanted. You’re beautiful!
Odette: Thank you. But what else?
Prince Derek: What else?
Odette: Is beauty all that matters to you?
Queen Uberta: Derek, what else?
Prince Derek: [stammers; to Odette] What else is there?
Rogers: What else is there?! She says, « Is beauty all that matters? », and you say, « What else is there? »!
Prince Derek: It was dumb. I know!
Rogers: You should write a book: How To Offend Women In Five Syllables or Less.

C’est un film d’animation qui n’est pas si « cul-cul » que ça contrairement aux avis que j’ai pu lire. Ça reste un bon souvenir d’enfance et toujours une référence (contrairement aux nombreuses suites qui ont suivi qui comme pour les suites Disney de la même époque sont affreuses, effrayantes et sans rapport avec le premier).

Bref, je décernerais une mention spéciale à la chanson du méchant que je rechante volontiers quand j’ai été trop gentille/naïve à mes dépens et que je cherche à me motiver à être moins souple (ce qui arrive plus souvent que je ne le voudrais) :

A mercredi prochain !

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (5)

Grahame : « When I was young, we always had mornings like this. »

Aujourd’hui je vais évoquer avec vous un film d’animation basé sur un classique de la littérature anglaise, une fantaisie animalière. L’ouvrage de l’écossais Keneth Grahame, publié en 1908 n’a jamais cessé de faire travailler l’imagination des enfants et des plus grands à travers les âges. Il a été réinterprété de milles manières sur différents supports. Vous avez deviné de quel film d’animation je vais vous parler ?

Le_Vent_dans_les_saulesLe vent dans les saules,

de Dave Unwin (1995)

L’histoire :

Vous êtes posé sur les berges d’une rivière, vous sentez le vent dans les saules murmurer dans vos oreilles. Quand soudain, vous apercevez un richissime et vaniteux crapaud qui s’est entiché d’un drôle d’engin à moteur. Il berne une blanchisseuse, un juge, la police, et entraîne ses amis, Taupe, Raton, Blaireau dans une suite d’aventures incroyables… qui a mérité d’avoir une suite en 1996.

Les saules en hiver

Nos amis sont confrontés à la violence de l’hiver. L’un d’eux disparait durant une tempête de neige. Monsieur Crapaud, qui ne sait pas assagit, se propose pour le retrouver à bord de son nouveau jouet, un magnifique avion. Là encore, nos amis vont vivre des aventures pleines de péripéties, qui n’auraient pas été aussi drôle sans l’intervention de Monsieur Blaireau.

Mon avis :

J’aime le mélange de prises de vue en décor réel et d’animation, cette grand-mère qui raconte une histoire ancienne, loufoque et pleine de sagesse à ses petits enfants. C’est une fresque poétique magnifique. Ma moitié n’a pas tenu longtemps devant. Par conséquent, même si la durée du film est courte, je ne pense pas que beaucoup d’enfants tiendront devant. C’est un film qui invite à prendre son temps (du moins pour l’intro). S’ils tiennent bon, ils adoreront voir les mésaventures du crapaud et sa couardise !

La suite est magique. Je crois que je l’aime encore plus !

A mercredi prochain !

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (4)

Alors que l’on nous annonce le retour du Tamagotshi et des Minikeum sur France Télévision, nous poursuivons notre voyage temporel !
Les années 1990 ont aussi été marquées par l’écologie. Sur le petit écran, il y avait Captain Planet et sur le grand écran, un film d’animation oublié …

FerngullyLes Aventures de Zak et Crysta dans la forêt tropicale de FernGully, de Bill Kroyer

L’histoire :
Dans la forêt de FernGully, la jeune fée Crysta apprend la magie des plantes et l’histoire de son peuple auprès de l’esprit Magie-lune qui protège l’équilibre de la forêt. Un jour, Crysta décide de partir à l’aventure en zone interdite, sur la montagne du danger. Elle y rencontre Zak, un jeune humain, amateur de musique rock qui fait partie de l’équipe chargée de détruire la forêt. En voulant l’aider, elle lui jette un sort qui le fit devenir aussi petit qu’elle. Elle le ramène alors chez elle, dans la forêt. Crysta lui apprend comment vivre en harmonie avec la nature et lui montre les dégâts occasionnés par la main de l’homme. Malheureusement, les autres humains continuent leur labeur et libèrent accidentellement Hexxus (Tim Curry), le génie de la destruction, qui était coincé dans un arbre.

Mon avis :
Ce film d’animation australo-américain est un pur plaidoyer pour la sauvegarde des grandes forêts. C’est un moment poétique, magique, plein d’humour avec des couleurs chatoyantes. L’animation 2D est juste magnifique. Pour ce qui est des personnages, Crysta est une oie blanche avec des super pouvoirs, Zak est l’archétype du jeune des années 90, avec son Walkman collé sur les oreilles et les animaux de la forêt méritent d’être connus (surtout Bat’ joué par Robin Williams). Les chansons sont dynamiques même si le doublage français n’est pas génial. Bref, il aurait été parfait avec je sais pas moi … une héroïne à la hauteur de ses pouvoirs magiques !

A mercredi prochain pour un nouveau Back to the 90’s !

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (3)

C’est mercredi, le jour idéal pour ouvrir la brèche de la nostalgie ! Je vous emmène dans la plus fantastique bibliothèque du monde, au côté d’acteurs mythiques, Macaulay Culkin (l’enfant qui ratait les avions) et Christopher Lloyd (Doc de Retour vers le futur) avec un film américain mêlant animation et prises de vue réelle (nan, ce n’est pas Roger Rabbit, qui date de 1988). Vous avez une petite idée ?

the-pagemaster-movie-poster-1994-1020367982Richard au pays des livres magiques, 1995

de Joe Johnston et Maurice Hunt

Le synopsis :

C’est l’histoire d’un jeune garçon, un souffre-douleur, Richard. Un jour, alors qu’il était parti faire les courses à vélo, une tempête éclate. Pris de panique, il se trompe de chemin et se voit obligé de se réfugier dans la bibliothèque municipale. Il se retrouve alors entraîné dans un univers animé fantastique ou les personnages légendaires des classiques de la littérature deviennent réels. Il se lie rapidement d’amitié avec trois livres : Fantaisie (Whoopie Goldberg en V.O.), Horreur (Frank Welker) et Aventure (Patrick Stewart). Ensemble, ils aideront Richard a affronté ses peurs.

Mon avis :

C’est un véritable plaisir de retrouver des membres de Star Trek dans un film d’animation. Patrick Stewart n’est autre que le capitaine Jean-Luc Picard, Whoopi Goldberg jouait Guinan, Leonard Nimoy était Mr. Spock, Christopher Lloyd en Kruge dans Star Trek III: The Search for Spock, Ed Begley, Jr. n’est autre que Henry Starling qui a joué dans deux épisodes de Star Trek: Voyager, George Hearn fut Dr. Berel dans un épisode de Star Trek: The Next Generation, et enfin B.J. Ward a joué énormément de personnages dans les jeux vidéos Star Trek. D’ailleurs, le compositeur de notre film d’animation,  James Horner a aussi composé pour  Star Trek II: The Wrath of Khan et Star Trek III: The Search for Spock.

Outre de très bons acteurs, c’est un film qui nous embrase et fait brûler notre imagination. Il nous donne envie de lire tous un tas d’histoire et nous rend plus courageux. Qui n’a pas envie de voir les héros de ses romans prendre vie, de se retrouver projeté à Poudlard ou 20 000 lieues sous les mers ?

Bon, je pense que je n’aimerais pas me retrouver dans un Franck Thillier ou dans le dernier Werber. C’est un plan à devenir fou ou mourir d’une peste de mauvais goût !

Enfin pour en revenir au film, ce n’est pas étonnant de voir qu’il est donné lieu à un jeu vidéo, The pagemaster pour SuperNitendo et  GameBoy. Ce dernier est une vrai déception d’ailleurs.

Pour conclure, je vous conseille ce film en V.O., en sachant qu’il donnera à vous et à vos enfants si vous en avez l’envie de lire et de combattre des dragons !

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (2)

Nous continuons notre voyage temporel dans les films d’animation oublié des années 1990 avec un thème classique de cette époque, un thème qui a transformé beaucoup de gamins de cette décennie en paléontologues de renom : les dinosaures !

We're_Back!_Movie_PosterLes Quatre Dinosaures et le Cirque Magique (1993)
Réalisé par Phil Nibbelink, Dick Zondag, Ralph Zondag, Simon Wells et produit par Steven Spielberg et Steve Hickner

Synopsis :
Dans un monde parallèle, le professeur Bon Œil et son assistant extraterrestre vendeur au porte-à-porte font manger à quatre dinosaures des céréales qui les rendent pacifiques et intelligents. Le professeur a inventé une machine à bulle qui permet de voir les rêves des enfants dans le XXe siècle. Tous les enfants rêvent alors de voir des dinosaures. Nos amis décident de voyager dans le futur pour réaliser ces rêves. Toutefois, il devront faire face aux méchantes ambitions du professeur Mauvais Œil lui souhaite faire d’eux l’attraction majeure de son cirque magique. Avec l’aide de deux enfants des rues, Louis et Cécilia, nos quatre dinosaures auront droit à une grande aventure.

Mon avis :
Adapté du roman de Hudson Talbott intitulé « We’re Back ! A Dinosaur’s Story », c’est un film d’animation de qualité, fluide, groovy, loufoque et au couleurs chatoyantes. Certaines scènes, notamment avec le ptérodactyle, sont saisissantes. On appréciera aussi de voir le petit clin d’œil à Jurassic Park. Ce qui pêche dans ce film d’animation, c’est l’histoire qui est trop courte et qui ne nous laisse pas vraiment le temps de nous attacher aux quatre dinosaures. Je ne vous parle même pas des personnages secondaires, que ce soit les enfants ou le professeur fou dont les personnalités sont à peine esquissées.
Même s’il manque un peu d’humour, c’est un bon souvenir.

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (1)

Aujourd’hui, l’exposition Môme & Cie ouvre ses portes à la Cinémathèque française. Elle présente tous les types de cinémas liés à l’enfance, animation, documentaire et fiction comme un miroir au prince (si vous voulez en savoir plus sur l’exposition, cliquez ICI).

Cela m’a donné envie d’évoquer avec vous ce qui a composé mon enfance, ces films d’animation des années 1990 (hors manga) tombés dans les limbes de l’oubli. Plutôt que de vous présenter un simple top ten de ces trésors perdus, j’ouvre aujourd’hui ce qui sera notre petit rendez-vous du mercredi pour un petit bout de temps ! 😉

Alors attachez vos ceintures, nom de Zeus !

back to the futur

Freddie, la grenouille ou Freddie as F.R.0.7.

Freddie_as_F.R.O.7_FilmPosterCe film d’animation britannique de 1992 est comme son nom le laisse penser, une parodie de James Bond.

Le synopsis :
Il était une fois, dans la principauté monégasque médiévale, un jeune garçon âgé de 10 ans, Freddie, qui avait tout comme son père des pouvoirs magiques. Un jour, il perdit son père dans un mystérieux accident. Sa tante devint alors régente en attendant que Freddie atteigne l’âge de la majorité. Il découvrit bien vite que sa tante avide de pouvoir ne tenait pas à le voir un jour devenir roi. C’est ainsi qu’avec ses pouvoirs magiques, elle tenta de le tuer. Mais au lieu de périr sous son joug, il devint tout petit et tout vert. Il vécu des siècles avec ses amis amphibiens et Nessie, avant de grandir et grandir pour atteindre taille humaine dans les années 1990 et devenir agent secret.
À Londres, des monuments historiques se mettent alors à disparaître les uns après les autres. Désemparé, le gouvernement britannique se décide à agir en faisant appel au meilleur agent secret français : Freddie, alias F.R.0.7.

Valet : Sir, F.R.0.7. has just arrived, in an incredible automobile.
Brigadier : Ah! Good. Show him in.
Valet : Um, yes sir, just to warn you, though… he’s a frog.
Brigadier : That’s no way to talk about our loyal French allies!
Valet : No, sir, what I mean is, he’s green.
Brigadier : Nonsense! He’s their most experienced man!
Valet : Hmmm… I’ll show him in, shall I?

Mon avis :
C’est un grand malheur que la V.F. originale n’existe qu’en VHS. Certes, il a été réédité en DVD sous le titre Freddie la grenouille, mais la nouvelle version a été coupée, remaniée et les voix changées par des version québecoises affreuses. Puisque nous avons perdu cette version, je vous conseille de le voir en V.O..
Je ne comprendrais jamais pourquoi ce film a fait un four commercial, je l’ai toujours trouvé drôle et intelligent.  J’ai du le regarder une bonne centaine de fois si j’en crois l’usure de mon VHS.
C’est un film d’animation bourré d’humour et de références, de personnages hauts en couleurs, profonds et charismatiques, de chansons magiques. Je vous laisse en juger avec la chanson de Nessie …

et Evilmania, la chanson de la vilaine … le SSssserpent gouvernera le monde … Oo

A mercredi prochain pour un nouveau voyage animé dans les années 90 !

Avant première de la Belle et la Bête au Grand Rex

« I want adventure in the great wide somewhere.
I want it more than I can tell.
And for once it might be grand
To have someone understand
I want so much more than they’ve got planned. »
Belle, Beauty and the Beast

Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, ça fait des mois que je meurs littéralement d’envie de voir la Belle et la Bête de Disney version film. Et donc, quand j’ai vu qu’il y avez des places en avant première au grand Rex, j’ai foncé !

Affiche Beauty and the Beast

Vous avez certainement déjà vu les teasers et lu les premières critiques qui sont plutôt mitigées. Et oui les gens, ce n’est ni une version Cocteau, ni une version les contes de Grimm sur TMC et encore moins une version joli Album photo avec mauvaise actrice qui gâche tout (oui je parle de la version Léa Seydoux). What did you expect ?

Oubliez tout ça et suivez moi dans un lieu fantastique pour une avant première de rêve !

Bon pour le lieu fantastique, c’est à revoir : les sous sols du grand Rex, c’est moyen moyen. Heureusement les cosplayers et le film font vite oublier l’endroit et la chaleur moite qui s’y diffuse. Les chansons sont merveilleuses (mention spéciale à la chanson de la Bête, Evermore), les costumes dingues et les décors magiques. Emma Watson a rendu le personnage de Belle complètement Badass, Josh Gad est un Lefou attachant, le plus beau, c’est Gaston et la Bête est plus humaine que jamais !

Autre point intéressant, toutes les questions que l’on se posait à la fin du dessin animé trouvent enfin leurs réponses. Si vous savez bien ! Est-ce que Madame Samovar a 36 enfants et un préféré ? Est ce que belle à le syndrome de Stockholm ? Pourquoi est ce qu’elle le regarde comme ça lorsqu’il se transforme à la fin, n’a-t-elle rien vu venir ?

Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler.

Pour conclure, je vous dirais simplement que ce film est magique, qu’en sortant du cinéma, on a tout de suite envie de le revoir et je vous conseille de le visionner en V.O.!

N.B. : Ne plus jamais aller aux avant premières liées aux Rotary Club, surtout quand on n’est pas membre.

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