Vos 5 articles préférés en 2018

Vous vous disiez bien qu’il manquait quelque chose pour passer cette nouvelle année sereinement. Un rappel de nos lectures passées ne peut suffire !
Et vous avez raison !

C’est pourquoi nous avons décidé de revenir avec vous sur les 5 articles de Tea Time in Bloomsbury que vous avez préféré :

5- La playlist de l’automne

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Cette année, pour la première fois sur le blog, nous vous avons proposé une playlist par saison. Et a priori, votre saison préférée a été l’Automne ! Retrouvez notre Playlist de l’automne en cliquant ICI !

4- Un citron littéraire amer

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Avez-vous déjà rencontré un roman si mauvais que vous avez senti vos dents s’affaisser dans votre bouche, votre peau s’assécher et des rides disgracieuses s’insinuer sur votre front ?
Certains romans font malheureusement cet effet, mais ce n’est pas une raison pour se laisser faire ! Si vous voulez apprendre ou ré-apprendre à transformer ces citrons amers en limonade, jetez un coup d’oeil à notre article ICI !

3-TAG Les Blogueurs littéraires

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En 3ème position de ce classement, on retrouve le TAG le plus long et le plus dingue jamais proposé sur ce blog ! Retrouvez ce TAG ICI !

2-Trop de Pression ?

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Ce n’est pas toujours facile d’écrire un blog non professionnel, que l’on ait deux ou six mains. Parfois on se laisse totalement dévoré par le stress, entre la peur de la page blanche et l’obligation de poster régulièrement pour être visible. Dans cet article, nous vous montrons le côté obscure de la blogosphère. Vous pouvez retrouver cet article ICI.

1- C’était comment la blogosphère avant ?

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Voici le moment tant attendu ! Votre article préféré de 2018 est une madeleine de Proust pour certain(e)s, une découverte pour d’autres. Nous revenons sur notre expérience personnelle de la blogosphère, où Facebook, Twitter, Hadopi et Instagram n’existait pas. Si vous souhaitez monter à bord de notre DeLorean et remonter le temps, suivez nous et cliquez ICI.

Merci à vous tou-te-s d’avoir partagé ces moments avec nous !

Cette année vous avez eu plus souvent à faire à moi qu’à Crockon ou à Zelie Zazou sur le blog. Malheureusement pour des raisons professionnelles, je serais moins disponibles pour vous à moins que mes articles ne prennent une forme nouvelle. Pas que je préfère passer 4 heures dans les transports par jour plutôt que papoter avec vous mais il faut bien vivre pour manger à moins que ce ne soit l’inverse. Bref, il y aura certainement moins d’articles. Mais je ne raccroche pas ma plume pour autant !
Autour de Teatime in Bloomsbury s’est créé une vraie communauté. J’ai eu l’occasion de faire des rencontres formidables, de découvrir des personnalités touchantes, drôles, brillantes et bourrées d’imagination. Et peut être que vous aussi, vous avez fait des rencontres intéressantes sur ce blog !

Nous avons encore des tas de choses à découvrir et à partager ensemble !

Nous vous souhaitons le meilleur pour l’année à venir !

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Nos Lectures de 2018

La fin d’année approche, c’est l’heure des bilans et des bêtisiers. C’est comme ça, on n’y peut rien !
Nous vous proposons donc pour ce dernier #VendrediLecture de l’année de revenir sur nos coups de coeur, nos déceptions et nos WTF lectures de l’année !

N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour retrouver l’article lié au livre.

Coups de cœur 2018 :

Ils sont nombreux et pourtant on a fait le tri !

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Coup de Coeur en V.O. Anglais :

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Ces livres qu’on aimerait oublier :

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Ils auraient été plus sympa à la en série télévisée :
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Cette année a été pleine de surprises, pas aussi agréables les unes que les autres, mais quoi qu’il en soit nous nous sommes bien amusés avec vous !

Quels livres vous ont touchés cette année ? Avez vous goûter des citrons amers ? Qu’avez vous lu à cause de nous ? Avez vous aimé votre lecture ? Avez vous des coups de cœur ou des déceptions à partager ?
Dites nous tous !

Nous avons passé une longue et heureuse année en votre compagnie. Nous avons eu l’occasion de vivre ensemble de multiples aventures et pas qu’en littérature !

Nous vous disons à très vite en 2019 !

Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire

C’est un titre un peu étrange ou comme dirait la caissière de mon supermarché « hey Cinthia, tas vu le titre de ce livre ? C’est marrant t’as vu ! N’importe quoi ! Être célibataire à la saint Valentin c’est dur mais a Noel, on s’en fout, nan ? ».

J’étais plutôt convaincue par cette analyse pertinente jusqu’à ce qu’une de mes amies vienne vers moi en me parlant de la pression notamment familiale qu’elle ressent pour trouver un mec et avoir des enfants de préférence dans les 5 prochaines années, de sa perception d’approcher de la date de péremption alors quelle n’a pas 30 ans. On ne réagit pas tous de la même façon face a la pression. J’aimerais quelle se libère de ce schéma de pensées mais elle n’est pas prête à le faire.

Maintenant que nous trouvons ce titre crédible je vous propose d’en apprendre un peu plus sur son contenu ! Faites chauffer la théière et installez vous confortablement sous votre plaid bien chaud car nous allons découvrir …

received_300069647281154.jpegComment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire
The most wonderful time of the year
de Joanna Bolouri
traduit de l’anglais par Pauline Buscail
Editions : Milady

4ème de couverture :
« À trente-huit ans, Emily a un travail satisfaisant, des amis fabuleux, et surtout, un appart merveilleux, situé à 661 kilomètres de sa famille un peu trop intrusive. Sa seule source de stress est Evan, son jeune voisin, qui a tendance à écouter la musique à fond, et fait encore plus de bruit la nuit… Mais qu’importe ! Heureuse en couple avec Robert, Emily espère bien l’inviter chez elle pour Noël et lui présenter ses parents. Finies les questions indiscrètes ! Mais quand Robert rompt avec elle, Emily en est malade. Comment va-t-elle pouvoir affronter sa famille ? Bien déterminée à reconquérir Robert, Emily fait appel au fêtard d’à côté… »

Ce livre est une petite douceur qui vous remonte le moral et repousse le plus loin possible la dépression hivernale. Nous prenons la direction du Royaume-Uni, de la vie palpitante de Londres aux recoins de toutes beauté de l’Ecosse. Et si nous passions Noël en Ecosse ?

Ce petit roman a le charme des comédies romantiques des années 1990 avec ses exhortations à garder son âme d’enfant, à être soi-même, mais aussi avec ses passages attendus. Pourtant il arbore un discours moderne qui laisse place au consentement mutuel. Ici, l’héroïne ne tombe pas éperdument amoureuse du premier harceleur de rue venu et ça fait du bien ! Ce n’est pas une Bridget Jones qui passe son temps à s’apitoyer de sa situations et à se dénigrer. Emily est une femme drôle, volontaire, brillante, cultivée qui à tendance à se retrouver toujours avec les mêmes tocards snobinards qui correspondent au mieux à ce qu’elle pense être un adulte accompli.

« – Tu n’as vraiment aucun humour, lance-t-il sur un ton irrité. Et la capacité à faire l’idiot est ce qui différencie les types biens des connards. Souviens toi bien de ça. »
Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire, Joanna Boulouri

Sa famille peut paraître complètement dingue a priori mais je la trouve touchante et adorable. Bien sûr ils se mêlent de ce qui ne les regardent pas mais c’est ce que font la plupart des familles, non ?

C’est un roman rempli de références cinématographiques et musicales. Il est osé, relevé pétillant.

« (…) je lui hurle <Debout là-dedans!> dans l’oreille droite. Il essaie de me chasser comme il l ferait avec une mouche.
– Putain! s’écrie-t-il. J’ai failli me faire dessus.
-Allez, la Belle au bois dormant, roucoulé-je. Tu peux bien m’offrir un latte.
Il enfile sa veste.
– Oui, m’dame. Autre chose? Une viennoiserie? Un sandwich?
-Oui, pourquoi pas. N’importe quoi avec du beurre.
– Comme dans la scène d’Un dernier tango à Paris, ou …
– Oui, Evan, soupiré-je, en levant les yeux au ciel. C’est exactement ça que je veux. On croirait que tu lis dans mes pensées. Peux-tu me dire ce que je pense là ?
-« Va te faire voire » ?
-Bien joué. »
Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire, Joanna Boulouri

C’est le genre de roman qui se lit vite mais qu’on n’a pas envie de lâcher, le genre qui vous laisse un sourire béa même sur la ligne 13 du métro parisien, le genre qui vous réchauffe le cœur et vous rend niais. Je pense qu’en v.o., ce livre doit être génial et développé considérablement notre vocabulaire d’insulte écossaises !

Après avoir passé un moment si merveilleux avec ce roman, j’ai juste envie de découvrir les autres bébés de Joanna Boulouri, qui curieusement en français portent tous des titres de livres de développement personnel :
-La liste : comment prendre en main sa vie sexuelle.
-Comment le faire craquer en dix leçons.

Je vous dis à Vendredi prochain pour de nouvelles aventures et je vous souhaites de bonnes lectures ! 😉

Agatha Raisin en 3 actes

Ce n’est pas Black Friday ! Pourtant en ce #VendrediLecture nous vous proposons 3 avis lecture pour le prix d’un !
C’est le genre de promo qui rendrait dingue n’importe qui… Mais est-ce que ça vous rendrait dingue au point de commettre un meurtre ? (1)
Aujourd’hui, nous allons jeter un œil aux 3 dernières enquêtes de notre sexy agent de relation publique/détective amatrice Agatha Raisin pour ceux et celles qui n’ont pas suivi l’histoire depuis le début nous vous invitons à regarder avec assiduité notre article Agatha Raisin : de la quiche mortelle à l’île Robinson (Cliquez ICI).

Comme toujours avec Agatha Raisin sur ce blog, si vous n’avez pas encore lu les 3 derniers épisodes, revenez plus tard. Si vous n’en avez rien à faire ou si vous les avez déjà lu mais aimez lire mes avis, prenez une tasse de thé et installez vous !

received_588172161611595.jpegAgatha Raisin enquête – Chantage au Presbytère
de M.C. Beaton
traduit de l’anglais par Clarisse Laurent
Editions : Albin Michel

4ème de couverture :
« Larguée (une fois de plus) par James Lacey, délaissée par son voisin en qui elle mettait ses derniers espoirs, Agatha Raisin déclare la guerre aux hommes en faisant vœu de chasteté… Jusqu’à sa rencontre avec le tout nouveau et très sexy vicaire de Carsely, qui fait l’effet d’une bombe au village : les femmes se bousculent à l’église. Quant à notre Agatha, elle retrouve aussitôt la foi… Mais, damned !, voilà que le corps sans vie du vicaire est découvert dans le bureau de l’église. Qui a pu commettre ce geste sacrilège ? Le clergyman était-il trop beau pour être honnête ? C’est ce que découvrira peut-être Agatha qui, sans le savoir, vient d’ouvrir une véritable boîte de Pandore… »

J’ai eu un peu de mal avec ce nouvel épisode d’Agatha. Le sujet de base est un peu trop mou et John, le nouveau voisin écrivain est bien gentil mais manque de charisme. Il y a quelques longueurs, des redites. Ceci dit le passage de la course aux canards est juste génial et le twist de fin est surprenant. Au final, je suis un peu mitigée sur cet épisode. N’étais-je pas dans le mood ?

received_1982917078677026.jpegAgatha Raisin enquête : Gare aux Fantômes
de M.C. Beaton
traduit de l’anglais par Clarisse Laurent
Editions : Albin Michel

4ème de couverture :
« Croyez-vous aux fantômes ? Mrs Witherspoon, une vieille mégère détestée de ses voisins et de ses propres enfants, se plaint de visites spectrales. Chuchotements, bruits de pas, brouillard suspect… sa maison serait hantée ! Les blagues vont bon train au village : mensonges ou hallucinations ?
Lorsque la vieille dame meurt dans des circonstances suspectes, plus personne ne rit : s’agit-il d’une farce qui a mal tourné ou d’un règlement de compte ? Mrs. Whiterspoon avait-elle de féroces ennemis ? Quels dangereux secrets abrite sa demeure ?
Agatha Raisin n’a plus l’âge de jouer aux fantômes mais bel et bien celui de traquer des meurtriers. Avec l’aide de son voisin, le charmant Paul Chatterton, elle compte bien démasquer ces « revenants » qui ont déjà fait beaucoup trop de mal. »

Pas de Reese Witherspoon dans cet épisode … moi aussi, ça me chagrine.
Agatha a un nouveau voisin dans sa vie. L’écrivain John a laissé place à l’informaticien Paul, un bel homme marié à une jeune espagnole restée au pays. Ce dernier ayant entendu tout le village parlé de sa voisine à la réputation d’enquêtrice amatrice/ fille facile décide de la rencontrer et lui propose une chasse aux fantômes. Et c’est comme ça que l’on se retrouve avec un épisode qui contient un triple meurtre, des fantômes, des passages secrets, un trésor enfoui et un peu d’histoire de l’Angleterre du XVIIe siècle. Agatha tend à se professionnaliser dans sa démarche tout en restant la femme maladroite que l’on adore. C’est un épisode franchement drôle et un peu violent avec les français et notre gastronomie.

« (dans un restaurant gastronomique français)
– Fichus Français, maugréa Agatha, qui ne se sentait nullement rassasiée.
– Seriez-vous xénophobe, Agatha ?
– Pas du tout. Et d’ailleurs les Français sont bien le dernier peuple que vous puissiez insulter, parce qu’ils s’en fichent éperdument de ce qu’on peut raconter sur leur compte. »
Agatha Raisin Enquête – Grare aux Fantômes, de M.C. Beaton

J’ai été heureuse de voir qu’Agatha n’a pas failli mourir une fois de plus à la fin de l’épisode. Et vous, comment avez vous trouvé le twist final ? Vous aimez bien Paul ?

received_1999657790093042.jpegLe Noël d’Agatha
de M.C. Beaton
traduit de l’anglais par Clarisse Laurent
Editions : Albin Michel

4ème de couverture
« Lorsqu’Agatha Raisin décide d’organiser le Noël des personnes âgées dans un petit village des Cotswolds, elle ne s’attend pas à ce que la fête tourne au drame. Ni une ni deux, la voilà pourtant avec un cadavre sur les bras, accusée de meurtre ! L’arme du crime ? Le dessert le plus british qui soit : un pudding ! Il faudrait un miracle ou l’intervention du père Noël pour la sortir de ce bourbier. Mais Agatha compte bien pister le vrai coupable… »

Cette nouvelle a été écrite bien bien bien bien après (en 2012) les aventures d’Agatha Raisin publiée jusqu’à présent par Albin Michel. C’est une nouvelle que je vous conseille de mettre de côté et de ressortir quand le tome 23 sera publié.
Cet épisode nous dévoile qu’Agatha a fondé une agence de détectives qui marche bien, James est de retour dans la vie d’Agatha (Pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiii ????) et nous devons vivre dans un monde où la société des Dames de Carsely a disparu. C’est un épisode très court, mignon, drôle où Agatha tente de nouveau ses aptitudes culinaires au profit cette fois des personnes âgées.
A la fin, une journaliste demande à Agatha si elle est féministe. J’aimerais bien avoir votre avis sur la question. Agatha Raisin est-elle pour vous une héroïne féministe ?

Pour rappel, je vous donne la définition du féminisme selon Wikipédia :
« Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, promouvoir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Le féminisme a donc pour objectif d’abolir, dans ces différents domaines, les inégalités homme-femme dont les femmes sont les principales victimes, et ainsi de promouvoir les droits des femmes dans la société civile et dans la vie privée. »

C’est toujours un plaisir de retrouver Agatha Raisin, de la voir évoluer et avec elle son environnement. Elle vous fera oublier qu’il fait actuellement froid et moche. N’hésitez pas à partager avec nous vos avis sur cette saga. C’est toujours un plaisir d’en discuter avec vous !

Je vous souhaite de bonnes lectures et je vous dis à vendredi prochain pour de nouvelles aventures !

(1) Ô inconnue qui a pris le dernier petit haut à sequin bleu sur Dorothy Perkins, sache, si tu passes par là, que je te maudis sur 7 générations et que pour toujours tu seras sur ma liste de proscrit !

Shades of Shadows

En ce glorieux #VendrediLecture, nous poursuivons nos déambulations dans les Londres gris, rouge, blanc et noir aux côtés du magicien de sang Kell et de Lila. Pour ceux et celles qui ont raté notre chronique/avis/billet doux sur le premier volet de cette trilogie, Shade of Magic : Cliquez ICI !
Pour les autres, en avant, moussaillons !

shades of shadowsShades of Shadows,
de V.E. Schwab
traduit de l’anglais par Sarah Dali
Editions : Lumen

4ème de couverture :
« Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le premier, gris, est le nôtre. Le second, rouge, déborde de magie. Dans le troisième, blanc, elle s’est faite rare, et dans le dernier, noir, elle a tout dévoré. Quatre mois ont passé depuis qu’un talisman maléfique est tombé entre les mains de Kell, depuis que le corps de son ennemi a été expédié dans le Londres noir en compagnie du joyau.

Lila s’en est allée. Sans mot dire, au bout de trois jours d’épreuves inimaginables, elle a abandonné là Kell, sur un quai du Londres rouge, pour partir explorer le monde. Depuis, le jeune homme est assailli de rêves menaçants, dont il ne se réveille que pour penser à elle. La capitale bouillonne de fièvre car dans quelques jours commencent les Jeux des éléments, une compétition qui réunit les meilleurs magiciens de trois royaumes voisins, souvent en guerre par le passé. En prévision de l’événement, un navire à la réputation légendaire se rapproche d’ailleurs de la cité, ramenant de vieux amis à terre. Mais pendant ce temps, un autre Londres se réveille et revient petit à petit à la vie. Or rien ne peut venir bouleverser l’équilibre de la magie : pour qu’une ville prospère, une autre doit forcément décliner… »

A peine la première page de ce nouveau tome lu que vous vous retrouvez comme projeté par une explosion en pleine mer ! Le rythme de ce tome est complètement dingue au point que vous ne vous rendez pas compte que 600 pages se sont déjà écoulée.

Dans ce tome, nous avons le plaisir de retrouver Lila, Kell et Rhy mais aussi de rencontrer de nouveaux personnages tout aussi attachants. Ici, Lila se découvre, grandit en apprenant le métier qu’elle aime, parfois entre les mains d’un scénario un poil ridicule(1), elle n’en reste pas moins cette jeune femme courageuse, à l’esprit aiguisé comme un poignard. Kell de son côté après toutes les aventures du premier tome remet en question tout son univers. Voilà en quelques mots ce que je peux vous dire de l’ambiance sans vous spoiler l’histoire.

Bien que j’ai passé un bon moment avec ce second volet, j’ai plusieurs fois relâche mon attention à un moment où je ne pensais pas que ce serait possible. Je pense notamment à la construction des chapitres un peu avant et durant l’intégralité de l’Essen Tasch, ce tournoi international de la magie organisé dans le Londres rouge. C’était tellement mécanique, évident et décevant sur la forme.

C’est un tome un peu plus mou que le premier mais qui laisse entrevoir une suite palpitante. Il donne quelques informations supplémentaires sur la magie, l’organisation politique du monde rouge tout en nous laissant dans un certain flou artistique. J’ai hâte de découvrir la suite !

Comme toujours, n’hésitez pas à partager avec nous votre avis sur cette saga !
En attendant, nous vous souhaitons de bonnes lectures !
A vendredi prochain pour de nouvelles aventures !

(1) Mini spoil: Je pense à son attaque en solo du bateau pirate des premiers chapitres. Un passage qui m’a fait beaucoup rire …

Crazy Rich Asians

Cette semaine est sortie dans les salles obscures une comédie romantique pleine de paillettes. Pour cette occasion, nous avons décidé de nous plonger dans le roman à l’origine de tout :

20181108_165433.jpgSingapour Millionnaire,
Crazy Rich Asians 
de Kévin Kwan
traduit de l’anglais par Nathalie Cunnington
Editions : Le livre de poche (2018)
Paru sous le nom de Crazy Rich à Singapour chez Albin Michel

4ème de couverture :
« Lorsque la New-Yorkaise Rachel Chu débarque à Singapour au bras de son boyfriend, Nicholas Young, venu assister au mariage de son meilleur ami, elle pense juste passer de paisibles vacances en amoureux. Mais le beau Nick a « oublié » de lui dire que sa famille est l’une des fortunées d’Asie, que le mariage prévu est l’Événement de l’année, et qu’il est l’héritier le plus convoité de tout l’Extrême Orient ! Commence alors pour Rachel un véritable parcours du combattant – en stillettos et robes de haute couture …
Best-seller aux Etats-Unis, cette comédie de mœurs hilarante et satirique nous plonge dans un univers très fermé de la jet set asiatique, son arrogance, sa curiosité, ses extravagances. »

J’ai entre mes mains l’édition la plus moche et le titre le plus pourri d’un des meilleurs romans que j’ai eu l’occasion de lire cette année. Pour vous mettre dans l’ambiance de ce roman, je vous conseille de jeter un œil sur 52 minutes de Mode de Loïc Prigent (disponible en Replay sur TF1 ici) qui vous donnera quelques bases très utiles et l’émission Repas de fête – Chine : une cuisine éternelle (en Replay sur Arte ICI) où le chef étoilé Michel Roth vous permettra de comprendre pourquoi la cuisine chinoise est si importante dans ce roman.

Vous découvrirez dans ce roman choral deux histoires et entrerez dans la tête de tout un tas de personnages hauts en couleurs. La première histoire vous est donnée sur la quatrième de couverture. Il s’agit de Rachel, professeur d’économie à l’université, qui est tombée amoureuse de son collègue professeur d’Histoire, Nicholas Young. Une histoire tout à fait banale jusqu’à ce qu’elle prenne l’avion avec lui direction Singapour. Alors seulement les masques tombent. Rachel devient une Cendrillon dans une version orientale de Gossip Girl. L’autre histoire concerne la cousine de Nicholas, Astrid, une riche héritière de Singapour aux allures de déesse, qui a fait quelque chose de dingue pour toutes les vieilles fortunes d’Asie : elle a épousé un homme beaucoup moins riche qu’elle par amour. Toute la richesse du roman tient en ces personnages attachants et haut en couleurs !

Crazy Rich Asians est une comédie de mœurs unique, piquante et stimulante. Elle offre une vision toute particulière de la gastronomie chinoise et des conflits qu’elle peut créer, du poids des familles sur les relations amoureuses qui rendrait dingue n’importe qui, d’endogamie (parce que c’est toujours mieux en famille), des conséquences de la politique de l’enfant unique, des spéculations immobilières, du snobisme des vieilles familles envers les nouveaux riches et j’en passe. Ces thèmes sont suffisamment bien traité pour vous permettre d’apprendre de nouvelles choses sans vous ennuyer !

J’ai adoré ce roman, malgré sa couverture moche et je meurs d’envie de lire la suite China Girl !
Je n’ai pas encore vu le film (j’attends ce week-end avec impatience). Si vous avez déjà vu le film ou lu le livre ou si l’un des deux vous intéressent, n’hésitez pas à donner votre avis !

En attendant, je vous laisse avec la Bande-Annonce du film et je vous souhaite de bonnes lectures !

 

Le Pirate – Sir Walter Scott

Au sommet du Mont-Valérien vit une colonie de perruches. Un jour, l’une d’elles vint se poser sur l’épaule d’un passant et ne l’a plus quitté jusqu’à son domicile. Cet homme aujourd’hui, est le propriétaire et l’ami de cette perruche.
Que vous le vouliez ou non, cette histoire est :

1 – vraie
2 – l’intro de mon article du jour.

Parce que pour ce #vendredilecture, je vais vous parler d’un classique du roman de piraterie :

20181101_184127.jpgLe Pirate
de Sir Walter Scott
Traduit de l’anglais par Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret
Editions Feedbooks
(1821)

Dans les îles Shetland, vit le jeune Mordaunt Mertoun avec son père, Basile Mertoun. Si Basile est une personne taciturne et misanthrope, Mordaunt, lui en est l’exact opposé. A tel point que l’île entière l’apprécie et, surtout, le seigneur local et ses deux merveilleuses filles. Un jour, Mordaunt, bon et généreux par nature, sauve de la noyade un homme, seul rescapé d’un naufrage. Mais qui est cet homme ? Quel est son passé ? Et surtout, pourquoi le seigneur local n’invite-t-il plus à sa table le jeune Mordaunt Mertoun ?

J’aime beaucoup la littérature du 19e siècle pour son rapport à la mer ainsi que son rapport assez curieux à la mort(1). J’avais donc demandé à Teatime de me trouver des romans de pirates pour essayer de goûter à l’engouement encore présent aujourd’hui pour ce qu’on appelle l’âge d’or de la piraterie. Et je n’ai pas été déçu.

L’histoire en elle-même est surprenante. En partant d’un fait divers – la capture d’un pirate -, Sir Walter Scott a composé une oeuvre sur les derniers jours dudit pirate(2). Pour agrémenter le récit, il a créé toute une série de personnages hauts en couleurs, gentils, mesquins, honnêtes, escrocs, naïfs, malins, curieux, butés auxquels on finit immanquablement par s’attacher. J’ai personnellement une attirance particulière pour Claude Halcro. Un poète assez médiocre ayant pour obsession « le glorieux John Dryden »(3), mais toujours de bonne humeur et toujours prêt à aider ses amis. J’accorde également une mention spéciale à Norna de Fitful Head, femme mystique un peu soupe au lait qui accompagne les héros tout au long du récit.

Ce qui me conduit à un autre point que j’ai particulièrement apprécié de ce roman. Il s’agit de toutes les réflexions que l’auteur nous offre sur l’être humain, teintées d’humour, assez acides, mais tout de même bienveillantes(4). Oui, on peut voir cela comme de la condescendance. Tout au long du récit, l’auteur s’accorde beaucoup de parenthèses pour décrire une situation, un personnage, une attitude. Norna est peut-être celle qui y a le plus droit. Dès le début, il installe une forme de doute sur ses pouvoirs magiques, en les confirmant, tout en les niant.

Pour conclure, je dirai que c’est un livre appréciable, léger, inattendu, surprenant. C’est par lui que j’ai découvert le roman de piraterie, et je compte bien en découvrir d’autres. D’ailleurs, au moment où j’écris ce billet, je suis en cours de lecture des Contes de l’Eau Bleue, de Sir Arthur Conan Doyle. Ce sont des courts récits sans liens entre eux, également très beaux. Poétiques, même. J’irai même jusqu’à dire qu’ils sont idéaux pour des gens qui, comme moi en ce moment, ne disposent que de plages très courtes pour lire.

(1)Je n’oserais pas dire que j’ai lu tous les genres de toutes les époques, loin de là. Cependant, de ce que j’ai pu lire, c’est dans la littérature du 19e siècle que j’ai lu les descriptions les plus détaillées de putréfaction ou, plus perturbant, de personnes venant tout juste de trépasser.
(2)C’est une autre chose que j’aime tout particulièrement, concernant la littérature de ce siècle. Cette manie qu’ont certains auteurs de créer une histoire en partant d’un fait divers trouvé dans des archives. J’aime encore plus particulièrement le fait qu’ils l’affichent pour introduire le roman. C’est notamment le cas pour Les Trois Mousquetaires, d’Alexandre Dumas. Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu.
(3)Personnage historique iconique de la littérature du 17e siècle en Grande Bretagne.
(4)Ceci dit, c’est avec une certaine tristesse qu’en lisant des critiques de cette oeuvre sur internet, je me suis rendu compte que je ne faisais pas du tout l’unanimité sur ce point. Je serais très heureux, si d’autres personnes lisent ce livre, d’avoir leur avis.

L’Homme qui n’était pas hippopotomonstrosesquippedaliophobe.

Il est l’heure. Voici l’histoire que vous attendez tou-te-s, celle qui a gagné haut la main notre concours des 1000 abonné-e-s !

Félicitation Angela Koala du Blog d’Angelakoala ! Tu as écrit la Spooky Story la plus dingue, marrante, géniale, culottée de tout l’univers. Bravo !
Tu remportes la Teatime Box !

Je vous laisse en compagnie de son histoire :

L’homme qui n’était pas hippopotomonstrosesquippedaliophobe.
A Bloomsburry Spooky Story
 
Il était une fois dans la partie très sombre de la forêt de Bloomsburry que l’on appelait aussi le bois des fous, une valkyrie et un sorciers vivant dans un manoir tarabiscoté. Ils avaient beau aimer danser la Bagatelle dans leurs bottines rouges, la majorité du temps ils s’ennuyaient ferme allant jusqu’à mutuellement s’épiler la glabelle. Josie la Valkyrie demanda donc à Roger le sorcier, d’envoûter un homme charmant afin de le torturer gravement. Roger accepta sans sourcilier et partit après un bon verre de Tequila, il faisait déjà très noir dehors comme il était minuit moins vingt-sept, mais en bon nyctalope il ne prit pas de loupiote. Quatre heure plus tard le voilà revenu avec un homme charmant comme convenu.
– Bien joué Roger! Torturons-le sur le champ! s’écria Josie.
– Ne veux tu pas d’abord en profiter? S’étonna Roger.
– La seule chose dont je veux profiter ses de ses hurlements, comme au bon vieux temps!
L’homme avait l’air assez perdu.
– Manifestations, Réapprovisionnement, Électroradiologiste, Internationalisation! Se mit alors à hurler Josie.
Rien.
– Roger! Il n’est pas hippopotomonstrosesquippedaliophobe?
– Il n’a aucune réaction Josie, tu vois bien que non! Pourquoi m’as tu demandé de ramener un homme charmant aussi, ce sont toujours les plus difficiles à torturer! Rien à voir avec les monstres que tu torturais au temps d’Odin! ronchonna Roger.
– Je vais lui faire un thé à la Noix de Coco et au Citron amère pour qu’il obtempère, profites-en pour lui péter l’auriculaire, se renfrogna Josie.
Roger lui péta donc l’auriculaire, il ne voulait pas être sorti ramener cet homme pour ne pas entendre un seul cri!
L’homme charmant était tellement charmant qu’il ne fit rien.
– Alors? demanda Josie qui préparait le thé?
– Rien, il a juste l’air chafouin!
– Bon c’est un homme charmant et coriace que tu nous as dégoté là, viens chercher le thé et je réchauffe le cassoulet!
Une fois tout préparé ils attablèrent l’homme charmant et lui demandèrent de boire. Il fit la plus horrible des grimaces mais toujours pas de hurlements.
– Cette fois Josie c’est le moment de lui faire goutter ton cassoulet! Si ton thé lui fait cet effet, c’est sur qu’avec le cassoulet il va hurler!
Josie partie dans une colère noire, car en fait, le cassoulet n’était pas pour l’homme charmant mais pour son Roger bien aimé!
Totalement du rouleau, elle le ramena dans la cuisine pour y ajouter un ingrédient secret, cette fois ça marcherait, il hurlerait.
De retour dans le salon tarabiscoté, Josie lui fit goûter.
Et la, FLASH! L’homme charmant avait disparu, il ne restait qu’une petite bouillie à peine mâché de cassoulet sur la chaise où il se trouvait.
– Mais bordel Josie! Il y avait quoi dans ton cassoulet? s’exclama Roger.
– Bah de la poudre de bonbons frits, tout le monde hurle avec ça!
– Mais non Josie!!! J’avais récupéré le pot pour y ranger la poudre de Perlinpinpin! Il s’est téléporté chez les Weasley!
– Mais pourquoi tu nous as tout dérangé dans la cuisine toi aussi!!! Tu ne peux pas ré-étiqueter les pots? Tu n’as que ça à faire de tes journées? s’indigna Josie.
– Mais je suis fatigué moi, j’ai passé la nuit à te trouver un homme charmant et pour quoi? Du vent!
Finalement ils décidèrent de se calmer et recommencèrent à s’ennuyer. C’est tout naturellement qu’on entendit alors:
– Roger, viens je vais t’épiler la glabelle.

Retrouvez le blog d’Angela Koala (un blog culture où Angela Koala transmet sa passion pour la lecture, les films et les séries) en cliquant ICI.

Merci à toux ceux et celles qui participent à la vie du blog Teatime in Bloomsbury et suivent nos aventures !

A bientôt !
Et Joyeux …

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La Spooky Story de Florence

L’histoire suivante est terrifiante. Elle nous a été envoyé par une abonnée pleine de surprises : Florence ! Installez vous confortablement avec une bonne tasse de thé.
Voici son histoire :

« Je courais dans la ville déserte, les morts vivants sur les talons, La nuit était tombée, et cette nuit était celle du 31 Octobre, la nuit d’Halloween.

Comment, mais comment m’étais-je donc retrouvée dans cette situation ?

Je fis un crochet pour éviter un petit roquet mort, mais bien campé sur ses 4 pattes pourries, tout en maudissant le concours de circonstances qui m’avaient amenée à rentrer chez moi poursuivie par toutes les créatures de l’enfer.

D’abord, j’avais raté un train, puis attrapé un dernier bus, qui avait abrégé sa route pour se réfugier au dépôt avant la tombée de la nuit. Contrainte et forcée, j’avais décidé de rentrer chez moi à pied, rêvant déjà de la Tequila au citron amer, boisson ridiculement désuette, que je dégusterai avec ma famille. Un petit kilomètre seulement, mais chargé de dangers, et en solitaire.

Cette nuit, il n’y aurait pas de bus, pas de taxi, et un minimum de voitures en circulation. Aucune personne sensée ne ferait un pas hors de chez lui : c’était la nuit des morts-vivant !

En ces années 3000, l’homme avait enfin réussi à triompher de la mort : certes les gens mourraient toujours, mais désormais ils se relevaient quelques jours plus tard. Ils pouvaient ainsi survivre éternellement ou presque, dans un état de délabrement physique et psychique extrême, mais au moins l’on ne perdait pas totalement ses chers disparus.

Parqués dans d’immenses camps aux abords des villes, comme autrefois les zoos d’animaux, on pouvait leur rendre visite le week-end, partager à distance un bon cassoulet ou une tasse de thé avec ses proches défunts (enfin, eux ne mangeaient rien, hein, mais ils s’approchaient des barbelés, attirés par la chaleur des corps vivants),

Devant la catastrophe que représentait cette éternité de fin de vie, les gens faisaient beaucoup moins d’enfants qu’auparavant, et il y avait désormais de quoi nourrir amplement toutes les personnes vivantes, ainsi qu’assez d’espace pour loger ou parquer les mortes. La planète Terre avait retrouvé un semblant d’équilibre !

Un jour par an, comme lors du lâcher de taureaux de la Féria d’Arles (une fête païenne en l’honneur de la déesse Arles, datant des années 2000), on ouvrait les grilles des parcs, et les mort-vivants étaient autorisés à vagabonder en ville au gré de leurs envies. Ou de leurs besoins ! A force de se nourrir de poudre de perlimpinpin, forcément, un beau mammifère à sang chaud les attirait irrésistiblement.

D’accord, ils n’avançaient pas très vite, mais ils étaient nyctalopes, eux, et pas moi !

Haletante et suante, j’enfilais les pâtés de maisons, décorées de noix de coco évidées et éclairées de l’intérieur par de petites bougies LED, une survivance des anciennes fêtes des morts. Elles me grimaçaient toutes de me dépêcher : vite, plus vite, ou l’on ne va rien retrouver de toi, pas même un auriculaire…

Enfin ! La haute grille renforcée de ma maison était en vue. Je sprintais pour creuser l’écart qui me permettrais de rentrer le code de sécurité au boîtier. J’y étais !

Hippopotomonstroppedaliophobe !

Non ! Zut !

Himonstrosesquippedaphobe ,

Non, toujours pas !

Quand je pensais à mon crétin de frère en train de rentrer un code spécial Halloween avec son air chafouin, j’avais envie de le tuer…

Une petite main squelettique m’attrapa soudain le mollet ! Frissonnante de terreur, je baissais les yeux sur mes bottines rouges et …la fille des voisins, noyée dans son bain à 1 an. Comment avait-elle retrouvé le chemin de sa maison ? Tout en hurlant de peur, je tentais un dernier mot de passe, je pouvais presque sentir la petite foule décharnée et curieusement muette qui fondait sur moi.

Hippopotomonstrosesquippedaliophobe

Clic,

La porte s’ouvrit enfin, et je basculais dans l’entrée, l’enfant morte toujours accrochée à moi, avant de claquer le portant au nez pourri de mes poursuivants moisis. Une mâchoire heureusement dépourvue de dents commença à mâchouiller la peau de mes bottines : la petite avait trouvé son nouveau doudou…la nuit d’Halloween ne faisait que commencer ! »

La Spooky Story de M-Life And Co

A présent, nous allons vous partager l’histoire que nous a envoyé par M-Life and Co qui tient le blog lifestyle M-Life and Co. N’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil !
Installez vous confortablement, voici son histoire :

 » Ce soir c’est Halloween, et comme le veut la tradition on sera tous réunis pour une super soirée, pleine de surprises, de gâteaux, de boissons, de Thé, probablement même de Téquila, et d’histoire Tarabiscotées, à faire dresser les cheveux sur la tête.

Cette année, nous avons même le droit à un petit bonus. Il y a une nouvelle famille en ville, depuis peu, et par chance leur fille, Emilie, a notre âge, on a donc prévu un baptême de l’horreur tout spécifiquement pour elle.

23h30. Tout le monde est arrivé, la soirée commence, un peu de Citron Amer pour accompagner la téquila, et chacun y va de son histoire d’horreur, quand vient enfin mon tour…

– Je vais vous parler de l’histoire de Lisa. C’était une jeune fille particulièrement appréciée, elle était reconnu partout grâce à ses Bottines Rouges qu’elle adorait porter. Tout la prédestinait à un brillant avenir. Tout du moins jusqu’à ce jour fatidique, où, en passant devant un antiquaire, elle s’arrêta pour acheter un bracelet. Un bracelet qui l’avait comme appelé jusqu’à lui.
Dès le moment où elle le mit, elle se sentit différente, libre, puissante, capable d’obtenir tout ce qui lui passerait par la tête.
Au début, sa raison l’emportait et elle se raisonnait.
Jusqu’au jour où son petit ami l’a quitté pour sa meilleure amie. Là, elle se promit de leur faire payer, elle se mit à penser à tout un tas de mauvaises choses qui pourraient leur arriver, comme se casser une cheville par exemple, ou rater tous leurs examens…
Jour après jour, souhait après souhait, elle se rendit compte que bizarrement, chaque chose qu’elle pensait finissait par leur arriver, et souvent de manière surprenante et inattendue, plutôt que d’avoir peur, sans se poser de questions, elle se sentit reconnaissante et se mis à souhaiter tout le mal possible a chaque personne qui la contrariait.
Plus ses souhaits étaient réalisés, plus elle se sentait faible ; mais elle ne pouvait s’empêcher de continuer…

Lorsque qu’un jour elle ne parvint pas à sortir de son lit, et se demanda ce qui lui arrivait, elle entendit une voix lui dire :

– Rends toi devant le miroir et tu comprendras…

Lorsqu’elle arriva difficilement près du miroir, ce qu’elle y vit n’était pas son reflet, mais celui d’une créature effrayante.
Prise d’effroi elle tenta d’ôter le bracelet qui lui brûla instantanément les doigts.

La créature éclata alors d’un rire sonore et déplaisant…

– C’est trop tard maintenant, encore quelques heures et ton corps sera à moi, ton âme ira dans le bracelet et s’essoufflera jusqu’à disparaître.

C’est ainsi que la belle Lisa, à l’avenir brillant tout tracé, s’éteignit en laissant la place à une Lisa bien différente, et terriblement mauvaise… Les événements qui en découlèrent par la suite, sont bien trop atroces pour être décrits. Retenez seulement une chose, ne vous laissez jamais trop aller à faire des souhaits que vous pourriez regretter…

– Emilie, dis-je finalement, qu’as tu pensé de cette histoire ?

– Effrayante, elle était de circonstance.

– Parfait, j’ai une surprise pour toi. En tant que nouvelle, tu as le droit à un traitement spécial, voici le bracelet de l’histoire. Portes le pour nous montrer que tu mérites ta place en ville, ou crains notre vengeance…

– J’espère que tu plaisantes, me dit elle affolée.

– Malheureusement pour toi, non, nous on y croit pas à ces contes ; par contre on sait déjà comment on pourrait te faire payer si tu ne nous écoutes pas.

Emilie finit par mettre le bracelet, folle de colère elle ne put s’empêcher de penser du mal de ses « camarades » ; et c’est ainsi que la légende, basée sur une histoire vraie, se reproduisit.  »