L’anniversaire de Kim Jong-Il

Pour ce #VendrediLecture, j’ai choisi de vous présenter un gros coup de cœur :

 

20180719_095114.jpgL’anniversaire de Kim Jong-Il
De Ducoudray et Allag
Editions : Delcourt/Mirages (2017)

C’est l’histoire d’un petit garçon de 8 ans, Jung-San, vivant en Corée du Nord dans les années 90. Sa grande fierté est d’être né un 16 janvier comme son héros et leader suprême Kim Jong-Il. Il faut dire qu’en Corée du Nord, on ne fête pas les anniversaires, sauf celui de Kim. Alors quelque part, pour lui, c’est un peu comme si on le lui fêtait aussi. Il vit selon les règles et les « coutumes » apprises à l’école, sous le regard du leader suprême. C’est grâce à ça qu’il sait qui il doit adorer et qui il doit mépriser (les coréens du Sud, les américains). Il est parfaitement endoctriné, ses bédés, ses jeux « innocents » d’enfant sont influencés par le régime. Ses convictions sont sures et certaines, jusqu’au jour où son petit univers s’effondre. Sa famille doit fuir le pays !

C’est une lecture bien documentée. On sent la pâte du photographe de presse et reporter Aurélien Ducoudray. Les dessins sont doux, ronds, sobres et enfantins. La colorisation suit les sentiments du jeune garçon que l’on suit jusqu’à ses 16 ans. Tantôt vive, colorée, tantôt sombre, en noir et blanc.

Source

C’est un sujet difficile qui est très bien amené, par le prisme d’un enfant innocent et endoctriné qui se confronte à l’horreur d’un régime totalitaire, à son niveau, avec sa propre perception du monde. Les personnages sont terriblement attachants.

Sans jamais nous bombarder de violence gratuite, les auteurs nous dévoilent les rouages de ce régime totalitaire et ses exactions. C’est qui rend cette bande dessinée essentielle et accessible à tous. Elle vous informe sur ce pays dont on ne sait finalement que très peu de chose (si ce n’est qu’ils sont très nerveux et veulent faire « tout péter » très régulièrement mais qu’il ne faut pas s’en faire parce qu’ils se rapprochent progressivement de la Corée du Sud … ) et sur ce qu’il se passe quand on fuit son pays, quand on quitte tout ce que l’on a, tout ce que l’on chérit, tout ce que l’on est pour rester en vie. Vous passerez par beaucoup d’émotions avec cette BD et vous y croiserez de belles valeurs comme l’altruisme et le courage.
C’est une BD qui a un échos terriblement fort avec l’actualité, que l’on pense aux migrants, au type à la mèche orange, aux derniers J.O.. Peut-être que vous trouverez d’autres liens encore.

C’est un oeuvre belle et touchante, qui rendra votre cœur tout chamalow !
Parce que lire, c’est agrandir son univers,
parce qu’il faut toujours garder un esprit curieux,
je vous conseille d’y jeter un œil ou les deux !

A Vendredi prochain pour une nouvelle aventure !

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Agatha Raisin : de la quiche mortelle à l’île Robinson

Voici un #VendrediLecture très attendu !
Il ne s’agit pas d’évoquer 1 roman mais 12. Et oui, cette histoire ressemble un peu aux 12 travaux d’Hercule Poirot …
Dans les deux, cas, il y a une Agatha derrière tout ça !

Hé oui, mes chers lecteurs ! Vous me l’aviez demandé lors de ma dernière Summer Reading List : Voici le moment de découvrir mon avis sur les 12 premiers tomes d’Agatha Raisin et aussi sur la série télé !

Agatha Raisin enquête

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De M.C. Beaton
Aux éditions : Albin Michel

Le concept :

Si vous avez un malheur dans votre vie, si vous venez de lire un terrible thriller, une dystopie épique, un drame dramatique … Bref, si vous sentez au plus profond de vos tripes un besoin de changer d’air, une aspiration à la liberté et à la légèreté, entrez donc dans le monde d’Agatha Raisin !

Agatha Raisin est une londonienne chargée de relation publique avisée mais frustrée qui a décidé à 53 ans de prendre sa retraite anticipée. Elle a donc décidé de tout quitter pour venir s’installer dans un cottage à Carsely dans les Cotswold. C’est assez farfelu mais pas plus qu’élever des chèvres dans le Larzac.
Et puis, c’est un rêve d’une gosse qui a grandi dans le quartier difficile de Birmingham et qui un jour sur un malentendu lors de vacances en famille, s’est retrouvée face à la beauté et la quiétude des Cotswolds.

Bien évidemment notre dynamique célibataire a du mal à trouver ses marques et à se camoufler dans le décor. Elle est une londonienne en talon aiguille, sophistiquée, pour qui cuisiner revient à mettre au micro-onde un plat au curry Mark&Spencer. Elle a un réseau professionnel d’enfer mais aucun ami. Bref, c’est l’ennui total à Carsely.
Mais Agatha décide de prendre le taureau par les cornes : elle rejoint la Société des Dames de Carsely et s’inscrit à un concours de quiches. Malheureusement, après avoir goûté sa quiche aux épinards, le juge meurt.
C’est à ce moment là que naît sa passion pour …. mais non pas pour la cuisine … non, non, pas pour le meurtre … mais pour les résoudre, voyons !

Après cet état des lieux, j’ajouterais que nous sommes avec les Agatha Raisin dans le registre du « cosy mystery« . L’enquête policière sert de prétexte pour suivre les déboires  amoureux, les gaffes, l’évolution d’Agatha Raisin. Ce sont des romans feelgood où l’on rit beaucoup et où l’on ne se prend jamais la tête. Ils ne se valent pas tous mais il vaut mieux les lire dans l’ordre pour repousser les risques de crise cardiaque !

Maintenant pour les fans de la série, les petits curieux et tous ceux qui ont envie de connaitre mon avis sur chacun des 12 tomes, accrochez vous, ça va allez vite et il y aura du spoiler. Je vous conseille de ne pas aller au delà du tome que vous lisez !
Je vais aborder cette rubrique à la manière des Youtubeurs qui réagissent à des clips musicaux, à des bandes annonces de films ou à des réactions de Youtubeurs. LEAVE BRITNEY ALONE !

Tome 1 La quiche fatale

C’était notre première rencontre. Je trouvais Agatha aussi froide que ses préparations culinaires et j’avais un peu peur pour la suite. Mais heureusement, elle s’est progressivement décongelée s’en pour autant se dégivrée. Elle s’est lié d’amitié avec l’agent de police Bill Wong, la femme du pasteur Mrs Bloxby, son ancien poulain Roy Silver, sa femme de ménage Doris Simpson. Et évidemment est tombée amoureuse comme une ado de James Lacey, son voisin de cottage, un écrivain célibataire au long court amateur d’histoire militaire. Les personnages ne sont pas trop creusés mais on s’attache et cette quiche a un goût de reviens-y !
On trouve deux éléments qui reviennent régulièrement dans les tomes d’Agatha Raisin : la voisine espionne relou (Madame Kravitz dans ma Sorcière bien aimée) et la décision formidable de prendre le thé avec une personne que l’on suspecte de meurtre. C’est une coutume anglaise ou bien ?

Tome 2 Remède de cheval

Il y a un nouveau vétérinaire en ville, célibataire et plutôt mignon. Comme toutes les femmes de Carsely et des environs, Agatha est sur l’affaire ! Ça tombe bien : Bill Wong lui a offert un chat dans le précédent épisode et puis elle en a adopté un second qu’elle avait pris pour le premier ! Le vétérinaire est assassiné. Agatha mène alors l’enquête avec son voisin James Lacey qu’elle tente de séduire en même temps (j’ai adoré la scène où elle détruit les toilettes des femmes du pub). C’est avec ce tome que vous deviendrez addicts à la série.

Tome 3 Pas de pot pour la jardinière

Au retour de ses vacances Agatha apprend une terrible nouvelle : Y’a une nouvelle au village. Elle est mignonne et c’est une pro du jardinage contrairement à Agatha. Bien sûr elle a des vues sur James. ET évidemment, elle est retrouvée morte plantée comme un arbre ! On en apprend un peu plus sur le côté opportuniste de Roy dans cet épisode. On se rend compte qu’Agatha n’a tiré aucune leçon de sa quiche fatale puisqu’elle récidive avec son jardin. On adore encore plus ses chats. Et on rit beaucoup!
J’adore cette tendance d’Agatha à partir en vacances dès que ça ne va plus dans sa vie !

Tome 4 Randonnée mortelle

Je n’ai pas des masses appréciée ce tome. Agatha revient de 6 mois passées à Londres pour le travail puisque comme je ne vous l’ai pas dit. Grâce à Roy et pour se changer les idées, de temps à autres elle reprend son ancienne activité en freelance. Ici la présidente d’une association de randonneurs qui militait pour passer à travers un champ est retrouvée morte. C’est un épisode qui a été gâché par la série télé (mais on en reparlera plus tard) et pour lequel je n’ai pas eu d’atomes crochus. Toutefois j’ai adoré le dernier chapitre !

Tome 5 Pour le meilleur et pour le pire

James Lacey s’est enfin décidé à demander en mariage Agatha Raisin ! Le jour J, Jimmy Raisin refait surface. Il s’agit du mari d’Agatha. Elle l’avait perdu de vue et pensait qu’il était mort ivre quelque part. Le mariage est annulé et Jimmy est retrouvé mort le lendemain dans un fossé. Dans cet épisode, on découvre un peu mieux la personnalité de James Lacey et on fait face au passé pas tout rose d’Agatha Raisin. C’est un tome un peu plus sombre et plus touchant que les autres. On en sort avec le coeur brisé.

Tome 6 :Vacances tous risques

James Lacey a disparu. Agatha décide de partir à Chypre, là où aurait du se passer leur lune de miel et là où elle pense le retrouver. Ici, on rencontre des touristes charmants, un policier moins charmant et sir Charles Fraith, un aristocrate anglais avec un trou dans la poche qui s’avère être un audacieux sex friend. Une touriste est assassinée. Agatha retrouve James. Un triangle amoureux se profile. Etes vous plutôt dans le camp de James ou dans celui de Charles ?

Tome 7 A la clairefontaine

Dans le petit village d’Ancombe, il y a une source d’eau douce réputée pour ses bienfaits. Un jour, une société décide de mettre la main dessus. Suite à cette annonce, les villageois se divisent en deux camps et le président du conseil municipal est retrouvé mort. Pour mener son enquête au plus prêt, Agatha décide d’offrir ses services de communicante à la société en question. C’est un épisode drôle et marquant ! J’ai adoré la scène des festivités qui prend l’eau !

Tome 8 Coiffeur pour dames

Il n’est pas évident de trouver un bon coiffeur. Et quand on en trouve un bien, on le garde ! Et bien, figurez vous, que lorsqu’Agatha Raisin met enfin la main sur un coiffeur aux doigts d’argent, celui ci se retrouve assassiné ! Il n’y a pas à se couper les cheveux en quatre, c’est un des épisodes les plus marrants de la série et la fin est juste épique !
Ce que l’on retient : toujours être sympa avec un coiffeur !

Tome 9 Sale temps pour les sorcières

L’ambiance de ce tome est délicieuse ! Rendue chauve par une coiffeuse psychopathe, Agatha décide de s’éloigner de Carsely le temps que ses cheveux repoussent. Elle se rend donc dans un vieil hôtel de la côte aux allures de maisons de retraite. Les habitués ont des allures de personnages de Cluedo. Une des résidentes l’invite à aller voir la sorcière locale qui vend de merveilleuses potions d’amour et une lotion pour la pousse des cheveux. Agatha désespérée fonce rencontrer la sorcière, obtient d’elle ce qu’elle voulait. Plus tard, la sorcière est retrouvée morte ! Dans cet épisode, Agatha trouve l’amour auprès d’un membre des forces de l’ordre du coin. Malheureusement pour elle, sir Charles Fraith décide de lui rendre visite. C’est drôle, c’est croustillant !
Et Agatha a un nouveau chat !

Tome 10 Panique au manoir

J’ai trouvé que ce tome traînait en longueur. Et j’ai passé les 2/3 du roman avec une seule question en tête : où est passé le 3ème chat ?
Après qu’une diseuse de bonne aventure ait dit à Agatha qu’elle trouverait l’amour dans le Northfolk, Agatha décide d’y louer un cottage. Elle rencontre les gens du coin, qui sont froids, austères, crédules, arriérés, les fées du coin et le châtelain du coin. Le châtelain est retrouvé assassiné. Sir Charles Fraith débarque et mène l’enquête avec Agatha. Et si c’était lui son vrai amour ?
Oh attendez, James l’a demande en mariage !

Tome 11 L’enfer de l’amour

Agatha est enfin mariée avec James Lacey. Malheureusement, il s’avère qu’en fait James Lacey est un gros con ! Apparemment il a cru qu’en épousant Agatha, elle allait mystérieusement se transformer en parfaite femme au foyer qui sait cuisiner, jardiner, faire le ménage et s’habiller casual. Oh et puis ils font cottage à part ! C’est moderne … Oui, je sais, il faut le comprendre , le pauvre, il est célibataire depuis si longtemps. James est jaloux de Charles Fraith et ordonne a Agatha de ne plus le voir. Pendant ce temps là, il fricote avec la nouvelle venue en ville, si séduisante avec ses talons aiguilles. Cette charmante personne est retrouvée morte. James disparaît de la surface de la terre. A-t-il tué son amante avant de prendre la fuite ? A-t-il pris la fuite d’un tueur ? Est-il mort ?
Avec l’aide de Charles Fraith, Agatha va à la fois rechercher désespérément son mari et blanchir son nom en mettant la main sur le tueur ! Finalement sir Charles aurait pu faire un bon parti pour Agatha, vous ne trouvez pas ?

Tome 12 Crime et Déluge

James Lacey est entré dans les ordres en France, Charles s’est marié avec une parisienne et Agatha se sent seule et au bout de sa vie. Il lui faut un voyage pour se remettre de tout ça : direction l’île de Robinson Crusoé !
C’est mon épisode préféré ! Les voyages sur l’île étaient magiques, épiques, dignes d’un roman d’aventure. Le retour au pays avait des allures de roman d’apprentissage : Agatha se reprend en main, découvre le Pilate et retrouve peu à peu sa bonne mine. Et sur sa route, tombe sur une mariée emportée par les flots. Une nouvelle enquête pour Agatha Raisin qui m’a fait penser au premier épisode et pas uniquement pour son penchant à prendre le thé avec l’ennemi ! En plus, il y a un nouveau voisin, auteur de roman policier avec qui mener des enquêtes. C’est un épisode joyeux et magique !

Voici pour mes 12 travaux ! Si vous avez envie d’échanger davantage sur les personnages, sur votre ressenti, faire des pronostiques, n’hésitez pas à lâcher vos commentaires ! #expressionsdésuètesbonjour

Et la série on en parle ? 

Pour moi, la série est une pure déception. Les personnages sont mélangés. Mrs Sims et Doris Simpsons ne font plus qu’une, Charles et James idem, les voisines relou aussi, les parents de Bill Wong ne sont plus la cause de tous ses soucis, Roy devient gay alors que pour moi il est bi/métro/millenials sans étiquette/arrêtez de nous appeler Millenials ! Les enquêtes sont totalement mélangées. Bref, ça vous gâche totalement la lecture des romans !
Alors si vous ne comptez pas les lire, allez y. Sinon regardez la plus tard et dites vous que c’est juste inspiré par un mec qui n’a jamais lu les livres mais vu que l’entreprise semblait super rentable, il a foncé.

 

J’avais décidé de garder les Agatha Raisins comme une petite lecture rien qu’à moi, comme on garde un paquet de bonbons trop bons par bonne conscience. Il ne faudrait pas vous faire grossir ! 😉
Mais à la réflexion et vue votre enthousiasme, j’a décidé de partager mes bonbons. Ils ne sont pas tous bons, il y a peut-être un ou deux chocolats dégueulasses à l’alcool, mais dans l’ensemble, ils valent le coup. Et j’ai très envie que nous partagions nos impressions !
Alors, c’est promis ! Désormais, je ne vous cacherais plus mes avis sur les Agatha Raisin à venir !

Clipart, Clipart Gâteau, Cupcake, Gâteau

A vendredi prochain, pour une nouvelle aventure !

Parler ne fait pas cuire le riz

C’est une vérité universellement reconnue que si vous faites vos courses le ventre vide, vous en ressortirez avec un caddie qui ne ressemblera en rien à ce qu’indiquait votre liste de courses. Mais que se passerait-il si au lieu de franchir les portes d’un supermarché, vous entriez dans une librairie, la faim au ventre ?

Comme des Jackass des temps modernes nous avons tenté l’expérience pour vos beaux yeux et nous sommes ressortis d’une librairie avec deux livres poches qui contenaient chacun dans leur titre le nom d’un plat !

Pour ce #VendrediLecture, que nous dédions à tou(te)s les affamé(e)s des centres commerciaux, voici notre première gourmandise :

20180705_125232.jpgParler ne fait pas cuire le riz
de Cécile KRUG,
Editions :  J’ai lu (2018)

De quoi ça parle  ?

C’est l’histoire de Jeanne qui a bientôt 40 ans est insatisfaite de sa vie. Et pour cause !
Son futur-ex est un parasite notoire, sa mère possessive la tient responsable de la mort de son père, sa sœur est une grenouille de bénitier, son job d’illustratrice marche au ralenti et enfin ses rêves ont été soigneusement rangés sur un bureau sous une couche de poussière.
Bref, quand sa sœur lui propose de lui payer des vacances en cure de jeûne dans le pays basque, elle ne peut refuser !
C’est comme ça qu’elle se retrouve à suivre un régime alimentaire draconien à base de bouillons, de randonnées et de yoga mis en place par un couple d’hippies complètement hallucinants !

Voici tout ce que je peux vous dire sans vous spoiler le livre !

Mon avis :

Il n’y a rien de plus cruel que de suivre une cure de diète au pays basque ! Qui pourrait dire non à un poulet basquaise, un gâteau basque aux cerises ou à un thon marmitako ?
Oui, je sais, des végans ! Mais quand même ?

Je n’attendais pas grand chose de ce petit livre, qui s’est révélé être une explosion de saveurs à la fois gourmand et croquant ! Derrière cette petite lecture légère et rafraîchissante se cache une comédie romantique au rythme effréné !
Ça se lit très vite, les chapitres sont courts mais intenses !

Jeanne est une héroïne créative, drôle et attachante, un poil cynique et totalement tarée sur les bords (mais quand on a faim, on est capable de tout). Ses réflexions auront des effets positifs sur vos zygomatiques ! Flexion ! Extension !
Son côté gaffeuse vous fera certainement penser à Bridget Jones, mais Jeanne est beaucoup plus piquante !

Pour vous montrer le degré d’humour, je vous propose un petit extrait :

« Après le repas, j’improvise une partie de Scrabble sur la table de la salle à manger et convaincs les deux garçons de jouer avec moi, une façon de faire la paix en s’amusant, l’air de rien.
– J’ai changé les règles pour ce soir. On doit inventer des mots qui n’existent pas et en donner une définition plausible et drôle à voix haute. Ca vous va ?
– Top.
– Et toi, Gustave ?
S’il est emballé, il le cache bien.
– Allez, s’il te plaît, on joue tous les trois ou pas du tout.
Il s’assoit et pioche sept lettres dans le sac en tissu.
– Franck, tu commences ?
– Ok. Sept lettres, TARMULE.
– Ok et c’est quoi, une tarmule ?
– Un horrible insecte qui se niche dans les chaussures et provoque des démangeaisons atroces toujours au moment où il est impossible d’enlever ses pompes pour se gratter la plante des pieds. Quand tu conduis, par exemple.
– Pas mal, à toi, Gustave.
– Moi, j’ai WIRNEKY en sept lettres aussi, mais, mais, mais … en mot compte triple !
Je n’ai toujours pas fini de trier mes lettres sur leur socle que je suis déjà battue à plate couture. »
Parler ne fait pas cuire le riz, Cécile Krug

Si vous souhaitez savoir ce qu’est un Wirneky, il vous faudra lire ce roman !
Vous me trouvez cruelle ? 🙂

Laissez donc travailler votre imagination et nous verrons bien si vous arrivez à deviner ce dont il s’agit !

Pour en revenir à nos brebis …

Nous sommes en présence d’un roman à cheval entre chick-litt et roman d’apprentissage. Vous y trouverez quelques info sur la gestion du stress, la respiration et le yoga. Durant son périple, Jeanne s’ouvre à une nouvelle manière de concevoir la vie, un peu comme Liz Gilbert dans Mange, Prie, Aime : elle apprend à sourire avec le ventre !
Et nous, on s’amuse à la voir se métamorphoser sous nos yeux.

Bref, c’est une lecture rafraîchissante, amusante, moderne, touchante et apaisante. L’idéal pour cet été, non ?

J’espère vous avoir ouvert l’appétit avec tout ça !
Et je vous dis :

Bonne Lecture à tous et à toutes !
Et à Vendredi prochain pour une nouvelle aventure !

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Oh! Vous êtes encore là ! Et vous vous demandez quel livre cadeau j’ai pu choisir avec l’achat de deux livres poches ?
C’est que vous êtes durs en affaires ! Et bien voilà, parmi toute cette offre de livres poches cadeaux, j’en ai choisi un que j’ai déjà mais qui, au vu sa couverture et l’inspiration que me procuraient ses confrères, m’a totalement tapé dans l’œil !
Quelles papilles gustatives résisteraient deux secondes à l’appel d’une couverture meringuée qui sent bon les macarons et la chantilly ?

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Que me jette la brioche, celui qui n’a jamais eu faim !

 

Source Image à la Une : ICI.

TAG : Les Blogueurs Littéraires

Aujourd’hui, nous allons vous dévoiler un peu plus de nous même grâce à un TAG. Trouvé sur le blog Le monde de Tiphaine, ce TAG parle de livres, de pratiques, de cinéma et de cadeaux. Il est un peu long mais il a une ambiance très Thé ou Café avec Catherine Ceylac. Et puisqu’ici nous aimons le thé et le café, nous nous sommes dit que c’était l’endroit rêvé pour un tel TAG !
Vamos !

Plutôt corne ou marque-page ?

Cro : Marque-Page espèce de sauvage ! En tant que personnes civilisées, on en a même un par livre !
TeaTime : En plus, les cornes ne restent jamais. (Vous ne pouvez pas être cocu toute votre vie).

As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Cro : un million de fois, oui !
TeaTime : Il faut dire qu’on s’en offre beaucoup aussi !
Cro : Le premier dont je me souvienne, c’est l’Année du Mistouflon, un super livre jeunesse ! Lorsque j’ai pris des cours de poterie, j’ai reproduit le Mistouflon !
Quand je regarde ma vie, parfois, je me vois comme ces héros qui ont tout fait, tout connu … « Quand j’apprenais la poterie » ou encore « j’ai appris ça au tir à l’arc », « quand j’étais au théâtre » ou bien « à l’époque ou je fréquentais des punks »…
TeaTime : Ok, on s’arrête là !
Cro : Nan, mais c’est vrai, ce sont des débuts d’histoires chez moi … Je sais plus comment je me suis retrouvé dans ce festival …
TeaTime : Ok. Et donc scribe, c’est un bon métier ?

Lis tu dans ton bain ?

TeaTime : Question malheureuse !
Cro : Nous n’avons malheureusement plus de baignoire ! Mais nous avons un livre rêvé pour lire dans son bain (offert par des amis) qui date de l’époque douce heureuse où nous avions une baignoire  :

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As-tu déjà pensé à écrire un livre ? 

Cro : Biensûr, plus d’une fois et sur milles sujets ! Peut être qu’un jour je franchirai le pas.
TeaTime
: J’ai un petit cahier dans lequel je note des anecdotes, des détails qui feraient de bonnes histoires. Il me manque juste une étincelle !
Hey mais attends ! J’ai déjà écrit un bouquin. Il est relié, il fait plus de 400 pages, format A4, existe en 5 exemplaires et même en pdf, est dispo dans une bibliothèque …. C’est mon mémoire !

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ? 

Cro : Ma PAL n’est que dans ma tête mais son épaisseur m’effraie. Si je doit rajouter une saga plus épaisse qu’Harry Potter, ça va juste devenir angoissant !
TeaTime : C’est rare qu’une série de plusieurs tome m’accroche. Il faut qu’elle soit vraiment bonne comme Harry Potter ou alors que je la découvre au moment où elle commence comme les Agatha Raisins. C’est vrai imaginez vous suivre la série Fable qui a un nombre hallucinant de tome aujourd’hui. Il y a quelque chose d’angoissant dans cette affaire ! Ce serait comme ouvrir une pléiade !

As-tu un livre culte ? 

Cro : Les Cerfs Volants de Romain Gari, c’est tellement loin … Je dirais les Dinosaures.
TeaTime : C’est pas évident de se limiter à un livre culte !
Cro (avec un air profond) : Chaque livre que j’apprécie est une amitié qui se crée et qui est brisé à la dernière page. Parler d’un éventuel livre préféré est une douleur !
TeaTime : Waoh ! Maintenant si j’ose en choisir un seul, je me sentirais criminel !

Aimes-tu relire ?

Cro : Non !
TeaTime : Pourtant me lit à haute voix les Harry Potter, que tu as déjà lu ! Bim ! Piégé !
Cro : Qu’ai-je à redire à ça ! L’ambiance coin du feu des Harry Potter m’aide, je crois … Et puis, c’est la seule manière de te les faire lire !
TeaTime : C’est vrai. Moi, j’aime relire à l’occasion. J’aime relire les livres qui sont merveilleusement bien construit, comme Orgueil et Préjugé de Jane Austen.

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ? 

Cro : C’est optionnel. Ensuite, pour moi, c’est la question d’aimer un artiste ou son oeuvre !
TeaTime : Trop timide. Trop peur de me taper l’affiche.

Aimes-tu parler de tes lectures ?

Cro : Paradoxalement, si je n’aime pas en parler à l’oral, je construis mes articles comme des conversations.
TeaTime : Moi, j’en parle tout le temps. Surtout lorsque je vis de merveilleuses aventures ou lorsque je suis super choquée/navrée par un auteur!

Comment choisis-tu tes livres ?

TeaTime : je rode pendant des heures dans une librairie ou en ligne pour les ebooks. Je passe et repasse dans tous les rayons. Je suis le spectre des librairies qui fonce sur les nouveautés, les couvertures funs et quatrième de couverture alléchant !
Cro : J’ai tendance à aller piocher dans les classiques de toutes les époques et de tous les thèmes.
TeaTime : En même temps, tu es un peu le Monsieur Classique de ce Blog !
Cro : C’est un peu notre répartition des tâches, en effet ! En ce moment, j’avais plutôt envie de récit de piraterie. Dernièrement ça a été un cheminement. Après avoir lu Don Quichotte, j’ai voulu lire les 3 Mousquetaires, ayant aimé dumas, ça ma fait lire monte cristo et ensuite la façon dont les thèmes de la mort de la mer son abordés par ces auteurs, ces lectures m’ont laissé une envie dévorante d’essayer les romans de piratrie du XIXème siècle. En ce moment, je suis sur le Pirate de Sir Walter Scott, un vrai bijoux !
Humour, philosophie, témoignage d’une époque … (regard dans le vague/smoldering intensity)

smoldering intensity

Une lecture inavouable ?

Cro : Un lecture inavouable ?
TeaTime : Oui, comme la biographie d’Annie Cordy, ce genre de trucs !
Cro : Ah oui ! L’intégral des Odile Weulersse quand j’étais petit !
Teatime : C’est quoi ?
Cro : Des romans historiques. Tous, mais TOUS construit sur le même schéma : un héros, un ami, un ennemi et une meuf !
TeaTime : Oh la vache ! On sent le traumatisme !
Cro : Je viens de réaliser qu’on vient de me communiquer la version pour adulte : Les Jean-Paul Tapie ! Même si là, c’est plus gay !

Tes endroits préférés pour lire ?

TeaTime : La cuisine quand ma tablette me fait la lecture et sinon mon lit. J’aimerais avoir un coin lecture comme Cro. Mais je ne suis pas fan des sièges de bureaux !
Cro
: Je n’ai qu’un seul endroit rêvé pour lire, c’est mon fauteuil dans mon coin lecture. Malheureusement, aujourd’hui, je n’ai plus que des lieux de lecture de fortune.
TeaTime : le métro ?
Cro : Même pas. Je pense plus à la table de repas du lieu de travail ou la courette qui sent la clope avec en permanence des fragments de cigarettes en suspension dans l’air.

Lire par-dessus l’épaule ?

TeaTime : Tout le temps, partout !
Cro : J’adore le faire, j’adore qu’on me le fasse ! Ma grande passion étant de deviner le titre des livres lus dans le train !
TeaTime : Je crois que c’est la passion secrète de tout le monde !

Télé, jeux-vidéos ou livres ?

TeaTime : Aucun des trois, d’où le blog :p
Cro : Avant j’étais beaucoup plus branché jeux vidéos. Des jeux comme Fable ou Max Payne racontent des histoires incroyables. J’ai dû diminuer ma consommation de jeux vidéos pour pouvoir passer plus de temps avec ma moitié.

Que deviendrais-tu sans livres ? 

TeaTime : Je ne peux pas dormir sans une bonne histoire. Je serais encore plus cinéphile  ou podcast …
Cro : J’aurais passé 5 années de ma vie vraiment affreuses.

Tu achètes un livre sur le Net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ?

Cro : Si j’achetais un livre sur internet, ce serait un livre d’occasion. Donc je ne serais pas des masses surpris.
TeaTime : On a dit un peu abîmé. Ce qui signifie qu’il est lisible et pas dégueulasse. Donc je le garde tel qu’il est. C’est son histoire.
Cro : Mais si tu l’as payé au prix fort ?
TeaTime : Les légumes moches aussi ont le droit de vivre !
Cro : Et c’est toi qui me dit que je regarde trop de pubs !

Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ?

TeaTime : La terre le feu, la pluie, tous les éléments sont complémentaires !
Cro : Je ne saurais pas dire, j’ai toujours aimé lire.
TeaTime : Un jour, je suis arrivé sur Paris pour un travail sous payé. J’avais deux heures de trains par jour à tuer. Alors j’ai ouvert Mange, Prie, Aime. Et j’ai commencé à lire pour le plaisir.

Que penses-tu de toutes ces adaptations cinématographiques ?

Cro :  Plus de 20h de lectures à compacter en deux heures … Cependant quand on voit qu’énormément de classiques du cinéma américain sont des adaptations d’œuvres littéraires.
TeaTime : Moi, je trouve ça beau, à condition que le réalisateur ait lu le livre. Il donne sa vision d’un livre, son interprétation, son regard.

Si tu ne pouvais plus lire qu’un seul type de livre, lequel ce serait ?

Cro : Oo ! Toi ce serait policier, c’est ça ?
TeaTime : Il manquerait quelque chose !
Cro : Moi, si on considère les classiques comme un genre à part entière, je suis déjà dedans. Mais les classiques ne sont que des livres qui ont fait passer à la postérité un certain genre. Et chaque genre littéraire connaît le meilleur autant que le pire. C’est vrai j’adorerais dire SF, mais je lis tellement de daube en SF, pareil pour la fantaisie !
TeaTime : Je ne pourrais pas vivre dans un monde qui n’est pas multiple, divers et varié.
Cro : Si, le documentaire !

Si tu ne devais retenir qu’un seul personnage rencontré dans tes lectures, ce serait lequel ? 

Cro : Ambroise dans Les Cerfs Volants de Romain Gary.
TeaTime : Pourquoi ?
Cro : L’évolution du personnage et sa philosophie tant au début du bouquin qu’à la fin !
TeaTime : Je refuse de répondre à cette question. Ce serait comme trahir les autres !

Comment classes-tu tes livres dans ta bibliothèque ?

Cro : Par Kiff. Les plus accessibles sont ceux que j’ai préféré ou que je compte lire prochainement !
TeaTime : Par taille, en fonction de la place … comme un tétris géant.

Es-tu livre papier ou ebook ?

Ensemble : Les deux, mon capitaine !
TeaTime : Tu seras cocu avant moi !
Cro : Huuun !

Que fais-tu de tes livres une fois lus ? 

Cro : Ils sont archivés. Clear History. Comprendras qui pourra.
TeaTime : Ranger dans la bibliothèque pardi.

Connais-tu la règle de la page 99 ? Et si oui, est ce que tu l’appliques parfois à tes lectures ?

Cro : Hmmm Non …

TeaTime : Let me Google that for you !
Il était une fois dans un pays magique nommé les Etats-Unis d’Amérique un petit être taquin qui se nommait Ford Madox Ford (1873-1939). Il exerçait les professions d’écrivains, de poète, de critique littéraire et d’éditeur lorsqu’un jour, il eut une révélation : la page 99 !
Selon lui, il y avait un moyen irréfutable de juger la qualité d’un livre. C’est vrai qui n’a jamais été déçu d’un livre alors qu’il avait un démarrage de folie ?
Alors qu’à la page 99, pour la plupart des romans, l’intrigue est déjà lancée, vous vous situez alors au tiers ou au quart du roman. Le rythme et les personnages sont posés. Toutes les clés du roman sont théoriquement là.
Voilà pourquoi Ford Madox Ford recommandait de lire la page 99 d’un livre pour se forger une opinion. Le magasine L’Express décrypte certains romans à la lueur de cette règle de la page 99, si vous voulez voir ce que ça donne dans la vraie vie, cliquez ICI !

Comme on ne juge pas un livre sur sa couverture, je n’aurais pas tendance à faire confiance en une règle qui a été établie par un type dont le nom fait penser à un vendeur de voiture héros de romance New Adult 2 fois ! La page 99 est aussi trompeuse que la 4ème de couverture peut être ternie d’odieux mensonges. Alors comment savoir si un livre est bon ou non ?

Je dirais l’instinct, Catherine ! Si en feuilletant le livre, le style est trop pompeux, trop alambiqué, vous le verrez très vite. Ensuite il y a la confiance que l’on accorde à certains auteurs. On a tous nos chouchous. Et enfin, il y a les oui-dire. Les avis de vos proches, les critiques des journaux ou les avis de vos blogueurs littéraires favoris peuvent vous conduire à lire un livre auquel vous n’auriez jamais accordé la moindre attention.
Parfois, on plonge aveuglément dans un livre. Parfois il arrive que nous ayons de bonnes surprises !

Quel est, parmi toutes tes lectures, ton « méchant » préféré ? 

TeaTime : Il se trouve dans Tout un été sans Facebook, mais dire qui c’est, c’est spoiler la fin !
Cro : Le mec de Milady de Winter !
ouvre le livre Les trois Mousquetaires
Cro : Rochefort ! Le comte de Rochefort pour être très précis !

Quel est le livre que tu as le plus détesté ? 

Cro : Les Enfants de la Terre !
Teatime : Le dernier en date est ICI !

Voilà, c’est tout pour nous !
Félicitation à tous nos lecteurs courageux qui ont lu jusqu’au bout le TAG le plus long du monde spécial lecture ! Ce fut un plaisir d’y répondre.
ET on vous dit à Dimanche Prochain pour un nouveau TAG ! 😉

M’enfin !

Si ce TAG vous plait, si comme nous, la première fois que nous l’avons croisé sur un blog, vous étiez déjà en train de répondre à ses questions dans votre tête, n’hésitez pas à le reprendre !
Et si vous n’avez pas de blog mais que vous aimeriez répondre à ces questions, lâchez vos réponses dans nos comm’ 😉

Summer Reading List 2018

C’est le dernier Vendredi de Juin et comme l’année dernière, nous allons vous aider à remplir votre valise de livres adaptés à vos envies et à vos destinations !
Vous êtes prêt(e)s ?

[Cliquez sur les images pour retrouver nos chroniques]

Vous partez incognito en Italie goûter à la dolce vita comme Audrey Hepburn dans Vacances Romaines ?

My Italian Bulldozer

C’est un petit livre en V.O. anglais, bourré d’humour et d’amour. Il vous donnera envie de visiter tous les recoins de la Toscane et vous donneras quelques conseils pour ne pas finir en prison !
D’ailleurs, si vous êtes déjà tombé sur le film Tous les chemins mènent à Rome de Ella Lemhagen avec Sarah Jessica Parker, vous aussi vous vous demanderez si la case prison n’est pas une visite incontournable si on voyage en Italie.

Envie d’une croisière ?

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Vous êtes invité(e) par un inventeur richissime à partir à bord d’un somptueux yacht pour une croisière VIP. Comment résister ?
C’est un excellent thriller qui se dévore rapidement
Ce petit livre que nous avions lu en anglais a été traduit et est donc désormais facilement trouvable en français chez votre libraire.
Il s’agit de La disparue de la cabine 10 de Ruth Ware aux éditions Fleuve.
N’hésitez pas à y plonger 😉

Tout lâcher et cuisiner des petits plats en Afrique du Sud :

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Avec Tannie Maria, vous allez découvrir quelques unes des spécialités culinaires d’Afrique du Sud, soigner vos problèmes de coeur, si vous en avez, et accessoirement résoudre un meurtre ! C’est un programme chargé mais passionnant !

Destination le Sud de la France !

La-Jeune-Fille-et-la-Nuit

Avec La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso, vous aurez l’opportunité de suivre une enquête qui vous fera découvrir les coins et les recoins d’Antibes sans que vos pieds ne quittent la plage, vos cheveux la brise légère et iodée du vent et votre nez le stand de churos !

Vous partez avec votre Tablette en Bretagne ?

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Bienvenue dans l’univers de la mafia bretonne … Oh, ceci est une autre histoire !
Ce roman fantastique est idéal si vous n’avez pas beaucoup de place dans votre valise. Il vous emmènera sur une terre de légendes et de mystères.
Une aventure sombre et merveilleuse vous attend là où naissent les Dieux !

Et si on partait pour un tour du monde de folie ?

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C’est un petit livre qui contient un nombre fou de destinations et qui les dépeint assez bien. Accessoirement vous pourrez suivre les péripétie d’Enaid, une fille qui a sacrément la poisse dans la vie. Pourtant vous adorerez son histoire !

Vous êtes coincé(e)s sur Paris ou vous souhaitez profiter que tous les parisiens sont en vacances pour partir à la conquête de la Capitale ?

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Paris for one de Jojo Moyes est un petit recueil de nouvelles qui vous fera vivre et aimer Paris comme un touriste anglais. Il est doux et pleins de poésie. Vous n’aurez qu’une envie, faire un tour sur la Seine, du shopping et danser toute la nuit.

La version française sort en juillet sous le titre : Paris est à nous !

London’s Calling !

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Cet été vous voyagerez à l’heure anglaise de deux façons totalement différentes. C’est vrai, ça fait un bout de temps que je ne vous parle plus de mes aventures avec Agatha Raisin. Pourquoi ?
Peut-être suis je trop avare avec mes petits bonbons littéraires. C’est une série qui se mange sans faim et qui vous remonte toujours le moral. Tous les tomes ne se valent pas mais en vous n’êtes jamais déçus avec un Agatha Raisin. Deux nouveaux tomes viennent de sortir et ils sont géniaux (Crime et Déluge est mon tome préféré. Depuis que je l’ai lu, je rêve d’aller sur l’île Robinson au Chili !).
Si vous souhaitez que je vous prépare un #VendrediLecture avec mes avis sur les derniers tome d’Agatha Raisin, faites en la demande en commentaire et je vous l’accorderais volontiers ! 😉

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Je ne vous ai encore jamais parlé de Ekhô Monde Miroir et pourtant c’est une Bédé tout ce qui a de plus remarquablement drôle et de géniale. Vous suivez les aventures de deux jeunes gens qui un jour on pris l’avion et en un claquement de doigt se sont retrouvés dans un monde parallèle, celui d’Ekho. Un monde fantastique où on ferait n’importe quoi pour une tasse de thé !
Il vaut mieux lire les tomes dans l’ordre de sortie, histoire de voir et comprendre ce qu’est un Preschaun. Chaque tome nous invite à vivre une aventure dans une ville différente. Le dernier tome se passe à Londres. Il est bourré de référence de tous genres sur la capitale du Royaume-Uni !

Maintenant que votre valise est bien rempli, il ne vous reste plus qu’à vous envoler !

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En attendant, je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau #VendrediLecture !

 

 

Enfers et Fantômes d’Asie

Aujourd’hui, nous vous proposons un #VendrediLecture un peu spécial. Nous partons pour un voyage culturel fantastique, curieux, beau et effrayant avec le catalogue de l’exposition la plus courue de Paris :

DSC04485Catalogue de l’exposition :
« Enfers et fantômes d’Asie »
Ouvrage collectif sous la direction de Stéphane Du Mesnildot et de  Julien Rousseau
Coédition Flammarion / Musée du quai Branly

4ème couverture :

« Fantômes  vengeurs et affamés, spectres de la jungle et vampires sauteurs… Le  monde asiatique de l’horreur est peuplé de créatures fantastiques. Les  supplices et les revenants des enfers ont traditionnellement inspiré la  peinture bouddhique, cependant, c’est à travers des récits populaires,  adaptés au théâtre puis au cinéma, que les spectres d’Asie sont  apparus. Souvent, ces esprits se manifestent pour réparer une injustice,  accomplir un destin interrompu ou, tout simplement, raconter leur  histoire.
Enfers et fantômes d’Asie propose une anthologie de  récits richement illustrée d’œuvres phares, des premiers siècles à la  «pop culture», et montre qu’au-delà de l’horreur, les arts ont permis  aux vivants de construire une relation avec les défunts. »

Âme sensibles s’abstenir. 

Il y a des fantômes amusants, de la série B marrante, de jeux vidéos chouettes, mais il y a aussi du gore dans cette expo.

Ce petit catalogue a réussi l’exploit d’être encore plus fascinant que l’exposition qu’il présente. Vous retrouverez dans ce grand ouvrage des estampes de fantômes réalisées par Hokusai, des costumes de théâtre nô, des statues incroyables, des décors de théâtre, des propositions cinématographiques amusantes et horrifiques, des masques et des costumes, etc….

Il se découpe en 3 parties, classique : Visions des Enfers, Fantômes errants et vengeurs et la chasse aux fantômes. Son contenu est vraiment sympa. Je vous invite à le feuilleter !

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A travers ses pages, vous aurez l’occasion de retrouver les sensations étranges que procure cette exposition. Et puisque c’est une des expositions les plus populaires du moment , grâce au catalogue, vous pourrez enfin comprendre toutes les subtilités entre les différents types de fantômes et visions des enfers. Bonne chance pour se frayer un chemin à travers la foule pour lire les panneaux !

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C’est une exposition qui évoque les mythes et légendes liés aux royaumes des morts et à la manière dont ils ont été transmis jusqu’à aujourd’hui dans la culture pop, dans les mangas, les films ou encore les jeux vidéos. La scénographie de l’exposition est brillante. Vous vous retrouverez immergé dans les différentes visions des enfers et des fantômes de l’Asie d Sud-Est. Et en plus c’est interactif ! D’ailleurs, à la fin de votre visite vous aurez l’opportunité de jouer à 3 jeux vidéos sympas (et oui, il y a pac-man parmi eux).

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder cette interview du chef d’exposition par les Inrock :

Pourquoi je vous en le aujourd’hui alors que ça fait presque deux mois que nous l’avons vu ?

> Alerte Bon Plan Sortie du Week-End ! <

Parce que ce Week-End au musée du Quai Branly vous attend un Week-End d’Enfers.

Vous pourrez chasser les fantômes dans ses jardins, écouter des musiciens, apprécier le Bûto, la danse des ténèbres, vous faire une toile, éveiller vos papilles gustatives aux saveurs asiatiques dans son restaurant etc ….

Si vous êtes sur Paris ce Week-End, n’hésitez pas !

L’événement est gratuit. Pour en savoir plus, Cliquez ICI !

L’exposition dure jusqu’au 15 juillet.

En attendant, à Vendredi Prochain pour une nouvelle aventure !

 

A distant View of Everything

Pour ce #VendrediLecture, on s’offre une virée à Edinburgh/Edimbourg!

DSC04481Le club des philosophes amateurs : Un peu de recul chère Isabel !
A Distant View of Everything, An Isabel Dalhousie Novel
D’alexander McCall Smith
Traduit par Denyse Beaulieu
Editions anglophone : Abacus
Editions française : JC Lattès

Présentation by La Fnac   (les 4èmes de couv’ étaient vraiment mauvaises) :

« Isabel et son mari Jamie sont comblés par la naissance de leur deuxième enfant. Mais Charlie, qui n’a pas encore quatre ans, ne raffole pas de son  petit frère. Pire, il fait comme si Magnus n’existait pas. Isabel doit trouver le moyen d’inculquer à son fils aîné la patience et la compréhension qui l’ont guidée dans sa propre vie.
Ce sont précisément ces qualités qui ont poussé Bea Shandon, une vieille copine de lycée d’Isabel, à lui demander de l’aider à résoudre une situation délicate. Lors de son dernier dîner Bea, qui adore jouer les marieuses, a présenté une amie fortunée à un chirurgien plastique. Lorsqu’on révèle à Bea certaines informations troublantes sur ce dernier, elle craint d’avoir commis une erreur en orchestrant cette rencontre. Isabel accepte de se renseigner. Mais lorsque son enquête prend un tour inattendu, elle commence à se demander sur qui, au juste, elle devrait enquêter.« 

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La V.O. est vachement plus chouette  (plus légère et plus jolie)

Il s’agit de l’avant dernier épisode de la série du club des philosophes amateurs d’Alexander McCall Smith. Personnellement, je trouve que son titre français a quelque chose de puant qui fait penser à de la misogynie, à cette tendance datant du XIXème qui colle le mot hystérie sur la face des femmes.  C’est certainement une maladresse involontaire mais ça peut clairement rebuter la lecture de ce livre. Le titre V.O. a quelque chose de plus scientifique, quelque chose qui rappel un peu The Theory of Everything: The Origin of Fate and The Universe de Stephen Hawking. Plus en accord avec le thème de ce livre, où au final on parle un peu de tout, comme vous le verrez.

« La bouffe d’abord, la morale ensuite ! »
Bertold Brecht.

Si vous ouvrez ce livre, rangé dans le rayon Policiers de votre librairie/bibliothèque, vous tomberez sur un cosy cosy cosy cosy mystery. Le mystère au cœur de cette enquête menée par Isabel Dalhousie est aussi peu signifiant qu’une enquête menée dans la vraie vie par un enquêteur classique. Il est rarement question de meurtre dans la vraie vie mais plus d’adultères et de petites escroquerie. L’enquête ici tient en une vingtaine de pages dans la versions française (encore moins en V.O., il faut dire que la police de caractère est un chouilla plus petite). Une enquête qui vous laissera pentoit.

Mais que ce passe-t-il dans le reste du roman ?

Le reste du roman est un bain chaud, délicieux, chaleureux et bien souvent on s’y endort. Et puis vous tiquez quand la mousse vient vous piquer les naseaux.

Vous entrerez ainsi dans les pensées d’Isabel, une philosophe fortunée, qui dirige une revue scientifique universitaire, travaille gratuitement pour sa nièce dans une épicerie. C’est une femme sympathique avec une vie intérieure très prenante. Elle rêve, réfléchit à des tas de sujets passionnants comme les citations d’hommes célèbres, l’Enéide, la construction d’une cathédrale en carton en Nouvelle Zélande, la latitude, la jalousie, l’étique du sommeil, les magnets de frigo, le couple, les noms donnés aux enfants, les écologistes extrémistes, le harcèlement, le concept confidentialité et son caractère intangible, l’homosexualité, les idées préconçues, les ragots, les olives, la synesthésie ou encore faut-il ou non nourrir un animal sauvage qui squatte son jardin ? (et je vous en passe des meilleures).

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Hmmm … Pertinent, pertinent !

Alexander McCall Smith est un conteur plein de charme, on ne peut le nier. En le lisant, on trouve des pensées très actuelles comme l’absurdité de l’injonction à la masculinité (Boys gonna be Boys) et le mal-être qu’elle génère au sein de toute l’humanité. Et à côté, on lit des trucs absurdes comme une nana qui vient d’accoucher de son deuxième enfant sans souci, donc une femme de moins de 40 ans, qui n’a jamais fait de selfie (c’est un truc qu’on ne connait pas dans sa génération), qui a le sentiment d’avoir pleinement vécu les années 60 et qui est surprise que des gens aillent de nos jours sur des sites de rencontres (et je ne parle même pas de Tinder). On tique, ça démange comme la mousse de notre bain quand on s’endort. Bref, c’est à ce moment là qu’on se réveille et qu’on se dit … hmm, c’est vrai qu’il est plus très jeune ce McCall Smith.

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C’est un livre pas très intéressant mais bien écrit et plutôt touchant. Durant sa lecture, vous aurez pleins d’anecdotes et de faits à raconter à votre entourage. C’est un petit livre qui rend bavard. Vous n’avez pas besoin d’avoir lu la série par son commencement pour la suivre mais si vous prenez un de ces romans au hasard, vous risquez d’être déçu. Si vous cherchez un cosy mystery avec une enquête intéressante façon Agatha Raisin, le premier tome est plus adapté (il est question d’un meurtre, parait-il). Si vous êtes plus branché cosy, philosophie, bavardage et bain chaud (ce qui arrive souvent lorsque l’on vient de terminer un thriller perturbant), ce livre est fait pour vous.

Je vous le conseil en V.O., il est plus léger, plus marrant, plus touchant. Vous aurez moins le sentiment d’avoir coupé un cheveu de Kant en quatre.

En attendant, je vous laisse avec la citation la plus chou de ce livre :

« Charlie s’affairait avec l’une de ses petites voitures, qu’il avait trouvé sous la table. C’était une voiture de police Citroën Type H avec de minuscules portières qui s’ouvraient. Elle s’était écrasée contre un pied de table lors d’une poursuite automobile. A quelques centimètres de là, renversée sur le côté, gisait la Mercedes rouge cabossée que des desperados lilliputiens avaient empruntés pour fuir. Ce drame miniature s’était soldé par la victoire des forces de l’ordre, reflétée par les larges sourires peints sur les figurines en métal des policiers. Dans le monde des petites voitures, ils gagnaient toujours. »
Un peu de recul chère Isabel !, Alexander McCall Smith

Et je vous dit à Vendredi prochain pour une nouvelle aventure !

Si vous aussi vous avez un chat serial lecteur, rejoignez notre TEAM Blog à Chat !
Pour plus d’informations > Cliquez ICI<

Colore le Monde

Des goûts et des couleurs, on ne discute pas. Ou peut être que si.
Notre #VendrediLecture est consacré aux couleurs avec :

Le petit Livre des Couleurs,
de Michel PASTOUREAU
et Dominique SIMONET
Editions : Points

4ème de couverture :

« Ce n’est pas un hasard si nous voyons rouge, rions jaune, devenons verts de peur, bleus de colère ou blancs comme un linge. Les couleurs ne sont pas anodines. Elles véhiculent des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens cachés qui influencent notre environnement, nos comportements, notre langage, notre imaginaire. Les couleurs ont une histoire mouvementée qui raconte l’évolution des mentalités.
L’art, la peinture, la décoration, l’architecture, la publicité, nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures, tout est régi par ce code non écrit.
Apprenez à penser en couleurs et vous verrez la réalité autrement !« 

Si vous êtes comme nous, vous allez passer des heures à jouer avec le petit cadran de couleurs de la couverture et peut être rentrer dans une grande réflexion sur votre fascination pour faire tourner des objets ronds avec vos doigts. Mais n’est ce pas plutôt l’attrait des couleurs ?

Au bout de plusieurs heures ou de plusieurs jours, vous vous déciderez enfin à rejeter quelques minutes l’objet de vos désirs(1) pour découvrir le contenu de ce tout petit ouvrage(2).

Vous tomberez alors sur une conversation passionnante entre Dominique Simonet, romancier et essayiste, à l’âme de poète et ❤ Michel Pastoureau ❤ , historien médiéviste et peintre. Et vous découvrirez ceci :

« Les couleurs ne sont pas anodines, bien au contraire. Elles véhiculent des codes, des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens variés qui influencent profondément notre environnement, notre langage, notre imaginaire.
Les couleurs ne sont pas immuables. Elles ont une histoire, mouvementée, qui remonte à la nuit des temps et qui a laissé des traces jusque dans notre vocabulaire : ce n’est pas par hasard si nous voyons rouge, rions jaune, devenons blanc comme un linge, verts de peur ou bleus de colère….
[…]
On verra ici comment la religion les a mises sous sa domination, comme elle l’a fait d’ailleurs pour l’amour et la vie privée. Comment la science s’en est-elle mêlée, débordant sur la philosophie – onde ou particule ? Comment la politique, aussi, s’en est emparée – les rouges et les bleus n’ont pas toujours été ceux que l’on connait. Et comment, aujourd’hui, nous sommes toujours lestés par cet étrange héritage. L’art, la peinture, la décoration, l’architecture, la publicité bien sûr, mais aussi nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures…. Tout ceci est régi par un code non écrit dont les couleurs ont le secret. »
Avant-propos de Dominique Simonet, Le petit livre des couleurs.

C’est un petit livre adorable, amusant, enjoué, poétique, pas prétentieux pour un sou, abordable dans tous les sens du terme et il vous en dira énormément sur vos goûts et vos choix en matière de couleurs.
De plus, il vous permettra d’argumenter si vous ne souhaitez pas vous marier en blanc ou être habillé en noir pour un deuil. Grâce à lui, vous comprendrez pourquoi la plupart des gens aujourd’hui adorent le bleu alors que les romains méprisaient cette couleur.
Enfin, dernier point positif, ce petit livre ne se limite pas aux conceptions des couleurs en Europe. Vous en saurez aussi d’avantage sur la vision des couleurs sur d’autres continents.cups-2792581_640

Que ce soit pour répondre à vos questions ou simplement pour passer le temps dans un univers coloré, je ne peux que vous conseiller ce petit livre des couleurs. Vous en apprendrez beaucoup sur l’univers qui vous entoure et sur vos propres goûts.

Et je vous dis à Vendredi prochain pour une nouvelle aventure !

En attendant, je vous laisse avec les Innocents(3) :

1-Ce n’est pas un adieu, juste un ciao à plus. Ce n’est pas toi, petit cadran, c’est moi …
Nan, ne me regardes pas comme ça, tu le sais très bien car c’était écrit dans les lignes de ta main … Comment ça tu n’as pas de main ? Et tu t’étonnes que je te quitte ?
2-Il est petit est mignon. Et puis cette semaine, c’était soit un petit livre documentaire sur les couleurs soit le manuel d’utilisation de ma nouvelle machine à coudre !
3-Et pour ne pas brusquer nos amis ardennais, je vous laisse aussi avec Les voyelles de Rimbaud :

 

A noirE blanc, I rougeU vertO bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,Golfes d’ombre ;

E, candeur des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
– O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! –

Là où naissent les Dieux

Il y a un genre qui est un poil sous représenté sur ce blog : la fantaisy !
Ce #VendrediLecture devrait combler cette absence !
Ensemble, nous allons plonger dans l’univers étrange d’un petit livre qui mérite d’être connu. Un petit livre découvert au hasard d’une recherche sur Amazon.
Aujourd’hui, nous allons :

là où naissent les dieuxLà où naissent les Dieux,
de Emilie Bérault
Vendu Ici par Amazon.

4ème de couverture :
« C’est un soir d’octobre comme les autres pour Sarah, une jeune femme sans histoires qui est loin de se douter que sa vie va basculer dans l’étrange. En tentant de secourir un inconnu, elle se retrouve bien malgré elle dépositaire d’un fardeau qui semble aiguiser toutes les convoitises.

Elle découvre soudain un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence, peuplé de dieux et de fées, de mages et de chevaliers. Pourchassée par l’implacable Veneur, elle se lance dans une quête qui la mènera des forêts de Bretagne aux mystérieux souterrains qui s’étendent sous Paris. Commence alors un périple semé d’embûches et de rencontres inattendues, où elle devra apprendre à reconnaître les amis des ennemis.

Car des choix qu’elle fera pourrait dépendre bien plus qu’elle ne l’imagine…« 

C’est un petit roman en auto-édition qui vaut le détour. Il est bien plus appétissant que ce que la 4ème de couverture ne laisse à penser.

L’histoire est dynamique et bien raconté. Il y a quelque chose dans l’atmosphère qui m’a fait penser à une mini-série très kitsch qui était souvent diffusée à Noël dans les années 2000 : Le 10ème royaume.
L’histoire d’une jeune femme de Manhattan et de son père qui un jour tombe accidentellement sur un chien/prince charmant poursuivi par des trolls. Afin de sauver cette jeune fille et son père de la menace des trolls, ils les emmènent avec lui à travers un miroir magique jusqu’au 10ème royaume.
Si vous voulez en savoir plus sur cette série, je vous invite à regarder cette petite vidéo du Goat Gang (désolée, je n’ai pas trouvé de teaser sympa) :

Seulement ici, l’univers kitsch et romantique du 10ème royaume est comme entré en collision avec les rêves cauchemardesques et merveilleux de Neil Gaiman.

Dans une fête foraine prêt de Bordeaux une jeune femme, Sarah  tombe accidentellement sur  un homme blessé, qui venait tout juste d’échapper à une course poursuite avec des loups garous. Par un baiser il lui transmet une clé/le fardeau. Et c’est ainsi que le destin de Sarah changea pour toujours dans un monde où tous les mythes et légendes occidentales se mélangent.

Avec Sarah, vous allez voyager dans l’Ouest de la France ainsi que sur Paris, vous lier d’amitié avec une ogresse, un magicien et un moine-soldat et danser à une fête donnée par Obéron lui-même.

Le récit est dynamique, intelligent et bien écrit. Il aurait fait un merveilleux scénario pour Netflix ! On ne s’ennuie pas une seconde.

Bref, c’est un roman qui mérite d’être connu !
Pour conclure, je dirais que si vous cherchez un roman fantastique à très petit budget en format numérique, allez-y !

A la semaine prochaine pour un nouveau #VendrediLecture !

 

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La meilleure façon de marcher

Nous vous proposons un gros coup de coeur pour ce #VendrediLecture !
Aujourd’hui, on sort nos boas, nos lunettes de soleils et nos mouchoirs, on vérifie que nos passeports et nos vaccins sont à jour !
Prêt à embarquer ?

DSC04449La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose,

De Diane DUCRET
Editions : Flamarion

4ème de couverture :

« Comment s’aimer soi-même quand la vie fait tout pour l’empêcher ?

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir.

Après avoir été quitté à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchée sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qui lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie …

On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi. »

Que ce soit dit, on voyage beaucoup dans ce nouveau roman de Diane Ducret !
Vous en verrez de toutes les couleurs entre Paris, Biarritz, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, l’Égypte, la Jamaïque, la Suisse, l’Amérique et j’en oublie certainement ! Si vous avez envie de découvrir des tas de lieux fabuleux sans quitter votre coin de jardin, votre lit, votre bord de plage ou votre bon vieux canap, ce livre est fait pour vous !

Comment ça il y a un radis dans le panier ?
Bon, ok il y a cette histoire de loi de murphy. Et  si vous n’avez connu de Diane Ducret que L’homme parfait existe : il est québécois, vous vous attendez sûrement à une romcom (comédie romantique). C’est oublié qu’elle a plusieurs cordes à son arc et qu’elle s’est déjà essayé à d’autres genre comme le roman histo avec Les indésirables ou le registre documentaire avec cette merveille : La chair interdite. Et je ne vous parle pas de Femmes de Dictateur 1 et 2 ou de Lady Scarface (qui est juste génial).
Vous voici donc avertis :
1- J’adore Diane Ducret.
2- Ce livre n’est pas un romcom. Ce n’est pas l’histoire d’une poissarde qui trouve un prince charmant. C’est l’histoire d’une  femme à qui il arrive des tas de tuiles, qui vit avec une sensation de manque jusqu’au jour où … nan laissez tomber, il n’y a pas de prince charmant et je ne vous spoilerais pas l’histoire pour autant ! Nan, mais !
3- Munissez vous d’une boite de mouchoirs.

Ce nouvel opus est un roman qui se dévore comme un bonbon. Il est plein de poésie et de finesse. Il contient une bonne dose d’humour. Pour que vous puissiez vous faire une meilleure idée du ton de ce petit roman, je vous propose ce petit extrais :

 

« De toute façon, sachant que celui qu’on aime est à 75% fait d’eau, si ça se trouve je ne suis pas amoureuse, juste déshydratée. Je m’arrête machinalement derrière une personne faisant la queue; c’est peut-être un bar ou une épicerie, un peu d’eau me ferait du bien. Au bout de longues minutes, la file n’a pas gagné le moindre centimètre. Je questionne une dame, devant moi :
– C’est la queue pour quoi s’il vous plaît ?
– Aucune idée, j’ai vu des gens la faire, alors je me suis mise derrière. Demandez donc à celui qui est devant !
Je m’exécute et tapote l’épaule d’un monsieur d’un certain âge qui me renseigne : « Ah, je ne sais pas , j’ai vu des gens debout, j’ai pris ma place, un réflexe du temps du communisme. On ne sait jamais, des  fois qu’il y ait une pénurie, c’est une bonne place. » Je remonte le courant et consulte celui qui trône en premier devant la vitrine fermée du magasin de violons Chopin. Une pénurie de violons me semble peu menaçante, mais je ne comprends sans doute pas la richesse de l’âme slave. « Moi je me promenais, et je me suis arrêté pour refaire mon lacet. Lorsque je me suis relevé, il y avait trois personnes qui attendaient derrière moi. Je n’ai pas os me défiler ! Alors je suis resté. Pour une fois que je suis le premier quelque part. »
C’est une ville de fous. Sans doute les émanations des chantiers navals Lénine. La concentration de charbon doit être trop élevée, le cerveau manque d’oxygène. Je m’échappe. »
La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose, Diane DUCRET

C’est un roman qui parle du manque, de l’absence d’une mère (le roman idéal en cette veille de fête des mères) qui pourtant a plané comme le plus magnifique des oiseaux au dessus de l’enfance d’Enaid. Insaisissable et pourtant toujours là.

C’est un roman qui a une portée féministe. Je ne rentrerai pas dans les détails pour ne pas vous le spoiler.

C’est un roman d’une sincérité magnifique. Je ne sais pas si c’est le côté auto-fiction qui donne cette touche. Vous avez sans doute remarqué qu’Enaid, c’est Diane à l’envers. Et pour les autres points communs entre Diane Ducret et Enaid : Biarritz, les études (lycée Molière, la Sorbonne, Rome), le métier (une romancière qui écrit sur les femmes).

Pour en savoir un peu plus sur ce côté auto-fiction et sur le roman, je vous invite à jeter un oeil à cette interview faite pour Femme actuelle :

Pour conclure, je ne vous dirais qu’une chose : lisez le ! C’est son meilleur roman jusqu’à présent. Il est juste magnifique.
Et aussi gardez toujours une boite de mouchoirs prêt de vous !

Je vous dis à Vendredi prochain pour un nouveau rendez-vous #VendrediLecture !
En attendant, soyez beau, soyez grand et aimez vous tel que vous êtes !