Shades of Shadows

En ce glorieux #VendrediLecture, nous poursuivons nos déambulations dans les Londres gris, rouge, blanc et noir aux côtés du magicien de sang Kell et de Lila. Pour ceux et celles qui ont raté notre chronique/avis/billet doux sur le premier volet de cette trilogie, Shade of Magic : Cliquez ICI !
Pour les autres, en avant, moussaillons !

shades of shadowsShades of Shadows,
de V.E. Schwab
traduit de l’anglais par Sarah Dali
Editions : Lumen

4ème de couverture :
« Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le premier, gris, est le nôtre. Le second, rouge, déborde de magie. Dans le troisième, blanc, elle s’est faite rare, et dans le dernier, noir, elle a tout dévoré. Quatre mois ont passé depuis qu’un talisman maléfique est tombé entre les mains de Kell, depuis que le corps de son ennemi a été expédié dans le Londres noir en compagnie du joyau.

Lila s’en est allée. Sans mot dire, au bout de trois jours d’épreuves inimaginables, elle a abandonné là Kell, sur un quai du Londres rouge, pour partir explorer le monde. Depuis, le jeune homme est assailli de rêves menaçants, dont il ne se réveille que pour penser à elle. La capitale bouillonne de fièvre car dans quelques jours commencent les Jeux des éléments, une compétition qui réunit les meilleurs magiciens de trois royaumes voisins, souvent en guerre par le passé. En prévision de l’événement, un navire à la réputation légendaire se rapproche d’ailleurs de la cité, ramenant de vieux amis à terre. Mais pendant ce temps, un autre Londres se réveille et revient petit à petit à la vie. Or rien ne peut venir bouleverser l’équilibre de la magie : pour qu’une ville prospère, une autre doit forcément décliner… »

A peine la première page de ce nouveau tome lu que vous vous retrouvez comme projeté par une explosion en pleine mer ! Le rythme de ce tome est complètement dingue au point que vous ne vous rendez pas compte que 600 pages se sont déjà écoulée.

Dans ce tome, nous avons le plaisir de retrouver Lila, Kell et Rhy mais aussi de rencontrer de nouveaux personnages tout aussi attachants. Ici, Lila se découvre, grandit en apprenant le métier qu’elle aime, parfois entre les mains d’un scénario un poil ridicule(1), elle n’en reste pas moins cette jeune femme courageuse, à l’esprit aiguisé comme un poignard. Kell de son côté après toutes les aventures du premier tome remet en question tout son univers. Voilà en quelques mots ce que je peux vous dire de l’ambiance sans vous spoiler l’histoire.

Bien que j’ai passé un bon moment avec ce second volet, j’ai plusieurs fois relâche mon attention à un moment où je ne pensais pas que ce serait possible. Je pense notamment à la construction des chapitres un peu avant et durant l’intégralité de l’Essen Tasch, ce tournoi international de la magie organisé dans le Londres rouge. C’était tellement mécanique, évident et décevant sur la forme.

C’est un tome un peu plus mou que le premier mais qui laisse entrevoir une suite palpitante. Il donne quelques informations supplémentaires sur la magie, l’organisation politique du monde rouge tout en nous laissant dans un certain flou artistique. J’ai hâte de découvrir la suite !

Comme toujours, n’hésitez pas à partager avec nous votre avis sur cette saga !
En attendant, nous vous souhaitons de bonnes lectures !
A vendredi prochain pour de nouvelles aventures !

(1) Mini spoil: Je pense à son attaque en solo du bateau pirate des premiers chapitres. Un passage qui m’a fait beaucoup rire …

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Crazy Rich Asians

Cette semaine est sortie dans les salles obscures une comédie romantique pleine de paillettes. Pour cette occasion, nous avons décidé de nous plonger dans le roman à l’origine de tout :

20181108_165433.jpgSingapour Millionnaire,
Crazy Rich Asians 
de Kévin Kwan
traduit de l’anglais par Nathalie Cunnington
Editions : Le livre de poche (2018)
Paru sous le nom de Crazy Rich à Singapour chez Albin Michel

4ème de couverture :
« Lorsque la New-Yorkaise Rachel Chu débarque à Singapour au bras de son boyfriend, Nicholas Young, venu assister au mariage de son meilleur ami, elle pense juste passer de paisibles vacances en amoureux. Mais le beau Nick a « oublié » de lui dire que sa famille est l’une des fortunées d’Asie, que le mariage prévu est l’Événement de l’année, et qu’il est l’héritier le plus convoité de tout l’Extrême Orient ! Commence alors pour Rachel un véritable parcours du combattant – en stillettos et robes de haute couture …
Best-seller aux Etats-Unis, cette comédie de mœurs hilarante et satirique nous plonge dans un univers très fermé de la jet set asiatique, son arrogance, sa curiosité, ses extravagances. »

J’ai entre mes mains l’édition la plus moche et le titre le plus pourri d’un des meilleurs romans que j’ai eu l’occasion de lire cette année. Pour vous mettre dans l’ambiance de ce roman, je vous conseille de jeter un œil sur 52 minutes de Mode de Loïc Prigent (disponible en Replay sur TF1 ici) qui vous donnera quelques bases très utiles et l’émission Repas de fête – Chine : une cuisine éternelle (en Replay sur Arte ICI) où le chef étoilé Michel Roth vous permettra de comprendre pourquoi la cuisine chinoise est si importante dans ce roman.

Vous découvrirez dans ce roman choral deux histoires et entrerez dans la tête de tout un tas de personnages hauts en couleurs. La première histoire vous est donnée sur la quatrième de couverture. Il s’agit de Rachel, professeur d’économie à l’université, qui est tombée amoureuse de son collègue professeur d’Histoire, Nicholas Young. Une histoire tout à fait banale jusqu’à ce qu’elle prenne l’avion avec lui direction Singapour. Alors seulement les masques tombent. Rachel devient une Cendrillon dans une version orientale de Gossip Girl. L’autre histoire concerne la cousine de Nicholas, Astrid, une riche héritière de Singapour aux allures de déesse, qui a fait quelque chose de dingue pour toutes les vieilles fortunes d’Asie : elle a épousé un homme beaucoup moins riche qu’elle par amour. Toute la richesse du roman tient en ces personnages attachants et haut en couleurs !

Crazy Rich Asians est une comédie de mœurs unique, piquante et stimulante. Elle offre une vision toute particulière de la gastronomie chinoise et des conflits qu’elle peut créer, du poids des familles sur les relations amoureuses qui rendrait dingue n’importe qui, d’endogamie (parce que c’est toujours mieux en famille), des conséquences de la politique de l’enfant unique, des spéculations immobilières, du snobisme des vieilles familles envers les nouveaux riches et j’en passe. Ces thèmes sont suffisamment bien traité pour vous permettre d’apprendre de nouvelles choses sans vous ennuyer !

J’ai adoré ce roman, malgré sa couverture moche et je meurs d’envie de lire la suite China Girl !
Je n’ai pas encore vu le film (j’attends ce week-end avec impatience). Si vous avez déjà vu le film ou lu le livre ou si l’un des deux vous intéressent, n’hésitez pas à donner votre avis !

En attendant, je vous laisse avec la Bande-Annonce du film et je vous souhaite de bonnes lectures !

 

Le Pirate – Sir Walter Scott

Au sommet du Mont-Valérien vit une colonie de perruches. Un jour, l’une d’elles vint se poser sur l’épaule d’un passant et ne l’a plus quitté jusqu’à son domicile. Cet homme aujourd’hui, est le propriétaire et l’ami de cette perruche.
Que vous le vouliez ou non, cette histoire est :

1 – vraie
2 – l’intro de mon article du jour.

Parce que pour ce #vendredilecture, je vais vous parler d’un classique du roman de piraterie :

20181101_184127.jpgLe Pirate
de Sir Walter Scott
Traduit de l’anglais par Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret
Editions Feedbooks
(1821)

Dans les îles Shetland, vit le jeune Mordaunt Mertoun avec son père, Basile Mertoun. Si Basile est une personne taciturne et misanthrope, Mordaunt, lui en est l’exact opposé. A tel point que l’île entière l’apprécie et, surtout, le seigneur local et ses deux merveilleuses filles. Un jour, Mordaunt, bon et généreux par nature, sauve de la noyade un homme, seul rescapé d’un naufrage. Mais qui est cet homme ? Quel est son passé ? Et surtout, pourquoi le seigneur local n’invite-t-il plus à sa table le jeune Mordaunt Mertoun ?

J’aime beaucoup la littérature du 19e siècle pour son rapport à la mer ainsi que son rapport assez curieux à la mort(1). J’avais donc demandé à Teatime de me trouver des romans de pirates pour essayer de goûter à l’engouement encore présent aujourd’hui pour ce qu’on appelle l’âge d’or de la piraterie. Et je n’ai pas été déçu.

L’histoire en elle-même est surprenante. En partant d’un fait divers – la capture d’un pirate -, Sir Walter Scott a composé une oeuvre sur les derniers jours dudit pirate(2). Pour agrémenter le récit, il a créé toute une série de personnages hauts en couleurs, gentils, mesquins, honnêtes, escrocs, naïfs, malins, curieux, butés auxquels on finit immanquablement par s’attacher. J’ai personnellement une attirance particulière pour Claude Halcro. Un poète assez médiocre ayant pour obsession « le glorieux John Dryden »(3), mais toujours de bonne humeur et toujours prêt à aider ses amis. J’accorde également une mention spéciale à Norna de Fitful Head, femme mystique un peu soupe au lait qui accompagne les héros tout au long du récit.

Ce qui me conduit à un autre point que j’ai particulièrement apprécié de ce roman. Il s’agit de toutes les réflexions que l’auteur nous offre sur l’être humain, teintées d’humour, assez acides, mais tout de même bienveillantes(4). Oui, on peut voir cela comme de la condescendance. Tout au long du récit, l’auteur s’accorde beaucoup de parenthèses pour décrire une situation, un personnage, une attitude. Norna est peut-être celle qui y a le plus droit. Dès le début, il installe une forme de doute sur ses pouvoirs magiques, en les confirmant, tout en les niant.

Pour conclure, je dirai que c’est un livre appréciable, léger, inattendu, surprenant. C’est par lui que j’ai découvert le roman de piraterie, et je compte bien en découvrir d’autres. D’ailleurs, au moment où j’écris ce billet, je suis en cours de lecture des Contes de l’Eau Bleue, de Sir Arthur Conan Doyle. Ce sont des courts récits sans liens entre eux, également très beaux. Poétiques, même. J’irai même jusqu’à dire qu’ils sont idéaux pour des gens qui, comme moi en ce moment, ne disposent que de plages très courtes pour lire.

(1)Je n’oserais pas dire que j’ai lu tous les genres de toutes les époques, loin de là. Cependant, de ce que j’ai pu lire, c’est dans la littérature du 19e siècle que j’ai lu les descriptions les plus détaillées de putréfaction ou, plus perturbant, de personnes venant tout juste de trépasser.
(2)C’est une autre chose que j’aime tout particulièrement, concernant la littérature de ce siècle. Cette manie qu’ont certains auteurs de créer une histoire en partant d’un fait divers trouvé dans des archives. J’aime encore plus particulièrement le fait qu’ils l’affichent pour introduire le roman. C’est notamment le cas pour Les Trois Mousquetaires, d’Alexandre Dumas. Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu.
(3)Personnage historique iconique de la littérature du 17e siècle en Grande Bretagne.
(4)Ceci dit, c’est avec une certaine tristesse qu’en lisant des critiques de cette oeuvre sur internet, je me suis rendu compte que je ne faisais pas du tout l’unanimité sur ce point. Je serais très heureux, si d’autres personnes lisent ce livre, d’avoir leur avis.

L’Homme qui n’était pas hippopotomonstrosesquippedaliophobe.

Il est l’heure. Voici l’histoire que vous attendez tou-te-s, celle qui a gagné haut la main notre concours des 1000 abonné-e-s !

Félicitation Angela Koala du Blog d’Angelakoala ! Tu as écrit la Spooky Story la plus dingue, marrante, géniale, culottée de tout l’univers. Bravo !
Tu remportes la Teatime Box !

Je vous laisse en compagnie de son histoire :

L’homme qui n’était pas hippopotomonstrosesquippedaliophobe.
A Bloomsburry Spooky Story
 
Il était une fois dans la partie très sombre de la forêt de Bloomsburry que l’on appelait aussi le bois des fous, une valkyrie et un sorciers vivant dans un manoir tarabiscoté. Ils avaient beau aimer danser la Bagatelle dans leurs bottines rouges, la majorité du temps ils s’ennuyaient ferme allant jusqu’à mutuellement s’épiler la glabelle. Josie la Valkyrie demanda donc à Roger le sorcier, d’envoûter un homme charmant afin de le torturer gravement. Roger accepta sans sourcilier et partit après un bon verre de Tequila, il faisait déjà très noir dehors comme il était minuit moins vingt-sept, mais en bon nyctalope il ne prit pas de loupiote. Quatre heure plus tard le voilà revenu avec un homme charmant comme convenu.
– Bien joué Roger! Torturons-le sur le champ! s’écria Josie.
– Ne veux tu pas d’abord en profiter? S’étonna Roger.
– La seule chose dont je veux profiter ses de ses hurlements, comme au bon vieux temps!
L’homme avait l’air assez perdu.
– Manifestations, Réapprovisionnement, Électroradiologiste, Internationalisation! Se mit alors à hurler Josie.
Rien.
– Roger! Il n’est pas hippopotomonstrosesquippedaliophobe?
– Il n’a aucune réaction Josie, tu vois bien que non! Pourquoi m’as tu demandé de ramener un homme charmant aussi, ce sont toujours les plus difficiles à torturer! Rien à voir avec les monstres que tu torturais au temps d’Odin! ronchonna Roger.
– Je vais lui faire un thé à la Noix de Coco et au Citron amère pour qu’il obtempère, profites-en pour lui péter l’auriculaire, se renfrogna Josie.
Roger lui péta donc l’auriculaire, il ne voulait pas être sorti ramener cet homme pour ne pas entendre un seul cri!
L’homme charmant était tellement charmant qu’il ne fit rien.
– Alors? demanda Josie qui préparait le thé?
– Rien, il a juste l’air chafouin!
– Bon c’est un homme charmant et coriace que tu nous as dégoté là, viens chercher le thé et je réchauffe le cassoulet!
Une fois tout préparé ils attablèrent l’homme charmant et lui demandèrent de boire. Il fit la plus horrible des grimaces mais toujours pas de hurlements.
– Cette fois Josie c’est le moment de lui faire goutter ton cassoulet! Si ton thé lui fait cet effet, c’est sur qu’avec le cassoulet il va hurler!
Josie partie dans une colère noire, car en fait, le cassoulet n’était pas pour l’homme charmant mais pour son Roger bien aimé!
Totalement du rouleau, elle le ramena dans la cuisine pour y ajouter un ingrédient secret, cette fois ça marcherait, il hurlerait.
De retour dans le salon tarabiscoté, Josie lui fit goûter.
Et la, FLASH! L’homme charmant avait disparu, il ne restait qu’une petite bouillie à peine mâché de cassoulet sur la chaise où il se trouvait.
– Mais bordel Josie! Il y avait quoi dans ton cassoulet? s’exclama Roger.
– Bah de la poudre de bonbons frits, tout le monde hurle avec ça!
– Mais non Josie!!! J’avais récupéré le pot pour y ranger la poudre de Perlinpinpin! Il s’est téléporté chez les Weasley!
– Mais pourquoi tu nous as tout dérangé dans la cuisine toi aussi!!! Tu ne peux pas ré-étiqueter les pots? Tu n’as que ça à faire de tes journées? s’indigna Josie.
– Mais je suis fatigué moi, j’ai passé la nuit à te trouver un homme charmant et pour quoi? Du vent!
Finalement ils décidèrent de se calmer et recommencèrent à s’ennuyer. C’est tout naturellement qu’on entendit alors:
– Roger, viens je vais t’épiler la glabelle.

Retrouvez le blog d’Angela Koala (un blog culture où Angela Koala transmet sa passion pour la lecture, les films et les séries) en cliquant ICI.

Merci à toux ceux et celles qui participent à la vie du blog Teatime in Bloomsbury et suivent nos aventures !

A bientôt !
Et Joyeux …

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La Spooky Story de Florence

L’histoire suivante est terrifiante. Elle nous a été envoyé par une abonnée pleine de surprises : Florence ! Installez vous confortablement avec une bonne tasse de thé.
Voici son histoire :

« Je courais dans la ville déserte, les morts vivants sur les talons, La nuit était tombée, et cette nuit était celle du 31 Octobre, la nuit d’Halloween.

Comment, mais comment m’étais-je donc retrouvée dans cette situation ?

Je fis un crochet pour éviter un petit roquet mort, mais bien campé sur ses 4 pattes pourries, tout en maudissant le concours de circonstances qui m’avaient amenée à rentrer chez moi poursuivie par toutes les créatures de l’enfer.

D’abord, j’avais raté un train, puis attrapé un dernier bus, qui avait abrégé sa route pour se réfugier au dépôt avant la tombée de la nuit. Contrainte et forcée, j’avais décidé de rentrer chez moi à pied, rêvant déjà de la Tequila au citron amer, boisson ridiculement désuette, que je dégusterai avec ma famille. Un petit kilomètre seulement, mais chargé de dangers, et en solitaire.

Cette nuit, il n’y aurait pas de bus, pas de taxi, et un minimum de voitures en circulation. Aucune personne sensée ne ferait un pas hors de chez lui : c’était la nuit des morts-vivant !

En ces années 3000, l’homme avait enfin réussi à triompher de la mort : certes les gens mourraient toujours, mais désormais ils se relevaient quelques jours plus tard. Ils pouvaient ainsi survivre éternellement ou presque, dans un état de délabrement physique et psychique extrême, mais au moins l’on ne perdait pas totalement ses chers disparus.

Parqués dans d’immenses camps aux abords des villes, comme autrefois les zoos d’animaux, on pouvait leur rendre visite le week-end, partager à distance un bon cassoulet ou une tasse de thé avec ses proches défunts (enfin, eux ne mangeaient rien, hein, mais ils s’approchaient des barbelés, attirés par la chaleur des corps vivants),

Devant la catastrophe que représentait cette éternité de fin de vie, les gens faisaient beaucoup moins d’enfants qu’auparavant, et il y avait désormais de quoi nourrir amplement toutes les personnes vivantes, ainsi qu’assez d’espace pour loger ou parquer les mortes. La planète Terre avait retrouvé un semblant d’équilibre !

Un jour par an, comme lors du lâcher de taureaux de la Féria d’Arles (une fête païenne en l’honneur de la déesse Arles, datant des années 2000), on ouvrait les grilles des parcs, et les mort-vivants étaient autorisés à vagabonder en ville au gré de leurs envies. Ou de leurs besoins ! A force de se nourrir de poudre de perlimpinpin, forcément, un beau mammifère à sang chaud les attirait irrésistiblement.

D’accord, ils n’avançaient pas très vite, mais ils étaient nyctalopes, eux, et pas moi !

Haletante et suante, j’enfilais les pâtés de maisons, décorées de noix de coco évidées et éclairées de l’intérieur par de petites bougies LED, une survivance des anciennes fêtes des morts. Elles me grimaçaient toutes de me dépêcher : vite, plus vite, ou l’on ne va rien retrouver de toi, pas même un auriculaire…

Enfin ! La haute grille renforcée de ma maison était en vue. Je sprintais pour creuser l’écart qui me permettrais de rentrer le code de sécurité au boîtier. J’y étais !

Hippopotomonstroppedaliophobe !

Non ! Zut !

Himonstrosesquippedaphobe ,

Non, toujours pas !

Quand je pensais à mon crétin de frère en train de rentrer un code spécial Halloween avec son air chafouin, j’avais envie de le tuer…

Une petite main squelettique m’attrapa soudain le mollet ! Frissonnante de terreur, je baissais les yeux sur mes bottines rouges et …la fille des voisins, noyée dans son bain à 1 an. Comment avait-elle retrouvé le chemin de sa maison ? Tout en hurlant de peur, je tentais un dernier mot de passe, je pouvais presque sentir la petite foule décharnée et curieusement muette qui fondait sur moi.

Hippopotomonstrosesquippedaliophobe

Clic,

La porte s’ouvrit enfin, et je basculais dans l’entrée, l’enfant morte toujours accrochée à moi, avant de claquer le portant au nez pourri de mes poursuivants moisis. Une mâchoire heureusement dépourvue de dents commença à mâchouiller la peau de mes bottines : la petite avait trouvé son nouveau doudou…la nuit d’Halloween ne faisait que commencer ! »

La Spooky Story de M-Life And Co

A présent, nous allons vous partager l’histoire que nous a envoyé par M-Life and Co qui tient le blog lifestyle M-Life and Co. N’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil !
Installez vous confortablement, voici son histoire :

 » Ce soir c’est Halloween, et comme le veut la tradition on sera tous réunis pour une super soirée, pleine de surprises, de gâteaux, de boissons, de Thé, probablement même de Téquila, et d’histoire Tarabiscotées, à faire dresser les cheveux sur la tête.

Cette année, nous avons même le droit à un petit bonus. Il y a une nouvelle famille en ville, depuis peu, et par chance leur fille, Emilie, a notre âge, on a donc prévu un baptême de l’horreur tout spécifiquement pour elle.

23h30. Tout le monde est arrivé, la soirée commence, un peu de Citron Amer pour accompagner la téquila, et chacun y va de son histoire d’horreur, quand vient enfin mon tour…

– Je vais vous parler de l’histoire de Lisa. C’était une jeune fille particulièrement appréciée, elle était reconnu partout grâce à ses Bottines Rouges qu’elle adorait porter. Tout la prédestinait à un brillant avenir. Tout du moins jusqu’à ce jour fatidique, où, en passant devant un antiquaire, elle s’arrêta pour acheter un bracelet. Un bracelet qui l’avait comme appelé jusqu’à lui.
Dès le moment où elle le mit, elle se sentit différente, libre, puissante, capable d’obtenir tout ce qui lui passerait par la tête.
Au début, sa raison l’emportait et elle se raisonnait.
Jusqu’au jour où son petit ami l’a quitté pour sa meilleure amie. Là, elle se promit de leur faire payer, elle se mit à penser à tout un tas de mauvaises choses qui pourraient leur arriver, comme se casser une cheville par exemple, ou rater tous leurs examens…
Jour après jour, souhait après souhait, elle se rendit compte que bizarrement, chaque chose qu’elle pensait finissait par leur arriver, et souvent de manière surprenante et inattendue, plutôt que d’avoir peur, sans se poser de questions, elle se sentit reconnaissante et se mis à souhaiter tout le mal possible a chaque personne qui la contrariait.
Plus ses souhaits étaient réalisés, plus elle se sentait faible ; mais elle ne pouvait s’empêcher de continuer…

Lorsque qu’un jour elle ne parvint pas à sortir de son lit, et se demanda ce qui lui arrivait, elle entendit une voix lui dire :

– Rends toi devant le miroir et tu comprendras…

Lorsqu’elle arriva difficilement près du miroir, ce qu’elle y vit n’était pas son reflet, mais celui d’une créature effrayante.
Prise d’effroi elle tenta d’ôter le bracelet qui lui brûla instantanément les doigts.

La créature éclata alors d’un rire sonore et déplaisant…

– C’est trop tard maintenant, encore quelques heures et ton corps sera à moi, ton âme ira dans le bracelet et s’essoufflera jusqu’à disparaître.

C’est ainsi que la belle Lisa, à l’avenir brillant tout tracé, s’éteignit en laissant la place à une Lisa bien différente, et terriblement mauvaise… Les événements qui en découlèrent par la suite, sont bien trop atroces pour être décrits. Retenez seulement une chose, ne vous laissez jamais trop aller à faire des souhaits que vous pourriez regretter…

– Emilie, dis-je finalement, qu’as tu pensé de cette histoire ?

– Effrayante, elle était de circonstance.

– Parfait, j’ai une surprise pour toi. En tant que nouvelle, tu as le droit à un traitement spécial, voici le bracelet de l’histoire. Portes le pour nous montrer que tu mérites ta place en ville, ou crains notre vengeance…

– J’espère que tu plaisantes, me dit elle affolée.

– Malheureusement pour toi, non, nous on y croit pas à ces contes ; par contre on sait déjà comment on pourrait te faire payer si tu ne nous écoutes pas.

Emilie finit par mettre le bracelet, folle de colère elle ne put s’empêcher de penser du mal de ses « camarades » ; et c’est ainsi que la légende, basée sur une histoire vraie, se reproduisit.  »

Jolie Molly

L’histoire suivante nous vient d’Adlyn du blog Rat des Villes. C’est un blog culture très frais qui vous fera voyager dans des villes magnifiques et vous transmettra sa passion pour les salles obscures et les livres. Je vous invite à y faire un tout.
En attendant, voici sa Spooky Story :

« Molly est jolie. Molly est maligne. Molly est sociable. Molly a un grand sens de l’humour,
un petit air chafouin et des yeux rieurs qui plaisent beaucoup. Autrement dit, Molly a tout pour elle.
À ceci près que Molly est morte. Et cela fait déjà 110 ans de cela. Autant vous dire que, malgré toutes ses belles qualités, Molly commence à trouver le temps long. Et si les gens pouvaient la voir, ils seraient sûrement d’accord avec elle. Sauf qu’ils ne la voient pas et le problème est bien là.
Molly est condamnée à hanter une petite maisonnette taribiscotée de la banlieue parisienne, dans un quartier tranquille et sans histoires… Sauf la sienne. Même si aujourd’hui, une autre famille l’habite, autrefois cette maison était la sienne. Son doux foyer, son petit cocon. Un endroit qu’elle avait aménagé avec soin, pour que les gens s’y sentent bien. Un endroit où elle se sentait bien et en sécurité, mais seule aussi. Aujourd’hui, elle est beaucoup moins seule. Mais beaucoup moins chez elle, aussi.
Elle en a vu, des locataires qui se sont succédés en ces lieux depuis sa mort. Le style de la
maison a bien changé aussi, à l’image de ceux qui l’habitaient. Mais la petite maison n’a jamais bougé, alors Molly non plus. Au fil des années, elle en a supporté des familles envahissantes, discrètes, classiques, coincées, hippies, hypées, avec des enfants bruyants, sages, timides, agités, intelligents, survoltés, étranges, normés, avec la tête bien faite un coup sur la noix de coco, ou sans enfants, des célibataires, des grabataires, des couples ou des tribus, des animaux de compagnie et des compagnons de tous acabits, et toujours, toujours, une même constante : Molly. Molly qui flâne, Molly qui observe, Molly qui attend, Molly qui s’ennuie mais jamais Molly qui interagit.
Molly rêve de petites choses, ces petits riens qui font le quotidien, et qui lui sont désormais refusés. Elle rêve d’une conversation au-dessus d’un bon petit plat, dans la salle à manger. Elle rêve d’une tasse de thé bien chaude, au citron amer, son préféré, et d’un bon bouquin à dévorer. Elle rêve d’un feu de cheminée ou, à défaut, d’une couette bien chaude dans laquelle s’entortiller.
Mais Molly, de tout cela, elle ne peut rien avoir. Car Molly est damnée, pour l’éternité. Et
pourquoi cela ? Pour un petit rien. Trois fois rien, même. Un petit quelque chose, peut-être. Mais vraiment rien qui compte. Rien qui ne devrait compter. Car Molly voulait seulement de la compagnie. Alors comment aurait-elle pu savoir, elle la jolie, la chafouine Molly, que c’était mal, paraît-il, d’enlever et d’empailler ses invités, pour lui tenir compagnie, dans son cher foyer, qu’elle hante désormais, pour l’éternité ? »

La Spooky Story de Laura

L’histoire suivante nous a été envoyé par Laura du blog La vie d’une étudiante, un blog passionnant qui aborde des tas de sujets : Lifestyle, écriture, lecture, jeux vidéos et tout ce qui compose la vie d’une étudiante. N’hésitez pas à y jeter un oeil !

Voici son histoire :

« Installe-toi confortablement. Ce que je m’apprête à te révéler est l’un des plus horribles souvenirs de ma longue vie, l’une des pires nuits que je n’ai jamais vécu. Allez, réajuste tes coussins, allume une bougie, prépare-toi un thé bien chaud et enroule-toi dans une très grosse couverture.

Par une très longue soirée d’automne, une petite fille se préparait pour sortir dans le grand froid. Cette nuit-là, la plus importante de l’année pour elle, elle avait donné rendez-vous à ses copines pour une soirée de frayeur. Ses parents n’étaient pas au courant, comme tous les ans. Elle n’était qu’une petite fille après tout, mais il ne lui était jamais rien arrivé jusqu’à présent. Et puis elle n’avait pas peur. D’ailleurs, elle n’avait jamais connu ce sentiment, jusqu’à ce soir-là. Sans se douter de la tournure que prendrait la soirée, elle a passé la porte. Elle a quand même pris une bougie, pour éclairer son chemin. Le lieu de rendez-vous n’était qu’à quelques pâtés de maison de là, mais la nuit était sombre ce soir-là.

Par une nuit assez froide pour la saison, un homme à la mine patibulaire se préparait. Dans un sac, il entreposait ses outils. Une corde … Une scie … Une flèche … Et un auriculaire ! Que de choses étonnantes et tarabiscotées. Mais que préparait-il ? Une fois son sac bien rempli, il le mit sur ses épaules. Ce petit homme maigrichon ployait sous le poids de son fardeau. Mais il avait l’air déterminé. Ce qui le rendait tellement effrayant. A force de gémissements, il arrivait enfin à sa voiture. Il mit tant bien que mal son chargement sur le siège passager.

Il faisait vraiment froid, cette nuit-là. La fillette regretta de ne pas avoir pris ses bottines rouges. Celles que sa grand-mère lui avait offertes pour son anniversaire cette année. Mais en même temps, elles étaient si jolies qu’elle ne voulait pas les porter pour ne pas les abimer. Mais elles étaient fourrées, ce qui aurait été très utile ce soir. Elle s’arrêta sur le bord de la route, contre un réverbère. La lumière était très faiblarde. En même temps, vu le quartier qu’elle habitait, le plus pauvre de la commune, il était normal que tout soit en mauvais état. Personne n’avait envie de financer un patelin perdu, entouré de bois sombre où se déroulaient des choses parfois inexplicables. Un jour, un sans-abri qui cuvait dans son coin hurlait à qui voulait l’entendre, c’est-à-dire personne, qu’il venait se cacher des lutins assassins qui peuplaient ces bois. Bien évidemment, personne ne l’a jamais cru. Qui croirait un homme ivre qui n’était pas capable d’avoir un toit sur la tête ?

La route était éclairée très faiblement. L’homme râlait contre le maire, le gouvernement, ceux qui possédaient l’argent. Dans cette commune, il y en avait beaucoup, de l’argent. Mais il n’était pas dépensé pour les bonnes choses. Et il savait ce qu’il disait. Ce petit patelin était un centre d’échanges. Drogue, enfants, argent … Tout transitait par la forêt. Et il était l’un de ces gars qui ne posaient pas de question, mais qui faisaient leur job. Tout passait entre leurs mains, mais jamais rien n’y restait. C’est d’ailleurs pour ça qu’il était aussi pauvre et qu’il ne pouvait pas se tirer de là. Si seulement quelque chose pouvait faire changer les choses.

La jeune fille entendit un bruit. Très léger, mais assez fort pour qu’elle sente ses poils se dresser sur ses bras. Et là, elle ne pouvait pas se dire que ce n’était rien. Encore un crissement. Des bruits de pas. Mais à peine l’idée lui vint en tête que quelque chose appuya sur la bouche, manquant de la faire suffoquer. Elle aurait bien voulu crier. Elle essaya. Mais la chose l’en empêchait. Et sentit quelque chose de dure contre son manteau. Son instinct de survie lui criait de ne pas bouger. Mais elle ne l’écouta pas. Prise de panique, elle se trémoussa. Mais des bras d’acier étaient en train de l’enserrer. C’était comme si un brin d’herbe voulait faire ployer un chêne.

Il aperçut enfin la lisère des bois. Des arbres assez gigantesques lui cachaient le ciel. Déjà que le chemin était assez sombre, mais là, il allait entrer dans un trou noir infiniment plus obscure. Comme chaque fois qu’il passait cette frontière, il eut un petit pincement au cœur. Après une grande inspiration, il traversa les premiers grands mastodontes. Ca y est. Il y était. Si il avait eu une chance de faire marche arrière, elle s’est envolée en même temps qu’il était entré dans ce territoire hostile.

Excuse-moi, il faut que je m’arrête quelques secondes. Un frisson est en train de me parcourir la peau. Je frissonne encore alors que le drame s’est passé bien des années plus tôt. Laisse-moi reprendre mes esprits. Tiens, je crois que je vais aller me servir un verre de Tequila. Tu en veux un avec moi ? Hum … oui … Tu n’es pas là pour ça. Bref, continuons.

Chery ouvrit les yeux. Mais où était-elle ? Tout était si noir autour d’elle. Et aucun son ne parvenait à ses oreilles. Mais que s’était-il passé ? Elle se souvenait avoir donné rendez-vous à ses copines pour l’une des meilleures soirées Halloween de leur vie. Elle était sortie de chez elle, très confiante quant à l’issue de la soirée. Elle avait prévu de faire la pire frayeur à ses amies. Elles devaient se retrouver devant une ruine qui effrayait les grands comme les petits. Mais elle avait prévu de les faire attendre. Pour qu’elles s’inquiètent, un peu. Puis au bout de quelques secondes, elle serait apparue et leur aurait fait une frayeur. Et tout ce serait bien terminé. Mais là, elle s’était arrêtée en chemin. Et ce n’est pas elle qui avait fait une surprise. Et puis après, plus rien. Que du noir. Quelque chose qu’elle qualifiera plus tard d’appréhension la pris à la gorge. Il n’y avait rien autour d’elle. Personne. Que ce passait-il ? Elle allait mourir ?

Le petit homme se gara à côté d’une petite cabane de bois. Mais il ne fallait pas se fier aux apparences. Cette maisonnée n’était que la partie la plus immergée de l’iceberg. C’était juste pour les apparences. Au cas où les autorités mettraient leur nez là où ils ne devraient pas. Il éteignit ses phares. L’obscurité l’avala tout entier. Même la lumière de la lune n’avait pas le courage de pénétrer. Il sortit sa lampe-torche et l’alluma. Il avait reçu un appel. Le colis était arrivé. Et il avait été stocké dans la maison mère. Dans le bon de commande, il était spécifié qu’il ne devait pas être abîmé. Alors lui et ses hommes avaient suivi l’ordre à la lettre. Il ne connaissait pas son client, mais il n’en avait pas du tout envie.

Un bruit, enfin. Sinistre. Résonnant dans ma tête. La petite était tellement contente qu’elle faillit en sauter de joie. Mais elle ne pouvait pas. Quelque chose l’en empêchait. Des liens la retenaient. Mais qu’est-ce qui se passait à la fin ? Des larmes commençaient à lui piquer les yeux. Elle avait peur. Vraiment très peur. Elle était terrifiée. Pétrifiée même. Un autre raclement. Ca y est. C’était la fin. Et puis un rayon de lumière. Comme dans ces films, quand le héros meurt. Il se retrouve dans un rai de lumière blanche, à revivre tous les événements de sa vie. Mais elle, qu’avait-elle vécu ? Rien. Elle était tellement petite. Elle avait encore tellement de choses à vivre.

Dans le faisceau de sa lampe, toute petite chose recroquevillée, si frêle que s’il la touchait, il avait peur de la casser. Quelque chose ne collait pas. Pourquoi l’homme voulait-il cette enfant sans égratignure ? Ce n’était pas dans les habitudes de la maison. Et puis cette fille, elle était si bien habillée, si bien coiffée. Elle sentait l’odeur des riches. Normalement, c’était des enfants crasseux qu’il avait entre les mains, des enfants miséreux et sans parents. Ah ! Il se prit la tête entre les mains. Il n’avait pas l’habitude de réfléchir. Surtout pas de contredire des ordres. Mais là, quelque chose n’allait vraiment pas.

C’est tétanisée qu’elle attendait le coup fatal. Elle distinguait en face d’elle les contours d’une toute petite masse. Quoi !? Elle aurait son dernier souffle face à une brindille ? Non ! Ce n’est pas comme ça qu’elle avait imaginé sa mort. Elle aurait cru mourir vieille, entourée de magnifiques bambins piaillant dans tous les sens, de ses enfants, de sa famille. Pas au milieu de nulle part, du néant.

« Et qu’est-ce qui s’est passé, alors ? »

Je t’ai dit de ne pas m’interrompre. Enfin, peut-être pas. Je me suis évanouie. Mais j’ai tout de même eu le fin mot de l’histoire. Mon père voulait divorcer de ma mère. Mais il ne savait pas vraiment comment s’y prendre. Alors il a eu cette idée. Me kidnapper pour que ma mère s’inquiète, qu’il fasse pression sur elle et qu’elle fasse ce qu’il voulait. Oui, je sais, c’est totalement fou. Sauf qu’il n’avait pas prévu que mon bourreau allait être sentimental. Il a alors coupé mes liens. Je n’ai pas pu bouger. Le silence s’est installé entre nous. Jusqu’à ce qu’il fut rompu par sa voix. Malgré sa toute petite taille, il avait une voix chaude et réconfortante. Il a juré de ne me faire aucun mal. Et il m’a fait un cadeau. Sur le coup, j’ai été horrifiée, et c’est là que j’ai senti le monde tourner autour de moi. Mais je l’ai toujours, en souvenir de cette soirée. Lève la tête. Tu vois, sur la cheminée ? A côté de la noix de coco, il y a une chose boudinée. C’est son auriculaire porte-chance. Il m’a raconté son histoire. Mais tu n’en sauras pas plus, parce que ceci ne fait pas partie de mon histoire. »

Résultat du concours des 1000 abonné-e-s

« Come little children, I’ll take thee away
Into a land of enchantment
Come little children, the times come to play
Here in my garden of magic. »
Sarah Sanderson, Hocus Pocus (1993)

Allumez vos citrouilles, apportez vos chaudrons de friandises,
car ce soir, nous allons découvrir le ou la gagnante du grand concours des 1000 abonné-e-s sur Teatime in Bloomsbury !

Mais avant cela nous allons frissonner ensemble en lisant les cinq meilleures Spooky Stories que nous avons reçu dans notre boîte mail. Nous en diffuserons une par heure à partir de maintenant. La dernière histoire, écrite par le ou la grande gagnant-e de la Teatime Box, sera diffusée à 21h !

Le jury composé par vos 3 hôtes, Teatime, Crockon et Zelie Zazou, a eu beaucoup de mal à choisir parmi toutes les histoires qui ont été envoyées.  Mais bon, puisque nous avons une quantité très limitée de Teatime Box à envoyer, nous avons bien du nous prononcer et réaliser un classement.

Chèr-e-s participant-e-s vous avez été magiques : Bravo à vous tou-te-s !

C’est pourquoi au lieu de diffuser sur les 3 meilleures histoires, nous les diffusons toutes !

Le rythme de diffusion des Spooky Stories est le suivant :

5ème place : 17h
La Spooky Story de Laura
4ème place : 18h
Jolie Molly
3ème place : 19h
La Spooky Story de M-Life And Co
2ème place : 20h
La Spooky Story de Florence
1ère place : 21h
L’homme qui n’était pas hippopotomonstrosesquippedaliophobe

Pour rappel :

Pour participer au concours, il fallait :

  • Habiter en France Métropolitaine.
  • Être abonné-e au blog.
  • Être majeur.
  • Ecrire une Spooky Story (entre  250 mots et au maximum 2200 mots à 50 près) qui contient 5 mots parmi la liste suivante : Noix de Coco, Bottines rouges, Tarabiscoté, Glabelle, Cassoulet, thé, Bagatelle, Poudre de Perlimpinpin, Citron amer, Auriculaire, Nyctalope, Obtempère, Hippopotomonstrosesquippedaliophobe, Tequila, chafouin.
  • Envoyer votre Spooky Story par mail.

Nous rappelons aussi que :

  • LE ou LA grand-e gagnant-e recevra une Teatime Box (pour les détails cliquez ICI)
  • Nous ne sommes pas responsables en cas de perte ou de vol du colis par la poste/le transporteur.
  • Nous contacterons par mail le ou la gagnant-e (histoire d’avoir une adresse de livraison, tout ça, tout ça …).

Remerciement

Nous remercions et félicitons tou-te-s les participant-e-s du concours !
Vous avez élevé ce concours à un haut niveau, vous pouvez être fier-e de vous ! Ça a été très difficile de choisir, de faire un classement parmi toutes les histoires que nous avons reçu. C’était un exercice d’écriture pas très évident mais vous vous êtes bien dépatouillés. Merci pour ces instants frissons et ces instants où nous avons ri si fort. Vous avez été formidables !

Merci à tous nos 1000 ++ abonné-e-s qui nous suivent par mail, sur wordpress, sur facebook, sur instagram, sur hellocoton ou Bloglovin’  ou ailleurs ! Vous rendez notre univers plus grand et plus beau à chaque instant !

Pumpkin Spice Tea Time

Teatime in Bloomsbury compose sa playlist d’Halloween sur Spotify…
Pour une fois, vous ne serez pas obligés d’écouter l’intégrale de Jean Jacques Goldman(1) ou de Black Sabbath !

 

Nous vous souhaitons une bonne écoute et une maléfique soirée d’Halloween !

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-(1) Si, si, ça nous est déjà arrivé ! Un soir d’Halloween, nous avons passé une soirée avec des sorcières, des vampires, Darnerys, un leprechaun, Heidi et une fan de J.J. Goldman. A chaque fois que la sono était sans surveillance, elle débarquait de nulle part pour nous coller du J.J. Goldman.