Mercredi, on joue (9)

C’est le premier Mercredi des Soldes en France mais c’est également les Soldes en Angleterre ! Pour vous mieux vous y préparer, on vous propose aujourd’hui un Mercredi, on joue spécial « Comment se repérer à Londres ? »

Et bien sûr, le jeu idéal pour apprendre à se déplacer à Londres n’est autre que :

Scott-land Yard !

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C’est un jeu de société coopératif qui a été créé en 1983 par Werner Schlegel, Dorothy Garrels, Fritz Ifland, Manfred Burggraf, Werner Scheerer et Wolf Hoerman.
Vous avez face à vous une carte du centre de Londres et votre mission, si vous l’acceptez et de capturer Myster X avant son 24ème mouvement sur la carte… ou si vous avez décidé de vous mettre dans la peau de John M… euh de Myster X, votre mission sera d’échapper à la police ! Et oui, c’est un jeu asymétrique !

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Sur cette carte, les joueurs se déplacent en métro, en bus ou en taxi. Les tracés des différents mode de transport sur la carte sont assez proche du modèle réel. Vous retrouverez une bonne partie des incontournables touristiques comme le musée Sherlock Holmes ou le British Museum.

Le joueur qui est entré dans la peau de Myster X est reconnaissable à sa casquette ridicule, qui masque les mouvements de ses yeux sur la carte afin qu’il ne trahisse pas sa position. Toutefois, à certains moments du jeu, vous connaîtrez la position de Myster X (au 3ème tour par exemple). Il indique son moyen de transport sauf s’il utilise une carte noire. Il peut aussi utiliser une carte coup double et se déplacer deux fois plus vite que vous.

En théorie, plus il y a de détectives, plus les chances de survie de Myster X sont réduites. Vous pouvez y jouer à deux sans souci. Votre partie sera tout aussi pimenté si ce n’est plus qu’à plusieurs si ce n’est plus !

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J’ajoute à ce court billet Mercredi, on joue quelques bons plans shopping à Londres :

Direction Trafalgar Square :

The national Café : Au Rez-de-Chaussez de l’aile Est de la Nationale Gallery, pour un petit déjeuner, un thé, des gâteaux, des sandwichs ou des plats cuisinés. La vue est chouette et l’ambiance est sympa. Pour en savoir plus : Cliquez ICI.

Direction Convent Garden :

Foyles : C’est la librairie incontournable lorsque l’on va à Londres. Je vous conseille d’y aller avec une bonne paire de baskets parce que vous risquez de passer pas mal de temps là dedans. Au fait, c’est aussi le paradis des musiciens (vous y trouverez des partoches et un disquaire de jazz au premier étage). Pour en savoir plus : Cliquez ICI.

Forbiden Planet Megastore : Le temple des geeks. Vous y trouverez figurines, livres, magazines, des T-shirts, des Pins, des DVDs  etc…. Pour en savoir plus : Cliquez ICI.

Oxfam Shop :  un Charity Shop dont la devanture ne paye pas de mine (c’est là où les riches anglaises fortunées vident leurs dressing en faveur d’association caritative) pour trouver des marques de haute couture à des prix abordables. Pour en savoir plus : Cliquez ICI.

Stanford : la plus grande et la plus vieille librairie consacrée au Voyage. C’est un lieu magnifique qui vous fera rêver de vos prochains voyages et vous pourrez y faire plastifier votre carte ! Pour en savoir plus : Cliquez ICI.

Il y a évidemment pleins d’autres boutiques, restaurants et bars à visiter ! Mais ça, c’est une autre histoire. Je vous conseille le petit guide Geoguide Shopping à Londres chez Gallimard et à toujours sortir des sentiers battus pour faire vos propres découvertes !

Vous voici désormais armé pour passer un bon week-end de Shopping à Londres ou quelques agréables heures de jeu avec Scott-land Yard ! Vous finirez bien par l’avoir ce satané Myster X !
Et si vous avez le budget, notez qu’il existe une version New-York et une autre Suisse !

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N.B. : il est fortement déconseillé de jouer avec son chat (surtout celui là). Les chats sont de mauvais joueurs et surtout de mauvais Myster X !

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Mercredi, on joue (8)

Cette semaine, nous allons vous demander de préparer avec vous des tubes d’Arnica, de la crème solaire et tout autre objet que vous emmèneriez avec vous si vous deviez rester coincé sur une île déserte. Ne soyez pas timide, nous savons que vous êtes rodé à la question depuis que vous avec vu les ours polaires de Lost, construit un radeau de survie avec Wilson dans Seul au Monde et découvert que rester pieds joints sur une poutre dans Koh Lanta ne servait franchement à rien si ce n’est chopper une bonne insolation.

Cette semaine, on joue à …. TINKER ISLAND !

De mémoire de Mercredi, on joue, c’est bien la première fois que nous vous proposons un jeu sur mobile, free to play (1) ! Mais nous nous sentons obligés de vous parler de ce petit jeu édité par Kongregate qui nous a rendu totalement accroc.

L’histoire :

Mary, Jenny et Robert ont fait naufrage sur une île déserte. Avec l’aide du charismatique Joueur, vous-là, ils chercheront par tous les moyens à survivre et à s’échapper de cette maudite île.

Vous devrez alors leur donner des missions comme explorer l’île, récupérer des ressources, construire des objets et des bâtiments, combattre des créatures hostiles pendant que vous vous occuperez lascivement de votre jardin et des petits oiseaux de l’île. Pour accomplir ces missions, les naufragés ont des aptitudes plus ou moins développés, indiquées par 4 jauges (une loupe pour explorer, un marteau pour bâtir, une main pour ramasser les ressources ou aller à la mine et une épée pour combattre). Personne n’est inactif sur l’île. Il vous faudra donner à chacun une mission.

En explorant la carte, vous vous rendrez rapidement compte que cette île n’a rien de commun. Un journal d’exploration vous tiendra régulièrement informé des découvertes de vos naufragés sur l’île et vous invitera, vous leader suprême plein de bonté, à prendre des décisions pour vos naufragés ou à répondre à des énigmes. Vos décisions vous offrirons de belles récompenses ou de sacrés ennuis !

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Notre Avis :

Son apparence de jeu retro, son humour et sa jouabilité nous ont tout de suite attiré. C’est vrai, au début, nous étions un peu froid à l’idée de devoir attendre pour accomplir des actions. Mais au final on n’attend jamais longtemps, parce qu’on a un jardin à tenir et qu’il y a beaucoup d’activités qui ne prennent que 5 secondes.

C’est un petit jeu plaisant, chronophage et addictif. Il est bourré de références cinématographiques, demande d’être stratège, pose des énigmes intéressantes. D’ailleurs faites attention si vous jouez en français. Les traductions ne sont pas toujours correctes et ça peut vous jouer de mauvais tours dans la résolution d’énigme.
J’ajoute que la bande son est vraiment chouette et un dernier point, qui nous a beaucoup plu : vous pouvez y jouer hors ligne (2) !

Si vous vous sentez un peu seul en y jouant, vous trouverez une communauté de fans au taquet sur reddit : Cliquez ICI.

Ce jeu est disponible sur IOS et Android.
Vous trouverez un lien pour le télécharger gratuitement sur Google Play : en cliquant ICI.

Si vous cherchez un petit jeu mobile, drôle et sympa, installez vous sur Tinker Island !

(1)Je sais le principe du free to play vous hérisse le poil. A nous aussi. C’est vrai, combien y a t il de jeu prétendument free to play ou vous devez en réalité payer pour accéder au niveau suivant ?
Là, vous n’êtes en aucun cas obligé d’acheter pour progresser dans le jeu.
(2) La 3G, c’est comme les antibiotiques.

Mercredi, on joue ! (7)

C’est mercredi et c’est aussi l’occasion de reprendre du poil de la bête du côté d’une de nos rubriques préférées : Mercredi, on joue !
Alors, à quoi va-on jouer aujourd’hui ?

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Cette semaine, on lutte contre une invasion de bébés dans Bears vs Babies !
C’est un jeu de cartes créé par Elan Lee et Matthee Inman (ils sont aussi les inventeurs de Exploding Kittens mais ça, c’est une autre histoire) où des créatures monstrueuses terrestres, marines ou volantes doivent se battre contre d’autres créatures encore plus monstrueuses qui portent des couches et conduisent occasionnellement des tanks, des bombardiers et autres sous-marins  !

Vous trouverez deux types de cartes : les « ours » et les bébés. Les ours sont des montres de type Frankenstein que vous devez composer vous mêmes ! Vous trouverez donc dans la pile de cartes, des bras, des tentacules, une tête de pygargue, des jambes, des tutus, des troncs, des armes, etc … En face vous avez une armée de bébé (armée de terre, marine et armée de l’air).

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La guerre est commencée par la provocation des bébés lorsque vous l’avez décidé ou lorsque vous avez eu la malchance de tirer une carte provocation. Les bébés attaquent toutes les créatures des joueurs à la fois sans aucune distinctions. Le joueur gagne ou perd le round en fonction de la force de sa créature comparée à la force de la horde de bébés qu’il vient de combattre. La force est déterminée par la somme des points indiqués sur chaque carte.
L’idée principale est de provoquer l’armée de bébé avant que les créatures de vos adversaires soient assez fortes pour gagner. Il y a des cartes supplémentaires dans le jeu pour aider le joueur à renforcer son armée, ou attaquer les créatures des autres joueurs. Ces cartes se composent de chapeaux, d’outils et d’armes.
Celui qui a mangé le plus de bébé à gagner !

C’est un petit jeu très sympa et très convivial. Il déborde d’humour.
Les créatures sont très bien dessinées. Les bébés sont effrayants au possible.
C’est un jeu idéal pour une soirée entre potes ou à un apéro. Les parties durent d’ailleurs la durée d’un apéro.
Petit détail qui peut en décourager certain(e)s : les instructions sont en anglais. Mais franchement, c’est un jeu facile à comprendre et qui se maîtrise rapidement. La seule compétence, qui vous est réellement demandée, est de maîtriser l’art délicat de l’addition !
Il existe à la vente une add-on NSFW, un ajout pour adultes. Je ne l’ai pas pris car je l’ai trouvé franchement sans intérêt.

C’est un jeu qui a pu voir le jour grâce au financement participatif et qui a connu un grand succès aux États Unis.
Il est disponible sur Amazon : Cliquez ici pour y accéder.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur leur site off :
https://bearsvsbabies.com/

Si vous aussi vous avez envie d’aider les ours à sauver leur peau plutôt que de la vendre, n’hésitez pas à rejoindre notre partie ! 😉

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Héroïnes galactiques pour des fêtes hypnotiques

Pour la sortie de Star Wars VIII, nous avions envie de vous parler de conquêtes des étoiles et de guerrières intrépides et aussi de vous donner des idées cadeaux pour faire plaisir à votre sapin (après tout, lui aussi mérite d’être heureux!).

Si les téléfilms de Noël nous ont appris quelque chose, c’est que les sapins aiment qu’on leur chante des chansons et qu’on leur lise des histoires. Alors allons-y !

Good Night Stories for Rebel Girls :

Il était une fois deux entrepreneuses Elena Favilli et Francesca Cavallo, qui avaient un projet : celui de faire lire à toutes les enfants du monde entier (et aussi aux grands enfants…) des histoires vraies d’héroïnes qui se sont dépassées pour réaliser leur rêve ou pour conquérir des droits et qui n’attendent rien d’un prince charmant. Ce livre de contes 100% féminins avec ces héroïnes imparfaites mais Badass (Frida Khalo, Serena Williams, Margaret Thatcher, Cléopâtre ou encore Margaret Hamilton) ragaillardiera votre sympa sapin et pourra occasionnellement le faire rougir !

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Histoires du soir pour filles rebelles: 100 destins de femmes extraordinaires
de Elena Favilli et Francesca Cavallo
Editions : Les Arènes (2017)

Si votre sapin aime les Lego ou s’il a simplement la tête dans les étoiles, nous connaissons un set Lego qui lui plaira à coup sûr !

Le set Lego : Women of Nasa

Vous y retrouverez une fusée, Hubble, une pile de livres (qui vous changera de votre PAL) et évidemment 4 héroïnes de la conquête spatiale :

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  • l’informaticienne Margaret Hamilton qui a développé le logiciel de vol à bord des missions Apollo vers la Lune dans les années 1960. Elle est connue pour populariser le concept moderne de logiciel.
  •  l’astronaute/astropsysicienne Sally Ride qui devient la première Américaine dans l’espace en 1983. Après avoir pris sa retraite en tant qu’astronaute de la NASA, elle fonde une entreprise éducative qui encourage les enfants, en particulier les filles, à poursuivre les sciences. .
  • l’astronome Nancy Grace Roman, la «mère de Hubble». Elle est connue pour son rôle dans la planification du télescope spatial Hubble. Elle a également développé le programme de recherche en astronomie de la NASA.
  • l’astronaute/médecin/entrepreneuse Mae Jemison, qui est la première femme afro-américaine dans l’espace en 1992. Après sa retraite de la NASA, Jemison a créé une entreprise qui développe de nouvelles technologies et encourage les étudiants à étudier les sciences.

Puisque Cro me dit que je ne peux pas vous laisser comme ça avec seulement deux idées cadeaux, en voici une troisième :

« Petit oiseau, si tu n’as pas d’ailes … »

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Si notre sapin est plutôt branché étoile, nous n’oublions pas tous ces autres sapins qui adorent se coller des anges sur la tête !
Pour la somme de £80, soit le même prix qu’une magnifique paire de chaussures, vous pourrez acquérir un ange à l’effigie d’Hillary Clinton, de Beyonce ou encore de  Serena Williams. Et pour une centaine de livres en plus, vous pourrez même avoir votre ange personnalisé ! Et on dit merci à la société Women to look up to !
Pour en savoir plus : Cliquez ICI

Malheureusement pour notre sapin, mon addiction aux chaussures est plus forte !

Si avec tout ça, nous n’avons pas réussi à combler votre sapin, emmenez-le au cinéma 😉

P.S. : N’oubliez pas, même s’il a l’air solitaire, ne lui prenez surtout pas d’animal de compagnie, il ne le sortira jamais !

Mercredi, on joue ! (6)

Aujourd’hui, je vous présente un petit jeu très simple et très sympa :

5298debc5ee61TIMELINE, de Frédéric Henry
Illustré par Nicolas Fructus et Xavier Collette
Asmodee

Les règles du jeu sont d’une simplicité à l’épreuve des balles :

Il y a 110 cartes, le but est de les agencer en frise chronologique. Eh ouais.

Chaque carte représente une invention, un événement.
Chaque carte représente son événement sur les deux faces, mais une seule face en affiche la date.
Chaque joueur possède 4 cartes. Le reste des cartes constitue la pioche.
Les cartes de chaque joueur sont posées devant lui, face datée CACHÉE.
La première carte de la pioche est tirée et placée sur la table, face datée VISIBLE.
Le premier joueur place l’une de ses cartes au choix, avant ou après cette première carte, selon ses croyances, convictions, opinions politiques bref, à sa convenance.
Après cela, IL RETOURNE LA CARTE !
Si la carte a été placée correctement, c’est le tour du joueur suivant. Si la carte a mal été placée, le joueur tire une nouvelle carte de la pioche et c’est le tour du joueur suivant.
On comprend dès lors que le but est de ne plus avoir de cartes en face de soi. Comme quoi, on n’a pas toujours le choix dans la date(1).

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Timeline est un petit jeu très convivial et ludique dont le principal avantage est le peu de préparations qu’il nécessite. La boîte est toute petite donc facilement égarable rangeable voire même transportable. Car voyez-vous, c’est un petit jeu qui a toujours son succès. Au point que plusieurs extensions ont vu le jour ! Le jeu de base est multi-thème, mais on peut y rajouter un thème « sport et loisirs » ou encore « musique et cinéma », »événements », « science et exploration »(2). D’ailleurs – accrochez vous bien à votre siège pour ce que je vais vous annoncer – chaque thème possède un design propre qui les rend tous non seulement compatibles, MAIS EN PLUS facilement identifiables si vous voulez les ranger proprement chacun dans sa boîte ! Ils nous connaissent si bien !

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Ceci dit, c’est un petit jeu qui a quand même quelques défauts. Le principal est que, si vous l’aimez vraiment beaucoup, vous vous apercevrez que vous finissez par vite mémoriser les dates, ce qui altère un petit peu le jeu(3). Pas beaucoup mais un petit peu quand même. De plus, s’il est jouable à deux, il est peu intéressant de n’y jouer qu’à deux. Il faut compter 4 joueurs au minimum, en fait et c’est à partir de ce compte qu’il devient vraiment, mais vraiment passionnant.

Enfin, dernier défaut mineur, pour y avoir joué avec des historiens, il semble que certaines dates soient discutables. Pas erronées, hein ? Seulement discutables. Enfin bon, on pinaille.

Je pense pour conclure que c’est un petit must have. En fin de soirée, c’est un vrai bonheur. Je vous parle souvent de la jouabilité des jeux en cas de fatigue et vous savez quoi ? Même crevé, il se joue merveilleusement bien et peut même relancer une ambiance apaisée par la fatigue !

(1)contrepèterie de mauvais goût dont l’auteur s’excuse.
(2)En cherchant sur internet des thèmes à vous mettre en exemple, j’ai même découvert qu’il en existait un thème Star Wars. C’est gonflé, de la part de quelqu’un qui sort le 4 avant le 1 et le 7 juste après le 3.
(3)Ca me rappelle des vacances en famille lors desquelles on n’avait prévu qu’un trivial poursuit. Dès la 2e semaine, ce n’était plus qu’un jeu de dés.

Mercredi, on joue ! (5)

Pour ce Mercredi, on joue, je vais vous présenter un jeu qu’on peut emporter tellement partout que, même quand on ne l’a pas sur soi, on peut creuser le plateau dans le sol pour y jouer. J’ai nommé… l’awalé !

Mais si vous en avez assez de devoir refaire votre parquet ou que votre carrelage est trop dur, on peut tout de même le trouver en vente dans pas mal d’endroits. Celui que l’on vous affiche en photo, par exemple, vient d’un artisan de bois qu’on peut rencontrer au marché de Noël à Reims. Il est adorable et propose entre autres des boîtes trop cools avec ouvertures secrètes. Obsession boîtes, bonjour.

 

Mais revenons à nos moutons ! Voici les règles de l’awalé !

Commencez par vous munir de 48 graines, et creusez 12 trous. 6 de votre côté, 6 du côté de votre adversaire(1). Chaque trou recevra 4 graines. Le but du jeu, vous le devinez, est de s’emparer du plus de graines possibles. Pour cela…

Chaque joueur joue à tour de rôle. A son tour, il prend TOUTES les graines de l’un des trous de SON côté et les distribue une à une dans les trous suivants dans le sens trigonométrique(2).

Si la dernière graine « semée » tombe dans un trou de L’ADVERSAIRE dans laquelle se trouvent 1 ou 2 autres graines, le joueur récupère ces 3 graines ! Et j’irai même plus loin ! Si, dans le trou précédent, se trouvent 2 ou 3 graines, elles sont capturées et ainsi de suite ! Vilain affameur !

Subtilité : si une case a plus de 11 graines, un tour complet va être effectué mais la case dont on vient de retirer les graines sera sautée. On ne donne pas des graines pour les reprendre juste après, tout de même !

Dans la mesure du possible, on fait en sorte de ne pas faire de coup qui supprime toutes les graines de l’adversaire d’un coup. Ça bloquerait le jeu, et c’est naze de bloquer un jeu.
Sans surprise, le jeu finit lorsqu’il n’y a plus de graines sur le plateau ou que la partie tourne en rond. Vous comprendrez si jamais vous essayez. A ce moment, on compte les graines, et celui qui en a le plus a gagné.

Et c’est tout pour les règles(3) ! Dingue, non ? Une fois bien intégrées (une ou deux parties suffisent), le jeu devient vite très stratégique. C’est donc un jeu sympa, rapide à mettre en place, et les règles se transmettent vite. On peut donc en un rien de temps intégrer un nouveau joueur qui n’y connait rien et en faire très vite un champion !

Et pour la petite histoire strictement personnelle, j’ai connu pour la toute première fois ce jeu il y a longtemps, dans un petit jeu vidéo aujourd’hui introuvable. L’adversaire était un africain et son guépard qui ricanait lorsqu’il nous prenait des pierres. D’où l’image à la une !

Source pour les règles : http://www.african-concept.com/ Si par malheur j’ai été confus dans mes explications, des schémas accompagnent les règles.

(1)Non, ce n’est pas un jeu du pays de Galles, n’en déplaise aux fans de Kaamelott.
(2)Sens anti-horaire, bande de nouilles !
(3)Un certain nombre de variantes existent, cependant. Il s’agit là des règles communes acceptées par le plus grand nombre. Wikipedia parle même de fédération internationale.

Mercredi, on joue ! (4)

Aujourd’hui, on vous présente un jeu idéal pour l’heure du thé !

gigamic-gmte-teatime-boxright-bd-1Ce jeu, c’est Tea Time, de Emanuele Ornella
Illustré par Chiara Vercesi & Valentina Pastorino
Édité par Gigamic

2-4 joueurs

L’histoire :

La théière siffle ! Le thé est prêt et de délicieux gâteaux attendent d’être manger sur la table ! 6 personnages d’Alice au Pays des Merveilles se retrouvent pour se souhaiter un Joyeux Non-Anniversaire, mon cher ! Il y a le lapin blanc, le chat du Cheshire, la Chenille, le Chapelier fou, l’affreuse Reine de Coeur, Tweedle Dee et Tweedle Dum et leur reflet dans le monde miroir ! Votre mission, Alice, est de les collectionner !

Les règles du jeu :

Vous les trouverez en format PDF en cliquant ICI !

Mon avis :

“Curiouser and curiouser!”
― Lewis Carroll, Alice in Wonderland

Bon ok, je l’admets, je ne pouvais ni résister à jeu sur le thème d’Alice au Pays des Merveilles ni à un jeu qui porte presque le même nom que ce blog !
C’est un jeu très simple, fluide et joliment illustré. Il peut s’emmener partout, que ce soit dans un salon de thé sympa avec de très bons scones ou dans un parc à côté d’une piscine !

Ce qui est sympa aussi avec ce jeu, c’est qu’il est facilement accessible. Les règles du jeu sont simples et vous les maîtriserez rapidement !

Ce qui nous a étonné en y jouant, c’est qu’il laisse plus de place à la stratégie que ce que l’on imagine au départ ! En fait, dans une certaine mesure, on peut lui appliquer le même sens stratégique que le jeu des bâtonnets dans Fort Boyard (si vous ne voyez pas de quoi je parle, cliquez ICI).

Encore une info intéressante sur ce jeu et je vous laisse …
Une partie en tout cas à deux joueurs dure 3-4 minutes la manche, soit le temps d’infusion de votre thé ! Je vous avais dit que ce jeu est idéal pour l’heure du thé ! 😉

 

Mercredi, on joue ! (3)

Ce mercredi, c’est au tour du coffret « 150 jeux » d’y passer. Rien de tel qu’un classique une fois de temps en temps, n’est-ce pas ?

DSC02642 (2)Identification du jeu

Coffret 150 jeux de sociétés
Éditeur : Ferriot Cric

Alors on se doute bien qu’il n’y a pas vraiment 150 jeux à l’intérieur d’une simple boîte comme celle-ci. Ce ne sont que des variantes dans les règles qui permettent à l’éditeur d’afficher un chiffre aussi ronflant. Mais nous voulions avoir les classiques dans notre ludothèque, et 150 semblait bien trancher la poire en deux, entre les boîtes affichant 50 et celles affichant 500 (rien que ça). Et puis le prix nous paraissait acceptable(1).

Sont donc au rendez-vous les classiques, à savoir Jeu de l’oie, échecs, marelle, petits chevaux, échelles, etc… Vous les connaissez, pas besoin de les présenter. La question est toute autre.

Pour 25€, on est un peu déçu du contenu. On ne peut pas se plaindre des plateaux de jeu en carton, on savait à quoi s’attendre. Pareil pour les pions en plastique. Mais pourquoi seulement deux petits chevaux par couleur ?
On se voit obligé de compléter avec des pions classiques pour faire le compte. Certes, il sont fournis dans la boîte, mais bon. On descend quand même en gamme et puis… Ça fait un peu mesquin de la part de l’éditeur ! Et puis, une autre question me taraude. Pourquoi fournir un plateau d’échec sans fournir les pièces qui vont avec ?

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Au final, le coffret remplit bien son office (même s’il n’y a pas 150 jeux … même les éditeurs se sont arrêtés à l’énumération à 22 … libre à vous de connaitre une centaine de jeux de cartes différents). Le jeu de l’oie reste un jeu de l’oie et ainsi de suite. Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de me sentir un peu lésé, pour le prix. Mes grandes questions qui me restent sont les suivantes : Pour la qualité, aurais-je mieux fait de prendre la boîte la moins chère ? Qu’ont de plus les boîtes plus chères ?

Voilà, c’était un court billet un peu coup de gueule. Si quelqu’un envisageait ces coffrets, j’espère qu’il sera plus prudent que moi avant de s’en procurer un. Et si quelqu’un est mieux renseigné, n’hésitez pas à partager votre expérience. Ça me permettrait de savoir, ainsi qu’à mes lecteurs, si un meilleur choix était à faire, ou toutes sont comme ça. Ce serait tout même moche, sur un blog féministe, de se quitter sur un « toutes les mêmes », non ?

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Et un jeu supplémentaire non prévu par les éditeurs … à moins que …

(1)celui-là était à 25€ et les autres boîtes pouvaient monter à plus de 60€. Quand on achète à l’aveuglette, on ne laisse pas 60€ s’envoler comme ça.

Mercredi, on joue ! (2)

Nous sommes Mercredi et c’est le moment idéal pour montrer nos crocs !

qVJKquVtY2gCette semaine, le jeu RAPTOR !
Créé par Bruno Cathala et Bruno Faidutti ,
illustré par Vincent Dutrait,
Édité par Matagot.

L’histoire est simple. Vous êtes un jeune scientifique qui découvrez avec une joie immense une île sur laquelle se trouvent… UNE MAMAN VELOCIRAPTOR ET SES FILS ! C’est donc avec une logique incontournable(1) que vous décidez de vous rendre sur l’île et de capturer 3 de ces 5 bibi raptors(2) avec toute une équipe de joyeux universitaires. Évidemment, c’est une fois arrivés devant la maman raptor que vous réalisez qu’entre dire et faire, il y a quand même tout un monde.

Eh non ! Ce n’est pas 8 joueurs qui font la course à l’adoption ! C’est un affrontement entre deux joueurs ! L’un aux commandes de l’équipe de chercheurs, l’autre aux commandes… de la maman raptor !
Tandis que les scientifiques essaient de capturer les bébés et/ou de sédater la mère, la maman raptor va faire ce que savent faire de mieux une maman et un raptor : évacuer ses bébés ou manger les scientifiques. Petite futée.

On dit de ce type de jeu qu’il est asymétrique. Cela veut simplement dire que les deux joueurs qui s’affrontent n’ont pas les mêmes capacités. La maman raptor ne tire pas de fléchettes tranquillisantes, et les scientifiques n’essaient pas de manger les raptors(3). Le jeu et les actions se font grâce à un ingénieux système de cartes, et avant tout… de stratégie.

Le jeu est un peu plus complexe que celui dont je vous ai parlé la semaine dernière. Les règles et les subtilités sont plus nombreuses et il est hors de question de s’y atteler en étant un peu fatigué. D’autant plus qu’au final, la chance n’intervient que très peu dans le jeu. Car la grande surprise, c’est que ce jeu est extraordinairement bien équilibré, et que même avec des tirages peu avantageux, il y a quand même des choses à faire ! La meilleure preuve que je peux vous donner là tout de suite est que je me fais invariablement pourrir par TeaTime quelle que soit l’équipe que je choisis. Et rarement à moitié. Mais j’y reviens toujours. J’y crois encore(4) !

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L’idée est bonne, le jeu a été bien conçu. Les petites figurines sont charismatiques. Ma plus grosse déception, après être tombé amoureux de En Garde, est d’avoir des raptors en plastique et non en plomb. C’est qu’on devient exigeant, n’est-ce pas ? Au final, c’est plus ma passion pour les dinosaures (qui ne m’a jamais quitté) qui me fait y revenir sans arrêt. Car l’installation du jeu est peut-être un peu fastidieuse, mais plus encore hasardeuse lorsqu’on vit en collocation avec un chat(5).

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Arrrrggghhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! [Photo floue prise par un joueur tétanisé par la peur]

Au final, il s’agit d’un bon jeu. Je n’en suis pas autant amoureux que En garde, mais je dois avouer qu’il est toujours prêt à l’emploi. Il faut juste être en forme et avoir une table suffisamment bien dégagée pour l’installation, et deux heures disparaissent comme ça !
Et pour ceux qui aiment les dinosaures, la paléontologie et l’aventure, je vous invite à lire Les dinosaures, de Ronan Allain. Un #vendredilecture est d’ailleurs prévu à son sujet prochainement !

(1)On ne critique pas les décisions d’un plus diplômé que soi-même. C’est comme ça.
(2)Et vous qui envisagiez d’adopter un boa !
(3)Encore que l’histoire ne s’arrête qu’à leur capture. La suite ne dépend que de notre imagination.
(4)J’arrive ponctuellement à arracher une timide victoire en fin de soirée, lorsque teatime est plus fatiguée que moi
(5)J’ai lu un jour que la meilleure preuve que la Terre n’est pas plate, c’est que si c’était le cas, les chats auraient tout balancé par dessus bord depuis très longtemps.

Mercredi, on joue ! (1)

Court billet aujourd’hui pour vous parler de mon coup de cœur. Mon gros coup de cœur. J’ai nommé le jeu EN GARDE !

Je ne sais même pas s’il est encore vraiment en vente. Nous l’avions trouvé en solde, dans le recoin sombre d’un magasin de modélisme. Au vu du prix et du design, même si je n’accrochais pas, ça valait quand même le coup.

en garde 3En garde !

Auteur : Reiner Knizia

Illustrateur : Piérô La Lune

Edition : Ferti

Synopsis : L’aube se lève. Vous êtes le premier sur les lieux. Votre adversaire se fait attendre : il est en retard pour votre duel. Mais l’heure de régler ses comptes est arrivée, l’affront qui vous a été fait va enfin être lavé. En Garde !

Le concept est d’une simplicité à l’épreuve des balles(1). Il s’agit d’un duel, le but du jeu est donc de toucher l’adversaire. Au bout de cinq touches, la partie est remportée. Mais comment touche-t-on l’adversaire ?
Il y a 25 cartes dont les valeurs vont de 1 à 5. Chaque joueur a 5 cartes en main (distribuées aléatoirement), le reste est dans la pioche. La valeur de chaque carte peut valoir un déplacement ou une attaque. Si la valeur de la carte correspond pile au déplacement nécessaire pour se trouver sur la carte de l’adversaire, l’attaque… est… portée !
MAIS
Si le joueur adverse possède lui-même une carte de même valeur, il pare l’attaque ! Ensuite, il peut riposter. Et ainsi de suite.

Je ne vous ai évidemment pas donné le détail des règles qui sont (encore heureux) légèrement plus subtiles, mais sa prise en main est rapide. Une ou deux parties suffisent à comprendre le principe et, très vite, des stratégies de jeu se mettent en place. Le rythme est assez rapide et mal jauger son adversaire peut valoir de vilaines surprises !

Ce qui me plaît profondément dans ce jeu, c’est que je retrouve le même plaisir que lorsque je combat pour de vrai avec ma rapière(2). Le rythme, les déplacements, les attaques, cette façon de coincer l’adversaire ou de le prendre de court me rappellent systématiquement des bons souvenirs.

A cela s’ajoute le design ! Les personnages sont beaux. Les pions sont en plomb et sont très joliment détaillés. Le magnifique décor de ruines se monte facilement et nécessite toute la boîte ! J’adore cet esprit pratique. Et même si un petit coup de flemme vous prend, vous avez la possibilité de n’utiliser un simple plateau.

Et mieux que tout, c’est la façon la plus efficace que j’aie trouvée pour motiver Tea Time(4) de croiser le fer contre moi-même. Elle est pas belle, la vie ?

(1)Ce qui peut paraître exagéré, je vous l’accorde, vu qu’il s’agit de rapières.
(2)Car oui ! Je manie l’épée. Vous connaissez les AMHE(3) ?
(3)Bon pour un prochain billet, tiens.
(4)Qui va peut-être se trouver un meilleur pseudo un de ces quatres.