Mercredi, on joue ! (6)

Aujourd’hui, je vous présente un petit jeu très simple et très sympa :

5298debc5ee61TIMELINE, de Frédéric Henry
Illustré par Nicolas Fructus et Xavier Collette
Asmodee

Les règles du jeu sont d’une simplicité à l’épreuve des balles :

Il y a 110 cartes, le but est de les agencer en frise chronologique. Eh ouais.

Chaque carte représente une invention, un événement.
Chaque carte représente son événement sur les deux faces, mais une seule face en affiche la date.
Chaque joueur possède 4 cartes. Le reste des cartes constitue la pioche.
Les cartes de chaque joueur sont posées devant lui, face datée CACHÉE.
La première carte de la pioche est tirée et placée sur la table, face datée VISIBLE.
Le premier joueur place l’une de ses cartes au choix, avant ou après cette première carte, selon ses croyances, convictions, opinions politiques bref, à sa convenance.
Après cela, IL RETOURNE LA CARTE !
Si la carte a été placée correctement, c’est le tour du joueur suivant. Si la carte a mal été placée, le joueur tire une nouvelle carte de la pioche et c’est le tour du joueur suivant.
On comprend dès lors que le but est de ne plus avoir de cartes en face de soi. Comme quoi, on n’a pas toujours le choix dans la date(1).

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Timeline est un petit jeu très convivial et ludique dont le principal avantage est le peu de préparations qu’il nécessite. La boîte est toute petite donc facilement égarable rangeable voire même transportable. Car voyez-vous, c’est un petit jeu qui a toujours son succès. Au point que plusieurs extensions ont vu le jour ! Le jeu de base est multi-thème, mais on peut y rajouter un thème « sport et loisirs » ou encore « musique et cinéma », »événements », « science et exploration »(2). D’ailleurs – accrochez vous bien à votre siège pour ce que je vais vous annoncer – chaque thème possède un design propre qui les rend tous non seulement compatibles, MAIS EN PLUS facilement identifiables si vous voulez les ranger proprement chacun dans sa boîte ! Ils nous connaissent si bien !

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Ceci dit, c’est un petit jeu qui a quand même quelques défauts. Le principal est que, si vous l’aimez vraiment beaucoup, vous vous apercevrez que vous finissez par vite mémoriser les dates, ce qui altère un petit peu le jeu(3). Pas beaucoup mais un petit peu quand même. De plus, s’il est jouable à deux, il est peu intéressant de n’y jouer qu’à deux. Il faut compter 4 joueurs au minimum, en fait et c’est à partir de ce compte qu’il devient vraiment, mais vraiment passionnant.

Enfin, dernier défaut mineur, pour y avoir joué avec des historiens, il semble que certaines dates soient discutables. Pas erronées, hein ? Seulement discutables. Enfin bon, on pinaille.

Je pense pour conclure que c’est un petit must have. En fin de soirée, c’est un vrai bonheur. Je vous parle souvent de la jouabilité des jeux en cas de fatigue et vous savez quoi ? Même crevé, il se joue merveilleusement bien et peut même relancer une ambiance apaisée par la fatigue !

(1)contrepèterie de mauvais goût dont l’auteur s’excuse.
(2)En cherchant sur internet des thèmes à vous mettre en exemple, j’ai même découvert qu’il en existait un thème Star Wars. C’est gonflé, de la part de quelqu’un qui sort le 4 avant le 1 et le 7 juste après le 3.
(3)Ca me rappelle des vacances en famille lors desquelles on n’avait prévu qu’un trivial poursuit. Dès la 2e semaine, ce n’était plus qu’un jeu de dés.

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Mercredi, on joue ! (5)

Pour ce Mercredi, on joue, je vais vous présenter un jeu qu’on peut emporter tellement partout que, même quand on ne l’a pas sur soi, on peut creuser le plateau dans le sol pour y jouer. J’ai nommé… l’awalé !

Mais si vous en avez assez de devoir refaire votre parquet ou que votre carrelage est trop dur, on peut tout de même le trouver en vente dans pas mal d’endroits. Celui que l’on vous affiche en photo, par exemple, vient d’un artisan de bois qu’on peut rencontrer au marché de Noël à Reims. Il est adorable et propose entre autres des boîtes trop cools avec ouvertures secrètes. Obsession boîtes, bonjour.

 

Mais revenons à nos moutons ! Voici les règles de l’awalé !

Commencez par vous munir de 48 graines, et creusez 12 trous. 6 de votre côté, 6 du côté de votre adversaire(1). Chaque trou recevra 4 graines. Le but du jeu, vous le devinez, est de s’emparer du plus de graines possibles. Pour cela…

Chaque joueur joue à tour de rôle. A son tour, il prend TOUTES les graines de l’un des trous de SON côté et les distribue une à une dans les trous suivants dans le sens trigonométrique(2).

Si la dernière graine « semée » tombe dans un trou de L’ADVERSAIRE dans laquelle se trouvent 1 ou 2 autres graines, le joueur récupère ces 3 graines ! Et j’irai même plus loin ! Si, dans le trou précédent, se trouvent 2 ou 3 graines, elles sont capturées et ainsi de suite ! Vilain affameur !

Subtilité : si une case a plus de 11 graines, un tour complet va être effectué mais la case dont on vient de retirer les graines sera sautée. On ne donne pas des graines pour les reprendre juste après, tout de même !

Dans la mesure du possible, on fait en sorte de ne pas faire de coup qui supprime toutes les graines de l’adversaire d’un coup. Ça bloquerait le jeu, et c’est naze de bloquer un jeu.
Sans surprise, le jeu finit lorsqu’il n’y a plus de graines sur le plateau ou que la partie tourne en rond. Vous comprendrez si jamais vous essayez. A ce moment, on compte les graines, et celui qui en a le plus a gagné.

Et c’est tout pour les règles(3) ! Dingue, non ? Une fois bien intégrées (une ou deux parties suffisent), le jeu devient vite très stratégique. C’est donc un jeu sympa, rapide à mettre en place, et les règles se transmettent vite. On peut donc en un rien de temps intégrer un nouveau joueur qui n’y connait rien et en faire très vite un champion !

Et pour la petite histoire strictement personnelle, j’ai connu pour la toute première fois ce jeu il y a longtemps, dans un petit jeu vidéo aujourd’hui introuvable. L’adversaire était un africain et son guépard qui ricanait lorsqu’il nous prenait des pierres. D’où l’image à la une !

Source pour les règles : http://www.african-concept.com/ Si par malheur j’ai été confus dans mes explications, des schémas accompagnent les règles.

(1)Non, ce n’est pas un jeu du pays de Galles, n’en déplaise aux fans de Kaamelott.
(2)Sens anti-horaire, bande de nouilles !
(3)Un certain nombre de variantes existent, cependant. Il s’agit là des règles communes acceptées par le plus grand nombre. Wikipedia parle même de fédération internationale.

Mercredi, on joue ! (4)

Aujourd’hui, on vous présente un jeu idéal pour l’heure du thé !

gigamic-gmte-teatime-boxright-bd-1Ce jeu, c’est Tea Time, de Emanuele Ornella
Illustré par Chiara Vercesi & Valentina Pastorino
Édité par Gigamic

2-4 joueurs

L’histoire :

La théière siffle ! Le thé est prêt et de délicieux gâteaux attendent d’être manger sur la table ! 6 personnages d’Alice au Pays des Merveilles se retrouvent pour se souhaiter un Joyeux Non-Anniversaire, mon cher ! Il y a le lapin blanc, le chat du Cheshire, la Chenille, le Chapelier fou, l’affreuse Reine de Coeur, Tweedle Dee et Tweedle Dum et leur reflet dans le monde miroir ! Votre mission, Alice, est de les collectionner !

Les règles du jeu :

Vous les trouverez en format PDF en cliquant ICI !

Mon avis :

“Curiouser and curiouser!”
― Lewis Carroll, Alice in Wonderland

Bon ok, je l’admets, je ne pouvais ni résister à jeu sur le thème d’Alice au Pays des Merveilles ni à un jeu qui porte presque le même nom que ce blog !
C’est un jeu très simple, fluide et joliment illustré. Il peut s’emmener partout, que ce soit dans un salon de thé sympa avec de très bons scones ou dans un parc à côté d’une piscine !

Ce qui est sympa aussi avec ce jeu, c’est qu’il est facilement accessible. Les règles du jeu sont simples et vous les maîtriserez rapidement !

Ce qui nous a étonné en y jouant, c’est qu’il laisse plus de place à la stratégie que ce que l’on imagine au départ ! En fait, dans une certaine mesure, on peut lui appliquer le même sens stratégique que le jeu des bâtonnets dans Fort Boyard (si vous ne voyez pas de quoi je parle, cliquez ICI).

Encore une info intéressante sur ce jeu et je vous laisse …
Une partie en tout cas à deux joueurs dure 3-4 minutes la manche, soit le temps d’infusion de votre thé ! Je vous avais dit que ce jeu est idéal pour l’heure du thé ! 😉

 

Mercredi, on joue ! (3)

Ce mercredi, c’est au tour du coffret « 150 jeux » d’y passer. Rien de tel qu’un classique une fois de temps en temps, n’est-ce pas ?

DSC02642 (2)Identification du jeu

Coffret 150 jeux de sociétés
Éditeur : Ferriot Cric

Alors on se doute bien qu’il n’y a pas vraiment 150 jeux à l’intérieur d’une simple boîte comme celle-ci. Ce ne sont que des variantes dans les règles qui permettent à l’éditeur d’afficher un chiffre aussi ronflant. Mais nous voulions avoir les classiques dans notre ludothèque, et 150 semblait bien trancher la poire en deux, entre les boîtes affichant 50 et celles affichant 500 (rien que ça). Et puis le prix nous paraissait acceptable(1).

Sont donc au rendez-vous les classiques, à savoir Jeu de l’oie, échecs, marelle, petits chevaux, échelles, etc… Vous les connaissez, pas besoin de les présenter. La question est toute autre.

Pour 25€, on est un peu déçu du contenu. On ne peut pas se plaindre des plateaux de jeu en carton, on savait à quoi s’attendre. Pareil pour les pions en plastique. Mais pourquoi seulement deux petits chevaux par couleur ?
On se voit obligé de compléter avec des pions classiques pour faire le compte. Certes, il sont fournis dans la boîte, mais bon. On descend quand même en gamme et puis… Ça fait un peu mesquin de la part de l’éditeur ! Et puis, une autre question me taraude. Pourquoi fournir un plateau d’échec sans fournir les pièces qui vont avec ?

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Au final, le coffret remplit bien son office (même s’il n’y a pas 150 jeux … même les éditeurs se sont arrêtés à l’énumération à 22 … libre à vous de connaitre une centaine de jeux de cartes différents). Le jeu de l’oie reste un jeu de l’oie et ainsi de suite. Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de me sentir un peu lésé, pour le prix. Mes grandes questions qui me restent sont les suivantes : Pour la qualité, aurais-je mieux fait de prendre la boîte la moins chère ? Qu’ont de plus les boîtes plus chères ?

Voilà, c’était un court billet un peu coup de gueule. Si quelqu’un envisageait ces coffrets, j’espère qu’il sera plus prudent que moi avant de s’en procurer un. Et si quelqu’un est mieux renseigné, n’hésitez pas à partager votre expérience. Ça me permettrait de savoir, ainsi qu’à mes lecteurs, si un meilleur choix était à faire, ou toutes sont comme ça. Ce serait tout même moche, sur un blog féministe, de se quitter sur un « toutes les mêmes », non ?

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Et un jeu supplémentaire non prévu par les éditeurs … à moins que …

(1)celui-là était à 25€ et les autres boîtes pouvaient monter à plus de 60€. Quand on achète à l’aveuglette, on ne laisse pas 60€ s’envoler comme ça.

Mercredi, on joue ! (2)

Nous sommes Mercredi et c’est le moment idéal pour montrer nos crocs !

qVJKquVtY2gCette semaine, le jeu RAPTOR !
Créé par Bruno Cathala et Bruno Faidutti ,
illustré par Vincent Dutrait,
Édité par Matagot.

L’histoire est simple. Vous êtes un jeune scientifique qui découvrez avec une joie immense une île sur laquelle se trouvent… UNE MAMAN VELOCIRAPTOR ET SES FILS ! C’est donc avec une logique incontournable(1) que vous décidez de vous rendre sur l’île et de capturer 3 de ces 5 bibi raptors(2) avec toute une équipe de joyeux universitaires. Évidemment, c’est une fois arrivés devant la maman raptor que vous réalisez qu’entre dire et faire, il y a quand même tout un monde.

Eh non ! Ce n’est pas 8 joueurs qui font la course à l’adoption ! C’est un affrontement entre deux joueurs ! L’un aux commandes de l’équipe de chercheurs, l’autre aux commandes… de la maman raptor !
Tandis que les scientifiques essaient de capturer les bébés et/ou de sédater la mère, la maman raptor va faire ce que savent faire de mieux une maman et un raptor : évacuer ses bébés ou manger les scientifiques. Petite futée.

On dit de ce type de jeu qu’il est asymétrique. Cela veut simplement dire que les deux joueurs qui s’affrontent n’ont pas les mêmes capacités. La maman raptor ne tire pas de fléchettes tranquillisantes, et les scientifiques n’essaient pas de manger les raptors(3). Le jeu et les actions se font grâce à un ingénieux système de cartes, et avant tout… de stratégie.

Le jeu est un peu plus complexe que celui dont je vous ai parlé la semaine dernière. Les règles et les subtilités sont plus nombreuses et il est hors de question de s’y atteler en étant un peu fatigué. D’autant plus qu’au final, la chance n’intervient que très peu dans le jeu. Car la grande surprise, c’est que ce jeu est extraordinairement bien équilibré, et que même avec des tirages peu avantageux, il y a quand même des choses à faire ! La meilleure preuve que je peux vous donner là tout de suite est que je me fais invariablement pourrir par TeaTime quelle que soit l’équipe que je choisis. Et rarement à moitié. Mais j’y reviens toujours. J’y crois encore(4) !

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L’idée est bonne, le jeu a été bien conçu. Les petites figurines sont charismatiques. Ma plus grosse déception, après être tombé amoureux de En Garde, est d’avoir des raptors en plastique et non en plomb. C’est qu’on devient exigeant, n’est-ce pas ? Au final, c’est plus ma passion pour les dinosaures (qui ne m’a jamais quitté) qui me fait y revenir sans arrêt. Car l’installation du jeu est peut-être un peu fastidieuse, mais plus encore hasardeuse lorsqu’on vit en collocation avec un chat(5).

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Arrrrggghhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! [Photo floue prise par un joueur tétanisé par la peur]

Au final, il s’agit d’un bon jeu. Je n’en suis pas autant amoureux que En garde, mais je dois avouer qu’il est toujours prêt à l’emploi. Il faut juste être en forme et avoir une table suffisamment bien dégagée pour l’installation, et deux heures disparaissent comme ça !
Et pour ceux qui aiment les dinosaures, la paléontologie et l’aventure, je vous invite à lire Les dinosaures, de Ronan Allain. Un #vendredilecture est d’ailleurs prévu à son sujet prochainement !

(1)On ne critique pas les décisions d’un plus diplômé que soi-même. C’est comme ça.
(2)Et vous qui envisagiez d’adopter un boa !
(3)Encore que l’histoire ne s’arrête qu’à leur capture. La suite ne dépend que de notre imagination.
(4)J’arrive ponctuellement à arracher une timide victoire en fin de soirée, lorsque teatime est plus fatiguée que moi
(5)J’ai lu un jour que la meilleure preuve que la Terre n’est pas plate, c’est que si c’était le cas, les chats auraient tout balancé par dessus bord depuis très longtemps.

Mercredi, on joue ! (1)

Court billet aujourd’hui pour vous parler de mon coup de cœur. Mon gros coup de cœur. J’ai nommé le jeu EN GARDE !

Je ne sais même pas s’il est encore vraiment en vente. Nous l’avions trouvé en solde, dans le recoin sombre d’un magasin de modélisme. Au vu du prix et du design, même si je n’accrochais pas, ça valait quand même le coup.

en garde 3En garde !

Auteur : Reiner Knizia

Illustrateur : Piérô La Lune

Edition : Ferti

Synopsis : L’aube se lève. Vous êtes le premier sur les lieux. Votre adversaire se fait attendre : il est en retard pour votre duel. Mais l’heure de régler ses comptes est arrivée, l’affront qui vous a été fait va enfin être lavé. En Garde !

Le concept est d’une simplicité à l’épreuve des balles(1). Il s’agit d’un duel, le but du jeu est donc de toucher l’adversaire. Au bout de cinq touches, la partie est remportée. Mais comment touche-t-on l’adversaire ?
Il y a 25 cartes dont les valeurs vont de 1 à 5. Chaque joueur a 5 cartes en main (distribuées aléatoirement), le reste est dans la pioche. La valeur de chaque carte peut valoir un déplacement ou une attaque. Si la valeur de la carte correspond pile au déplacement nécessaire pour se trouver sur la carte de l’adversaire, l’attaque… est… portée !
MAIS
Si le joueur adverse possède lui-même une carte de même valeur, il pare l’attaque ! Ensuite, il peut riposter. Et ainsi de suite.

Je ne vous ai évidemment pas donné le détail des règles qui sont (encore heureux) légèrement plus subtiles, mais sa prise en main est rapide. Une ou deux parties suffisent à comprendre le principe et, très vite, des stratégies de jeu se mettent en place. Le rythme est assez rapide et mal jauger son adversaire peut valoir de vilaines surprises !

Ce qui me plaît profondément dans ce jeu, c’est que je retrouve le même plaisir que lorsque je combat pour de vrai avec ma rapière(2). Le rythme, les déplacements, les attaques, cette façon de coincer l’adversaire ou de le prendre de court me rappellent systématiquement des bons souvenirs.

A cela s’ajoute le design ! Les personnages sont beaux. Les pions sont en plomb et sont très joliment détaillés. Le magnifique décor de ruines se monte facilement et nécessite toute la boîte ! J’adore cet esprit pratique. Et même si un petit coup de flemme vous prend, vous avez la possibilité de n’utiliser un simple plateau.

Et mieux que tout, c’est la façon la plus efficace que j’aie trouvée pour motiver Tea Time(4) de croiser le fer contre moi-même. Elle est pas belle, la vie ?

(1)Ce qui peut paraître exagéré, je vous l’accorde, vu qu’il s’agit de rapières.
(2)Car oui ! Je manie l’épée. Vous connaissez les AMHE(3) ?
(3)Bon pour un prochain billet, tiens.
(4)Qui va peut-être se trouver un meilleur pseudo un de ces quatres.

Street fighter avec des politiques, des scientifiques ou des philosophes, choisissez votre TEAM !

Vendredi dernier, des sympathisants d’un homo politicus, qu’on ne citera pas parce qu’on refuse de faire de la politique sur ce blog, ont sorti un petit jeu vidéo de combat façon Mortal Kombat. Ils l’ont sobrement intitulé Fiscal Kombat.

J’adore les vieux jeux de combats, leurs personnages aux physiques ridicules, leurs coups spéciaux tordus et les lieux incongrus où ils se battent. C’est pourquoi, j’ai voulu tester celui-là et aussi pourquoi je vais vous présenter deux autres jeux de combats décalés et de loin plus intéressants et marrants.

Fiscal Kombat tes ex

Je ne vais pas m’étaler sur Fiscal Kombat, il ne le mérite franchement pas. Le concept pouvait avoir l’air marrant, un jeu de combat avec des personnes qui ont des problèmes avec le fisc. Le souci, c’est que l’on ne peut pas choisir notre personnage et que le gameplay (ou la jouabilité) est franchement mauvais : tu prends, tu secoues, tu jettes …

Bref, on est plutôt face à un « Hanté pas ses ex le jeu vidéo » que face à un vrai jeu de combat.

Filosofighters, un combat d’idées

Dans ce jeu développé par le magazine brésilien Science and Culture Superinteressante, des philosophes s’affrontent sur le ring ! Les coups spéciaux sont franchement sympa : Rousseau déchire sa chemise pour exprimer son concept d’état de nature, Platon balance des grottes, Machiavel se sert de son super Ninja Borgia pour vous mettre la pâtée, Nietzsche tue Dieu et vous le renvoie en pleine face et Simone de Beauvoir se débarrasse de son soutif !

Ce jeu va vous donner du goût pour la philosophie. Seulement son gros défaut, c’est de ne compter qu’une femme philosophe qui de plus est assez dépendante de Sartre pour son second coup spécial. Ça aurait été sympa de voir Simone Weil (la philosophe, pas la politique) utiliser son concept de Beauté face à Sartre, Anna Arendt montrer la condition de l’homme moderne à Rousseau, Margaret Cavendish détruire le concept de genre devant Machiavel ou encore  Thémistocléa balancer un oracle dans la grotte de Platon (esprit mal tourné, bonjour!)…

Pour jouer : cliquez ICI !

Science Kombat, SCIENCE B**** !

Développé par la même revue que Filosofighters, Science Kombat nous propose d’incarner huit scientifiques de renoms, Albert Einstein, Charles Darwin, Nikola Tesla, Isaac Newton, Stephen Hawking, Pythagore, Alan Turing et Marie Curie. Les coups spéciaux sont là aussi tout à fait magiques … euh … scientifiques !

Alors voilà, Pythagore se lance dans un saut triangulaire de la mort,  Isaac Newton peut faire tomber une pomme du ciel, Nikola Tesla envoie des éclairs, Charles Darwin recrée l’évolution de l’homme pour asséner un coup à son adversaire, Marie Curie envoie des boules de radioactivité, Albert Einstein tord l’espace-temps pour se déplacer rapidement, Alan Turing peut demander l’assistance d’une intelligence artificielle et Stephen Hawking crée des trous noirs.

Là encore, on peut déplorer l’absence de parité ! Il y a de quoi recevoir un os de plésiosaure de la part de Mary Anning, un rayon X de Rosalind Franklin ou encore un pulsar de Jocelyn Bell Burnell !

Pour jouer à Science Kombat : cliquez ICI !

Amateurs de jeux flash curieux, amoureux de jeux de baston, fans de Leo’s Red Carpet Rampage, je vous dit Banzaï !