Le mystère du Lac Argent

Parfois derrière une couverture moche et un titre peu flatteur peut se cacher un petit trésor. C’est en tout cas ce que l’on va tenter de vous prouver dans notre #VendrediLecture. Rangez vos a priori et laissez vous guider vers un roman fantasy de saison :

20181016_153508-1.jpgLac argent, Le monde de Meg Corbyn – Tome 1
Lake Silence
de Anne Bishop
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sophie Barthélémy
Edition : Milady

4ème de couverture :

« Le territoire contrôlé par les Autres – vampires, élémentaires et autres créatures surnaturelles encore plus redoutables – n’est pas soumis aux lois humaines, et nul ne devrait jamais l’oublier…

Après son divorce, Vicki DeVine a repris un vieil hôtel abandonné sur les rives du lac du Silence, dans un village où rien ne sépare les humains des Autres, les grands prédateurs qui règnent sur la majeure partie des terres émergées et des eaux de la planète. Dans un endroit dépourvu de frontières, nul n’est jamais sûr de qui l’observe, tapi dans l’ombre. Vicki espérait reconstruire sa vie et démarrer une nouvelle carrière. Mais quand sa cliente, Aggie Crowe, découvre un homme assassiné, les ennuis commencent. Les policiers voient en Vicki une coupable idéale en dépit des indices montrant qu’aucun humain n’a pu commettre le crime. Tandis que Vicki et ses amis cherchent à découvrir la vérité, des forces anciennes s’éveillent, dérangées par l’agitation qui règne sur leur domaine… »

Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que c’est la saison idéale pour lire de la fantasy, bien au chaud, chez soi ou dehors puisque l’élémentaire Été a décidé de rester en notre agréable compagnie ! Pour ceux et celles qui viennent de tiquer sur le mot élémentaire, ne vous inquiétez pas vous allez très vite tout comprendre pour les autres, je suppose que vous avez déjà eu affaire à Anne Bishop et à sa série The Others/Meg Corbyn !

Lake Silence est un spin off de la série Meg Corbyn. Ne vous en faites pas vous pouvez très bien découvrir cet univers comme moi en passant par le spin off sans avoir lu la série d’origine, comme certaines personnes ont dû passer par Torchwood pour apprécier Doctor Who (parce qu’entre nous, certains fans agissent comme des haters et ne vous donnent pas envie de découvrir une série pourtant géniale et moins prise de tête que ce qu’ils essaient de vous faire croire).

Ce qui fait le charme pour moi de l’univers de Meg Corbyn (série et spin off), c’est l’univers inventé par Anne Bishop qui bien que pauvre en matière de conception géographique ou en découpage temporel (la nomenclature des journées m’a fait penser à Groland) et riche d’un principe fort : l’Homme n’est pas le seul prédateur sur cette terre et beaucoup refusent de l’admettre. Cet univers est donc peuplé d’humains, d’animaux et des Autres, les terra indigene, les premiers occupants de la terres qui peuvent être des créatures métamorphes (comme des corbeaux ou des ours pouvant prendre forment humaines ou hybrides), des créatures de cauchemars, des boules de poil toutes mignonnes proche des Mogwai pour ceux et celles qui ont vu le film Gremlins ou des Tribbies pour les fans de Star Trek, des vampires, des élémentaires (Eau, Feu, Air, Hiver …) et j’en passe. Les relations entre l’humanité et les Autres est basé sur l’ignorance et le respect depuis une guerre l’an passé qui fit disparaître beaucoup d’humains (on ne peut pas se battre contre un ouragan même armé jusqu’aux dents). Vous sentez le message : « si tu ne respectes pas la planète, elle se vengera » ?

Les personnages sont bien construits, humains ou Autres. Les femmes et les vampires de cette série sont loin des clichés du à leur genre ou à leur espèce et c’est agréable. Il n’y a pas de vampires à la peau paillette au soleil, de demoiselles en détresse ou de princesse, pas de femme avec des cheveux impossibles qui découvre au court du roman un shampoing miracle spécial cheveux lisse ou un régime de fou. Contrairement à la couverture, l’héroïne du roman est une trentenaire petite, trapue et avec des cheveux bouclés. D’ailleurs, il n’y a aucun personnage qui ressemble à la couverture du roman. Quitte à avoir une couverture plus vendeuse (1), pourquoi ne pas mettre les Autres en couverture ?

L’histoire est franchement sympa. On y découvre Vicky DeVine, une jeune divorcée qui tente de se reconstruire et de monter son entreprise de maison d’hôte près d’un lac tout à fait charmant au premier abord. Tout va pour le mieux jusqu’à ce que son ex et des membres obscures d’un Club d’hommes d’affaires ne décident de tout faire pour récupérer ses terres en vue d’y construire un Hôtel 5 étoiles. Vous entrez vite dans un bon roman policier bourré d’humour :

« Comme je n’étais pas vraiment d’humeur à me livrer à une introspection, j’évitai de m’interroger sur les motifs pour lesquels je me sentais plus en confiance avec un vampire qu’avec la plupart des humains. Au lieu de m’attarder sur ce mystère, je m’intéressais à celui de la moustiquaire.
– Les Sanguinati ont des problèmes avec les moustiques ?
– Vous demandez si les petits suceurs de sang mangent les gros ?
A en juger par le rire de mon avocat, si j’échouais à gagner ma vie avec le Patchwork, je pourrais toujours présenter un numéro comique dans un bar vampire.
Lac Argent, Le monde de Meg Corbyn -Tome 1, Anne Bishop »

C’est une lecture divertissante, un premier tome d’une série qui peut se suffire à lui même si vous n’avez pas envie de commencer un série. Personnellement, il m’a donné envie de découvrir la série Meg Crobyn et peut-être d’autres romans d’Anne Bishop.
Si vous cherchez un roman sympa pour la saison, fermez les yeux sur cette couverture moche et essayez.

Je vous rappelle que si vous n’aimez pas la couverture et ne souhaitez pas vous afficher avec, ce que je comprends, il existe une solution : le dissimuler derrière une autre couverture !
Si vous cherchez l’inspiration, je vous conseille de jeter un œil sur cette boutique ICI.

En attendant, je vous souhaite de bonnes lectures !

P.S. : N’oubliez pas de nous envoyer votre Spooky Story par mail avant le 30 octobre minuit si vous participez à notre concours ! 😉

(1) Et on rêve doucement d’un monde qui aura mis au placard la grossophobie qui devrait plutôt être nommée par son vrai nom la caligynephobie (la peur des femmes aux formes voluptueuses) et la capillophobie liée aux cheveux bouclés ou crépus. Un monde où la différence sera enfin considérée pour ce qu’elle est : une force.

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Un T-Rex à Paris

Le bon côté des choses quand on est en vacances et qu’on écope d’un rendez-vous douloureux de bon matin, c’est que la journée à commencé très tôt, qu’on dispose donc de plein de temps, et qu’on éprouve un besoin irrépressible de se changer les idées.

Voilà comment Teatime et moi-même avons pris la route de bonne heure pour Paris(1). Programme de la journée : resto, marché aux oiseaux, Shakespeare & friends, et

UN T-REX A PARIS -MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE

Joli programme, n’est-ce-pas ?

Je commence par un clin d’œil à Teatimedelicatessen qui avait rit lorsqu’on lui avait 20181010_113925.jpgparlé du restaurant « Au père tranquille », aux Halles de Paris.

« Ca existe encore ! » s’était-elle exclamée.

Eh oui, ça existe encore. Un restaurant millénaire(2) que nous vous conseillons à tous, si jamais vous passez par là. Un endroit calme, en dehors du temps, avec des serveurs très agréables, un chat indifférent aux touristes et une cuisine exceptionnelle. Même leur café était bon !(3)

Depuis ce point, lorsque nous passons la Seine, nous arrivons au marché aux oiseaux (également connu comme le marché Reine Elisabeth 2), sur l’Ile de la Cité. Comme son nom l’indique, il vend des…. fleurs !(4) Si vous désirez acheter des plantes qui ont été respectées par les vendeurs, voilà encore un lieu que je vous conseille.

Nous traversons à nouveau la Seine pour rejoindre la rive gauche et nous rendre dans la superbe librairie Shakespeare & Friends. Encore un endroit hors du temps, idyllique. Si vous connaissez bien l’anglais, vous devez absolument vous y rendre au moins une fois. Et à vrai dire, même si vous n’y connaissez rien, à l’occasion, montez à l’étage et arrêtez vous un instant. Si vous avez de la chance, vous aurez droit à un récital au piano et peut-être même que le chat de la boutique viendra sur vos genoux !

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Nous sommes donc ressortis de la librairie avec un sac à dos plus lourd et un porte-monnaie plus léger, et avons marché (si, si) jusqu’au jardin des plantes. Notre destination phare du jour puisqu’en ce moment est exposé Trix, le T-Rex à Paris ! (Attention, si vous désirez allez le voir, l’expo a été prolongée jusqu’au 4 novembre ! C’est cool, mais c’est quand même court !)

Pour commencer, je ne peux que vous dire de bien suivre les panneaux vous menant à l’expo. Elle se trouve dans le même bâtiment que la galerie de géologie et… on a fait quelques aller-retours avant de le trouver… Alors qu’un énorme panneau l’annonçait. La teuhon, quoi.

L’expo en elle-même est plutôt courte. Après tout, c’est Trix, qu’on est venu voir, non ?
En revanche, elle présente merveilleusement bien et très simplement le crétacé, la famille à laquelle appartient Trix, un squelette d’hadrosaure et, pour ceux qui aiment l’aventure, la Guerre des os.
Juste après Trix, il y aura des jeux. Si. Vous pourrez par exemple vous peser pour savoir pendant combien de temps Trix pourrait se nourrir de votre carcasse, vous trémousser pour séduire une femelle tyrannosaure ou encore… fuir un T-Rex en pédalant sur un vélo d’appartement !

Mais à présent vient le moment de vous parler de la star de l’expo : Trix le T-Rex !

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Trix. Elle est énorme ! J’avais jamais réalisé à quel point cette bête était simplement gigantesque. Cette mâchoire, cette queue et… ce ventre ! Tous les burgers que je pourrais m’envoyer en un repas si j’avais une telle bedaine !
La mise en scène est superbe. La gueule grande ouverte, en position basse, parfaite pour les photos. Il y a même le mot selfie au sol, en projection lumineuse. Pour les difficiles de la comprenette.
Et pour finir, pour bien vous aider à en observer chaque partie, des panneaux vous invitant à observer chaque petit détail de son ossature(5). Mesdames, messieurs, prenez bien soin de vous ! Sinon, dans 66 millions d’années, des touristes bedonnants en chemise à fleurs fushia observeront d’un œil critique chacune de vos petites imperfections !

20181011_152105.jpgNous sommes finalement ressortis de l’expo, puisqu’il le faut. Avec un mug thermosensible qui fait apparaître un squelette de tyrannosaure et une peluche moche dont nous sommes très fiers. Le Jardin des plantes étant un lieu magnifique, nous y sommes restés. Juste le temps d’une glace en cornet et d’un regard à travers la clôture des pandas roux. Puis nous sommes rentrés.

Pour conclure ce billet, je vous dirais simplement deux choses. Si vous-même, un ami, ou un fils, un fille, un neveu aime les dinosaures, foncez. Après tout, Trix n’est plus là pour longtemps. Deuxième chose, si vous êtes sur place tôt et que vous désirez faire un autre musée du Jardin des plantes (galerie de l’évolution, ménagerie, serre etc.) sachez que, sur présentation du premier ticket, vous aurez droit à une réduction sur vos entrées. Sympa, non ?(6)

P.S. : N »oubliez pas de nous envoyer votre Spooky Story avant le 30 octobre si vous participez à notre Concours des 1000 abonné-e-s !

(1)D’habitude c’est grasse mat’. Contre-productif, mais tellement confortable.
(2)Teatimedelicatessen n’est pas la première à avoir eu cette exacte réaction. Teatimedelicatessen, si nous avons à nouveau l’honneur de te voir sur Paris, nous serons heureux de t’y retrouver.
(3)Vous n’avez pas envie de savoir combien j’ai ingurgité de litres de jus de chaussette pour en arriver à vous dire ça.
(4)Je me moque, mais c’était son concept initial, les oiseaux.
(5)J’allais dire « de son anatomie » mais tout compte fait, on m’a suffisamment traité de pervers cette semaine.
(6)Et si, comme ça nous est évidemment arrivé par le passé, vous avez la maladresse d’y aller un mardi (musées nationaux fermés), le Jardin des plantes est à 10 minutes du RER A qui vous emmènera à Disney. Comme disait John F. Kennedy, faut pas se laisser abattre !

J’aime le sexe mais je préfère la Pizza !

Au début de cet été, nous vous avions parlé de deux livres de poches acheté alors que nous traînions dans une librairie la faim au ventre. Pour ceux qui ne s’en souviennent plus, vous trouverez ICI un rappel.  Teatime a lu le premier de ces livres de poche seule et le deuxième était si chouette et si bien découpé que nous l’avions gardé en lecture commune. Voici le moment que certain-e-s d’entre vous attendent depuis des mois, notre avis sur :

20181012_173659.jpgJ’aime le sexe mais je préfère la pizza
de Tomas Raphael
Editions : J’ai Lu

4ème de couverture :
« Bienvenue dans le monde de Thomas Raphaël, où les récits d’asiles psychiatriques remplacent les histoires du soir, où les mononucléoses se transmettent de père en fils et où les histoires d’amour naissent au crématorium. Quand il se perd au fond d’un sex-club ou à l’anniversaire de Mick Jagger, c’est toujours par l’humour qu’il retrouve son chemin. Rigoureusement honnête, jamais aussi cruel avec les autres qu’envers lui-même, Thomas Raphaël pose un regard candide sur un monde qu’il ne comprend pas mais dans lequel il garde espoir de trouver une place. »

J’aime le sexe mais je préfère la pizza est ce que j’appelle une autobiographie thématique. Il s’agit d’une autobiographie dont le récit n’est pas chronologique. Chaque chapitre est une tranche de vie, une aventure ou un regroupement d’aventures autour d’une idée, d’un thème. J’ai cru comprendre qu’il en sortait pas mal, en ce moment. Et j’aime assez cette idée. Ce que l’on est au moment de l’écriture de sa vie est bel et bien la compilation de toutes nos aventures passées, digérées de façon aléatoire, plus ou moins lentement, plus ou moins positivement. Et ça aide à se faire une idée de la personne qui écrit, la façon dont elle se voit, visualise son évolution et perçoit le monde l’environnant.

Et mine de rien, je trouve que cela permet au lecteur de profiter d’une expérience autre que la sienne, et ainsi, d’appréhender sous un angle différent le monde, sa propre vie, ses propres expériences.

Car Thomas Raphael écrit avec une sensibilité rarement égalée. La bienveillance qu’il témoigne envers toutes les personnes qui ont peuplé sa vie, le regard critique posé sur lui-même, et cette délicate pointe d’humour teintant chaque chapitre nous laisse à la fin de chaque histoire avec une larme à l’œil. J’avoue avoir eu la naïveté, au cours du dernier chapitre, de croire que je ne le terminerai pas avec la gorge nouée.  Raté.

Le couverture nous avait plu et nous l’avions acheté un peu au hasard. En même temps, les meilleures rencontres sont souvent le fruit du hasard, non ? En rentrant à la maison, j’avais commencé à lire les quelques premières lignes. Je me suis vite vu contraint de le lire à haute voix à Teatime et c’est devenu l’une de nos lectures communes, supplantant Harry Potter et l’Ordre du Phénix. C’était comme entendre quelqu’un nous raconter sa vie (chose que j’adore). Ensemble, nous avons évoqué la vie, son apprentissage, la découverte de l’amour, les ruptures, l’acceptation de la mort, les joies, les tristesses, les succès et les échecs qui constituent la vie.

Et à la fin du livre, c’est comme si nous avions quitté un ami.

Teatime et moi-même avons passé un excellent moment à lire ensemble ce livre et nous vous le conseillons chaleureusement. Par ailleurs, le découpage des chapitres en fait une lecture commune idéale. Avec tout ceci, vous reprendrez bien une part de pizza ?

Concours des 1000 abonné-e-s

Ce Blog n’avait pas encore deux ans que Rome remplaçait Sparte …
Oh attendez, je me suis trompée d’histoire ! Reprenons …

Comme le titre l’indique, vous êtes désormais 1000 personnes à suivre le blog Teatime in Bloomsbury et vous avez bien raison car on ne peut pas tromper une fois mille personnes ou mille fois … à moins que …

Bref … Nous sommes heureux de vous avoir rencontrés et pour célébrer cet événement, nous vous proposons un concours TRES spécial :

Le Concours des 1000 abonné-e-s

Nous avons placé le Concours des 1000 abonné-e-s sous le thème d’Halloween !

Faites chauffer vos marmites, ouvrez vos grimoires et faites trembler votre Ouija mes ami-e-s car ce que nous attendons de vous pour ce concours, c’est que vous nous concoctiez une histoire effrayante (l’humour est autorisé encouragé): une Spooky Story !

Votre Spooky Story devra faire au minimum 250 mots et au maximum 2200 mots (à 50 près). Elle devra aussi contenir au moins 5 mots de la liste de mots suivante :

animal-2027045_640La liste de mots :

  • Noix de Coco
  • Bottines rouges
  • Tarabiscoté
  • Glabelle
  • Cassoulet
  • thé
  • Bagatelle
  • Poudre de Perlimpinpin
  • Citron amer
  • Auriculaire
  • Nyctalope
  • Obtempère
  • Hippopotomonstrosesquippedaliophobe
  • Tequila
  • chafouin

Les 3 meilleures histoires seront publiées sur le blog le 31 octobre.
Celui ou Celle qui aura écrit la meilleure histoire gagnera la Teatime Box!

/!\  Conditions à respecter pour participer au  concours 1000 abonné-e-s /!\ :

  • Habiter en France Métropolitaine.
  • Être abonné-e au blog.
  • Être majeur.
  • Début du concours : Là, tout de suite maintenant ! Nous sommes le 7 octobre !
  • Fin du concours : le 30 octobre à Minuit ! Et je vous donnerais le résultat du concours le 31 octobre !
  • Envoyer votre Spooky Story à l’adresse suivante : teatimeinbloomsbury@gmail.com
  • Nous ne sommes pas responsables en cas de perte ou de vol du colis par la poste/le transporteur.
  • Nous contacterons par mail le ou la gagnant-e (histoire d’avoir une adresse de livraison, tout ça, tout ça …).

ET qu’est ce qu’on gagne ?

Les 3 meilleures Spooky Stories seront publiées sur le blog.
Le ou La Grand-e Gagnant-e
 du concours recevra dans sa boîte aux lettres …

thread-3025551_640une TeaTime Box !

Il s’agit d’un boîte qui contient Tout ce qui fait le charme de TeaTime in Bloomsbury et je ne vous en dirais pas plus. En fait si … tout d’abord, elle n’a toujours rien à voir avec le film The Box de 2009 avec Cameron Diaz ! Ensuite, elle contient un trésor, un livre que nous avons adoré cette année. Mais dans l’hypothèse où vous l’avez déjà ou encore qu’il ne vous intéresse pas, nous vous proposons de choisir parmi ces 4 ouvrages (cliquez sur les titres pour retrouver nos chroniques) :

Faites votre choix et indiquez le nous dans votre mail ! 😉

Et pour finir notre Teatime Box contient ….
Je ne sais pas pour vous mais moi j’adore les SURPRISES !

Merci à vous d’être chaque jour plus nombreux/se à nous suivre que ce soit par mail, par wordpress, par facebook, instagram, hellocoton ou Bloglovin’ !

Vous êtes prêt-e ?

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Je déclare le concours des 1000 abonné-e-s ouvert !

A vos stylos, stilets, calame, claviers ou baguettes !
Vous êtes libres d’utiliser ce que vous voulez pour écrire votre Spooky Story mais n’oubliez pas, vous avez jusqu’au 30 octobre minuit !

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Shades of Magic

Pour ce #VendrediLecture, nous allons parler Fantasy !

Nan, pas ce genre de fantasy !
Je vais vous emmener dans un multivers magique, où vous pourrez croiser des pirates, des magiciens et des rois.
Aujourd’hui,nous ouvrons :

Shade Of Magic
de V.E. Schwab
traduit de l’anglais par Sarah Dali
Editions : Lumen

4ème de couverture :

« Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé. « 

Les illustrations de cette trilogie par Charles Bowater sont justes merveilleusement belles. On dirait des jaquettes de jeux vidéos … Pour une fois que les couvertures françaises sont plus canons que les couvertures américaines !

Nous sommes dans un multivers qui n’a rien à voir avec le multivers de The One avec Jet Li. Ici, il y a 4 univers, qui n’ont pour points communs qu’une ville qui s’appelle Londres dans chaque univers et qui dans chaque univers est le chef lieu d’une royauté anglophone. Contrairement à The One, vous ne croiserez pas votre double dans un autre univers a priori. Il y a un univers noir corrompu par la magie qui aurait perdu toute humanité, un monde blanc assoiffé de magie, un monde rouge prospère si vous êtes magiciens et un monde gris sans magie qui ressemble beaucoup au nôtre au XVIIIeme siècle. Seuls les antari, super magiciens de sang, comme Kell peuvent traverser les univers.

Il est bon de noter que si les régents parlent anglais, dans chaque univers les habitants disposent de leur propre langage, dans le monde rouge on parle arnésien, dans le gris, anglais et dans le blanc un truc gutural, qui n’est pas de l’allemand.

Les ingrédients qui composent le premier volet de cette trilogie sont alléchants puisque vous y trouverez un artefact magique, des pirates, de la magie, de la contrebande, un personnage féminin bien badass, des récits d’amitié, des personnages attachants et beaucoup mais beaucoup de sang, des litres et des litres d’hémoglobines … genre plus que dans un épisode des Chevaliers du Zodiac. Et si, c’est possible !

A ce mélange audacieux s’ajoute une bonne dose d’actions, de culot, d’humour et de poésie qui font la richesse de ce multivers. Le style est léger et fluide, très agréable.

C’est un premier tome divertissant, dense, idéal pour se vider la tête et qui est très prometteur pour la suite des aventures de Kell et Lila !

Je vous déconseille de lire cette trilogie dans le métro, même si ça se lit vite et si ça vous fera oublier l’ambiance pesante des transports, nous parlons d’une trilogie donc chaque volume doit peser plus d’un kilo.

Pour conclure, je vous dirais que j’ai adoré ce premier tome et qu’il me donne envie de poursuivre l’aventure avec ce magicien et cette voleuse (qui bizarrement ont les mêmes caractères que mes deux chats) !
Montez à bord si vous avez besoin d’action, envie d’une histoire pleine de magie, si vous souhaitez voguer avec des pirates ou simplement si vous aimez les combats épiques !

Et si vous êtes déjà monté à bord, n’hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé ! 😉

La playlist de l’automne

Vous l’attendiez avec impatience, voici enfin notre playlist aux couleurs de l’automne !
Vous y trouverez de la douceur, un soupçon de folie, une pointe de sirop d’érable et beaucoup d’amour !

Bonne écoute !

 

N’hésitez pas à nous dire en commentaire si vous seriez intéressé par le plus grand des hasards par une playlist très spooky pour Halloween concoctée par nos soins ! 😉

L’ombre d’Emily

A l’occasion de la sortie du film L’ombre d’Emily (A simple Favor) de Paul Feig avec Blake Lively, Anna Kendrick et Henry Golding, je vous propose de replonger dans le roman derrière le film, paru une première fois sous le nom La disparition et désormais comme :

DSC04668L’ombre d’Emilie
de Darcey Bell
traduit de l’anglais par Claire Desserrey
Editions Pocket

4ème de couverture :

« Elle est votre meilleure amie. Elle connaît tous vos secrets. Et c’est ce qui la rend si dangereuse.
Tout oppose en apparence Stephanie, une jeune veuve sans emploi qui partage son temps entre son fils Miles et la rédaction de son « blog de maman », et Emily, une femme d’affaires sophistiquée et mariée. Elles s’entendent pourtant à merveille et ont noué, dans leur petite ville du Connecticut, une amitié aussi forte que celle qui lie leurs deux garçons de cinq ans.
Lorsque Emily demande à Stephanie de récupérer son fils Nicky à la sortie de l’école, celle-ci accepte tout naturellement. Les jours passent et Emily ne revient pas.
Suicide ? Meurtre ? Peu à peu, le vernis des apparences se craquelle et les masques tombent : tout doit disparaître … « 

C’est un livre que vous allez adorer ou détester, le lire avec avidité ou avec un ennui profond. Du moins, c’est ce que je déduis des commentaires lu sur Goodreads.
Le point de vue que vous allez lire est celui de quelqu’un du premier groupe. J’ai lu ce roman avec avidité comme si ma vie en dépendait. Je l’ai trouvé amusant, bourré de références cinématographiques, barré et plutôt culotté.

Comme nous l’avons appris dans de multiples séries américaines, les banlieues chics de New York cachent de sombres et noirs secrets. Aucun des protagonistes de ce roman n’échappe à cette règle.

Vous ferez la rencontre à travers les pages de ce livre d’une jeune veuve, Stéphanie et de son fils. Elle consacre toute sa vie à être une maman qui tient un blog de maman, ou plutôt un journal intime en ligne dans lequel elle ressort toutes les injonctions des magazines féminins. C’est une jeune femme influençable, seule qui n’aspire qu’à une chose être la mère parfaite. Son fils s’est lié d’amitié avec Nicky, le fils de Sean, un homme d’affaire et d’Emily, femme d’affaire dans le monde de la mode avec un magnétisme démentiel, pure icône des films noirs (la description physique de ce personnage colle parfaitement à Blake Lively). Je sens que déjà des scenarii se forment dans votre tête et que vous cherchez déjà quels monstres se cachent dans leurs placards. Mais je ne vous dirais rien … vous en devinerez la plupart durant votre lecture avant même qu’ils ne soient écrit noir sur blanc. Mais rassurez vous, ils ne sont que le sel ou le caramel sur vos pop corns. Parce qu’au final, ce qui rend ce roman passionnant, ce n’est pas tant ces mensonges que cette succession improbable d’événements, dont une fois encore, je ne vous dirais rien !

Vous suivrez le mystère de la disparition d’Emily grâce essentiellement au blog de Stéphanie, une nouvelle amie curieusement prête à soulever des montagnes pour la retrouver, mais vous découvrirez également les pensées des 3 protagonistes principaux.  Vous évoluerez dans une ambiance qui vous rappellera les films noirs français et américains des années 40-60, avec cette même malice et cette dose d’humour noir qu’il y chez Cluzot ou chez Hitchcock. Ce roman est parsemé de réflexions satiriques sur des sujets que vous apprécierez certainement comme la blogosphère, le monde de la mode, les banlieues chics américaines ou le monde merveilleux des assurances … Vous ne trouverez pas de héros dans ce roman, seulement des êtres humains, qui sont par définition faillibles.

Mini Alerte Spoiler le temps d’un paragraphe.

De ce que j’ai pu lire sur Goodreads, ceux qui ont détesté le roman l’ont détesté parce qu’ils ont trouvé que les personnages ne sont pas assez aimables. Personnellement je trouve cette idée injuste envers Sean, qui n’est pas quelqu’un de mauvais. Il peut faire de mauvais choix, mais il a bon fond. Et puis les enfants sont adorables dans ce roman. Personne n’est foncièrement mauvais dans ce roman à par peut-être Stéphanie et encore. Oui, quoi ? On proteste ? Et Emily dans tout ça ?
Oui, bah désolée mais entre Emily et Stéphanie, il y en a une des deux, devinez qui, qui m’a franchement tapé sur les nerfs. Je sais, Stéphanie est une perle avec les enfants. Or c’est difficile de trouver une bonne nounou, quand on en trouve une, on la garde (même si une part de sa personnalité est un poil creepy ?).

Fin de l’Alerte Spoiler

C’est une lecture plaisante, divertissante, dévorante ! L’écriture est fraîche et dynamique. J’ai passé un très bon moment de lecture et je meurs d’envie de voir le film !

Je vous laisse avec la Bande-Annonce du film :

N’hésitez pas à nous partager votre avis si vous avez déjà eu l’occasion de voir le film ou de lire le livre !

En attendant, je vous dis à Vendredi Prochain pour de nouvelles aventures !

P.S. : Bisous aux Mamans blogueuses/Lifestyle sympas qui n’ont rien à voir avec Stéphanie !
P.P.S. : Je n’ai rien contre les graines de chia, la preuve, j’en ai jamais mangé !

Comme Cendrillon …

La semaine dernière, c’était les journées du Patrimoine. L’occasion pour certains d’acheter une montre tricolore, d’acheter un ticket de loto ou de se la jouer à l’ancienne en visitant gratuitement un monument national (bisous mamie).

Nous en avons profité et nous vous proposons aujourd’hui de vous emmener rétroactivement avec nous visiter le lieu de tournage d’épisodes de Sydney Fox, l’aventurière, du film Les Nouvelles aventures de Cendrillon ou encore de Peau d’Âne :

Le Château de Pierrefonds

Il se situe à Pierrefonds, lieu de résidence de Portos (n’hésitez pas à revoir l’article de Crockon sur Les 3 Mousquetaires) dans l’Oise ! Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, c’est une ancienne ruine médiévale remastérisée par l’architecte Viollet-le-Duc au XIXème, qui en a fait un temple du rêve médiéval tout confort pour ses contemporains, un genre de Disneyland assez Funky. N’hésitez pas à jeter un œil sur le site officiel du Château de Pierrefonds, si vous souhaitez en savoir plus (Cliquez ICI).

Mon but n’est pas de vous faire un cours d’histoire, juste de partager avec vous l’ambiance d’un lieu à travers quelques photos prises sur place.

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Et voici un petit échantillon de propos mignons, marrants, pragmatiques et curieux que nous avons entendu sur place :

  • Face à un dessin de Viollet-le-Duc ambiance guerre de Tolkien et avec un air profonds : « Han … Il y en a eu des morts à cette époque. »
  • « Hey, on descend en bas. Y’a des cercueils, c’est là où qu’on met les morts ! »
  • « Wah ! J’aimerais pas avoir un cimetière dans ma cave! »
  • « C’est vachement moins meublé qu’à Chantilly. Ils ont du avoir du mal à récupérer tout le mobilier ! »
  • « Sympa l’ambiance discothèque de la crypte ! »
  • « T’as vu, il y a des fauteuils de p*** ! » (Face à un canapé rond baroque XiXème du genre, cliquez ICI)

Nous remercions les visiteurs qui se reconnaîtrons pour nous avoir fait passer un bon moment, on vous aime ! Certaines citations sont de nous !
Et nous vous souhaitons de découvrir des tas d’endroits merveilleux.

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Vengeance Sauce Piquante

Pour ce #VendrediLecture, on se retrouve avec un roman qui nous emmène tout droit en Afrique du Sud vivre une grande aventure culinaire !

20180710_154356.jpgVengeance Sauce Piquante
de Sally Andrew
Editions : Flammarion (2018)
411 pages

4ème de couverture :

« Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vouloir quelque chose très fort ? Vous trépignez d’impatience à l’idée de l’avoir, mais à trop courir après, vous risquez de le faire fuir. Ou de tomber sur autre chose que vous n’attendiez pas. C’est peut-être parce que j’avais trop faim d’amour que je me suis retrouvée avec un meurtre au menu. »

 

C’est la suite de Recette d’amour et de meurtre (Cliquez ICI pour retrouver notre chronique sur le tome 1). Vous avez plutôt intérêt à avoir lu le premier pour comprendre certains éléments de ce second volet. De plus, ça vous aidera à vous attacher aux personnages, parce qu’entre nous, ce tome ne vous y aidera pas.

Dans ce second tome, nous poursuivons les aventures de Tannie Maria, profiler et thérapeute culinaire aux courriers du cœur de la gazette locale du Klein Karoo. Elle a depuis peu un petit copain, sosie de feu Burt Reynolds, qui est prêt à tout pour assurer la sécurité de sa chère et tendre. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes (même si Tannie M. n’arrive pas à s’envoyer en l’air), jusqu’à ce qu’une personnalité Buschmen soit assassiné par le moyen d’une sauce à la moutarde empoisonnée.

Chic une enquête culinaire avec des recettes à la fin !

Bon, il se trouve que j’en ai gros sur le coeur, alors si vous ne voulez pas en savoir trop, on se retrouve à la fin ! Si vous l’avez déjà lu ou ne comptez pas le lire mais adoré me voir m’arracher les cheveux, continuez votre lecture ! 😉

Alerte Spoiler

Alors, cette enquête culinaire ?

Oui, bah non, contrairement au premier tome, vous pouvez l’oublier tout de suite … Pourquoi ?
Monsieur Sosie de Burt Reynolds ne veut pas que Tannie Maria enquête sur ce meurtre, parce que c’est trop dangereux. Bah oui, elle a failli y rester dans le tome 1. Et elle, gentille fille accepte.

Et c’est ainsi qu’on passe les 2/3 de ce roman à regarder les nuages du Klein Karoo passer, tout en participant à des thérapies pour personnes ayant un PTSD (Le trouble de stress post-traumatique) parce qu’elle a un blocage avec l’idée de s’envoyer en l’air avec Monsieur « J’ai des poils partout ». Alors si vous avez envie d’en savoir plus sur ce syndrome qui touche aussi bien les soldats que les femmes battues, vous en apprendrez dans ce roman. Par ce biais, vous en découvrirez aussi un peu en matière de géopolitique sud-africaine (au sens large) et sur les effets de la corruption, des politiques actuels, du racisme ou encore sur la destruction de la faune et de la flore. Ça aurait pu être intéressant. Hélas, c’est super mal développé !

Et pour l’enquête, vous la retrouverez vaguement dans les 50 dernières pages du roman. Bon ! En réalité ce sont plus des aveux servi sur un plateau en argent qu’une quelconque enquête. Et puis pourquoi ce titre meurtre à la sauce piquante ? Déjà, on passe plus de temps en thérapie qu’autre chose et au final, le poison est non seulement dans différents plats et mais aussi masqués par de l’ail et non par la sauce piquante…. ça change de la bave de crapaud dans L’étrange Noël de Myster Jack !
Le titre anglais a l’avantage d’être plus franc : The Satanic Mecanic. Cela fait directement référence à son thérapeute, un mécano accusé d’être sataniste.

On passe bien trop peu de temps avec Jessie et Hattie (héroïnes du premier roman aux côtés de Tannie M). Ce  qui revient à regarder la série Les petits meurtres d’Agatha Christie sans le meurtre, sans la journaliste pétillante et sans la secrétaire fan de Marilyn. Ce serait sec et sans saveur !

Ici, on ne s’attache à rien et à personne. L’humour et la fraîcheur du premier tome se sont tirés (peut-être qu’eux aussi ne voulaient pas coucher avec le sosie de Burt). Et si vous cherchez du romantisme, j’espère que votre définition est digne des années 50 : Fais à manger femme et baisons, en échange, je t’apporterais la sécurité et aucune conversation.
Sérieux ?
Je dis ça, je dis rien mais je connais une auteure de plus de 80 ans qui est vachement moins coincé dans les couloirs du temps que ça !

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Il a l’air, mais il n’est pas cramé ! (Magie Vénusienne)

Ce second roman est aussi sec que le Karoo (Karoo signifie sec) ou que les biscottes de Tannie Maria ou son gâteau Vénus. Si, si, on a reproduit la recette du gâteau Vénus ! Il était si bien vendu dans le roman …
Le résultat ?
Une espèce de burger géant, créature monstrueuse, qui hurle « ACHEVEZ MOI ! MAINTENANT ! PAR PITIEEEEE ».
Comment vous le décrire ?
C’est un gâteau qui … se scie bien, à étage, un genre d’hybride/chaînon manquant qu’on aurait jamais aimé retrouver entre un moelleux chocolat-café et une biscotte au chocolat. Nous n’avons pas fait de glaçage histoire de stopper là les dégâts.
C’était sec, trop sucré, sans goût malgré la présence du beurre de cacahuète et de la confiture d’abricot. Juste immonde.

Bref, nous avons créé un monstre !

 

Je n’ai pas essayé toutes ses recettes mais a priori je dirais que la plus sympa et comestible est le mafé de poulet. Pour le côté sucré, je laisse tombé l’affaire (y’a un côté trop gras, trop sucré, trop barré, trop salé pour moi). Si vous avez tenté une des recettes du tome 1 ou 2, n’hésitez pas à venir nous en parler en commentaire, que ce soit une réussite ou un gros fail !

Fin de l’Alerte Spoiler !

Pour conclure, ce second tome de Tannie Maria vous sera agréable si vous êtes fans de biscottes et de beurre de cacahuète (et aussi accessoirement si vous êtes un monstre sans foi ni loi qui rajoute du cheddar sur sa Moussaka à l’instar de Tannie M). Pour moi, cette lecture était sec et sans saveur.

Je vous laisse sur cette note douce-amer et vous dis à Vendredi prochain pour une nouvelle lecture !

ATTACHE TA TUQUE !

Pour ce #VendrediLecure, je vous emmène manger des crêpes au sirop d’érable, faire ami-ami avec un caribou et danser avec un souffleur à feuilles sous les étoiles. Bref, nous allons passer un été indien au Canada !

J'irai danser (si je veux) par LavoieJ’irai danser (si je veux)
de Marie-Renée Lavoie
éditions : J’ai Lu

4ème de couverture :
« Diane danse comme une enclume, aime son intérieur et déteste les mariages. Surtout le sien. Son mari vient de la plaquer pour « quelqu’un d’autre » (sexe non identifié, mais prévisible, genre « maudite pétasse »). Désagrégée ou presque, Diane est secouée par sa meilleure amie. Celle-ci lui suggère de se remettre au plus vite sur le marché du sexe, en commençant tout doux par le « frenchage », le flirt. Mais sur qui pratiquer les premiers exercices en évitant trop de complications? Sur JP, bien sûr! Le charmant comptable du quatrième étage, marié et donc sans danger. Enfin, normalement? »

Comment résister à ce genre de 4ème de couverture ?
C’est donc l’histoire de Diane qui approche doucement la cinquantaine et, comme si ce n’était pas assez dur comme ça, se mange un projectile énorme dans la face : son mari la quitte pour une « maudite pétasse ». Un scénario classique, vu et revu ?

Et oui ! On a une femme dévouée qui subit une épreuve et en sort plus forte. Classique …
Seulement Diane est loin des personnages classiques des chick-lit/feel good. Ce n’est pas une nana maladroite, un peu bécasse, super canon qui est moche au début du roman parce qu’elle porte des lunettes, ne sait pas se maquiller ou a une horrible tignasse.
Non, c’est juste une femme trompée, qui a eu 3 enfants, 26 ans de mariage et a un léger problème de gestions de la colère. Elle règle ses problèmes à coup de masse, de belles bottes italiennes et d’un vocabulaire très fleuri.

Et oui, ce bouquin a beau être très court, c’est un pur condensé de vocabulaires et d’expressions québécoises. Je vous conseille de regarder le glossaire et de mémoriser au préalable certaines de ces expressions afin d’avoir une lecture plus fluide et de ne pas vous arracher les cheveux. Sinon, j’espère que vous portez bien le coco !

C’est pas le livre de l’année mais c’est un petit livre léger, bourré d’humour et pas uniquement à cause des expressions québécoises ! Vous passerez un bon moment avec lui, il est bien écrit mais appartient malgré tout au genre vite lu, vite oublié.

Pour ne pas vous laissez sur votre faim avec cet article, j’ai décidé de partager avec vous une petite recette québécoise réconfortante : Les queues de Castor !

  • beaver-46230_64010g de sucre en poudre
  • 2 c à s d’huile
  • 1/2 c à c de vanille
  • 1 pincées de sel
  • 20 cl d’eau tiède
  • 10g de levure de boulanger fraiche
  • 200g de farine

Vous mélangez le tout dans un saladier/fait-tout jusqu’à ce que vous obteniez une pâte à beignet homogène. Rajoutez un peu de farine pour décoller la pâte de votre saladier/fait-tout. Vous prenez une boule de pâte dans vos mains, vous l’étirez pour en faire une queue de castor et vous balancez votre queue dans de l’huile de cuisson pour 2 minutes de chaque côté. Sortez les quand ils ont une belle couleur dorée !

Dessus vous pourrez rajouter du sucre, de la pâte à tartinée, du sirop d’érable, des pommes poêlées, etc …

Pour en savoir plus sur cette recette, jetez un œil à la vidéo de Flip Futé :

A Vendredi prochain pour une nouvelle aventure (et peut-être une nouvelle recette) !
Bonnes lectures !