La Spooky Story de Florence

L’histoire suivante est terrifiante. Elle nous a été envoyé par une abonnée pleine de surprises : Florence ! Installez vous confortablement avec une bonne tasse de thé.
Voici son histoire :

« Je courais dans la ville déserte, les morts vivants sur les talons, La nuit était tombée, et cette nuit était celle du 31 Octobre, la nuit d’Halloween.

Comment, mais comment m’étais-je donc retrouvée dans cette situation ?

Je fis un crochet pour éviter un petit roquet mort, mais bien campé sur ses 4 pattes pourries, tout en maudissant le concours de circonstances qui m’avaient amenée à rentrer chez moi poursuivie par toutes les créatures de l’enfer.

D’abord, j’avais raté un train, puis attrapé un dernier bus, qui avait abrégé sa route pour se réfugier au dépôt avant la tombée de la nuit. Contrainte et forcée, j’avais décidé de rentrer chez moi à pied, rêvant déjà de la Tequila au citron amer, boisson ridiculement désuette, que je dégusterai avec ma famille. Un petit kilomètre seulement, mais chargé de dangers, et en solitaire.

Cette nuit, il n’y aurait pas de bus, pas de taxi, et un minimum de voitures en circulation. Aucune personne sensée ne ferait un pas hors de chez lui : c’était la nuit des morts-vivant !

En ces années 3000, l’homme avait enfin réussi à triompher de la mort : certes les gens mourraient toujours, mais désormais ils se relevaient quelques jours plus tard. Ils pouvaient ainsi survivre éternellement ou presque, dans un état de délabrement physique et psychique extrême, mais au moins l’on ne perdait pas totalement ses chers disparus.

Parqués dans d’immenses camps aux abords des villes, comme autrefois les zoos d’animaux, on pouvait leur rendre visite le week-end, partager à distance un bon cassoulet ou une tasse de thé avec ses proches défunts (enfin, eux ne mangeaient rien, hein, mais ils s’approchaient des barbelés, attirés par la chaleur des corps vivants),

Devant la catastrophe que représentait cette éternité de fin de vie, les gens faisaient beaucoup moins d’enfants qu’auparavant, et il y avait désormais de quoi nourrir amplement toutes les personnes vivantes, ainsi qu’assez d’espace pour loger ou parquer les mortes. La planète Terre avait retrouvé un semblant d’équilibre !

Un jour par an, comme lors du lâcher de taureaux de la Féria d’Arles (une fête païenne en l’honneur de la déesse Arles, datant des années 2000), on ouvrait les grilles des parcs, et les mort-vivants étaient autorisés à vagabonder en ville au gré de leurs envies. Ou de leurs besoins ! A force de se nourrir de poudre de perlimpinpin, forcément, un beau mammifère à sang chaud les attirait irrésistiblement.

D’accord, ils n’avançaient pas très vite, mais ils étaient nyctalopes, eux, et pas moi !

Haletante et suante, j’enfilais les pâtés de maisons, décorées de noix de coco évidées et éclairées de l’intérieur par de petites bougies LED, une survivance des anciennes fêtes des morts. Elles me grimaçaient toutes de me dépêcher : vite, plus vite, ou l’on ne va rien retrouver de toi, pas même un auriculaire…

Enfin ! La haute grille renforcée de ma maison était en vue. Je sprintais pour creuser l’écart qui me permettrais de rentrer le code de sécurité au boîtier. J’y étais !

Hippopotomonstroppedaliophobe !

Non ! Zut !

Himonstrosesquippedaphobe ,

Non, toujours pas !

Quand je pensais à mon crétin de frère en train de rentrer un code spécial Halloween avec son air chafouin, j’avais envie de le tuer…

Une petite main squelettique m’attrapa soudain le mollet ! Frissonnante de terreur, je baissais les yeux sur mes bottines rouges et …la fille des voisins, noyée dans son bain à 1 an. Comment avait-elle retrouvé le chemin de sa maison ? Tout en hurlant de peur, je tentais un dernier mot de passe, je pouvais presque sentir la petite foule décharnée et curieusement muette qui fondait sur moi.

Hippopotomonstrosesquippedaliophobe

Clic,

La porte s’ouvrit enfin, et je basculais dans l’entrée, l’enfant morte toujours accrochée à moi, avant de claquer le portant au nez pourri de mes poursuivants moisis. Une mâchoire heureusement dépourvue de dents commença à mâchouiller la peau de mes bottines : la petite avait trouvé son nouveau doudou…la nuit d’Halloween ne faisait que commencer ! »

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La Spooky Story de M-Life And Co

A présent, nous allons vous partager l’histoire que nous a envoyé par M-Life and Co qui tient le blog lifestyle M-Life and Co. N’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil !
Installez vous confortablement, voici son histoire :

 » Ce soir c’est Halloween, et comme le veut la tradition on sera tous réunis pour une super soirée, pleine de surprises, de gâteaux, de boissons, de Thé, probablement même de Téquila, et d’histoire Tarabiscotées, à faire dresser les cheveux sur la tête.

Cette année, nous avons même le droit à un petit bonus. Il y a une nouvelle famille en ville, depuis peu, et par chance leur fille, Emilie, a notre âge, on a donc prévu un baptême de l’horreur tout spécifiquement pour elle.

23h30. Tout le monde est arrivé, la soirée commence, un peu de Citron Amer pour accompagner la téquila, et chacun y va de son histoire d’horreur, quand vient enfin mon tour…

– Je vais vous parler de l’histoire de Lisa. C’était une jeune fille particulièrement appréciée, elle était reconnu partout grâce à ses Bottines Rouges qu’elle adorait porter. Tout la prédestinait à un brillant avenir. Tout du moins jusqu’à ce jour fatidique, où, en passant devant un antiquaire, elle s’arrêta pour acheter un bracelet. Un bracelet qui l’avait comme appelé jusqu’à lui.
Dès le moment où elle le mit, elle se sentit différente, libre, puissante, capable d’obtenir tout ce qui lui passerait par la tête.
Au début, sa raison l’emportait et elle se raisonnait.
Jusqu’au jour où son petit ami l’a quitté pour sa meilleure amie. Là, elle se promit de leur faire payer, elle se mit à penser à tout un tas de mauvaises choses qui pourraient leur arriver, comme se casser une cheville par exemple, ou rater tous leurs examens…
Jour après jour, souhait après souhait, elle se rendit compte que bizarrement, chaque chose qu’elle pensait finissait par leur arriver, et souvent de manière surprenante et inattendue, plutôt que d’avoir peur, sans se poser de questions, elle se sentit reconnaissante et se mis à souhaiter tout le mal possible a chaque personne qui la contrariait.
Plus ses souhaits étaient réalisés, plus elle se sentait faible ; mais elle ne pouvait s’empêcher de continuer…

Lorsque qu’un jour elle ne parvint pas à sortir de son lit, et se demanda ce qui lui arrivait, elle entendit une voix lui dire :

– Rends toi devant le miroir et tu comprendras…

Lorsqu’elle arriva difficilement près du miroir, ce qu’elle y vit n’était pas son reflet, mais celui d’une créature effrayante.
Prise d’effroi elle tenta d’ôter le bracelet qui lui brûla instantanément les doigts.

La créature éclata alors d’un rire sonore et déplaisant…

– C’est trop tard maintenant, encore quelques heures et ton corps sera à moi, ton âme ira dans le bracelet et s’essoufflera jusqu’à disparaître.

C’est ainsi que la belle Lisa, à l’avenir brillant tout tracé, s’éteignit en laissant la place à une Lisa bien différente, et terriblement mauvaise… Les événements qui en découlèrent par la suite, sont bien trop atroces pour être décrits. Retenez seulement une chose, ne vous laissez jamais trop aller à faire des souhaits que vous pourriez regretter…

– Emilie, dis-je finalement, qu’as tu pensé de cette histoire ?

– Effrayante, elle était de circonstance.

– Parfait, j’ai une surprise pour toi. En tant que nouvelle, tu as le droit à un traitement spécial, voici le bracelet de l’histoire. Portes le pour nous montrer que tu mérites ta place en ville, ou crains notre vengeance…

– J’espère que tu plaisantes, me dit elle affolée.

– Malheureusement pour toi, non, nous on y croit pas à ces contes ; par contre on sait déjà comment on pourrait te faire payer si tu ne nous écoutes pas.

Emilie finit par mettre le bracelet, folle de colère elle ne put s’empêcher de penser du mal de ses « camarades » ; et c’est ainsi que la légende, basée sur une histoire vraie, se reproduisit.  »

Jolie Molly

L’histoire suivante nous vient d’Adlyn du blog Rat des Villes. C’est un blog culture très frais qui vous fera voyager dans des villes magnifiques et vous transmettra sa passion pour les salles obscures et les livres. Je vous invite à y faire un tout.
En attendant, voici sa Spooky Story :

« Molly est jolie. Molly est maligne. Molly est sociable. Molly a un grand sens de l’humour,
un petit air chafouin et des yeux rieurs qui plaisent beaucoup. Autrement dit, Molly a tout pour elle.
À ceci près que Molly est morte. Et cela fait déjà 110 ans de cela. Autant vous dire que, malgré toutes ses belles qualités, Molly commence à trouver le temps long. Et si les gens pouvaient la voir, ils seraient sûrement d’accord avec elle. Sauf qu’ils ne la voient pas et le problème est bien là.
Molly est condamnée à hanter une petite maisonnette taribiscotée de la banlieue parisienne, dans un quartier tranquille et sans histoires… Sauf la sienne. Même si aujourd’hui, une autre famille l’habite, autrefois cette maison était la sienne. Son doux foyer, son petit cocon. Un endroit qu’elle avait aménagé avec soin, pour que les gens s’y sentent bien. Un endroit où elle se sentait bien et en sécurité, mais seule aussi. Aujourd’hui, elle est beaucoup moins seule. Mais beaucoup moins chez elle, aussi.
Elle en a vu, des locataires qui se sont succédés en ces lieux depuis sa mort. Le style de la
maison a bien changé aussi, à l’image de ceux qui l’habitaient. Mais la petite maison n’a jamais bougé, alors Molly non plus. Au fil des années, elle en a supporté des familles envahissantes, discrètes, classiques, coincées, hippies, hypées, avec des enfants bruyants, sages, timides, agités, intelligents, survoltés, étranges, normés, avec la tête bien faite un coup sur la noix de coco, ou sans enfants, des célibataires, des grabataires, des couples ou des tribus, des animaux de compagnie et des compagnons de tous acabits, et toujours, toujours, une même constante : Molly. Molly qui flâne, Molly qui observe, Molly qui attend, Molly qui s’ennuie mais jamais Molly qui interagit.
Molly rêve de petites choses, ces petits riens qui font le quotidien, et qui lui sont désormais refusés. Elle rêve d’une conversation au-dessus d’un bon petit plat, dans la salle à manger. Elle rêve d’une tasse de thé bien chaude, au citron amer, son préféré, et d’un bon bouquin à dévorer. Elle rêve d’un feu de cheminée ou, à défaut, d’une couette bien chaude dans laquelle s’entortiller.
Mais Molly, de tout cela, elle ne peut rien avoir. Car Molly est damnée, pour l’éternité. Et
pourquoi cela ? Pour un petit rien. Trois fois rien, même. Un petit quelque chose, peut-être. Mais vraiment rien qui compte. Rien qui ne devrait compter. Car Molly voulait seulement de la compagnie. Alors comment aurait-elle pu savoir, elle la jolie, la chafouine Molly, que c’était mal, paraît-il, d’enlever et d’empailler ses invités, pour lui tenir compagnie, dans son cher foyer, qu’elle hante désormais, pour l’éternité ? »

La Spooky Story de Laura

L’histoire suivante nous a été envoyé par Laura du blog La vie d’une étudiante, un blog passionnant qui aborde des tas de sujets : Lifestyle, écriture, lecture, jeux vidéos et tout ce qui compose la vie d’une étudiante. N’hésitez pas à y jeter un oeil !

Voici son histoire :

« Installe-toi confortablement. Ce que je m’apprête à te révéler est l’un des plus horribles souvenirs de ma longue vie, l’une des pires nuits que je n’ai jamais vécu. Allez, réajuste tes coussins, allume une bougie, prépare-toi un thé bien chaud et enroule-toi dans une très grosse couverture.

Par une très longue soirée d’automne, une petite fille se préparait pour sortir dans le grand froid. Cette nuit-là, la plus importante de l’année pour elle, elle avait donné rendez-vous à ses copines pour une soirée de frayeur. Ses parents n’étaient pas au courant, comme tous les ans. Elle n’était qu’une petite fille après tout, mais il ne lui était jamais rien arrivé jusqu’à présent. Et puis elle n’avait pas peur. D’ailleurs, elle n’avait jamais connu ce sentiment, jusqu’à ce soir-là. Sans se douter de la tournure que prendrait la soirée, elle a passé la porte. Elle a quand même pris une bougie, pour éclairer son chemin. Le lieu de rendez-vous n’était qu’à quelques pâtés de maison de là, mais la nuit était sombre ce soir-là.

Par une nuit assez froide pour la saison, un homme à la mine patibulaire se préparait. Dans un sac, il entreposait ses outils. Une corde … Une scie … Une flèche … Et un auriculaire ! Que de choses étonnantes et tarabiscotées. Mais que préparait-il ? Une fois son sac bien rempli, il le mit sur ses épaules. Ce petit homme maigrichon ployait sous le poids de son fardeau. Mais il avait l’air déterminé. Ce qui le rendait tellement effrayant. A force de gémissements, il arrivait enfin à sa voiture. Il mit tant bien que mal son chargement sur le siège passager.

Il faisait vraiment froid, cette nuit-là. La fillette regretta de ne pas avoir pris ses bottines rouges. Celles que sa grand-mère lui avait offertes pour son anniversaire cette année. Mais en même temps, elles étaient si jolies qu’elle ne voulait pas les porter pour ne pas les abimer. Mais elles étaient fourrées, ce qui aurait été très utile ce soir. Elle s’arrêta sur le bord de la route, contre un réverbère. La lumière était très faiblarde. En même temps, vu le quartier qu’elle habitait, le plus pauvre de la commune, il était normal que tout soit en mauvais état. Personne n’avait envie de financer un patelin perdu, entouré de bois sombre où se déroulaient des choses parfois inexplicables. Un jour, un sans-abri qui cuvait dans son coin hurlait à qui voulait l’entendre, c’est-à-dire personne, qu’il venait se cacher des lutins assassins qui peuplaient ces bois. Bien évidemment, personne ne l’a jamais cru. Qui croirait un homme ivre qui n’était pas capable d’avoir un toit sur la tête ?

La route était éclairée très faiblement. L’homme râlait contre le maire, le gouvernement, ceux qui possédaient l’argent. Dans cette commune, il y en avait beaucoup, de l’argent. Mais il n’était pas dépensé pour les bonnes choses. Et il savait ce qu’il disait. Ce petit patelin était un centre d’échanges. Drogue, enfants, argent … Tout transitait par la forêt. Et il était l’un de ces gars qui ne posaient pas de question, mais qui faisaient leur job. Tout passait entre leurs mains, mais jamais rien n’y restait. C’est d’ailleurs pour ça qu’il était aussi pauvre et qu’il ne pouvait pas se tirer de là. Si seulement quelque chose pouvait faire changer les choses.

La jeune fille entendit un bruit. Très léger, mais assez fort pour qu’elle sente ses poils se dresser sur ses bras. Et là, elle ne pouvait pas se dire que ce n’était rien. Encore un crissement. Des bruits de pas. Mais à peine l’idée lui vint en tête que quelque chose appuya sur la bouche, manquant de la faire suffoquer. Elle aurait bien voulu crier. Elle essaya. Mais la chose l’en empêchait. Et sentit quelque chose de dure contre son manteau. Son instinct de survie lui criait de ne pas bouger. Mais elle ne l’écouta pas. Prise de panique, elle se trémoussa. Mais des bras d’acier étaient en train de l’enserrer. C’était comme si un brin d’herbe voulait faire ployer un chêne.

Il aperçut enfin la lisère des bois. Des arbres assez gigantesques lui cachaient le ciel. Déjà que le chemin était assez sombre, mais là, il allait entrer dans un trou noir infiniment plus obscure. Comme chaque fois qu’il passait cette frontière, il eut un petit pincement au cœur. Après une grande inspiration, il traversa les premiers grands mastodontes. Ca y est. Il y était. Si il avait eu une chance de faire marche arrière, elle s’est envolée en même temps qu’il était entré dans ce territoire hostile.

Excuse-moi, il faut que je m’arrête quelques secondes. Un frisson est en train de me parcourir la peau. Je frissonne encore alors que le drame s’est passé bien des années plus tôt. Laisse-moi reprendre mes esprits. Tiens, je crois que je vais aller me servir un verre de Tequila. Tu en veux un avec moi ? Hum … oui … Tu n’es pas là pour ça. Bref, continuons.

Chery ouvrit les yeux. Mais où était-elle ? Tout était si noir autour d’elle. Et aucun son ne parvenait à ses oreilles. Mais que s’était-il passé ? Elle se souvenait avoir donné rendez-vous à ses copines pour l’une des meilleures soirées Halloween de leur vie. Elle était sortie de chez elle, très confiante quant à l’issue de la soirée. Elle avait prévu de faire la pire frayeur à ses amies. Elles devaient se retrouver devant une ruine qui effrayait les grands comme les petits. Mais elle avait prévu de les faire attendre. Pour qu’elles s’inquiètent, un peu. Puis au bout de quelques secondes, elle serait apparue et leur aurait fait une frayeur. Et tout ce serait bien terminé. Mais là, elle s’était arrêtée en chemin. Et ce n’est pas elle qui avait fait une surprise. Et puis après, plus rien. Que du noir. Quelque chose qu’elle qualifiera plus tard d’appréhension la pris à la gorge. Il n’y avait rien autour d’elle. Personne. Que ce passait-il ? Elle allait mourir ?

Le petit homme se gara à côté d’une petite cabane de bois. Mais il ne fallait pas se fier aux apparences. Cette maisonnée n’était que la partie la plus immergée de l’iceberg. C’était juste pour les apparences. Au cas où les autorités mettraient leur nez là où ils ne devraient pas. Il éteignit ses phares. L’obscurité l’avala tout entier. Même la lumière de la lune n’avait pas le courage de pénétrer. Il sortit sa lampe-torche et l’alluma. Il avait reçu un appel. Le colis était arrivé. Et il avait été stocké dans la maison mère. Dans le bon de commande, il était spécifié qu’il ne devait pas être abîmé. Alors lui et ses hommes avaient suivi l’ordre à la lettre. Il ne connaissait pas son client, mais il n’en avait pas du tout envie.

Un bruit, enfin. Sinistre. Résonnant dans ma tête. La petite était tellement contente qu’elle faillit en sauter de joie. Mais elle ne pouvait pas. Quelque chose l’en empêchait. Des liens la retenaient. Mais qu’est-ce qui se passait à la fin ? Des larmes commençaient à lui piquer les yeux. Elle avait peur. Vraiment très peur. Elle était terrifiée. Pétrifiée même. Un autre raclement. Ca y est. C’était la fin. Et puis un rayon de lumière. Comme dans ces films, quand le héros meurt. Il se retrouve dans un rai de lumière blanche, à revivre tous les événements de sa vie. Mais elle, qu’avait-elle vécu ? Rien. Elle était tellement petite. Elle avait encore tellement de choses à vivre.

Dans le faisceau de sa lampe, toute petite chose recroquevillée, si frêle que s’il la touchait, il avait peur de la casser. Quelque chose ne collait pas. Pourquoi l’homme voulait-il cette enfant sans égratignure ? Ce n’était pas dans les habitudes de la maison. Et puis cette fille, elle était si bien habillée, si bien coiffée. Elle sentait l’odeur des riches. Normalement, c’était des enfants crasseux qu’il avait entre les mains, des enfants miséreux et sans parents. Ah ! Il se prit la tête entre les mains. Il n’avait pas l’habitude de réfléchir. Surtout pas de contredire des ordres. Mais là, quelque chose n’allait vraiment pas.

C’est tétanisée qu’elle attendait le coup fatal. Elle distinguait en face d’elle les contours d’une toute petite masse. Quoi !? Elle aurait son dernier souffle face à une brindille ? Non ! Ce n’est pas comme ça qu’elle avait imaginé sa mort. Elle aurait cru mourir vieille, entourée de magnifiques bambins piaillant dans tous les sens, de ses enfants, de sa famille. Pas au milieu de nulle part, du néant.

« Et qu’est-ce qui s’est passé, alors ? »

Je t’ai dit de ne pas m’interrompre. Enfin, peut-être pas. Je me suis évanouie. Mais j’ai tout de même eu le fin mot de l’histoire. Mon père voulait divorcer de ma mère. Mais il ne savait pas vraiment comment s’y prendre. Alors il a eu cette idée. Me kidnapper pour que ma mère s’inquiète, qu’il fasse pression sur elle et qu’elle fasse ce qu’il voulait. Oui, je sais, c’est totalement fou. Sauf qu’il n’avait pas prévu que mon bourreau allait être sentimental. Il a alors coupé mes liens. Je n’ai pas pu bouger. Le silence s’est installé entre nous. Jusqu’à ce qu’il fut rompu par sa voix. Malgré sa toute petite taille, il avait une voix chaude et réconfortante. Il a juré de ne me faire aucun mal. Et il m’a fait un cadeau. Sur le coup, j’ai été horrifiée, et c’est là que j’ai senti le monde tourner autour de moi. Mais je l’ai toujours, en souvenir de cette soirée. Lève la tête. Tu vois, sur la cheminée ? A côté de la noix de coco, il y a une chose boudinée. C’est son auriculaire porte-chance. Il m’a raconté son histoire. Mais tu n’en sauras pas plus, parce que ceci ne fait pas partie de mon histoire. »

Résultat du concours des 1000 abonné-e-s

« Come little children, I’ll take thee away
Into a land of enchantment
Come little children, the times come to play
Here in my garden of magic. »
Sarah Sanderson, Hocus Pocus (1993)

Allumez vos citrouilles, apportez vos chaudrons de friandises,
car ce soir, nous allons découvrir le ou la gagnante du grand concours des 1000 abonné-e-s sur Teatime in Bloomsbury !

Mais avant cela nous allons frissonner ensemble en lisant les cinq meilleures Spooky Stories que nous avons reçu dans notre boîte mail. Nous en diffuserons une par heure à partir de maintenant. La dernière histoire, écrite par le ou la grande gagnant-e de la Teatime Box, sera diffusée à 21h !

Le jury composé par vos 3 hôtes, Teatime, Crockon et Zelie Zazou, a eu beaucoup de mal à choisir parmi toutes les histoires qui ont été envoyées.  Mais bon, puisque nous avons une quantité très limitée de Teatime Box à envoyer, nous avons bien du nous prononcer et réaliser un classement.

Chèr-e-s participant-e-s vous avez été magiques : Bravo à vous tou-te-s !

C’est pourquoi au lieu de diffuser sur les 3 meilleures histoires, nous les diffusons toutes !

Le rythme de diffusion des Spooky Stories est le suivant :

5ème place : 17h
La Spooky Story de Laura
4ème place : 18h
Jolie Molly
3ème place : 19h
La Spooky Story de M-Life And Co
2ème place : 20h
La Spooky Story de Florence
1ère place : 21h
L’homme qui n’était pas hippopotomonstrosesquippedaliophobe

Pour rappel :

Pour participer au concours, il fallait :

  • Habiter en France Métropolitaine.
  • Être abonné-e au blog.
  • Être majeur.
  • Ecrire une Spooky Story (entre  250 mots et au maximum 2200 mots à 50 près) qui contient 5 mots parmi la liste suivante : Noix de Coco, Bottines rouges, Tarabiscoté, Glabelle, Cassoulet, thé, Bagatelle, Poudre de Perlimpinpin, Citron amer, Auriculaire, Nyctalope, Obtempère, Hippopotomonstrosesquippedaliophobe, Tequila, chafouin.
  • Envoyer votre Spooky Story par mail.

Nous rappelons aussi que :

  • LE ou LA grand-e gagnant-e recevra une Teatime Box (pour les détails cliquez ICI)
  • Nous ne sommes pas responsables en cas de perte ou de vol du colis par la poste/le transporteur.
  • Nous contacterons par mail le ou la gagnant-e (histoire d’avoir une adresse de livraison, tout ça, tout ça …).

Remerciement

Nous remercions et félicitons tou-te-s les participant-e-s du concours !
Vous avez élevé ce concours à un haut niveau, vous pouvez être fier-e de vous ! Ça a été très difficile de choisir, de faire un classement parmi toutes les histoires que nous avons reçu. C’était un exercice d’écriture pas très évident mais vous vous êtes bien dépatouillés. Merci pour ces instants frissons et ces instants où nous avons ri si fort. Vous avez été formidables !

Merci à tous nos 1000 ++ abonné-e-s qui nous suivent par mail, sur wordpress, sur facebook, sur instagram, sur hellocoton ou Bloglovin’  ou ailleurs ! Vous rendez notre univers plus grand et plus beau à chaque instant !

Pumpkin Spice Tea Time

Teatime in Bloomsbury compose sa playlist d’Halloween sur Spotify…
Pour une fois, vous ne serez pas obligés d’écouter l’intégrale de Jean Jacques Goldman(1) ou de Black Sabbath !

 

Nous vous souhaitons une bonne écoute et une maléfique soirée d’Halloween !

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-(1) Si, si, ça nous est déjà arrivé ! Un soir d’Halloween, nous avons passé une soirée avec des sorcières, des vampires, Darnerys, un leprechaun, Heidi et une fan de J.J. Goldman. A chaque fois que la sono était sans surveillance, elle débarquait de nulle part pour nous coller du J.J. Goldman.

I ain’t afraid o’ no ghost

Amateurs, Amatrices de Spooky Story, je vous propose de plonger avec nous dans un recueil de nouvelles en anglais qui vous glissera dans l’ambiance d’Halloween.

20181021_175954.jpgEight Ghosts: The English Heritage Book of New Ghost Stories 
avec la participation de Mark Haddon, Jeanette Winterson, Andrew Michael Hurley, Sarah Perry, Stuart Evers, Kate Clancy, Kamila Shamsie et Max Porter
Editions : English Heritage (2018)

Le concept :
Tout d’abord, je tiens à vous dire que je ne ferais aucune blague sur le loto du Patrimoine. Normal, c’est déjà une blague ! Pwah Pwah Pwah
Ensuite, let me introduce you to the English Heritage ! C’est un organisme public qui dépend du ministère de la culture et qui est chargé de la protection et de l’animation du patrimoine en Angleterre. Si vous souhaitez avoir plus de détails sur eux, je vous conseille de jeter un oeil sur leur site internet (pratique si vous avec envie de faire une petite soirée Halloween dans un château anglais).
Pour mettre en valeur l’histoire de leurs châteaux médiévaux et autres bunkers de la guerre froide, English Heritage a fait appel à 8 auteurs prometteurs. Or comme vous le savez tous, il n’y a pas de château en Angleterre ou de sites touristiques anglais sans fantôme !

Ces 8 auteurs ont donc choisi librement un site historique (châteaux, mur d’Hadrien ou bunkers) et se sont inspirés des légendes du lieu pour écrire leurs histoires extraordinaires. A la fin de ce livre, vous retrouverez un court essai de Andrew Martin sur la manière dont les sites historiques ont inspiré la littérature, les biographies des auteurs et une liste de tous les lieux hantés sous la protection de English Heritage qui pourra toujours vous servir de guide lors d’une futur escapade en Angleterre !

Mon avis :
Comme tous les recueils, toutes les histoires ne se valent pas. Le niveau d’anglais est variable. Certaines histoires sont très accessibles si vous avez un petit niveau d’anglais comme Forboding de Kamila Shamsie, d’autres un peu moins comme They flee from me that sometime did me seek de Sarah Perry. Mais dans tous les cas, gardez en tête, si vous n’avez pas un très bon niveau d’anglais que c’est un recueil bien réussi, divertissant qui vous apportera du vocabulaire (ne me dites pas que vous ne rêvez pas d’apprendre à dire ‘têtière’ en anglais ? C’est « antimacassar » pour ceux et celles qui se demandent…).

Toutes les histoires sauf une (qui se passe au XVIIIeme siècle) nous sont contemporaines. Vous vous retrouverez aux côté d’un procureur devenu fou, d’un agent de la sécurité nouveau dans le pays, d’une infirmière qui voyage dans le temps un peu comme dans Outlanders (sans les scènes de viols), d’une jeune actrice recherchant à devenir au mieux son personnage dans un château, vous assisterez au mariage de deux jeunes femmes attachantes dans un château, vous écouterez une vieille dame vous dire du mal de English Heritage. Bref, c’est un voyage fascinant, effrayant, amusant, dévorant qui vous attend si vous sautez le pas.
Mes deux histoires préférées sont Never Departed More de Stuart Evers et They flee from me that sometime did me seek de Sarah Perry. Si vous voulez savoir pourquoi, je vous laisse le découvrir par vous même! Les nouvelles sont bien trop courtes pour que je vous en dise plus !

C’est un petit livre parfait pour la saison. Son concept est original et malin. Il vous donnera envie de visiter les lieux les plus curieux de l’Angleterre.
De plus, je vous le conseille si vous participez à notre concours si vous cherchez encore l’inspiration pour écrire votre petite Spooky Story ou si vous êtes impatients de lire leurs Spooky Stories et que vous cherchez quelques choses à vous mettre sous la dent en attendant !

Je vous souhaite de bonnes lectures !

 

Chills and Thrills for Halloween

« Double, double toil and trouble;
Fire burn and caldron bubble.
Cool it with a baboon’s blood,
Then the charm is firm and good. »
Macbeth, Song of the Witches, William Shakespeare

Dans 10 jours seulement, de jeunes démons viendront frapper à votre porte vous menacer du pire si vous refusez de leur fournir leurs drogues.
Pour vous préparer à ces événements, nous avons décidé de partager avec vous quelques trouvailles d’internet. Désormais, grâce à nous, vous pourrez :

Fabriquer une décoration pour Halloween !

 Charlie Danger de la chaîne Youtube Les Revues du Monde vous apprend à fabriquer une décoration vraiment sympa pour Halloween :

Je vous encourage à regarder ses vidéos et pourquoi pas vous abonner à sa chaîne qui parle d’Histoire et d’archéologie avec beaucoup d’humour et de fraîcheur.

Ecouter des histoires effrayantes (et qui peuvent inspirer l’écriture d’une Spooky Story) :

Charles et Mathias sont les auteurs de deux podcasts qui vous feront frissonner sous votre couette. Ils manient le suspense à la manière d’un Stephen King sans jamais tomber dans les pièges du genre. Je vous laisse écouter :

  • Le bureau des Mystères, qui vous présentera des faits divers invoquant le paranormal et des creepy pasta (ces légendes urbaines et autres histoires loufoques qui traînent sur le net) :
    Sur le site de Rivieira Ferraille en cliquant ICI.
    Sur Spotify  en cliquant ICI.
  • Inspiré de faits réels : une émission qui revient sur les faits qui ont inspiré la fiction et d’autres joyeusetés.

Si vous êtes sur Paris ce Week-End, vous pourrez les retrouver au premier Festival du Podcast à la Gaïté Lyrique. Pour plus d’informations, cliquez ICI.

Reprendre une chanson d’Halloween en version K-pop

Nous finissons en musique avec Raon Lee :

 

Faites vos réserves de bonbons et n’oubliez pas si vous ne l’avez pas déjà fait de nous envoyer vos Spooky Story pour le concours des 1000 abonné-e-s!

 

Le mystère du Lac Argent

Parfois derrière une couverture moche et un titre peu flatteur peut se cacher un petit trésor. C’est en tout cas ce que l’on va tenter de vous prouver dans notre #VendrediLecture. Rangez vos a priori et laissez vous guider vers un roman fantasy de saison :

20181016_153508-1.jpgLac argent, Le monde de Meg Corbyn – Tome 1
Lake Silence
de Anne Bishop
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sophie Barthélémy
Edition : Milady

4ème de couverture :

« Le territoire contrôlé par les Autres – vampires, élémentaires et autres créatures surnaturelles encore plus redoutables – n’est pas soumis aux lois humaines, et nul ne devrait jamais l’oublier…

Après son divorce, Vicki DeVine a repris un vieil hôtel abandonné sur les rives du lac du Silence, dans un village où rien ne sépare les humains des Autres, les grands prédateurs qui règnent sur la majeure partie des terres émergées et des eaux de la planète. Dans un endroit dépourvu de frontières, nul n’est jamais sûr de qui l’observe, tapi dans l’ombre. Vicki espérait reconstruire sa vie et démarrer une nouvelle carrière. Mais quand sa cliente, Aggie Crowe, découvre un homme assassiné, les ennuis commencent. Les policiers voient en Vicki une coupable idéale en dépit des indices montrant qu’aucun humain n’a pu commettre le crime. Tandis que Vicki et ses amis cherchent à découvrir la vérité, des forces anciennes s’éveillent, dérangées par l’agitation qui règne sur leur domaine… »

Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que c’est la saison idéale pour lire de la fantasy, bien au chaud, chez soi ou dehors puisque l’élémentaire Été a décidé de rester en notre agréable compagnie ! Pour ceux et celles qui viennent de tiquer sur le mot élémentaire, ne vous inquiétez pas vous allez très vite tout comprendre pour les autres, je suppose que vous avez déjà eu affaire à Anne Bishop et à sa série The Others/Meg Corbyn !

Lake Silence est un spin off de la série Meg Corbyn. Ne vous en faites pas vous pouvez très bien découvrir cet univers comme moi en passant par le spin off sans avoir lu la série d’origine, comme certaines personnes ont dû passer par Torchwood pour apprécier Doctor Who (parce qu’entre nous, certains fans agissent comme des haters et ne vous donnent pas envie de découvrir une série pourtant géniale et moins prise de tête que ce qu’ils essaient de vous faire croire).

Ce qui fait le charme pour moi de l’univers de Meg Corbyn (série et spin off), c’est l’univers inventé par Anne Bishop qui bien que pauvre en matière de conception géographique ou en découpage temporel (la nomenclature des journées m’a fait penser à Groland) et riche d’un principe fort : l’Homme n’est pas le seul prédateur sur cette terre et beaucoup refusent de l’admettre. Cet univers est donc peuplé d’humains, d’animaux et des Autres, les terra indigene, les premiers occupants de la terres qui peuvent être des créatures métamorphes (comme des corbeaux ou des ours pouvant prendre forment humaines ou hybrides), des créatures de cauchemars, des boules de poil toutes mignonnes proche des Mogwai pour ceux et celles qui ont vu le film Gremlins ou des Tribbies pour les fans de Star Trek, des vampires, des élémentaires (Eau, Feu, Air, Hiver …) et j’en passe. Les relations entre l’humanité et les Autres est basé sur l’ignorance et le respect depuis une guerre l’an passé qui fit disparaître beaucoup d’humains (on ne peut pas se battre contre un ouragan même armé jusqu’aux dents). Vous sentez le message : « si tu ne respectes pas la planète, elle se vengera » ?

Les personnages sont bien construits, humains ou Autres. Les femmes et les vampires de cette série sont loin des clichés du à leur genre ou à leur espèce et c’est agréable. Il n’y a pas de vampires à la peau paillette au soleil, de demoiselles en détresse ou de princesse, pas de femme avec des cheveux impossibles qui découvre au court du roman un shampoing miracle spécial cheveux lisse ou un régime de fou. Contrairement à la couverture, l’héroïne du roman est une trentenaire petite, trapue et avec des cheveux bouclés. D’ailleurs, il n’y a aucun personnage qui ressemble à la couverture du roman. Quitte à avoir une couverture plus vendeuse (1), pourquoi ne pas mettre les Autres en couverture ?

L’histoire est franchement sympa. On y découvre Vicky DeVine, une jeune divorcée qui tente de se reconstruire et de monter son entreprise de maison d’hôte près d’un lac tout à fait charmant au premier abord. Tout va pour le mieux jusqu’à ce que son ex et des membres obscures d’un Club d’hommes d’affaires ne décident de tout faire pour récupérer ses terres en vue d’y construire un Hôtel 5 étoiles. Vous entrez vite dans un bon roman policier bourré d’humour :

« Comme je n’étais pas vraiment d’humeur à me livrer à une introspection, j’évitai de m’interroger sur les motifs pour lesquels je me sentais plus en confiance avec un vampire qu’avec la plupart des humains. Au lieu de m’attarder sur ce mystère, je m’intéressais à celui de la moustiquaire.
– Les Sanguinati ont des problèmes avec les moustiques ?
– Vous demandez si les petits suceurs de sang mangent les gros ?
A en juger par le rire de mon avocat, si j’échouais à gagner ma vie avec le Patchwork, je pourrais toujours présenter un numéro comique dans un bar vampire.
Lac Argent, Le monde de Meg Corbyn -Tome 1, Anne Bishop »

C’est une lecture divertissante, un premier tome d’une série qui peut se suffire à lui même si vous n’avez pas envie de commencer un série. Personnellement, il m’a donné envie de découvrir la série Meg Crobyn et peut-être d’autres romans d’Anne Bishop.
Si vous cherchez un roman sympa pour la saison, fermez les yeux sur cette couverture moche et essayez.

Je vous rappelle que si vous n’aimez pas la couverture et ne souhaitez pas vous afficher avec, ce que je comprends, il existe une solution : le dissimuler derrière une autre couverture !
Si vous cherchez l’inspiration, je vous conseille de jeter un œil sur cette boutique ICI.

En attendant, je vous souhaite de bonnes lectures !

P.S. : N’oubliez pas de nous envoyer votre Spooky Story par mail avant le 30 octobre minuit si vous participez à notre concours ! 😉

(1) Et on rêve doucement d’un monde qui aura mis au placard la grossophobie qui devrait plutôt être nommée par son vrai nom la caligynephobie (la peur des femmes aux formes voluptueuses) et la capillophobie liée aux cheveux bouclés ou crépus. Un monde où la différence sera enfin considérée pour ce qu’elle est : une force.

Un T-Rex à Paris

Le bon côté des choses quand on est en vacances et qu’on écope d’un rendez-vous douloureux de bon matin, c’est que la journée à commencé très tôt, qu’on dispose donc de plein de temps, et qu’on éprouve un besoin irrépressible de se changer les idées.

Voilà comment Teatime et moi-même avons pris la route de bonne heure pour Paris(1). Programme de la journée : resto, marché aux oiseaux, Shakespeare & friends, et

UN T-REX A PARIS -MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE

Joli programme, n’est-ce-pas ?

Je commence par un clin d’œil à Teatimedelicatessen qui avait rit lorsqu’on lui avait 20181010_113925.jpgparlé du restaurant « Au père tranquille », aux Halles de Paris.

« Ca existe encore ! » s’était-elle exclamée.

Eh oui, ça existe encore. Un restaurant millénaire(2) que nous vous conseillons à tous, si jamais vous passez par là. Un endroit calme, en dehors du temps, avec des serveurs très agréables, un chat indifférent aux touristes et une cuisine exceptionnelle. Même leur café était bon !(3)

Depuis ce point, lorsque nous passons la Seine, nous arrivons au marché aux oiseaux (également connu comme le marché Reine Elisabeth 2), sur l’Ile de la Cité. Comme son nom l’indique, il vend des…. fleurs !(4) Si vous désirez acheter des plantes qui ont été respectées par les vendeurs, voilà encore un lieu que je vous conseille.

Nous traversons à nouveau la Seine pour rejoindre la rive gauche et nous rendre dans la superbe librairie Shakespeare & Friends. Encore un endroit hors du temps, idyllique. Si vous connaissez bien l’anglais, vous devez absolument vous y rendre au moins une fois. Et à vrai dire, même si vous n’y connaissez rien, à l’occasion, montez à l’étage et arrêtez vous un instant. Si vous avez de la chance, vous aurez droit à un récital au piano et peut-être même que le chat de la boutique viendra sur vos genoux !

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Nous sommes donc ressortis de la librairie avec un sac à dos plus lourd et un porte-monnaie plus léger, et avons marché (si, si) jusqu’au jardin des plantes. Notre destination phare du jour puisqu’en ce moment est exposé Trix, le T-Rex à Paris ! (Attention, si vous désirez allez le voir, l’expo a été prolongée jusqu’au 4 novembre ! C’est cool, mais c’est quand même court !)

Pour commencer, je ne peux que vous dire de bien suivre les panneaux vous menant à l’expo. Elle se trouve dans le même bâtiment que la galerie de géologie et… on a fait quelques aller-retours avant de le trouver… Alors qu’un énorme panneau l’annonçait. La teuhon, quoi.

L’expo en elle-même est plutôt courte. Après tout, c’est Trix, qu’on est venu voir, non ?
En revanche, elle présente merveilleusement bien et très simplement le crétacé, la famille à laquelle appartient Trix, un squelette d’hadrosaure et, pour ceux qui aiment l’aventure, la Guerre des os.
Juste après Trix, il y aura des jeux. Si. Vous pourrez par exemple vous peser pour savoir pendant combien de temps Trix pourrait se nourrir de votre carcasse, vous trémousser pour séduire une femelle tyrannosaure ou encore… fuir un T-Rex en pédalant sur un vélo d’appartement !

Mais à présent vient le moment de vous parler de la star de l’expo : Trix le T-Rex !

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Trix. Elle est énorme ! J’avais jamais réalisé à quel point cette bête était simplement gigantesque. Cette mâchoire, cette queue et… ce ventre ! Tous les burgers que je pourrais m’envoyer en un repas si j’avais une telle bedaine !
La mise en scène est superbe. La gueule grande ouverte, en position basse, parfaite pour les photos. Il y a même le mot selfie au sol, en projection lumineuse. Pour les difficiles de la comprenette.
Et pour finir, pour bien vous aider à en observer chaque partie, des panneaux vous invitant à observer chaque petit détail de son ossature(5). Mesdames, messieurs, prenez bien soin de vous ! Sinon, dans 66 millions d’années, des touristes bedonnants en chemise à fleurs fushia observeront d’un œil critique chacune de vos petites imperfections !

20181011_152105.jpgNous sommes finalement ressortis de l’expo, puisqu’il le faut. Avec un mug thermosensible qui fait apparaître un squelette de tyrannosaure et une peluche moche dont nous sommes très fiers. Le Jardin des plantes étant un lieu magnifique, nous y sommes restés. Juste le temps d’une glace en cornet et d’un regard à travers la clôture des pandas roux. Puis nous sommes rentrés.

Pour conclure ce billet, je vous dirais simplement deux choses. Si vous-même, un ami, ou un fils, un fille, un neveu aime les dinosaures, foncez. Après tout, Trix n’est plus là pour longtemps. Deuxième chose, si vous êtes sur place tôt et que vous désirez faire un autre musée du Jardin des plantes (galerie de l’évolution, ménagerie, serre etc.) sachez que, sur présentation du premier ticket, vous aurez droit à une réduction sur vos entrées. Sympa, non ?(6)

P.S. : N »oubliez pas de nous envoyer votre Spooky Story avant le 30 octobre si vous participez à notre Concours des 1000 abonné-e-s !

(1)D’habitude c’est grasse mat’. Contre-productif, mais tellement confortable.
(2)Teatimedelicatessen n’est pas la première à avoir eu cette exacte réaction. Teatimedelicatessen, si nous avons à nouveau l’honneur de te voir sur Paris, nous serons heureux de t’y retrouver.
(3)Vous n’avez pas envie de savoir combien j’ai ingurgité de litres de jus de chaussette pour en arriver à vous dire ça.
(4)Je me moque, mais c’était son concept initial, les oiseaux.
(5)J’allais dire « de son anatomie » mais tout compte fait, on m’a suffisamment traité de pervers cette semaine.
(6)Et si, comme ça nous est évidemment arrivé par le passé, vous avez la maladresse d’y aller un mardi (musées nationaux fermés), le Jardin des plantes est à 10 minutes du RER A qui vous emmènera à Disney. Comme disait John F. Kennedy, faut pas se laisser abattre !