[TAG] Tea Book Tag

Après deux semaines de pose, nous revenons avec un TAG qui nous correspond plutôt bien ! C’est un TAG que nous avons trouvé sur le blog Azkabooks, qui parle de livres et de thés …
Comment y résister ?

On sort les scones, la crème, la confiture et la bouilloire !

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1. English breakfast
Un livre que tout le monde t’a recommandé et que tu as donc fini par lire.

Tea Time : Je dirais La servante Écarlate à cause d’Emma Watson, de la série, de la blogosphère, de Trump … Je ne regrette pas … See you soon pour voir mon billet sur le sujet !
Cro : Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Le Hobbit …

2. Earl Grey
Un livre sombre qui t’a laissé une forte impression même après l’avoir terminé.

Cro : Blade Runner
Tea Time : Je n’aime pas franchement le Earl Grey comme je n’aime pas franchement Dernière sortie avant Wonderland … Les deux laissent un goût amer dans la bouche !
Pour voir la chronique sur ce livre : Cliquez ICI.

3. Rooibos
Un livre qui t’a fait découvrir un autre pays.

Cro : J’ai découverts l’Espagne du XVIe siècle avec Don Quichotte, je trouve que dans leur culture ils ont gardé quelque chose.
Tea Time : Un thé rouge … une terre rouge comme l’Australie avec Big little lies …
En fait, c’est plutôt les États-Unis entre mythes et réalités que j’ai visité cette année passée avec Sweetbitter, Comédie New-Yorkaise, Fairyland, Treize Raisons, Tout un été sans Facebook, Supernormal, La femme à l’insigne

4. Chaï
Un livre de ta PAL, que tu es sûr(e) d’aimer avant même de l’avoir lu.

Cro: J’ai pas de PAL fixe !
Tea Time : un livre qui respire New-York, le café et une certaine intelligence … un peu comme Sweetbitter.

5. Darjeeling
Une pépite que tu aimes tellement que tu la recommandes à tout le monde.

Tea Time : Sans hésiter : Tout un été sans Facebook ! Parce qu’il est drôle, frais et parce qu’il est capable de plaire à tout le monde, amateur de polar, de récit humoristique, de lectures plus classiques et aussi à ceux qui ne lisent pas beaucoup.
Cro : Les cerfs volants de Romain Gary !

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6. Oolong
Le genre livresque que tu considères comme ton péché mignon.

Tea Time : les romans qui ont une bonne dose d’humour et les thrillers/polars avec une certaine profondeur.
Cro : Les Classiques, Romain Gary, les romans historiques …

7. Ginseng
Un livre qui t’a fait(e) sortir d’une panne livresque.

Cro : Les Dinosaures, c’est lui qui m’a donné envie d’apprendre. Vous pouvez revoir ma chronique sur ce livre en cliquant ICI.
Tea Time : Le dernier en date, c’est Talking as fast as I can de Lauren Graham !

8. Camomille
Un livre qui t’a endormi(e) et que tu n’as pas pu finir.

Cro : Les enfants de la Terre de Jean Marie Auel.
TeaTime : La Saga des Cinquante nuances de Grey a le même effet sur moi que scroller Tweeter, c’est long, chiant, agaçant mais il y a toujours une info ou deux dedans qui peut vous assurer de briller devant la machine à café. Et Une brève histoire du temps de Hawking, c’est pertinent, bien écrit mais je sais pas pourquoi, ce livre a un certain pouvoir magnétique sur mon sommeil.

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9. L’assam
Un livre qui t’a chamboulé(e) mais que tu n’as pas pu reposer avant de l’avoir fini.

Cro : Les raisins de la colère !
TeaTime : Il y en a eu tellement ! Et ils n’étaient pas forcement tous bons !

10. Thé vert Matcha
Le livre que tu considères comme le joyau de ta bibliothèque.

Cro : Le bijou ? Sachant que j’ai des bijoux, pas un bijou !
Tea Time : C’est normal, t’es un mec !
Cro : Oh lala !
Tea Time : Ceux que tu m’as offerts !
Cro : La jeunesse de Picsou par Don Rosa

 

Si ce petit TAG vous plait et que vous souhaitez le reprendre, faites vous plaisir.
Ce sera un plaisir de vous lire ! 😉
En attendant, n’hésitez pas à reprendre une tasse de thé :

See you Soon !

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Nos lectures en 2017

La fin d’année approche, c’est l’heure des bilans et des bêtisiers. C’est comme ça, on n’y peut rien !
Nous vous proposons donc pour ce dernier #VendrediLecture de l’année de revenir sur nos coups de coeur, nos déceptions et nos WTF lectures de l’année !

N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour retrouver l’article lié au livre.

Coups de cœur 2017 :

Ils sont nombreux et pourtant on a fait le tri !

fb_img_1484927030717 dsc01523 1208211044438502210232642 Petits-secrets-grands-mensonges-de-Liane-Moriarty  Treize_raisons 004665337 Tout un été sans facebook couverture blade runner 2008 Supernormal 1bbdfac8133e73d828ed1ab4c819afa4 H2G2 with Cat -Les-delices-de-Tokyo- Talking as fast I can, Lauren Graham 9782375780794_cg dumas l'art de la guerre 2

Et je mettrais une mention spéciale à :
Tout un été sans Facebook de Romain Puértolas qui nous a fait passer, à @crockonlecrockon et à moi-même, un été fun, fou et flamboyant !

Coup de coeur en V.O. anglaise :

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Nous nous sommes régalés avec :

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Nos lectures WTF qui ne nous ont pas laissé un bon souvenir, mais alors pas du tout :

cartes-postales-de-grece 6447 cover115283-medium1 Dernière sortie pour Wonderland

 

Mais nous avons aussi lu cette année :

Origine 004783031 couv-king-shining DSC03330 9782355846632 Chez gigi soupçons CVT_La-derniere-des-Stanfield_2743 51ChyYEbveL._SX195_ Nager dans les étoiles DSC02811 (2) 51sly9xutml-_sx324_bo1204203200_ votez Cthulhu Noir comme la mer 51vje96rPuL._SX327_BO1,204,203,200_ 37 La fille d'avant Paris-est-une-fete
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Nous avons passé une longue et heureuse année en votre compagnie. Nous avons eu l’occasion de vivre ensemble de multiples aventures et pas qu’en littérature !
Alors nous vous souhaitons une très bonne et heureuse année !

Paris for One & other stories

Nous avons tous nos traditions et nos rituels en ces fêtes de fin d’année. Notre rituel à nous, c’est … une nuit blanche dans Paris. L’espace d’une nuit, nous devenons de simples touristes dans la ville des lumières, à visiter tous les spots de la Capital. Il fait froid, il n’y a quasi personne, juste nous et toutes les promesses que cette ville peut apporter quand elle s’oublie.

Pour cet avant dernier #VendrediLecture de l’année, j’avais envie de vous parler d’un livre en V.O. qui contient un peu de cette magie :

dsc03723.jpgParis for one & Other Stories,
de Jojo Moyes
Editions : Penguin (oct. 2017)

4ème de couverture :
« The perfect stocking filler : eleven romantic tales to warm your heart this Christman, from the author of the Bestselling Me before you.

Nell’s boyfriend has deserted her in Paris . . . alone in the most romantic city in the world, can she forget him to find herself?

Eleven unmissable stories from the author Me Before You, including Paris for One – soon to be a major film – about Nell, deserted by her boyfriend minutes before setting off on a romantic weekend away, and a tale of the early days of two marriages, featuring Liv and Sophie from Jojo Moyes’ bestselling romance The Girl You Left Behind… »

Certains me diront certainement qu’ils ne sont pas allé voir Me before you au cinéma ou qu’ils n’ont pas lu ou aimé cette saga en cours. Et je vous comprends puisque si j’en crois le magazine Elle, Me before you rentre dans la même catégorie de livres que Le pacte d’Emma de Nine Gordman et de ses stéréotypes : « Ainsi, on retrouve le drame d’une maladie, une pointe de fantastique et un amour impossible » (pour voir l’article de Elle sur Le Pacte d’Emma, cliquez ICI).

Je vous rassure, il n’y a pas de mélo dans ce recueil de nouvelles. Ce sont 11 histoires d’amour biens écrites, touchantes, amusantes, parfois perturbantes (sauf si vous aimez vous faire traiter de Cheese-eating Surrender Monkey).
Il y a dans mon édition en bonus, un extrait du troisième volume de la Saga Me before you et After you ... Still Me !

La plus longue de ces histoires s’appelle Paris for One. Une fille conformiste décide un jour de sortir de sa zone de confort et de partir avec son amoureux sur Paris. Malheureusement son amoureux est un mufle et la laisse tombée au dernier moment. Elle part seule à la découverte de la ville des amoureux … Le titre de cette nouvelle et de ce recueil m’a immédiatement fait pensé à Diner for One, un vieux court métrage allemand souvent diffusé pour Noël (et c’est ce qui m’a fait acheter ce livre) :

L’histoire n’a rien à voir avec cette vieille dame anglaise qui fête son 90ème anniversaire en bonne compagnie mais elle n’est pas dénuée d’humour.

Bien sûr, dans ce livre, il y a des stéréotypes et mais aussi quelques vérités sur Paris … Dans Paris for one,  les parisiennes sont toujours sophistiquées, bien habillées comme dans Funny Face, les taxis sont sans gène (hmm touché), les autochtones portent des noms désués (Bisous Emile), tous les cafés sont bons (et non prohibitif) et  évidemment, il est facile de trouver un serveur parisien canon et romantique, qui parle couramment un très bon anglais avec ses potes (boit du Brandy avec eux…), cuisine divinement bien, sait danser, rêve de devenir Sartre en écrivant des histoires romantiques (Là, j’ai envie de dire … Jojo, nous avons eu d’autres écrivains célèbres depuis … et Sartre … Y’a pas plus sexy en stock ?) et a une passion pour la peinture. (1)

Pourtant, même si Jojo Mojes écrit « Bouf » pour dire « Pouf », il y a dans ce livre le charme d’une comédie musicale hollywoodienne des années 1950-60. Et n’est-ce pas là ce que nous cherchons quand nous visitons Paris ?

Les autres nouvelles de ce recueil ne se valent pas toutes mais elles vous réchaufferont le cœur et vous feront sourire bêtement parfois. Si, si !
Jojo Moyes fait preuve d’une certaine finesse et d’humour …
D’ailleurs, je ne me suis pas remise de ça :

« […] That’s reminds me – you know Donna Jackson from the nail bar ? Her daugther Cheryl went on one those Internet dating things. Well, she went out with this man, and when she went back to his apartment, his shelves were full of books about seral killers. »
« And was he? » said Nell, trying to shove some moth-eaten wool baby cardigans into a bag while her mother was distracted.
« Was he what? »
« A serial killer. »
« Well, how would I know? »
« Mum, did Cheryl come home again? »
Lilian folded the dress and put it one side on her « keep » pile.
« Oh, sure. She told Donna he wanted her to wear a mask or furry tail or something, so she blew him. »
« She blew him off, Mum. Off. »
« Oh, what’s the difference? […] »
Extrait de Paris for one & other stories, Jojo Moyes

Je ne sais pas comment ça sera traduit en VF officiel mais voilà ce que ça peut donner :

« […] Ça me rappelle – tu sais Donna Jackson du bar à ongles? Sa fille Cheryl a rencontré un type  sur Internet. Eh bien, elle est sortie avec cet homme, et quand elle est allée dans son appartement, ses étagères étaient pleines de livres sur les tueurs en série.  »
« Et en était-il un? » dit Nell, essayant de fourrer dans un sac quelques cardigans en laine, mangés par les mites, pendant que sa mère était distraite.
« Était-il quoi? »
« Un tueur en série. »
« Eh bien, comment je le saurais? »
« Maman, est-ce que Cheryl est revenue à la maison? »
Lilian plia la robe et la posa d’un côté sur sa pile « à garder ».
« Oh, bien sûr, elle a dit à Donna qu’il voulait qu’elle porte un masque ou une queue poilue ou quelque chose comme ça, alors elle l’a soufflé. (to blew someone peut aussi se traduire par … elle l’a … hmm hmm … disons qu’elle l’a récompensé d’un baiser sous la ceinture) « 
« Elle l’a jeté, maman. Jeté. »
« Oh, quelle est la différence? […] »

Je ne peux que vous conseiller ce petit livre ! Je ne sais pas quand il sortira en VF mais il est doux et confortable comme un nuage ou mes nouveaux oreillers.
C’est juste du bonheur !

(1) Si malgré tout, tu existes, toi, le parisien hétéro, romantique, avec un physique acceptable, qui connait ses classiques en cuisine, sait danser, parle anglais, est capable de boire du brandy, écrit à ses heures perdues et adore l’art, n’hésite pas à te manifester !

 

Les nouvelles recettes de la table de Mimi

Vous cherchez des idées recettes pour les fêtes ? Nous avons ce qu’il vous faut !

Il y a quelques mois de cela, je vous parlais d’un livre de recette qui se lit comme un roman (voire le billet Ensorcelé à la table de Mimi : Cliquez ICI ). Il se trouve que ce très bon ouvrage a enfin sa suite !
Zou ! On met la table et on s’installe !

mimiLes Nouvelles Recettes de la Table de Mimi,
de Mimi Thorisson
Éditions : Hachette

Présentation de l’éditeur :

« 100 recettes appétissantes et des somptueuses photographies, qui transportent les lecteurs au cœur de la campagne française. La Cuisine faite maison de Mimi, une année dans le Médoc annonce la confirmation d’un nouveau talent de la cuisine moderne.
Quand Mimi Thorisson et sa famille ont un jour décidé de quitter Paris pour aller s’installer dans un vieux corps de ferme dans le Médoc, elle ne savait pas exactement ce que l’avenir leur réservait. Elle a découvert une région magnifique qui lui a donné l’envie de prendre le temps de cuisinière.
Son livre de cuisine est la chronique des repas qu’elle prépare à partir des produits de saison et de la région pour sa famille et ses mais et photographiés par son mari, Oddur. La cuisine chaleureuse, gourmande et joyeuse de Mimi – Velouté de céleri, Pancakes salés au beurre de sauge, Huîtres chaudes au foie gras, Poulet chasseur, Gratin de cardons, etc. – est une vraie ode à la tradition française. . « 

Désormais Mimi Thorisson dirige un restaurant de famille saisonnier … toujours dans le Médoc. L’été dans le Médoc …

Dans ce livre vous trouverez des recettes traditionnelles, des recettes originales, des recettes pleines d’histoires.
C’est un recueil de recettes pour différents moments de la journée qui se lit comme un conte de Noël. Un jour, une famille aimante avec un projet achète une vieille maison pleine d’histoire dans le Médoc. Ils découvrent le passé sulfureux de cette maison et quelques recettes de la grande époque où cette maison était aussi un hôtel-restaurant. Avec beaucoup d’huile de coude et beaucoup d’amour, ils retapent ensemble cette vieille battisse et s’y installent enfin pour Noël.

Ce conte de Noël contient aussi des recettes chaleureuses, des conseils sur les mets notamment un sur le vin écrit par Monsieur. J’ai trouvé sa participation très touchante.
Vous y trouverez du sucré, du salé : une recette de pain d’épice, une recette d’huîtres chaudes au foie gras et au sauternes, une de pommes dauphine, une de feuilleté de crabe, une de cassoulet … Il y en a pour tous les goûts.

Bref, il y a de quoi faire avec ce livre si vous n’avez toujours pas d’idée pour vos réveillons (ou si vous cherchez un cadeau de dernière minute pour quelqu’un qui adore cuisiner ou adore les histoires de famille ou tout se finit bien à la fin)!

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Bon appétit
& Joyeuses fêtes !

Les Délices de Tokyo

Pour ce #VendrediLecture, je vous emmène manger des Dorayaki et voir les cerisiers en fleur au Japon !
Faites vos bagages et préparez vous à l’embarquement.

-Les-delices-de-Tokyo-Les délices de Tokyo,
de Durian Sukegawa
Editions : Albin Michel (2017)

4ème de couverture :

« Écoutez la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

Magnifiquement adapté à l’écran par la cinéaste Naomi Kawase, primée à Cannes, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie. Poignant, poétique, sensuel : un régal.

 

C’est une histoire joliment écrite, pleine de poésie, le récit d’une rencontre entre deux êtres authentiques.
D’un côté, vous avez Rocky Balboa et ses 80 kilos de muscles … Oh attendez, je me suis trompée d’histoire. Repoudrons nos moutons !
Donc d’un côté vous avez ce jeune adulte, aux rêves brisés qui vend des Dorayaki douteux (c’est un genre de sandwich : pancakes + an/pâte de haricot rouge). De l’autre côté du ring de la vie, vous avez une vieille femme aux doigts crochus, un poil allumée qui parle aux arbres, aux fleurs, aux haricots rouges et qui aimerait bien travailler avec ce vendeur de Dorayaki !

Au delà de cette rencontre improbable se cache … des spoilers ! (Plissez des yeux pour ne rien voir et revenez après la vidéo si vous ne voulez pas être spoilé)

Ce qui est franchement intéressant dans cette histoire, ce n’est pas tant la recette du an (même si après avoir lu ce livre vous la maîtriserez) que le secret de cette vieille dame aux mains crochues. Cette femme n’est pas une sorcière, contrairement à ce que je pensais à la lecture des 5 premières pages de ce livre mais une ancienne victime de la maladie de Hansen (c.à.d. une ancienne lépreuse).

Et c’est avec une grande pudeur et sans fard qu’il nous est conté l’exclusion forcée des malades de la lèpre de la société japonaise notamment de 1907 à 1996. Je trouve que c’est une force du livre. Il met en lumière quelque chose de méconnu, à savoir que le traitement des lépreux et ancien lépreux et en nous rappelant que d’anciens malades vivent toujours dans des sanatoriums. Ils ont 80 ans et plus et restent dans ces sanatoriums à cause de leur âge, de leur apparence, de la méconnaissance de la maladie dans la société japonaise et d’une part de superstition/religion.

Même si la loi sur l’internement forcé des malades de la lèpre au Japon a été levée en 1996, il reste une fracture. Pour en savoir plus sur l’histoire de cette maladie au Japon et la discrimination d’une partie de sa population, je vous invite à lire l’article Discrimination et lèpre dans le Japon moderne sur le site Espace éthique de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (en cliquant ICI).

Fin des Spoilers.

Ce livre a été transposé magnifiquement au cinéma par Naomi Kawase en 2016 :

Ce tout petit livre se lit en 3h, le temps de préparer des cinnamon rolls (même si les cheveux de Paula Dean vous ont dit que ça ne prenait qu’1h50 – pour voir la recette et/ou les cheveux : cliquez ICI) ! Il vous réchauffera le cœur et mouillera un peu vos joues … un peu comme les cinnamon rolls.
C’est une belle histoire d’amitié à déguster même si vous n’aimez pas le an !

Héroïnes galactiques pour des fêtes hypnotiques

Pour la sortie de Star Wars VIII, nous avions envie de vous parler de conquêtes des étoiles et de guerrières intrépides et aussi de vous donner des idées cadeaux pour faire plaisir à votre sapin (après tout, lui aussi mérite d’être heureux!).

Si les téléfilms de Noël nous ont appris quelque chose, c’est que les sapins aiment qu’on leur chante des chansons et qu’on leur lise des histoires. Alors allons-y !

Good Night Stories for Rebel Girls :

Il était une fois deux entrepreneuses Elena Favilli et Francesca Cavallo, qui avaient un projet : celui de faire lire à toutes les enfants du monde entier (et aussi aux grands enfants…) des histoires vraies d’héroïnes qui se sont dépassées pour réaliser leur rêve ou pour conquérir des droits et qui n’attendent rien d’un prince charmant. Ce livre de contes 100% féminins avec ces héroïnes imparfaites mais Badass (Frida Khalo, Serena Williams, Margaret Thatcher, Cléopâtre ou encore Margaret Hamilton) ragaillardiera votre sympa sapin et pourra occasionnellement le faire rougir !

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Histoires du soir pour filles rebelles: 100 destins de femmes extraordinaires
de Elena Favilli et Francesca Cavallo
Editions : Les Arènes (2017)

Si votre sapin aime les Lego ou s’il a simplement la tête dans les étoiles, nous connaissons un set Lego qui lui plaira à coup sûr !

Le set Lego : Women of Nasa

Vous y retrouverez une fusée, Hubble, une pile de livres (qui vous changera de votre PAL) et évidemment 4 héroïnes de la conquête spatiale :

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  • l’informaticienne Margaret Hamilton qui a développé le logiciel de vol à bord des missions Apollo vers la Lune dans les années 1960. Elle est connue pour populariser le concept moderne de logiciel.
  •  l’astronaute/astropsysicienne Sally Ride qui devient la première Américaine dans l’espace en 1983. Après avoir pris sa retraite en tant qu’astronaute de la NASA, elle fonde une entreprise éducative qui encourage les enfants, en particulier les filles, à poursuivre les sciences. .
  • l’astronome Nancy Grace Roman, la «mère de Hubble». Elle est connue pour son rôle dans la planification du télescope spatial Hubble. Elle a également développé le programme de recherche en astronomie de la NASA.
  • l’astronaute/médecin/entrepreneuse Mae Jemison, qui est la première femme afro-américaine dans l’espace en 1992. Après sa retraite de la NASA, Jemison a créé une entreprise qui développe de nouvelles technologies et encourage les étudiants à étudier les sciences.

Puisque Cro me dit que je ne peux pas vous laisser comme ça avec seulement deux idées cadeaux, en voici une troisième :

« Petit oiseau, si tu n’as pas d’ailes … »

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Si notre sapin est plutôt branché étoile, nous n’oublions pas tous ces autres sapins qui adorent se coller des anges sur la tête !
Pour la somme de £80, soit le même prix qu’une magnifique paire de chaussures, vous pourrez acquérir un ange à l’effigie d’Hillary Clinton, de Beyonce ou encore de  Serena Williams. Et pour une centaine de livres en plus, vous pourrez même avoir votre ange personnalisé ! Et on dit merci à la société Women to look up to !
Pour en savoir plus : Cliquez ICI

Malheureusement pour notre sapin, mon addiction aux chaussures est plus forte !

Si avec tout ça, nous n’avons pas réussi à combler votre sapin, emmenez-le au cinéma 😉

P.S. : N’oubliez pas, même s’il a l’air solitaire, ne lui prenez surtout pas d’animal de compagnie, il ne le sortira jamais !

L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat.

Pour ce #VendrediLecture, nous allons enfiler notre plus belle tenue de ninja et coller un gros mawashi geri dans la tête du premier type qui vient nous enquiquiner aujourd’hui !

l'art de la guerre 2L’art de la guerre 2,
de Sophie-Marie Larrouy
Éditions : Flammarion (2017)

4ème de couverture :

« Dans la vie, on ne fait que s’occuper. Alors s’il nous arrive des trucs, bah tant mieux, ça laissera l’occasion de se rendre compte plus tard si on a Alzheimer. Et d’ailleurs, c’est les trucs les plus tristes qui font les meilleures histoires, une fois qu’on les a laissés vieillir en fûts de souvenirs. Les trucs moyens, on s’en fout : soit on ne les raconte pas, soit ils se rappellent plus de nous. »

2 500 ans après Sun Tzu, Sophie-Marie Larrouy écrit la suite du premier best-seller de l’histoire.
Parce que nos guerres ont changé.
Parce qu’on a plutôt en mémoire des galères de couples que des souvenirs de batailles en rase campagne.
Parce que l’odeur des sapinettes accrochées au rétro nous est plus familière que celle des bivouacs militaires.
Parce qu’il est beaucoup plus dur d’aimer les gens que d’être fâché tout le temps.

Mercredi, je vous parlais d’un livre qui m’a fait passer par tout un tas d’émotion (Si vous ne vous en souvenez pas, cliquez ICI). Et bien, c’est celui là.

Je l’ai acheté et j’ai commencé à le lire sans trop savoir ce qu’il pouvait bien y avoir dedans. Tout ce que je savais, c’est que j’adore l’auteur et que c’était présenté comme une suite de L’art de la guerre de Sun Tzu (et non pas le scénario écrit du film canadien chelou L’art de la guerre 2 avec Wesley Snipes) … Or j’ai adoré feuilleter les pages de Sun Tzu et je me souviens que certains passages ne sont pas dépourvu d’humour (en avait-il conscience ? Mystère!). Tout ça pour dire, que je m’attendais à une espèce de manuel guerrier de la vie à la fois drôle et tordu. (Alerte Spoilers en approche)

C’est presque ça ! En fait, c’est un roman écrit sur le mode oral à la première personne qui présente l’évolution d’une raz-moquette des années 80/90 jusqu’à l’âge adulte. C’est le moment où les voyants s’allument dans votre tête et où vous vous dites : OMG ! C’est l’autobiographie de la génération Y ! 

Oui et Non …

girls

Bref. Vous retrouverez dans ce livre des tranches de vies gourmandes, la nostalgie de mamie, la poésie du quotidien, la chaleur et la douceur d’un pain d’épices qui sort du four. Elle y parle de tout, de la maternelle, du collège, des rencontres, de Johnny, du premier concert,  des premiers déménagements, de l’amour, de la mort, de sexe, de bouffe, de planquer des cadavres, bref la vie. Sophie-Marie Larrouy retranscrit plutôt bien les états d’âme et les réflexions que l’on se fait aux différents moments de la vie. Vous vous retrouverez certainement dans les moments honteux comme dans les moments glorieux.

Ce qui me fait penser, qu’il existe un gros extrait du chapitre 6 « Ceinturer ses plans culs » en vidéo : Cliquez ICI.

Elle fait des analyses psycho-sociologiques originales et plutôt bien vues. Elle divise le monde en deux, d’un côte le monde sensible, de l’autre le monde matériel. Rien à voir avec Platon et sa métaphore de la grotte (qui peut faire fantasmer les fans de Freud), avec le monde sensible bercé d’illusions, celui des hommes et le monde intelligible, celui des idées. Non, là tout part des mains. D’un côté, il y a celles qui ont de grosses mains toujours prêtes à travailler, qui ont l’amour vrai, qui psychotent sans avoir le temps d’en parler dans le monde sensible. De l’autre côté, il y a les filles de l’Ile d’Yeu, qui sentent toujours bon, ont les cheveux soyeux, des mains de pianiste, un sens de l’organisation hors pair, des super fringues, une maison de vacances à l’Ile d’Yeu et qui appartiennent au monde matériel. Peu importe votre côté de la barrière vous êtes enviables et envieux. Jusqu’à ce que vous décidiez que ça ne sert à rien d’envier l’autre côté.

Il y a aussi un passage magnifique sur le 13 novembre, pas larmoyant, pas à vomir comme un certain bouquin mommy porn écrit par une contacte facebook sur l’amour impossible entre une victime d’attentat et un type du gign ou comme un gamin qui rape sur un ami imaginaire mort au Bataclan pour faire pleurer Hélène Ségara (et il n’y a rien de plus cruel au monde que de faire pleurer Hélène Ségara sur un mensonge!). Nan, mais ! C’est juste un moment beau, avec des petites touches d’humour bien placées et nécessaires.

 

Ce livre, c’est juste une grosse dose d’amour, qui vous entraîne parfois dans de grands débats internes, ceux que vous faites généralement devant votre miroir, après la bataille. C’est un peu comme suivre l’itinéraire d’une Bridget Jones moins cruche que l’originale et plus positive.

Notez, qu’il existe aussi en format audio :

 

Le crime de l’Orient-Express

“The impossible could not have happened, therefore the impossible must be possible in spite of appearances.”
Agatha Christie, Murder on the Orient Express

Le 29 novembre prochain sortira dans les salles obscures Le crime de l’Orient-Express, de Kenneth Brannagh avec un casting exceptionnel : Daisy Ridley, Johnny Depp, Josh Gad 😎 , Judi Dench, Michelle Pfeiffer …

C’est l’occasion idéale en ce #VendrediLecture pour nous replonger dans un classique de la Reine du Crime.

DSC_0026Le crime de l’Orient-Express, d’Agatha Christie
Traduit de l’anglais par Louis Postif
Éditions : Edito-Service S.A., 1975

C’est l’histoire d’un drôle de petit bonhomme, Hercule Poirot, qui de retour d’une expédition à Alep en Syrie se retrouve dans le Taurus Express en plein hiver, direction Londres. Bien évidement, le karma de notre détective belge oblige, un meurtre est commis dès la seconde nuit de son voyage. De plus, le train se retrouve coincé par la neige au milieu de nulle part !

13775894_10154596549931756_7886037816530687281_nAgatha Christie nous plonge dans un huis-clos haletant. La véritable force de cette nouvelle tient de la psychologie des personnages dévoilée lors des interrogatoires d’Hercule Poirot. Malgré quelques clichés, on note la justesse des portraits des personnages, que ce soit la lourdeur de Mr Bouc, directeur de la compagnie, le snobisme de la princesse russe Natalia Dragomiroff ou encore la franchise brute de l’homme d’affaire venu de Chicago, Antonio Foscarelli. Pour ce qui est de la narration, elle est suffisamment légère et dynamique pour accroitre votre curiosité.

Pour écrire ce roman noir, Agatha Christie s’est inspirée d’un fait divers survenu en février 1929, où le Simplon-Orient-Express a été coincé pendant six jours par un blizzard en Turquie, et de l’affaire du kidnapping de l’enfant Charles Lindbergh en 1932.

Il n’est pas étonnant que ce mystère ait donné lieu à de multiples adaptations en films, téléfilms, feuilleton radiophonique, bande-dessinée et jeux vidéos.

Si vous voulez en savoir plus sur L’Orient-Express : cliquez ICI.

Bonne lecture et bonne séance si vous filez le voir au cinéma!

 

Robert Langdon, Volume 5 !

Pour ce #VendrediLecture, je vous emmène en Espagne en compagnie d’un Indiana Jones des temps modernes : Robert Langdon !
Ah nan mais c’est pas possible, je n’ai pas lu les 4 derniers tomes !
Ne vous inquiétez pas, ça n’entravera en rien votre compréhension de ce nouvel épisode. Attachez vos ceintures, c’est parti !

OrigineOrigine, de Dan Brown
Éditions : Broché
Traduit de l’anglais par Dominique Defert et Carole Delporte

4ème de couverture :

D’OÙ VENONS-NOUS  ?  OÙ ALLONS-NOUS  ?
Bilbao, Espagne.  Robert Langdon, le célèbre professeur en symbologie et iconographie religieuse, arrive au musée Guggenheim pour assister à une cérémonie historique avec l’annonce d’une découverte scientifique révolutionnaire.  L’organisateur de cette soirée n’est autre que le grand futurologue Edmond Kirsch, un milliardaire de quarante ans dont les inventions et les prédictions audacieuses ont fait de lui une célébrité mondiale. Kirsch, qui a été dans sa jeunesse l’étudiant de Langdon à Harvard, est sur le point d’annoncer le résultat de ses recherches… et d’apporter enfin une réponse aux deux questions fondamentales de l’humanité.
Dès le début de  la soirée, Langdon, comme les centaines d’autres invités, est fasciné par l’originalité de la cérémonie. Une évidence s’impose  : la découverte de Kirsch va susciter une controverse bien plus profonde qu’il ne l’avait imaginé. Mais la soirée parfaitement orchestrée  jusqu’alors va soudain virer au chaos. La découverte de Kirsch risque d’être perdue à jamais. Sous le choc, et en grand danger, Langdon est contraint de quitter précipitamment Bilbao. Dans sa fuite, il est accompagné de Ambra Vidal, la directrice du musée qui a préparé avec Kirsch cette soirée explosive. Tous deux s’envolent pour Barcelone, et se lancent dans une quête périlleuse pour retrouver un étrange mot de passe qui permettra de révéler au monde la découverte de Kirsch.
Plongeant dans les dédales  sombres de l’Histoire et des religions, Robert Langdon et Ambra Vidal doivent échapper à un ennemi puissant qui semble envoyé par le Palais royal et prêt à tout pour réduire au silence Edmond Kirsch. Sur une piste jalonnée d’oeuvres modernes et de symboles énigmatiques, Langdon et Ambra Vidal vont finir par découvrir les clés menant au secret de Kirsch… et à cette grande révélation qui, depuis des millénaires,  échappe  à la compréhension de l’homme.  
 
louvre-530058_640J’ai décidé de prendre un moment pour vous parler de ce livre pour deux raisons : je ne fais pas de snobisme littéraire et qu’il fallait bien que j’en lise un au complet un jour. Pour ne rien vous cacher, j’avais essayé le Da Vinci Code en format papier, il y a des années de ça … et je ne sais pas pourquoi mais entre le moine albinos qui passe ses soirées à se fouetter et tout le blabla ésotérique et les théories du complot, je me suis comme laissée choir dans cet entrelacs de câbles suintants et de cordes poussiéreuses qui tirent cette histoire. Par contre, j’ai trouvé les films plutôt divertissants.
Bref, en voyant le nouveau Dan Brown en tête de gondole partout de chez partout … je me suis dit … « Ok … donnons une nouvelle chance à ses écrits ».
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Un Dan Brown, c’est comme une paella.

La recette de ce plat populaire est toujours la même : un périple fantastique dans des lieux qui aiguiseront votre curiosité (des tomates gorgées de soleil), saupoudré d’une théorie du complot (faites entrer le lapin), d’un soupçon d’histoire de l’art (le riz), d’une pincée d’actualité (le safran, c’est la clé), d’hypothèses (les haricots verts et blancs) et de faits mélangés à quelques théories fumeuses (le poulet!). Bref, un plat alléchant qui tourne au vinaigre si vous y ajoutez de la charcuterie !
Pour se renouveler, si j’en juge les films, il suffit de changer le lieu de l’action, d’objet du secret (la thématique) et de trouver une nouvelle accompagnatrice intello sexy à notre professeur émérite. Ok … let’s go !

La thématique : la science versus Dieu.

C’est un classique de la littérature et aussi la base d’un jeu de combat sympa (voire l’article Street fighter avec des politiques, des scientifiques ou des philosophes). Si vous cherchez de la profondeur dans ce livre, découvrir de nouveaux sujets de réflexions qui n’ont pas déjà été amenés par Isaac Asimov ou Philipp K. Dick, passez votre chemin ! Là, le blabla concerne les questions classiques : d’où venons nous ? et où allons nous ? Peut-on recréer l’origine de la vie en laboratoire? Un robot peut-il être considéré comme un artiste? peut-il avoir de l’humour? Disparaîtrons nous comme les dinosaures? Quelle est la place de l’Homme dans l’univers? Quand un pays machisme donne la citoyenneté à un robot à l’apparence féminine, ça lui ouvre des droits de citoyennes ou de citoyens ? (Ça me fait penser à une nouvelle d’Asimov, Intuition féminine.(1))

On y parle de Darwin, des créationnistes, de cosmologie, de physique (rangez vos abdos), de chimie, d’high tech, d’Intelligence Artificielle et du sperme d’E.T. Pour ceux et celles qui viennent de se réveiller en hurlant « Whaaaaaaaat !? C’est quoi cette affaire de trafic de sperme ? » #balancetonporc
L’hypothèse part du principe que : voyant la fin de son monde arriver, E.T. aurait balancé du génome dans une jolie boite à travers l’espace en espérant que ladite boite pleine de semence trouve une planète accueillante et fertile, où son génome pourrait se développer, évoluer. Accessoirement, son génome et toutes les mignonnes bactéries qui sont sur sa boite pourraient avoir un petit effet pervers, du genre anéantir le bio équilibre de la planète. Mais en même temps, on s’en fout nan ? C’est pas comme si on envoyait des lapins ou des cochons sur un nouveau continent sans se demander s’ils allaient dévaster l’écosystème. Comment ça on l’a déjà fait en Australie ? Bon, il faut dire que le concept de faire une faciale à l’univers doit avoir son charme quand on se prend pour un tripode.

Les personnages

Robert Langdon me fait penser à une série de jeux vidéos d’aventures, genre Point and Click (2) comme Broken Sword (avec un peu moins d’humour).

Pour ceux qui ne connaissent pas la série des Broken Sword connus sous le nom des Chevaliers de Baphomet en V.F. :

Vous dirigez un jeune touriste américain George Stobbart, victime secondaire d’un attentat sur Paris. Avec lui et une jeune journaliste photo française rencontrée sur place, Nicole Collard, vous menez une enquête qui vous fera découvrir les secrets des templiers tout en faisant face à une secte composée d’hommes et de femmes de pouvoirs qui portent des robes et leur tueur à gage :

Langdon comme Stobbart se balade dans des endroits magnifiques, des lieux cachés aux publics (un peu comme Stephane Bern), découvre des objets d’arts magnifiques. L’artiste mis en avant dans ce tome, et qui n’étonnera personne, c’est Gaudi. Le type de la Sagrada Familia.
Dans ses aventures, Langdon mène son enquête avec une Langdon Girl. Et oui, Robert Langdon, comme James Bond, est toujours accompagné dans ses aventures d’une acolyte pleine de ressources, brillante et sportive. Cette fois, il s’agit d’Ambra Vidal, une working girl, promise à un prince d’Espagne calquée sur le modèle de Letizia Ortiz.
Dans cette aventure, un nouveau personnage s’ajoute à ce duo Langdon + personnage féminin : Winston !
Oh my god ! Ils sont trois! C’est un signe ! #francmaçonnerie #complot #pyramide #E.T. #Handspinner
Winston est mon personnage préféré dans cette histoire. C’est une Intelligence Artificielle pleine d’humour, peintre à ses heures. Il a été créé par Edmond Kirsh, un entrepreneur de génie, champion de la comm’ à l’image de Steve Jobs.
C’est vrai, les personnages ne sont pas très creusés mais la fin est explosive et gay friendly. Et rien que pour ça, je ne regrette pas d’avoir lu ce livre !

L’ambiance est sympa, les décors soignés et le rythme est bon comme toujours. C’est un peu comme un film avec Nicolas Cage, quand on zappe dessus, on sait à quoi s’attendre. Et parfois, on regarde. Origine est un roman d’aventure correct, divertissant, qui vous aidera à bien passer le temps dans le métro, chez vos beaux-parents, à la campagne ou dans la salle d’attente du dentiste.

A Vendredi prochain ! 😉

ncage

(1) L’histoire : Des astrophysiciens galèrent à trouver une planète habitable. Ils décident alors de faire appel à l’intuition féminine (qu’ils distinguent de l’intelligence masculine, objective, mathématique, rationnelle). Ils créent un robot féminin pour les aider. Malheur, le robot disparaît dans un accident d’avion alors qu’elle venait tout juste de trouver les coordonnées d’une planète habitable.
(2) Tu cliques ou tu pointes ?
Click and Point : le joueur déplace le personnage, lui fait exécuter des actions en cliquant sur des éléments à l’écran

Talking as Fast as I Can

Pour ce #VendrediLecture, j’ai envie de vous emmener dans un endroit chaleureux, sympathique, cozy, réconfortant … chez vous !
Bah dis donc ! C’est fou ce qu’on voyage !

Je vous propose quelque chose qui ressemble plus à un recueil de pensées diverses et variées (sur l’entrée dans le monde du travail, hollywood, la vie …) d’une actrice que j’aime beaucoup : Lauren Graham !
Ahah ! Mais je le savais, je l’ai lu dans le dernier Sunshine Blogger Award !

Après vous avoir dévoilé la recette secrète des cookies de Gilmore Girls (retrouvez la recette en cliquant ICI), je ne pouvais que vous présenter cette petite lecture en V.O. :

Talking as fast I can, Lauren GrahamTalking as fast as I can,
from Gilmore Girls to Gilmore Girls (and everything between)
de Lauren Graham
Éditions : virago (2017)

4ème de couverture :
From the star of the much-loved television shows Gilmore Girls and Parenthood and the author of the New York Times bestselling novel Someday, Someday, Maybe comes a collection of candid and hilarious essays.

In Talking as Fast as I Can, Lauren Graham hits pause for a moment and looks back on her life, sharing stories about growing up, dating and starting out as an actress. Some things you’ll learn about Lauren : she once tried to go vegan just to bond with Ellen DeGeneres, she’s aware that being set up with guys at awards shows has its pitfalls (« if you’re meeting someone for the first time after three hours of hair, makeup and styling, you’ve already set the bar too high »), and she’s a card-carrying REI shopper (« My bungee cords now earn points! »).

Lauren also sits down for an epic Gilmore Girls marathon and reflects howit felt to pick up the role nine years after the first series conclueded. Complete with photos and excerpts from the diary Lauren kept during the filming of Gilmore Girls: A Year in the Life, this book is like a cozy nigth in, catching up with your best friend, laughing and swapping stories, and – of course – talking as fast as you can.

Le problème de cette quatrième de couverture, c’est que comme pour la plupart des bandes annonces actuelles, elle en dévoile trop. C’est pourquoi je ne vous traduirais pas cette quatrième de couverture ! Je vous dirais simplement ceci :

C’est une lecture qui ne plaira pas uniquement aux fans de Gilmore Girls. Toutefois, aux vues de certaines critiques que j’ai pu lire sur le net, je dois vous avertir. Lauren Graham est du genre très dynamique, fine, drôle, passionnée de cinéma et un poil geekette. Et si vous cherchez à l’écouter en audiobook, notez qu’elle parle vite et qu’elle adore chanter.
Personnellement, je me suis contentée de la version papier et  j’ai passé 3 jours avec cette chanson dans la tête :

J’ai passé de très bons moments avec ce livre. Il ne s’agit pas d’une autobiographie classique. Ça ressemble plus à une conversation que vous auriez avec une bonne copine en prenant le thé, ou à la lecture d’un blog drôle et plein de punch.

De quoi ça parle ? (attention spoilers)

Vous y retrouverez bien-sûr quelques anecdotes de tournage concernant Gilmore Girls et Parenthood. Ça doit représenter un peu moins d’un tiers du lire.
Mais ce qui fait tout l’intérêt de ce petit livre, ce sont les petits chapitres autour pleins d’humour. Ils sont remplis de ces petites choses importantes que l’on apprend en se confrontant à la vie, en grandissant :

  • La vie ne suit pas toujours vos plans :

« So don’t let your plan have the last laugh, but laugh last when your plan laughs, and when your plan has the last laugh, laugh back, laughing! »
Talking as Fast as I Can, Lauren Graham

Que l’on peut traduire comme ça : Alors ne laissez pas votre plan rire en dernier, mais riez en dernier quand votre plan rit, et quand votre plan est le dernier à rire, riez en retour, en riant!

Ou comme ceci :

  • Parfois quand on parle trop vite, on prononce mal certains mots et un instrument de musique peut devenir un poisson.

  • Un acteur ne peut pas tout jouer.
  • Régime : Vous pouvez épargner une fortune en programme de régime, en livres de diet, en magasine féminin, etc …. en suivant ce simple conseil.

 » I’m going to tell you some of the Top-Secret Hollywood Secret I’ve learned, and save you a ton of money instead!
Here’s one: diet books are worthless. Don’t spend one penny more on them. Not one more. I’m serious. They all tell you a version of the exact same thing: eat less, work out more. »
Talking as Fast as I Can, Lauren Graham

Elle revient sur toutes les névroses planétaires sur la nourriture saine et réalise un magnifique plan sur ce qu’il est bon de manger selon ces mêmes névroses. Je crois que c’est la Hollywood Food Chart la plus drôle que j’ai pu voir !

  • Hollywood est un monde plutôt sexiste

Elle réalise une typologie drôle et réaliste des rôles proposés aux femmes selon leurs âges à Holywood (la jeune fille qui débarque en ville, la mère et si vous avez de la chance, Betty White). Elle explique cette typologie avec une analogie magnifique (à base de papier toilette) mais je vous invite à lire son livre pour ça.

  • Avoir les pieds gelés quand il fait froid n’est pas une fatalité.
  • Ce n’est pas parce qu’on adore regarder une émission sur la mode qu’on est un bon critique de mode.
  • On pense souvent qu’il est plus facile pour un artiste d’avoir plusieurs casquettes aux États-Unis qu’en France : c’est faux.

C’est un des chapitres les plus passionnant et agaçant de ce livre. Lorsque Lauren Graham revient sur l’écriture et la publication de son premier roman, une fiction et sur les commentaires qui en ont résulté de la part de certains médias et de grands journalistes. Pour eux elle devait soit avoir un ghost writer soit avoir produit une autobiographie.

  • Le secret quand on a une panne d’écriture : le Kitchen Timer !

C’est un secret que Lauren tient de Don Roos, le réalisateur de Sexe et autres complications ou d’Un hiver à Central Park et le scénariste de Marley et moi. C’est un secret pas mal du tout, qui nécessite peu de moyen. Je vous invite à lire son livre pour le connaitre ! 😉

Retour à la normal, loin des spoilers !

J’espère vous avoir transmis un peu de l’énergie qu’il contient ainsi que l’envie de le lire. Je passe mon exemplaire à Cro et je vous dis :
A vendredi prochain pour découvrir un nouveau livre !
En attendant …