About last night … with China Moses

C’est un de ces soirs, où l’on descend dans la Capitale avec l’enthousiasme d’Audrey Hepburn dans Drôle de Frimousse. Un de ces soirs, où l’on se sent pousser des ailes à l’idée de rentrer dans un des lieux les plus mythiques de Paris, le New Morning.

De l’extérieur, le club de jazz ne paye pas de mine. A la sortie du Métro, Château d’eau, prenez à droite après le vendeur de maïs itinérants et vous y serez. N’hésitez pas à pousser ses portes froides, car il se cache à l’intérieur la plus chaleureuse, la plus douillette, la plus intime scène de Paris, avec une acoustique parfaite. En plus de 35 ans, elle en a vu passer des légendes du jazz, du reggae, de la musique cubaine, du funk ou du rock … Pat Metheny, Prince, George Clinton, Manu Dibango …

Ce soir là, nous nous y sommes rendus pour voir China Moses. Vous la connaissez certainement soit comme fille de Dee Dee Bridgewater, soit comme la voix française de Tiana dans la Princesse et la Grenouille ou encore comme animatrice à la radio ou à la télé (MTV, Canal+, etc…).

« Un verre de vin rouge à la main, éblouissante sur ses haut-talons au chic parisien, elle contrôle la scène dès son entrée »
The Times UK

Ce soir là, elle nous a envoûtés par sa voix et par ses contes de la nuit. Après s’être cherchée sur différents styles, après ses albums de reprises, elle trace enfin son propre sillon, nous livrant en concert les compositions qu’elle a écrite avec Anthony Marshall. Ce sont des textes frais, drôles, actuels qu’elle chante avec une énergie folle accompagnée d’artistes incroyables.

« China Moses nous met en garde, il faut se méfier des aventures de la nuit… Watch out, car il va falloir de l’énergie… Running, pour vivre ses passions… Put it on The line, sans perdre le fil… Disconnected, on succombe au swing de l’adultère… Blame Jerry,  aux addictions diverses… Nicotine, y compris à l’intoxication amoureuse… Hungover, vécue jusqu’à sa fin amère… Whatever, avec toujours en ligne de mire le risque de craquer… Breaking Point, pour finir par se retrouver et repartir pour une autre nuit et… Running de nouveau. »
Nicole Videmann, Latins de Jazz

En concert, China Moses et ses musiciens se montrent d’une générosité folle. Ils improvisent, font des variations, nous offrent des instants d’émotions rares et forts (comme lorsqu’elle a invité son frère à jouer et chanter seul sur scène) et nous proposent des chansons inédites.

Parmi ses chansons, il y en a une qui m’a particulièrement marquée. Peut être parce que moi aussi, quand je suis seule je crée dans ma tête des comédies musicales. C’est une chanson qu’elle a imaginée sur Gabrielle Solis de Desperate Housewive, qui doit cacher son amant en vitesse sous le lit avant l’arrivée de Carlos. Sa version est si drôle et si vivante !

Et à la fin du concert, si vous n’avez pas peur de rater votre dernier train, vous pouvez même vous attarder au bar et discuter avec les artistes !

J’espère vous avoir donné envie de rencontrer un jour cette personnalité électrisante ou d’entrer un jour au New Morning. Et si vous connaissez déjà, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager avec nous vos souvenirs du New Morning ou d’un concert de China Moses.

Pour connaitre les dates des concerts de China Moses : Cliquez ICI !

Bonne écoute ! 😉

 

Les secrets de la famille Stanfield

Pour ce #VendrediLecture, je vous emmène aux États-Unis, à Baltimore, dans le fief des Stanfield résoudre un mystérieux secret de famille.

CVT_La-derniere-des-Stanfield_2743La dernière des Stanfield, de Marc Levy
Éditions : Robert Laffont

Une journaliste londonienne, Eleonor-Rigby, qui bosse pour le magazine National geographic, reçoit un jour la lettre d’un corbeau. Il lui divulgue une autre facette de feu sa mère, celle d’une criminelle. De l’autre côté de l’Atlantique, l’ébéniste George-Harisson reçoit la même lettre. Le Corbeau leur a fixé à tous les deux rendez-vous dans un restaurant de Baltimore. Hélas, le corbeau étant d’humeur chafouine, on découvre qu’il leur a posé un lapin. Ces deux inconnus, se rendant compte qu’ils avaient tous deux le nez en l’air à la recherche de quelqu’un, font alors connaissance et décident de mener leur petite enquête afin de démasquer le secret de leurs mères.

Une valse à trois temps

L’histoire se déroule dans trois espaces temps : aujourd’hui, avec nos deux héros, dans les années 80 avec leurs mères jeunes et fringantes et pendant la Seconde Guerre Mondiale, avec mamie. Elle est écrite sous différents points de vue : celui d’Eleonor, de son frère, de sa mère, de sa grand-mère, de George et de sa mère.

Concernant les personnages, je suis assez divisée. Donner des noms composés en références aux Beatles , c’est une torture pour le lectorat et pour les personnages !
On sent une volonté de mettre en avant des personnages féminins forts : des journalistes indépendantes, une sexualité libérée, des Résistantes, des femmes d’affaires qui luttent contre le patriarcat à leur manière. Cependant, j’ai un peu de mal avec Eleonor que je trouve franchement faible, mal dans sa peau et dépendante, contrairement à ce que sa fonction laisse imaginer. Et le moment où l’auteur lui met dans la bouche la phrase suivante : « Oedipe quand tu nous tiens, surtout ne nous lâche jamais ou le plus tard possible« . Quelle jeune femme saine de corps et d’esprit peut clamer ce genre de choses ?
Je trouve qu’on sent plus la marque d’un père attendri et encore.

A côté de cela, certains personnages secondaires sont passionnant comme Hanna, la grand-mère; les mères cambrioleuses ou plus encore ce petit flic qui rêve d’être un jour le héros d’un roman policier. Il a été un vrai bol d’air fais dans ma lecture !

Le récit est fluide. Même si le roman manque furieusement de suspense et de légèreté, on ne peut pas nier que Marc Levy est un très bon conteur. Avec lui vous allez passer un moment sympa sans plus.

Dernière remarque … C’est quoi cette illustration de première de couverture à la San-Antonio? Des talons de 18cm pour conduire une moto, sérieux ?

Pour conclure, si vous avez besoin de résoudre une enquête pas trop difficile, si vous avez aimé The Monuments Men, si vous avez une passion secrète pour les Beatles ou si vous avez trois heures à perdre dans les transports, ce livre est pour vous !

Bonne lecture !

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (5)

Grahame : « When I was young, we always had mornings like this. »

Aujourd’hui je vais évoquer avec vous un film d’animation basé sur un classique de la littérature anglaise, une fantaisie animalière. L’ouvrage de l’écossais Keneth Grahame, publié en 1908 n’a jamais cessé de faire travailler l’imagination des enfants et des plus grands à travers les âges. Il a été réinterprété de milles manières sur différents supports. Vous avez deviné de quel film d’animation je vais vous parler ?

Le_Vent_dans_les_saulesLe vent dans les saules,

de Dave Unwin (1995)

L’histoire :

Vous êtes posé sur les berges d’une rivière, vous sentez le vent dans les saules murmurer dans vos oreilles. Quand soudain, vous apercevez un richissime et vaniteux crapaud qui s’est entiché d’un drôle d’engin à moteur. Il berne une blanchisseuse, un juge, la police, et entraîne ses amis, Taupe, Raton, Blaireau dans une suite d’aventures incroyables… qui a mérité d’avoir une suite en 1996.

Les saules en hiver

Nos amis sont confrontés à la violence de l’hiver. L’un d’eux disparait durant une tempête de neige. Monsieur Crapaud, qui ne sait pas assagit, se propose pour le retrouver à bord de son nouveau jouet, un magnifique avion. Là encore, nos amis vont vivre des aventures pleines de péripéties, qui n’auraient pas été aussi drôle sans l’intervention de Monsieur Blaireau.

Mon avis :

J’aime le mélange de prises de vue en décor réel et d’animation, cette grand-mère qui raconte une histoire ancienne, loufoque et pleine de sagesse à ses petits enfants. C’est une fresque poétique magnifique. Ma moitié n’a pas tenu longtemps devant. Par conséquent, même si la durée du film est courte, je ne pense pas que beaucoup d’enfants tiendront devant. C’est un film qui invite à prendre son temps (du moins pour l’intro). S’ils tiennent bon, ils adoreront voir les mésaventures du crapaud et sa couardise !

La suite est magique. Je crois que je l’aime encore plus !

A mercredi prochain !

Sauvez la planète, mangez un climatosceptique !

Aujourd’hui, c’est le premier anniversaire des accords de Paris sur le climat et comme vous l’a gentiment rappelé votre navigateur Google, c’est aussi Earth Day, la journée de la Terre. Et oui, la Terre, comme l’Eau, les Droits des Femmes, la santé ou le tricot, est suffisamment déconsidérée et malmenée pour avoir sa propre journée internationale !

Alors que des enfants égoïstes et mal éduqués gouvernent de grandes nations, remettant en cause les accords internationaux sur le Climat (vous savez, ceux qui sont aussi contraignant qu’un week-end en amoureux aux Maldives), je vous propose une infographie toute jolie, toute colorée et toute pleine de bonne volonté pour prendre soin de la Terre au quotidien réalisée par une marque de voiture (quelle ironie).

earth day

Première étape, sortez plus, profiter de la beauté et des bienfaits de la nature.

2 Usez et abusez des sacs réutilisables.

3 Recyclez.

4 Évitez le plus possible la bouffe industrielle et j’ajoute consommez local le plus possible.

5 Arrêtez de manger de la viande ou diminuez votre consommation.

6 Le compostage est votre ami, si vous avez un jardin et que vous aimez les « creepy crawless ».

7 Commencez à jardiner.

8 Utilisez des bouteilles en verre plutôt que des bouteilles en plastique.

9 Faites vos propres produits ménager.

Pour l’étape numéro 10, Plantez un arbre, je vous dirais qu’il y a une méthode toute simple pour planter des arbres sans sortir de chez vous et sans dépenser un centime. Intéressés ?

Il existe un moteur de recherche qui vous permet de planter des arbres tout en surfant sur internet : il s’agit de Ecosia !
Si vous voulez en savoir plus, cliquez ICI.

Ne laissez pas des enfants mal éduqués gouverner la planète et filez voter !
Que votre journée soit belle !

Prendre un instant pour rire dans l’isoloir

Cette campagne électorale est certes plus grise que l’air de Paris et plus longue que le tournage de Boyhood mais nous commençons enfin à en voir le bout. Alors pour ce dernier #VendrediLecture avant les élections, je vous propose un livre qui aidera les indécis et qui vous fera sourire et même rire dans l’isoloir !

A Donald Trump,
Super-Vilain en chef,
pour nous avoir prouvé que c’était possible.
Votez Cthulhu, Guillaume Balsamo et Marthe Picard

votez CthulhuVotez Cthulhu : 42 propositions électorales des Super-Vilains pour la France, de Guillaume Balsamo et Marthe Picard
Éditions : Marabout, janvier 2017

Cthulhu, personnage tentaculaire créé par Lovecraft, a décidé de se présenter aux élections présidentielles françaises de 2017. Il est à la tête du parti des Supers-Vilains Pour la France (le SVPF), qui comme son nom l’indique regroupe tous les Supers Vilains de la littérature et de la Pop-Culture. Il nous présente dans ce livre son programme pour la France, sans langue de bois et les membres de son futur gouvernement : Cersei Lannister en ministre de la famille, Prédator, ministre de la chasse, Dark Vador ministre des armées, le Baron Harkonnen, ministre des Affaires étrangères ou encore Voldemort, secrétaire d’état au Sang Pur et à l’Inégalité des Chances.

«  »Votez Cthulhu ! » c’est la kryptonite des partis traditionnels. J’adore. » Lex Luthor (Superman)

C’est un pastiche des programmes politiques actuels amusant et sincère pour une fois. On sent une vraie volonté de la part de Cthulhu d’appliquer son programme dans la cruauté et la mauvaise humeur : semaine de travail à 85 heures, accélération du réchauffement climatique, obligation pour tous de lire de la SF, service militaire de 18 ans ou encore application de la loi Carrez sur les pièces existantes dans d’autres dimensions, de quoi faire plaisir à Stéphane Plaza.

Comme tous les amateurs de The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy de Douglas Adams vous le diront : 42, c’est la réponse au sens de la vie, à l’univers et à toute chose !

« Un programme pour les gouverner tous ! » Sauron (Le Seigneur des Anneaux)

N’ayez pas peur d’affronter ce programme aux allures geeks. Vous n’avez pas besoin de maîtriser le langage Python, de faire du jeu de rôle ou de savoir programmer un Raspberry Pie pour comprendre ce petit livre blanc, une bonne culture générale suffit amplement.

C’est un livre très drôle qui trouvera aisément sa place dans vos petits coins, à côté de La femme parfaite est une connasse vol. I et II, ou près de la machine à café.

« EXTERMINER !!! » Un Dalek (Doctor Who)

Vous pouvez consulter des extraits de son programme et sa magnifique profession de foi grâce à Google Books en cliquant ICI.

Si vous n’êtes pas convaincu de voter pour ce monstre tentaculaire ce week-end, j’espère que vous aurez au moins passé un bon moment !

Bonne Lecture et n’oubliez pas d’aller voter dimanche ! 😉

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (4)

Alors que l’on nous annonce le retour du Tamagotshi et des Minikeum sur France Télévision, nous poursuivons notre voyage temporel !
Les années 1990 ont aussi été marquées par l’écologie. Sur le petit écran, il y avait Captain Planet et sur le grand écran, un film d’animation oublié …

FerngullyLes Aventures de Zak et Crysta dans la forêt tropicale de FernGully, de Bill Kroyer

L’histoire :
Dans la forêt de FernGully, la jeune fée Crysta apprend la magie des plantes et l’histoire de son peuple auprès de l’esprit Magie-lune qui protège l’équilibre de la forêt. Un jour, Crysta décide de partir à l’aventure en zone interdite, sur la montagne du danger. Elle y rencontre Zak, un jeune humain, amateur de musique rock qui fait partie de l’équipe chargée de détruire la forêt. En voulant l’aider, elle lui jette un sort qui le fit devenir aussi petit qu’elle. Elle le ramène alors chez elle, dans la forêt. Crysta lui apprend comment vivre en harmonie avec la nature et lui montre les dégâts occasionnés par la main de l’homme. Malheureusement, les autres humains continuent leur labeur et libèrent accidentellement Hexxus (Tim Curry), le génie de la destruction, qui était coincé dans un arbre.

Mon avis :
Ce film d’animation australo-américain est un pur plaidoyer pour la sauvegarde des grandes forêts. C’est un moment poétique, magique, plein d’humour avec des couleurs chatoyantes. L’animation 2D est juste magnifique. Pour ce qui est des personnages, Crysta est une oie blanche avec des super pouvoirs, Zak est l’archétype du jeune des années 90, avec son Walkman collé sur les oreilles et les animaux de la forêt méritent d’être connus (surtout Bat’ joué par Robin Williams). Les chansons sont dynamiques même si le doublage français n’est pas génial. Bref, il aurait été parfait avec je sais pas moi … une héroïne à la hauteur de ses pouvoirs magiques !

A mercredi prochain pour un nouveau Back to the 90’s !

Survivre à un week-end de trois jours en famille avec un livre

Nous voici en plein Week-End de trois jours, l’occasion idéal pour célébrer la coquine Ishtar (Happy Easter en anglais ;)), chasser des œufs en chocolat dans le jardin et se cogner des déjeuners en famille, à subir les ragots sur les voisins, entendre des propos racoleurs et racistes d’un oncle alcoolique, une grand-mère qui cherche à vous marier dans le grand monde, avec une fille/ un garçon qui conduit son propre tracteur, un père qui est déçu que vous ne soyez pas esthéticienne comme votre cousine, etc …

Alors voilà, si vous pouvez quitter la table de torture entre l’apéro et le plat de résistance, je vous invite à vous réfugier loin d’eux soit pour mettre noir sur blanc les perles entendues soit pour vous plonger dans un livre franchement rigolo ! Le livre frais et léger que je vous conseille est :

004665337Un escargot tout chaud, de Isabelle Mergault
Éditions : Grasset & Fasquelle, 2017

D’ordinaire, je vous fais mon propre petit résumé mais aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, je vais vous donner la présentation de l’éditeur. Ce n’est pas par paresse mais simplement parce que pour une fois elle a suffit à me convaincre !

« La caisse, ou je te bute !
― Eh bien, butez, Monsieur. »
Ce jour-là, le braqueur aurait mieux fait de pousser la porte d’une autre bijouterie. Menaces, ultimatum ou revolver sur la tempe, aucune des six personnes qui se trouvent dans la bijouterie de Rose ne semble impressionnée. Amour, famille, enfants, ils ont tout raté. Alors vous pensez, un braquage !…
Une fantaisie navigant entre l’émotion et le rire où les Marx Brothers auraient croisé Woody Allen.

Aussi curieux que cela puisse paraître, c’est le tout premier roman d’Isabelle Mergault. On la connaît généralement en tant qu’actrice, réalisatrice, scénariste ou chroniqueuse aux Grosses Têtes. C’est un personnage clivant, mais franchement les critiques que j’ai pu lire ou entendre sur elle sont du même niveau que celles des repas de famille, stupides, stériles et basées sur le physique. Alors pour ceux qui se foutent qu’elle chuinte quand elle parle et que veulent juste un roman léger et rapide à lire (180 pages), vous allez passer un bon moment, pour les autres … rassurez-vous, le chuintement ne s’entend pas à l’écrit !

L’écriture fait penser à celle d’une pièce de théâtre, d’un vaudeville frais, gai et d’une grande tendresse sur la nature humaine. Le découpage en cinq chapitres fait penser aux cinq actes des tragédies classiques. Après tout c’est une tragédie pour un braqueur de bijouterie de faire un tel flop ! J’ai trouvé la description des personnages, leurs interactions d’un réalisme caustique et j’ai adoré aussi la réécriture des contes pour enfant qui ferait perler de sueur le front de Bettelheim. Je vous préviens toutefois d’une chose, c’est que vous allez chanter la Marseillaise et du Serge Lama en le lisant, que vous le vouliez ou non !

Si vous avez un peu de temps devant vous, je vous invite à écouter l’interview de l’auteur sur France Inter : Cliquez Ici pour écouter la Podcast !

Pour conclure si vous voulez passer un bon moment, vous vider un peu la tête, tuer deux heures dans les transports ou comprendre ce qui cloche (Happy Easter!) dans votre couple, ce livre est fait pour vous !

Une drôle de mort dans une école maternelle

“Reading a novel was like returning to a once-beloved holiday destination.”

Liane Moriarty, Big Little Lies

Pour notre #VendrediLecture, je vous emmène en Australie, sur la péninsule de Pirriwee. Alors … No worries, mate!

Petits-secrets-grands-mensonges-de-Liane-MoriartyPetits secrets, grands mensonges, de Liane Moriarty

Éditions : Albin Michel, 2016

C’est l’histoire d’un accident ou un meurtre, on ne sait pas trop, durant une fête déguisée organisée par l’école maternelle d’un quartier huppé. On ne dispose pas vraiment de détails. Pour mieux comprendre, on remonte six mois avant cet incident, lorsque Jane, jeune mère célibataire fait la rencontre de Madeline, une mère haute en couleur à la tête d’une famille recomposée et la jolie Céleste, mère de jumeaux. Le jour de la rentrée des classes un incident se produit avec l’un des enfants. Puis les rumeurs se propagent, les jugements de valeurs, les méprises, les secrets suivent. Qu’est ce qui est à l’origine de ce drame ? Qui meurt ? Comment ? Y a-t-il vraiment un mort ?

 

Un Desperate Housewives australien ?

La couverture du livre, qui me fait plus penser à ces livres sur le Bien-être pour soigner sa dépression post “J’ai lu La magie du rangement de Kondo mais tout va mieux depuis que j’ai lu De la joie d’être bordélique de McCartney”, ne m’a pas attiré. A la lecture des premières pages, j’avais un peu peur de ne pas me sentir concernée par ces mères de famille aisées et ces histoires d’école maternelle. C’est vrai, après tout, dès que l’on se plonge dans l’univers clos des banlieues résidentielles, on ne peut s’empêcher de penser à Desperate Housewives, ses intrigues creuses, qui ne doivent pas choquer l’audimat WASP, son humour gentillet et ses cataclysmes tirés par les cheveux pour faire rebondir l’intrigue.

Pourtant, je me suis vite prise au jeu et je ne me suis pas ennuyée. Liane Moriarty traite de sujets difficiles avec ce qu’il faut de profondeur, de délicatesse et d’humour : le harcèlement en milieu scolaire, les violences conjugales, la pression sociale autour de ce que doit être une bonne mère et une bonne éducation, la sexualité des ado sur internet, la complexité de la vie des familles recomposées, gérer la nouvelle femme de son ex, cette mère yogi/végan qui déteste la TV, les maris infidèles, les mamans tigres qui prennent très vite la mouche quand il s’agit de leurs enfants et oublient que les petits enfants n’ont que des petits soucis …

Les pages s’enchainent et on n’oublierait vite que l’on mène l’enquête sur la mort accidentelle ou non d’on ne sait qui, on se sait où, on ne sait comment, si régulièrement on n’était pas rappelé à l’ordre par les commentaires des protagonistes de la soirée. J’ai adoré m’énerver avec Madeline après le gang des serres-têtes, marcher avec Jane et Céleste et résoudre ce grand Cluedo. J’ai ressenti un si grand soulagement à la fin lorsque j’ai enfin eu les réponses à mes questions !

« Lire Liane Moriarty, c’est un peu comme déguster un Cosmopolitan relevé d’un doigt d’arsenic. »

USA Today

Pour conclure, si vous appréciez les livres hauts en couleur, si vous avez bien aimé Desperate Housewives, si vous cherchez un livre avec une énigme difficile à résoudre ou si vous avez envie de vivre une aventure australienne auprès de femmes fortes, ce livre est fait pour vous (et cette série HBO) !

Back to the 90’s : les films d’animation oubliés (3)

C’est mercredi, le jour idéal pour ouvrir la brèche de la nostalgie ! Je vous emmène dans la plus fantastique bibliothèque du monde, au côté d’acteurs mythiques, Macaulay Culkin (l’enfant qui ratait les avions) et Christopher Lloyd (Doc de Retour vers le futur) avec un film américain mêlant animation et prises de vue réelle (nan, ce n’est pas Roger Rabbit, qui date de 1988). Vous avez une petite idée ?

the-pagemaster-movie-poster-1994-1020367982Richard au pays des livres magiques, 1995

de Joe Johnston et Maurice Hunt

Le synopsis :

C’est l’histoire d’un jeune garçon, un souffre-douleur, Richard. Un jour, alors qu’il était parti faire les courses à vélo, une tempête éclate. Pris de panique, il se trompe de chemin et se voit obligé de se réfugier dans la bibliothèque municipale. Il se retrouve alors entraîné dans un univers animé fantastique ou les personnages légendaires des classiques de la littérature deviennent réels. Il se lie rapidement d’amitié avec trois livres : Fantaisie (Whoopie Goldberg en V.O.), Horreur (Frank Welker) et Aventure (Patrick Stewart). Ensemble, ils aideront Richard a affronté ses peurs.

Mon avis :

C’est un véritable plaisir de retrouver des membres de Star Trek dans un film d’animation. Patrick Stewart n’est autre que le capitaine Jean-Luc Picard, Whoopi Goldberg jouait Guinan, Leonard Nimoy était Mr. Spock, Christopher Lloyd en Kruge dans Star Trek III: The Search for Spock, Ed Begley, Jr. n’est autre que Henry Starling qui a joué dans deux épisodes de Star Trek: Voyager, George Hearn fut Dr. Berel dans un épisode de Star Trek: The Next Generation, et enfin B.J. Ward a joué énormément de personnages dans les jeux vidéos Star Trek. D’ailleurs, le compositeur de notre film d’animation,  James Horner a aussi composé pour  Star Trek II: The Wrath of Khan et Star Trek III: The Search for Spock.

Outre de très bons acteurs, c’est un film qui nous embrase et fait brûler notre imagination. Il nous donne envie de lire tous un tas d’histoire et nous rend plus courageux. Qui n’a pas envie de voir les héros de ses romans prendre vie, de se retrouver projeté à Poudlard ou 20 000 lieues sous les mers ?

Bon, je pense que je n’aimerais pas me retrouver dans un Franck Thillier ou dans le dernier Werber. C’est un plan à devenir fou ou mourir d’une peste de mauvais goût !

Enfin pour en revenir au film, ce n’est pas étonnant de voir qu’il est donné lieu à un jeu vidéo, The pagemaster pour SuperNitendo et  GameBoy. Ce dernier est une vrai déception d’ailleurs.

Pour conclure, je vous conseille ce film en V.O., en sachant qu’il donnera à vous et à vos enfants si vous en avez l’envie de lire et de combattre des dragons !

Street fighter avec des politiques, des scientifiques ou des philosophes, choisissez votre TEAM !

Vendredi dernier, des sympathisants d’un homo politicus, qu’on ne citera pas parce qu’on refuse de faire de la politique sur ce blog, ont sorti un petit jeu vidéo de combat façon Mortal Kombat. Ils l’ont sobrement intitulé Fiscal Kombat.

J’adore les vieux jeux de combats, leurs personnages aux physiques ridicules, leurs coups spéciaux tordus et les lieux incongrus où ils se battent. C’est pourquoi, j’ai voulu tester celui-là et aussi pourquoi je vais vous présenter deux autres jeux de combats décalés et de loin plus intéressants et marrants.

Fiscal Kombat tes ex

Je ne vais pas m’étaler sur Fiscal Kombat, il ne le mérite franchement pas. Le concept pouvait avoir l’air marrant, un jeu de combat avec des personnes qui ont des problèmes avec le fisc. Le souci, c’est que l’on ne peut pas choisir notre personnage et que le gameplay (ou la jouabilité) est franchement mauvais : tu prends, tu secoues, tu jettes …

Bref, on est plutôt face à un « Hanté pas ses ex le jeu vidéo » que face à un vrai jeu de combat.

Filosofighters, un combat d’idées

Dans ce jeu développé par le magazine brésilien Science and Culture Superinteressante, des philosophes s’affrontent sur le ring ! Les coups spéciaux sont franchement sympa : Rousseau déchire sa chemise pour exprimer son concept d’état de nature, Platon balance des grottes, Machiavel se sert de son super Ninja Borgia pour vous mettre la pâtée, Nietzsche tue Dieu et vous le renvoie en pleine face et Simone de Beauvoir se débarrasse de son soutif !

Ce jeu va vous donner du goût pour la philosophie. Seulement son gros défaut, c’est de ne compter qu’une femme philosophe qui de plus est assez dépendante de Sartre pour son second coup spécial. Ça aurait été sympa de voir Simone Weil (la philosophe, pas la politique) utiliser son concept de Beauté face à Sartre, Anna Arendt montrer la condition de l’homme moderne à Rousseau, Margaret Cavendish détruire le concept de genre devant Machiavel ou encore  Thémistocléa balancer un oracle dans la grotte de Platon (esprit mal tourné, bonjour!)…

Pour jouer : cliquez ICI !

Science Kombat, SCIENCE B**** !

Développé par la même revue que Filosofighters, Science Kombat nous propose d’incarner huit scientifiques de renoms, Albert Einstein, Charles Darwin, Nikola Tesla, Isaac Newton, Stephen Hawking, Pythagore, Alan Turing et Marie Curie. Les coups spéciaux sont là aussi tout à fait magiques … euh … scientifiques !

Alors voilà, Pythagore se lance dans un saut triangulaire de la mort,  Isaac Newton peut faire tomber une pomme du ciel, Nikola Tesla envoie des éclairs, Charles Darwin recrée l’évolution de l’homme pour asséner un coup à son adversaire, Marie Curie envoie des boules de radioactivité, Albert Einstein tord l’espace-temps pour se déplacer rapidement, Alan Turing peut demander l’assistance d’une intelligence artificielle et Stephen Hawking crée des trous noirs.

Là encore, on peut déplorer l’absence de parité ! Il y a de quoi recevoir un os de plésiosaure de la part de Mary Anning, un rayon X de Rosalind Franklin ou encore un pulsar de Jocelyn Bell Burnell !

Pour jouer à Science Kombat : cliquez ICI !

Amateurs de jeux flash curieux, amoureux de jeux de baston, fans de Leo’s Red Carpet Rampage, je vous dit Banzaï !